Étiquette : Fascisme
FACE À LA HAINE, NOUS FAISONS RÉPUBLIQUE (Vidéo)

Discours prononcé par Denis Öztorun, lors du rassemblement « Ensemble, faisons République » en réaction à l’acte de haine ayant souiller d’injures racistes, homophobes et antimusulmanes, une invitation municipale annonçant l’inauguration du parc Mélinée et Missak Manouchian.
Mesdames et Messieurs les parlementaires, Monsieur Pascal Savoldelli, Monsieur Akli Mellouli, Madame Isabelle Santiago,
Monsieur le Président du Territoire, Laurent Cathala,
Mesdames et Messieurs les maires et les élus, chers collègues,
Mesdames et Messieurs les représentants des organisations syndicales, des associations, des formations politiques, des cultes et des courants philosophiques,
Chères Bonneuilloises, chers Bonneuillois,
Chers amis,
Il y a quelques jours, dans l’ombre d’un hall d’immeuble, une main anonyme a souillé une invitation de notre ville.
Elle pensait écrire une insulte. Sans le vouloir, elle a lancé une convocation.
Et nous avons répondu ! Merci à vous d’être là !
Regardez-nous : nous sommes de droite, du centre, de gauche. Nous sommes écologistes, syndicalistes, militants associatifs, croyants de différentes confessions, athées, agnostiques, citoyens. Continuer la lecture de FACE À LA HAINE, NOUS FAISONS RÉPUBLIQUE (Vidéo)
Le « potentiel » du vote Roussel (16%) ne doit pas être mesuré en terme électoral seulement

Histoire et société > Vie du PCF
L’urgence pour les militants du PCF est de sortir de cette stupide et mortifère guéguerre à gauche en particulier avec LFI et de se positionner résolument dans une perspective politique d’avenir, de reconquête. C’est essentiel pour le PCF et ça l’est encore plus pour la France, son développement, sa souveraineté. Il faut se dire que nous sommes dans une période comparable à celle dans lesquelles le parti de Maurice Thorez savait positionner la classe ouvrière et le peuple de France comme apte à diriger la France. Si nous continuons à abaisser ,le débat dans de sordides échanges nous serons balayés, le chemin est étroit mais il est le seul possible. j’ajouterai l’essentiel : le programme du PCF est différent de celui de LFI et celui du reste des partis politiques de gauche ou de droite, c’est le seul qui rassemble et ne divise pas, il faut le faire comprendre en commençant par refuser les polémiques sans intérêt, les combats de personnes. (danielle Bleitrach)
Une enquête Toluna Harris Interactive publiée le 25 août pour CommStrat et L’Opinion place Fabien Roussel en tête à gauche en termes de potentiel électoral, avec 16 %, devant Jean-Luc Mélenchon, à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Un résultat qui marque une percée pour le candidat communiste, même si le chemin reste long pour rivaliser avec les principaux prétendants, à commencer par Marine Le Pen. Continuer la lecture de Le « potentiel » du vote Roussel (16%) ne doit pas être mesuré en terme électoral seulement
« J’emmerde le Giec » : comment malgré les canicules le RN appuie sur l’accélérateur du réchauffement climatique
L’actualité de cet été, marquée par les canicules et les incendies, a poussé le Rassemblement national à revoir son discours flirtant avec le climatoscepticisme. Mais, dans ses votes et son programme, le parti agit comme un accélérateur du réchauffement climatique.

Janvier 2024. Jordan Bardella a les sourcils froncés, le ton grave. Quelques mois plus tôt, le dernier rapport du Giec a annoncé « l’augmentation rapide de la fréquence et de l’intensité de plusieurs types d’événements météorologiques et climatiques extrêmes ». L’été précédent, plus de 200 000 hectares de forêts ont brûlé en Europe. À Bruxelles et Strasbourg, le pacte vert, série de mesures pour la transition écologique, bien que loin de répondre totalement au défi climatique, est discuté par les parlementaires. Continuer la lecture de « J’emmerde le Giec » : comment malgré les canicules le RN appuie sur l’accélérateur du réchauffement climatique
Le socialisme : conquérir partout le pouvoir pour reprendre la maîtrise de notre avenir par Jean Paul Legrand

Intervention de Jean-Paul LEGRAND Université d’été du PCF – Toulouse – 23 août 2026
Lorsqu’on m’a proposé de parler du socialisme, je me suis dit que le sujet était aussi vaste que notre histoire. Nous pourrions passer des heures avec Marx et Engels, Lénine et Gramsci, Mao Zedong et Fidel Castro, ou encore avec Michel Clouscard, Lucien Sève, Louis Althusser, Paul Boccara, Domenico Losurdo et bien d’autres grands intellectuels et militants marxistes qui n’ont jamais séparé la théorie de la pratique révolutionnaire. Mais allons à l’essentiel.
