Némésis: Le vrai visage, à la croisée de toutes les extrêmes droites

Après nos révélations des échanges confidentiels d’une de ses cadres locales avec des néofascistes lyonnais, le collectif est dans la tourmente. En dépit de ses dénégations, le mouvement cultive bien des liens tous azimuts avec les groupuscules les plus radicaux comme avec le RN ou Reconquête. En arrière-plan, Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin veillent à populariser et financer ses actions.

Alice Cordier du collectif Némésis dans la manifestation parisienne du 8 mars 2025 à Paris.  © Lionel Préau

Pendant plusieurs jours, profitant de la sidération, c’est une vraie fable qu’elles ont dictée. Après la mort tragique, le 14 février, de Quentin Deranque, le jeune identitaire frappé au sol à coups de pied dans la tête par des militants antifascistes à Lyon, les dirigeantes de Némésis ont pu dérouler leur récit des événements, tissé de rumeurs, d’omissions, voire de mensonges.

Voyez ces gentils garçons qui, venus défendre une action pacifique contre la tenue d’une conférence, subissent une attaque au couteau d’antifas menée notamment par une étudiante « identifiée », dont Alice Cordier, cheffe du groupe fémonationaliste, livrera le nom à deux reprises chez Pascal Praud à l’antenne d’Europe 1… Mais rien n’était vrai ! Continuer la lecture de Némésis: Le vrai visage, à la croisée de toutes les extrêmes droites

Municipales 2026 : le Rassemblement national au révélateur local

Après des scores record aux dernières européennes et législatives, le RN aborde les municipales avec plus d’ambition que jamais. Son objectif : gagner des villes pour nourrir son récit de conquête pour la présidentielle 2027, et pousser toujours plus l’union des droites. Le parti d’extrême droite souffre cependant d’un manque d’ancrage local, qui crée de l’incertitude sur le nombre de communes qu’il pourrait conquérir les 15 et 22 mars.

Même des lieutenants du parti, comme sa porte-parole Laure Lavalette, candidate à Toulon, mettent le logo de la flamme en sourdine. © Alain ROBERT/SIPA

Cette fois, le Rassemblement national ne se risque pas à donner des objectifs chiffrés. À une époque où les narratifs politiques comptent plus que les faits, et à un an de la présidentielle, le parti d’extrême droite veut avant tout éviter que ces municipales 2026 soient perçues comme un échec. Comme en 2020, lorsque les ambitions brunes ne se sont pas concrétisées dans les urnes. Quelques mois après des élections européennes qui l’avaient déjà placé en tête, le parti à la flamme espérait alors « une percée » avec 50 communes visées, il n’en a gagné que 13 (deux de plus qu’en 2014). Continuer la lecture de Municipales 2026 : le Rassemblement national au révélateur local

Nos nazis font l’aller retour vers l’Ukraine…

Didier Gosselin

Quand on dit qu’il y a une filière néonazie européenne, qui essaime en Ukraine et ailleurs, intégrée à l’armée de Zelensky, les esprits forts, antirusses, ironisent sur les plateaux, disent que c’est exagéré et les députés votent crédits militaires sur crédits militaires pour permettre aux ukrainiens de mener la guerre occidentale par procuration contre la Russie. La France a déboursé un total de 8,6 milliards d’euros pour soutenir l’Ukraine, entre le 24 février 2022 et le 31 décembre 2024. La Russie, où on ne risque pas de trouver la moindre tracé d’un néonazi, a entre autres choses (neutralité de l’Ukraine, pas de bases de l’Otan, protection des populations russophones du Donbass…) posé la nécessité de la dénazification de l’Ukraine, et elle s’en occupe. Ici, en France et en Europe de l’ouest, on laisse se développer les mouvements néonazis tranquillement, et des loustics comme ceux évoqués dans cet article partir sur le front ukrainien ou arménien…

L’encre Libre
Condamné en appel mais toujours debout : qui est vraiment Marc de Cacqueray-Valménier, le chef du GUD que la justice ne parvient pas à arrêter ?

