Alors que les idées xénophobes continuent de se propager, les contrer passe d’abord par rétablir la réalité sur ses postulats. Démonstration, avec quatre préceptes clés des réactionnaires hexagonaux, démentis par les faits.

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Alors que les idées xénophobes continuent de se propager, les contrer passe d’abord par rétablir la réalité sur ses postulats. Démonstration, avec quatre préceptes clés des réactionnaires hexagonaux, démentis par les faits.

Gérard Le Puill
Le 11 mars, trois jours après la journée internationale des femmes, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de a Souveraineté alimentaire, tenait une conférence de presse pour annoncer « le lancement d’un groupe de travail relatif à la place des femmes en agriculture». Elle inaugurait, en même temps, une exposition photographique intitulée «Femmes et Agriculture ».
On se gardera ici de critiquer les objectifs avancés par Annie Genevard. Mais pour s’installer et poursuivre son activité dans la production agricole, il faut pouvoir tirer un revenu de la vente de ses produits. Continuer la lecture de Rémunérer les paysans et préserver notre souveraineté alimentaire #Donzac20mars
Hier sur BMTV Fabien Roussel s’est montré un des rares politiciens courageux dans cette période de collaboration à la guerre. Nous ne partageons pas toutes les analyses du secrétaire du PCF, et nous avons, est-il besoin de le noter, un différend aux conséquences multiples sur l’origine de la guerre en Ukraine. Mais désormais nos points d’accord l’emportent largement.
https://www.bfmtv.com/politique/fabien-roussel-pcf-au-sujet-de-donald-trump-on-a-affaire-a-un-business-man-et-c-est-dangereux_VN-202503160395.html Continuer la lecture de Fabien Roussel va-t-il devenir l’homme à abattre ? Le PCF traité de traître par les collabos… par Danielle Bleitrach
L’actrice s’est émue, dans une lettre adressée à Delphine Horvilleur, que la rabbin ait relayé une vidéo la comparant à l’antisémite Dieudonné, participant ainsi à la cabale contre ses prises de position en faveur du peuple palestinien.

On savait Blanche Gardin en pause, épuisée par l’atrophie du débat public depuis les massacres du 7 octobre et leurs conséquences terribles, comme elle s’en est expliquée à Télérama. Mais c’est la goutte de trop. L’actrice a décidé de prendre la plume pour contrer les imputations d’antisémitisme qui la frappent depuis un sketch, avec l’humoriste Aymeric Lompret, qui tournait en dérision celles et ceux qui manient l’accusation gravissime dès qu’est condamnée la politique israélienne dans les territoires palestiniens occupés. Continuer la lecture de Blanche Gardin vent debout contre les accusations d’antisémitisme de Delphine Horvilleur + Appel à manifester
monsieur le président,
Madame la Présidente,
Monsieur le Rapporteur,
Monsieur le Président de la Commission,
Monsieur le ministre, chers collègues,
La proposition de résolution que nous devons étudier s’apparente en réalité à un renforcement du soutien à la guerre. Elle vise aussi à faire exister Emmanuel Macron sur la scène internationale pour qu’il se place où qu’il se sente exister aux côtés des présidents américains, russes et ukrainiens.
La guerre dont il s’agit aujourd’hui est hybride. La Russie, allie opération militaire en Ukraine, cyberattaque dans toute l’Europe. Ces attaques numériques visent à déstabiliser nos pays en utilisant la désinformation et la propagation d’opinions ou d’idéologies d’extrême droite, abîmant nos démocraties. Mais aussi, elles s’attaquent à nos entreprises, nos services publics, en piratant leurs logiciels informatiques, selon les informations que vous nous communiquez. Continuer la lecture de L’urgence est à accompagner, à soutenir tous les processus de paix : Jean-Paul Lecoq à propos de la résolution sur le renforcement de l’aide européenne à Ukraine
Texte collectif