Et l’essentiel en 20 minutes, vous en conviendrez, n’est pas tâche facile. Je vais essayer de faire de mon mieux et je vous remercie de votre fraternelle indulgence.
Car la question politique fondamentale qui nous est posée aujourd’hui est simple : pourquoi reparler encore du socialisme en 2026 ?
Depuis plus de trente ans, on nous explique que l’Histoire aurait tranché, que le capitalisme serait devenu l’horizon indépassable de l’humanité. Pourtant, regardons le monde. Jamais l’humanité n’a produit autant de richesses, jamais elle n’a disposé d’autant de connaissances scientifiques et de capacités techniques.
Et pourtant, jamais autant de femmes et d’hommes n’ont eu le sentiment de ne plus maîtriser leur propre existence. Ils travaillent davantage sans être certains de vivre mieux, voient fermer leur usine et disparaître des services publics, et subissent des décisions prises loin d’eux, dans les conseils d’administration des grands groupes financiers.
Voilà le paradoxe : nous savons produire énormément de choses, mais nous décidons de moins en moins.
Nous vivons précisément la deuxième grande révolution anthropologique de l’humanité. Après l’agriculture, c’est celle de la révolution informationnelle : les hommes ont appris à mettre des informations dans des machines capables de transformer profondément toutes les activités humaines. Continuer la lecture de Le socialisme : conquérir partout le pouvoir pour reprendre la maîtrise de notre avenir par Jean Paul Legrand
Soyons sérieux et évitons les polémiques stériles …
NDLR de DEMOCRITE…: D’aucun pourrait nous accuser de ne reprendre qu’une seule source de réflexion, à savoir les écrits « d’Histoire et Société ». C’est vrai! Mais devant l’appauvrissement de la réflexion collective à Gauche et devant l’absence d’une réflexion salutaire de la situation politique du moment qui pourrait être menée par l’Humanité et d’autres journaux de « gauche », nous nous appuyons sur des forces vives car il est vital pour les forces de progrès et plus singulièrement pour les militants du PCF de sortir des injures, anathèmes et autres petitesses qui animent les débats et enfin donner du sens à la construction d’un pacte d’avenir pour notre pays! Avec les écrits présentés sur ce site, nous apportons notre pierre à l’édifice car il nous faut renverser le cours de l’histoire, combattre le capitalisme, retrouver les vertus de la lutte des classes et bâtir l’espoir!

Nous sommes dans une période historique où il faut avoir une vision de l’avenir, celle du bien public et osons le mot de la patrie. C’est nécessaire pour relever la politique de son incapacité actuelle à distinguer le bien du mal quand l’intérêt personnel obscurcit les frontières entre ces deux notions, en particulier pour ce qui est du à la protection réelle aux plus faibles. Ce qui nous renvoie à ce thème de la « sécurité » si galvaudé comme la plupart des enjeux politiciens, il doit être repensé au-delà des idéologies, par rapport aux défis et tâches concrètes qui sont devant nous. La sécurité englobe des niveaux si différents de l’action politique , cela va de la paix et de la guerre au panier de la ménagère, en passant par de vastes questions de civilisation comme l’IA, les migrants, ou le socialisme, les libertés collectives. La politique doit les unifier en donnant au citoyen, aux différents collectifs et en premier lieu à la classe ouvrière, aux travailleurs utiles à la nation, la possibilité de définir ce qui est bien et ce qui est mal, sur tous ces enjeux, pas les tirades moralisatrices, non ce qui a des effets réels bon ou mauvais. C’est un débat de fond, dans l’action , l’expérimentation, qui se pense dans l’immédiat des luttes mais sur des décennies. Il y a doit y avoir de la gravité dans la manière dont nous assumons aujourd’hui nos engagements. l’empoignade autour de la « gauche » de son leadership ne fait que poursuivre la déconsidération de cette référence historique à la gauche, qui devient le contraire de ce qu’il faut pour faire face aux périls et qui jette le peuple français vers ceux qui sont ses pires ennemis. Face à ce paradoxe, il faut au contraire que chacun dise comment il voit la situation, ce que je fais ici.