 

Il se présentait à l’audience avec un petit pull bien sage, des chaussures de ville, deux avocats ténors du barreau parisien, et son épouse enceinte à ses côtés. La mise en scène était parfaite, calculée pour inspirer la clémence. Elle n’a pas fonctionné. Ce jeudi 19 février 2026, la Cour d’appel de Paris a confirmé la condamnation de Marc de Cacqueray-Valménier à 18 mois d’emprisonnement, dont neuf avec sursis probatoire pendant deux ans. Un verdict qui aurait dû faire l’effet d’un coup de tonnerre dans l’opinion. Il n’en fut rien. Continuer la lecture de Nos nazis font l’aller retour vers l’Ukraine…

Mort de Quentin Deranque : malgré les déclarations du RN, la majorité des crimes politiques sont le fait de l’extrême droite

L’instrumentalisation de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque participe à une réécriture de l’histoire de la violence politique en France. Les chiffres et archives montrent pourtant que la majorité des meurtres à caractère idéologique sont le fait de l’extrême droite.

Une fresque en mémoire d’Aboubakar Cissé, tué dans une mosquée de La Grand-Combe par un raciste.
© Dragan Lekic/Hans Lucas

Quand il consiste à compter des morts, l’exercice de la statistique est d’une froideur affreuse. Mais il s’avère en certaines circonstances nécessaire pour saisir la réalité des faits dans un climat politique délétère. Depuis le 14 février, la mort tragique du militant d’extrême droite Quentin Deranque, lors d’un affrontement avec des antifascistes à Lyon, fait l’objet d’une instrumentalisation effrénée. Laquelle donne lieu à une réécriture de l’histoire de la violence politique en France.

« La violence d’extrême droite est dérisoire, ça n’existe pas statistiquement, a ainsi osé affirmer Marion Maréchal sur BFM TV, le 17 février. La seule violence qui est structurelle, massive, systématique est d’extrême gauche. »

Les chiffres et les archives disent tout le contraire. En France, selon la contribution de Nicolas Lebourg, historien, à l’ouvrage de référence Violences politiques en France (les Presses de Sciences Po, 2021), sur 53 morts attribuées à des militants politiques entre 1986 et 2014, 5 impliquent des militants de gauche (dont 4 pour le seul groupe Action directe) et 48 incombent à l’extrême droite.

L’extrême droite tue parce qu’elle est raciste, antisémite, homophobe, antiféministe

Et derrière les chiffres, il y a des profils. Les assassinats perpétrés par le groupe Action directe ont visé des représentants de l’appareil d’État, des figures du patronat. Les crimes commis par l’extrême droite sont, eux, motivés par le rejet de « l’autre », assigné à une identité essentialisée. Bref, l’extrême droite tue parce qu’elle est raciste, antisémite, homophobe, antiféministe.

« Depuis une dizaine d’années, il y a eu une forme de dissociation entre le Rassemblement national, qui s’est institutionnalisé, et les milices d’extrême droite violentes. Elle n’a pas donné lieu à un arrêt des violences, au contraire, elles s’intensifient, avec une stratégie de quadrillage du territoire », analyse Arié Alimi, avocat et membre de la Ligue des droits de l’homme (LDH).

Entre 2022 à 2026, douze homicides impliquent l’extrême droite, dont cinq pour la seule année 2022. Dans son livre les Tueurs d’extrême droite, le journaliste Paul Conge (éditions du Rocher, 2025) inscrit cette acmé de violence meurtrière dans le contexte d’une « campagne présidentielle marquée par la montée en puissance de Marine Le Pen et Éric Zemmour ». Celle-ci a contribué, selon lui, à galvaniser des « tueurs radicalisés ».

Les victimes : le rugbyman argentin Federico Martin Aramburu, tué par l’ex-militant du GUD Loïk Le Priol, pour s’être interposé au cours d’une agression raciste ; Éric Casado Lopez, abattu par le complotiste antisémite Martial Lenoir ; les Kurdes Mir Perwer, Abdurrahman Kizil et Emine Kara, assassinés par William Malet, fanatique de Jean-Marie Le Pen et d’Éric Zemmour.

« Auparavant, il y avait une séparation entre les orientations politiques des différents groupuscules d’extrême droite. Maintenant, elles ont fusionné, formant un magma qui est en train de forger l’extrême droite violente à venir », estime l’avocat.

Peu d’émoi et une justice lente pour les victimes de l’extrême droite

Ces douze meurtres en à peine quatre ans ont suscité peu d’émoi sur la scène politique. Alors qu’une minute de silence a été unanimement respectée à l’Assemblée pour Quentin Deranque, les macronistes et le RN s’étaient ainsi opposés à celle proposée par la gauche pour Aboubakar Cissé, poignardé de 57 coups de couteau dans la mosquée de La Grand-Combe (Gard) le 25 avril 2025.