Plus de la moitié des agriculteurs français vont prendre leur retraite dans les dix ans à venir. Face à cet effondrement générationnel, l’installation de dizaines de milliers d’agriculteurs et d’agricultrices par an devrait faire l’objet d’une grande cause nationale. La sécurisation du revenu, la gestion des risques et la régulation des marchés constituent un triptyque indispensable au renouvellement des actifs. Toutefois, cette intention est rendue complexe dans des territoires où la République est démissionnaire.
En effet, comment se projeter sur une exploitation si localement il n’y a plus de médecin, plus d’école, plus d’administrations, plus de commerces ? Au-delà du strict repli des services publics, les villages et bourgs ruraux sont aussi victimes de la concentration de l’activité économique dans les pôles urbains. Et, dans bien des communes, le tissu associatif souffre, tandis que les solidarités entre habitants sont compromises par la montée de l’individualisme et la peur de l’autre. Ainsi, pour les communistes, installation agricole et défense de la ruralité vont de pair.
Les agriculteurs n’évoluent pas dans des unités de production déconnectées de leur environnement. Au-delà de leur fonction de producteur, ce sont aussi des habitants insérés dans un monde social. Alors, comment rendre le métier attractif si le territoire ne l’est pas ?
Au sentiment de déclassement économique se rajoute ainsi une forme de déclassement territorial, avec l’impression de vivre dans des communes « où tout fout le camp ». Malgré les mouvements de protestation, le pouvoir poursuit sa trajectoire budgétaire austéritaire vis-à-vis des collectivités territoriales et des services publics, dans une logique de soutien à la concentration financière capitaliste. La colère et l’impuissance à se faire entendre amènent rapidement à la recherche de boucs émissaires qui, dans un cercle vicieux, alimentent directement les intérêts du capitalisme, se nourrissant des divisions des travailleurs – urbains contre ruraux, nous contre eux – pour imposer des régressions sociales supplémentaires.
C’est pour inverser ce processus que le PCF défend des investissements publics massifs en direction des ruralités afin de rompre avec des décennies d’abandon. Ces derniers, bien loin d’être des coûts, constituent des avancées indispensables pour maintenir des emplois agricoles et créer des richesses sur les territoires.
Signataires :
Magali Balmefrezol, Sophie Barreau, Michel Beurier, Claudine Bonhomme, Dominique Boué, Nadia Boyer, Olivier Bronès, Julien Brugerolles, Philippe Brunet, Éric Cadoré, Julien Cantegreil, Christian Darriet, Sophie Delfino, Jonathan Dubrulle, Jean-Louis Durand, Nathan Goyer, Gérard Guérin, Patrick Fanet, Jean-Claude Lajous, Stéphane Le Bot, Gérard Le Puill, Anne Manauthon, Olivier Morin, Yannick Nadesan, Pierrick Nussbaum, Stéphane Pellerin, Luc Ripoll, Mathieu Soares, Guy Soulage, Marylène Tardy, Béatrice Tariol, Pierre Thomas, Alexandra Tricottet, Nathalie Vermorel, membres de la commission agriculture, pêche, forêt du PCF.
« Le principe de non-contradiction ne semble décidément pas être un principe effectif de nos politiques scolaires…Ou bien la loi de 2004 n’est pas jugée nécessaire pour assurer la « liberté de conscience » dans les établissements privés sous contrat, et alors cette loi ne doit pas logiquement être jugée nécessaire pour les établissements d’enseignement publics. Ou bien la loi de 2004 est jugée nécessaire pour assurer au mieux la liberté de conscience dans les établissements d’enseignement publics, et il faut qu’elle soit aussi d’application obligatoire dans les établissements d’enseignement privés sous contrat » écrit Claude Lelièvre. Revenant sur la proposition du sénateur communiste Pierre Ouzoulias d’étendre l’application de la loi de 2004 aux établissements privés sous contrat, l’historien Claude Lelièvre rappelle qu’ « à vrai dire, la possibilité de l’existence d’établissements d’enseignement privé est certes garantie par la Constitution, mais ce n’est pas évident pour ce qui concerne « le caractère propre » (une formule qui n’est apparue que lors de la loi dite « Debré » de décembre 1959) ». Continuer la lecture de Pourquoi ne pas étendre l’application de la loi de 2004 aux établissements privés sous contrat ?
« La règle est la suivante : scruter les propos tenus en cours, les supports pédagogiques utilisés, les cahiers d’élèves, puis saisir opportunément la moindre occasion de rendre tout cela public, en tronquant au besoin les informations ». Dans cette chronique, l’historienne Laurence De Cock revient sur une séance d’EMC qui a suscité une inspection, suite à une plainte d’une famille relayée par une députée en commission. Attention à la délation et « enseignants en danger » alerte Laurence De Cock alors que la profession subit de nombreuses attaques. Continuer la lecture de Le blanc-seing donné à la délation met les enseignants en danger in Caf. Péda.
Ils se lèvent tous pour la science… à Paris, Toulouse, Bordeaux et ailleurs, en soutien aux chercheurs américains qui luttent pour la défense de la science. Depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, ces derniers sont confrontés à des coupes budgétaires dramatiques, mettant en péril l’indépendance et la liberté de la recherche. « Stand up for science » c’est une initiative de résistance mondiale inédite face à la brutalité trumpiste.