On perle de la gauche mais celle-ci a perdu, c’est peu de le dire, son aura,
Je suis tout à fait d’accord avec l’idée qu’il ne faut pas de polémiques stériles à gauche et j’ai dit à ce titre mon appui à la proposition de Fabien Roussel qui va dans ce sens. Bien que je ne sois pas aussi convaincue que lui de la pertinence de la division gauche droite actuellement. Sur ce point, je n’ai rien de définitif, je veux bien reconnaitre que le socialisme à la française, sur lequel nous nous entendons, doit savoir reconnaitre ce qui a toujours relevé de deux idées fortes de la vie politique nationale: la lutte des classes en France, sa capacité à s’élargir aux masses, au « peuple » qui est une catégorie dont les contours sont mouvant mais toujours en référence avec la nation et sa souveraineté, ce qui est tout aussi essentiel pour rassembler le « peuple ». Donc avant d’enterrer les catégories de droite et gauche il faut mesurer les possibles.
Nous nous entendons donc je pense avec le PCF et Fabien Roussel, sur le fait qu’il est indispensable de construire un nouveau rapport de forces parce que celui qui existe en France est marqué par l’hégémonie de l’extrême droite et de le droite, par le conservatisme avant coureur des intérêts financiers.
N’est-ce pas parce que la gauche s’est elle-même identifiée à ces intérêts financiers, faisant la différence seulement sur les moeurs, le conservatisme devenant alors synonyme de sécurité? Jamais la gauche n’a été aussi faible, si coupée du monde du travail et des couches populaires. Le peuple avec la classe ouvrière affaiblie a déserté la gauche pour donner à la sécurité et au patriotisme un aspect chauvin qui est celui qui sert la classe dominante, l’impérialisme. C’est une situation très dangereuse et que l’on retrouve sous des modalités diverses dans toute l’Europe, dans tout l’occident, une classe dominante divisée elle-même, qui n’a plus de perspective autre que la destruction, la guerre, la misère survit grâce à des divisions d’un peuple atomisé, souvent à partir de ce qu’est devenue sa « démocratie ».
Le critère essentiel de ce en quoi on peut se fier est à mes yeux celui de la capacité à unifier ce qui doit l’être pour construire des alternatives concrètes dépassant des antagonismes secondaires. Ces oppositions qui font partie de la diversité mais sur lesquelles on organise la division des exploités en forme de clientélismes.
C’est pour cela que je dis fraternellement à tous ceux qui s’obstinent avec la foi du charbonnier à donner à Mélenchon et au « vote utile » en sa faveur l’espoir d’une dynamique de gauche qu’ils raisonnement mal. Et encore plus mal quand ils accusent les candidats de la gauche d’être à l’origine de la situation. Ce sont les sondages qui disent les tendances et aussi malheureusement les contacts que nous avons tous.
Non seulement les chiffres sont têtus face à ce que représente la gauche mais ils s’aggravent dans le cas de Mélenchon, qui une fois de plus a fait la preuve qu’il était un très mauvais tacticien dans cette ultime campagne, comme il n’a cessé de l’être par courte vue dans le sillage du mitterrandisme qui a inauguré cette partition tactique du peuple, de la classe ouvrière, cette caution donnée au patronat autant qu’aux USA. Cela passe par un « radicalisme » qui fait table rase pour rester seul sur un champ de ruines et de là faire accepter au peuple français ce qui a du être imposé au Chili, en Argentine et partout sous la torture comme les privatisations. En entraînant les « intellectuels » dans cette impasse au chant de « vive la crise, la trahison des élites sur le mode Tapie, la déconsidération des avant-garde sur le plan politique comme sur le plan culturel par démagogie ? . Oui et non, il mène son électoralisme sur cette lancée en continuant à réduire ke PCF tout en prétendant s’inscrire un temps a contrario de cette dérive… Il prétend unir le mitterrandisme, la volonté de réduire le PCF avec ce ,qu’a pu représenter le chavisme et dont on peut reconnaitre les mérites et les limites aujourd’hui face aux mues de l’impérialisme,
La France insoumise dans l’état de désaveu dans lequel était tombé la gauche et l’affaiblissement du PCF, sa vassalisation à la social démocratie et de ce fait à l’atlantisme, est apparu comme un ovni dans le monde politique français: un « mouvement », pas de congrès, pas d’élection des responsables, ni du candidat, pas de débats internes, pas de tendances, pas de cotisations, une direction auto proclamée, et le retour à la vénération de la parole d’un homme, UN trotskiste qui réalisait son être « stalinien » en se prenant pour Chavez.
Mais il est évident que ce qui faisait son charme au fur et à mesure que montent les périls est particulièrement soumis aux caprices et aux irrationnels d’un tel système qui s’acharne d’une manière sectaire sur tout ce qui contredit le leader et prend pour argent comptant les rumeurs avec une absence totale de connaissance historique qui est transformée pour illustrer la pensée du gourou.
Il a pêché par incapacité à sentir à l’inverse de Roussel ce qu’est la France, son peuple… Y compris quand il prétend comprendre ceux issus de l’immigration et quand il ose la vilenie de faire de Roussel un raciste, il y a des limites à ne pas franchir et elles disent le terrain fallacieux sur lequel on prétend défendre le peuple. Il ne mesure pas la réalité là non plus. Mais le fond est qu’il en est à prévoir sa tactique en imaginant comme il le dit un électorat versatile qui change d’opinion tous les 6 mois et à qui on peut imposer des tactiques contradictoires autour de sa seule personne. Je crois que c’est aussi parce qu’il n’a pas mesuré la situation réelle d’un nombre grandissant de gens qui n’en peuvent plus et qui détestent les jeux politiciens, qui ont la colère. Il reste trop influencé par des couches moyennes, et par une vision géopolitique ancienne. Il n’a pas pris la mesure de la nouvelle figure y compris multipolaire. Il n’est pas le seul mais il veut imposer alors qu’il faut beaucoup travailler ensemble. Rien n’est perdu mais l’autocritique est nécessaire pour reconstruire.
Faute de cette autocritique, et de la persévérance, il est le plus mauvais candidat pour la « gauche » telle qu’elle est et elle est dans un état catastrophique, coupée de la base populaire, du monde du travail, boboisée à l’extrême. Et il porte une lourde responsabilité dans la division de la gauche, j’en veux pour exemple ses deux dernières tactiques totalement absurdes: la première c’est la manière dont il a envoyé ses troupes à l’assaut des mairies de gauche et communistes non seulement cela n’a pas donné grand chose mais cela a fracturé durablement l’électorat et les militants des partis. Non content d’un tel exploit il a remis ça en s’autoproclamant le candidat de la gauche sans la moindre concertation.
J’imagine mal un tel « tacticien », alors qu’il ne représente même pas la totalité des 25% de l’électorat du pays, qui par miracle serait parvenu à la présidence, capable alors de faire le poids s’il est confronté à la violence des marchés financiers à la Tsipras, Sa capacité à mobiliser une résistance populaire dans un tel rapport des forces. Et son entourage brouillon parfois irresponsable n’est pas plus engageant. Continuer à insulter les militants et les dirigeants de gauche est de la folie… Est-ce que vous mesurez la nature de ce qu’est l’adversaire, demandez aux Cubains, aux Palestiniens, aux Iraniens, à toute l’Amérique latine, à la planète, à tous ceux qui choisissent de résister la nature du séisme qui s’abat sur eux ?
Déjà il conduit donc à l’échec et à la plus grande faiblesse devant Marine le Pen au second tour parce qu’il a réussi à être celui dont le plus grand nombre ne veulent pas.
Si cet argument du vote utile dans cette situation avait la moindre pertinence face à l’extrême droite il ne faudrait surtout pas voter pour lui mais pour Hollande ou la droite et on sait où ça mène à l’état de la gauche telle qu’elle est. Cet argument est complètement erroné et chacun mesure bien que si la gauche est dans cet état c’est parce qu’en relation avec les pièges institutionnels il a détruit systématiquement les forces de résistance à l’exploitation accrue et désormais au fascisme, à la guerre.
Fabien Roussel a raison, il faut arrêter ce petit jeu contre les candidats de gauche et chercher les bases d’une reconquête et d’une unité y compris si l’on veut sauver les meubles aux législatives.