« C’est hyperviolent ce qu’on se prend dans la gueule. Chercheurs, battons-nous ! ». Ce sont les mots, portés par un mégaphone, d’une étudiante de la Sorbonne Nouvelle. Il est 14 h 00 ce vendredi 7 mars à Paris, place Jussieu. Chercheurs, étudiants, professeurs et leurs soutiens crient en chœur : « Du fric, du fric, pour la recherche publique, du blé, du blé, pour l’université ». Continuer la lecture de « Chercheurs, battons-nous ! » : à la manifestation parisienne « Stand up for Science », les scientifiques s’élèvent contre la censure et les coupes budgétaires imposées par Donald Trump
L’Assemblée nationale a débattu le 3 mars sur la guerre en Ukraine et la position de la France dans ce conflit. Il y a comme aux Etats-Unis une polarisation croissante mais elle masque mal une entente de classe et le refus de faire porter le débat sur le fond. Tout est fait pour nous porter à croire qu’une démarche pacifiste serait celle d’un nouveau Munich qui se rallierait à l’extrême-droite caricaturalement représentée par Trump et Marine le Pen en France. Dans un tel contexte, il faut affirmer que les seuls qui tentent – parfois avec difficulté vu la manière dont a été travaillée depuis des décennies l’opinion française de rester sur le fond et de relier l’intérêt de la nation à la paix en s’appuyant sur les travailleurs et non sur l’enfumage du capital qui est le fond de commerce de Macron. Un président qui brade la France en poussant des coquericos contre un ennemi qu’il invente de toutes pièces et en rampant en fait comme Zelenski devant celui qui nous humilie.
Le 3 mars 2025, l’Assemblée nationale s’est penchée sur la guerre en Ukraine et ses implications pour la France et l’Europe, dans un débat sans vote convoqué sous l’article 50-1 de la Constitution. François Bayrou, Premier ministre, a ouvert les discussions en qualifiant la situation de «plus grave» survenue depuis 1945, revenant sur l’altercation entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky du 28 février. «Une scène sidérante de brutalité», a-t-il déclaré, saluant la «résistance ukrainienne» sous les applaudissements d’une partie de l’hémicycle, mais pas des députés du Rassemblement national. Oui, les communistes ont raison de dire que cette scène est écœurante et qu’elle témoigne de ce qu’on peut attendre de Trump.. Continuer la lecture de La position du PCF se confirme à l’Assemblée nationale avec le discours de Jean-Paul Lecoq : seuls les communistes refusent de s’en laisser conter par le parti de la guerre.