En ce qui me concerne je ne sais même pas ce que représente un député de gauche ou même communiste, et je ne suis pas la seule, il faut là aussi avoir le courage d’un bilan et repartir sur d’autres propositions. Cette vaine polémique autour de Melenchon sauveur suprême d’une hypothétique dynamique nous masque un véritable travail. J’ai le sentiment que Fabien Roussel est suffisamment resté communiste pour avoir le courage d’oser cette candidature alors qu’aucun cadeau ne lui sera fait.
Je ne peux qu’approuver le choix qu’il inaugure d’aller discuter avec un patron français sur les conditions de réindustrialiser la France… le peuple face à cette question cruciale comprend en priorité les producteurs, les travailleurs utiles, mais peut aussi entraîner une part du patronat et la question des moyens que l’on se donne va bien au-delà des déjeuners en ville avec le CNPF/MEDEF ou les technocrates de l’appareil d’Etat à qui on donne des garanties.
C’est un corps à corps qui doit être relayé partout dans la recherche de solutions face à ce désastre qui se poursuite contre les entreprises françaises, les lieux de production comme contre le service public, il faudrait pouvoir en discuter voilà ce qui me convaincrait pour les législatives et d’autres échéances, la part que chacun a pris dans ce domaine concret. C’est une autre conception de la démocratie, il a besoin d’un parti pas d’un mouvement autour d’un leader sauveur suprême à son heure.
Il faut un peu de raison, les passions illusoires ne servent qu’à entretenir une situation qui est mauvaise et que l’on retrouve dans toute l’UE pour des raisons assez semblables.
Il faut arrête les caprices et les insultes et construire l’unité … Fabien Roussel a au moins du bon sens en orientant sa campagne sur les questions qui préoccupent les Français, les solutions et pas la division que l’on payera parce que l’autoritarisme du pseudo chef ne mène nulle part .
Mais puisque nous en sommes à nous dire franchement ce que nous pensons, tout n’est vraiment pas de la faute de Melenchon et son activisme brouillon a rempli un vide celui laissé par les partis et leurs militants et bien sur au premier rang le parti communiste français qui a été liquidé dans sa capacité d’action même s’il demeure encore le plus actif sur le terrain. tout cela mérite autre chose que des insultes réciproques et la critique doit déboucher sur l’action, son efficacité. C’est là un des enjeux essentiel de Roussel et qui demeure son maillon faible : l’organisation et la formation des militants en particulier dans le monde du travail. Le retour vers les cellules est indispensable. Mais c’est un autre sujet.
La preuve du pudding c’est qu’on le mange, la preuve de l’hégémonie à gauche pour gouverner la France c’est qu’on la réalise…
Danielle Bleitrach
Commentaires
- Franck Marsal, le 27 août 2026
Mon oncle, qui était un ouvrier du bâtiment, et qui est mort quelques mois avant sa retraite, ne votait jamais à gauche. Je ne le comprenais pas. Il ne s’intéressait que peu à la politique, mais il me répondait toujours : chaque fois que la gauche est au gouvernement, on en prend plein la gueule.
Qu’est-ce que « la gauche » ? Certains considèrent que c’est le camp du progrès, une sorte de bloc populaire, certains y voient même, à travers l’alliance entre le PS et le PCF une sorte de front unique prolétarien. De la coupe aux lèvres, il y a loin et de la gauche au front prolétarien aussi. Le PS mitterrandien n’est plus la SFIO. Et la « gauche » n’a jamais été un front de classe. Ce qu’on appelle « la gauche » est en fait un produit de la démocratie bourgeoise : une série d’alliances parlementaires à géométries variables autour la division – limitation du champ politique à la politique bourgeoise, celle qu’aujourd’hui les français vomissent.
La gauche est centrée, qu’on le veuille ou non, sur la perspective de changer le système de l’intérieur, par les élections au sein des institutions bourgeoises et surtout sous leur contrôle. Marx avait dit qu’on ne pouvait théoriquement écarter la possibilité d’une victoire révolutionnaire par ce biais. Force est de constater que presque deux siècles plus tard, les exemples concrets sont peu convaincants et qu’on en est toujours principalement à l’hypothèse théorique dans ce domaine. L’avenir sera-t-il différent ?
Comment le capitalisme remodèle la perception de nos corps
Selon une enquête de l’Ifop publiée le 25 juin 2026, les Françaises n’ont jamais été aussi nombreuses à se trouver « trop grosses » (61 %, contre 36 % en 1997), tandis que les hommes sont eux aussi de plus en plus nombreux à être insatisfaits de leur corps. Réseaux sociaux, valorisation des corps conformes et industries du bien-être entretiennent une insatisfaction dont le marché vend ensuite les « remèdes ».
Jamais les Françaises et les Français ne s’étaient jugés aussi durement sur leur poids. Selon une enquête publiée le 25 juin 2026 pour Darwin Nutrition, 61 % des femmes se trouvent aujourd’hui « trop grosses », contre 41 % en 2001 et 36 % en 1997. Chez les hommes, cette perception concerne désormais 48 % des personnes interrogées, contre 34 % vingt-cinq ans plus tôt.
« L’impossibilité de correspondre aux normes corporelles dominantes reste extrêmement douloureuse », observe Lauren Malka, journaliste et essayiste, autrice de Mangeuses. Histoire de celles qui dévorent, savourent ou se privent à l’excès (Éditions Points). Continuer la lecture de Comment le capitalisme remodèle la perception de nos corps
Guerre d’Espagne : la voix du poète Federico Garcia Lorca résonne encore, 90 ans après son assassinat
Il y a quatre-vingt-dix ans, le poète, dramaturge et compositeur espagnol était tué par les milices franquistes à Grenade, un mois après le coup d’État perpétré par Franco. Irréductible, son œuvre témoigne d’un engagement politique et poétique dont les échos nous parviennent encore.

On ne connaît pas la voix de Lorca. Des photos, il y en a, qui ont fixé dans la mémoire collective ce beau visage rond et brun. Des images en mouvement aussi : en novembre dernier, de vieilles pellicules du jeune Lorca en itinérance théâtrale sont réapparues. Continuer la lecture de Guerre d’Espagne : la voix du poète Federico Garcia Lorca résonne encore, 90 ans après son assassinat
Allemagne: Sarah Wagenknecht prête à s’allier à l’AfD
L’extrême droite allemande n’en demandait pas tant. L’ex égérie de la gauche populiste entend rompre en Saxe Anhalt le cordon sanitaire contre l’AfD.
par Bruno Odent, journaliste à l’Humanité, ancien chef du service monde
Sarah Wagenknecht s’engage contre le cordon sanitaire à l’égard de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) – règle pourtant observée jusqu’à présent par tout l’arc démocratique allemand – et avance l’idée d’une éventuelle coalition avec l’extrême droite.
Épilogue d’une terrible dérive politique ou aboutissement logique scellant le rapprochement entre une ultra droite nationaliste et une « gauche » populiste souverainiste et dégagiste que l’ancienne dirigeante de Die Linke et présidente du groupe de ce parti au Bundestag, porte avec son mari, Oskar Lafontaine, ex chef du SPD ? Continuer la lecture de Allemagne: Sarah Wagenknecht prête à s’allier à l’AfD
CUBA: Le discours du MJCF au colloque international pour le centenaire de Fidel Castro
Du 10 au 13 août, La Havane a accueilli le premier colloque international « Fidel : héritage et avenir », à l’occasion du centenaire de la naissance de Fidel Castro. Le Mouvement jeunes communistes de France (MJCF) y participait dans le cadre des brigades internationales organisées par l’Union des jeunes communistes de Cuba (UJC). Nous publions le discours prononcé à cette occasion par Rachel Delamare.
Plus de 1 500 délégués, dont quelque 900 étrangers venus de 63 pays, se sont réunis au Palais des congrès de La Havane pour ce premier colloque international consacré à l’œuvre et à la pensée du dirigeant historique de la Révolution cubaine. La séance inaugurale a été ouverte par Miguel Díaz-Canel Bermúdez, premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République.

Nous sommes ici parce que la pensée de Fidel reste la boussole la plus précise dont nous disposons pour traverser la tempête que traverse actuellement le peuple cubain.
Miguel Díaz-Canel Bermúdez
Quatre jours durant, forums sectoriels et débats se sont succédé : rencontre des chaires Fidel Castro Ruz, forum parlementaire, forum des femmes, forum des artistes et des intellectuels, forum « Fidel et la politique étrangère de la Révolution cubaine ». Le président cubain a également participé au forum des jeunes « Je crois en vous », convoqué par l’UJC, où il a lancé un appel aux délégations étrangères. Continuer la lecture de CUBA: Le discours du MJCF au colloque international pour le centenaire de Fidel Castro
Florent Le Du
Pierre Cazemajor