Certains homicides passent aussi sous les radars médiatiques. « Malheureusement, cela relève de la tradition française, de l’habituation et peut-être d’une indifférence aux actes violents ou criminels de l’extrême droite française », observe Arié Alimi.

Et pour bien des crimes commis en raison de l’origine ou de la religion de la victime, la justice a choisi de ne pas retenir le motif raciste comme circonstance aggravante. C’est le cas dans l’affaire Djamel Bendjaballah, cet éducateur de 43 ans tué le 31 août 2025 près de Dunkerque par Jérôme D., pilier de la Brigade française patriote, un groupuscule d’ultradroite. De multiples plaintes pour « injure non publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » avaient pourtant été déposées par la victime. Toutes classées sans suite.

Ces crimes meurtriers s’inscrivent tous dans un continuum de violences politiques rarement pris au sérieux. À Lyon, selon Rue 89, sur 102 attaques, agressions et actes haineux documentés et attribués aux groupuscules d’extrême droite entre 2010 et 2025, 70 % sont restés impunis.

Extrême droite radicale et chef d’entreprise, Axel Loustau poursuivi pour plusieurs entraves aux droits syndicaux

Ancien du GUD, ce proche de Marine Le Pen est accusé d’avoir organisé des élections professionnelles « factices » dans son entreprise Astoria Sécurité. Un procès était organisé mercredi 18 février, à Paris.

Axel Loustau, au tribunal de Paris, lors du procès sur le financement des campagnes du Front National, le 6 novembre 2019. © Patrice Pierrot/ABACAPRESS.COM

La carrure est imposante, le costume ajusté. C’est pourtant un homme d’affaires dans ses petits souliers qui s’est présenté, mercredi 18 février, devant la 31e chambre correctionnelle du Tribunal judiciaire de Paris. Le militant d’extrême droite Axel Loustau, 55 ans, fondateur et dirigeant de la société Astoria Sécurité, y était poursuivi pour quatre « entraves » au droit syndical, des infractions rarement débattues dans le cadre d’un procès. Continuer la lecture de Extrême droite radicale et chef d’entreprise, Axel Loustau poursuivi pour plusieurs entraves aux droits syndicaux

En hommage à Jesse Jackson et aux conditions des « conquêtes » antiracistes, féministes…

Il est essentiel, au moment où s’effacent les acteurs de ce que furent les années soixante et soixante et dix, de rétablir la nature des combats qui certes faisaient avancer des conquêtes antiracistes, féministes, lgbt, mais de mesurer à quel point la perspective socialiste leur donnait la force qui aujourd’hui leur fait défaut dans la montée d’une extrême-droite qui n’est que l’impérialisme occidental organisant sur tous les plans la régression. Ce serait l’idée la plus urgente malheureusement en France le consensus atlantiste tend à laisser croire que le combat a lieu entre deux factions du capital, l’un libertaire, l’autre autocrate que l’on rapproche alors du socialisme dans un système de propagande qui a surgi dans les années quatre vingt et a culminé avec la chute de l’URSS. le refus du monde multipolaire, de la Chine crée les conditions de la régression du pire des conservatismes (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Dean Baker

Jesse Jackson participant à un rassemblement, le 15 janvier 1975. Source photographique : O’Halloran, Thomas J. – Domaine public

Jesse Jackson : un hommage

Il serait difficile de surestimer l’importance de Jesse Jackson dans l’ouverture de la vie politique et sociale américaine, non seulement aux Afro-Américains, mais aussi aux Hispaniques et à la communauté LGBTQ+. Il est sans doute difficile pour les jeunes générations d’imaginer, et même pour les plus âgés comme moi de se souvenir, à quel point la discrimination était virulente dans un passé encore récent. Continuer la lecture de En hommage à Jesse Jackson et aux conditions des « conquêtes » antiracistes, féministes…

Mort de Quentin Deranque : face à la violence, organiser le débat et l’action démocratiques

Publié le 19 février 2026

Le Parti communiste français exprime de nouveau sa plus vive émotion après la mort de Quentin Deranque survenue à Lyon à la suite de violences inadmissibles et d’un lynchage odieux qui a coûté la vie à cet homme en marge d’une conférence à Sciences-Po. Toute justification ou relativisation de ce crime abject, au regard des idées ou actes de la victime, est inacceptable.

C’est à la justice d’identifier et de condamner sévèrement ses responsables, son travail devant être scrupuleusement respecté, loin de toute conclusion hâtive et de toute récupération partisane. Continuer la lecture de Mort de Quentin Deranque : face à la violence, organiser le débat et l’action démocratiques

Pourquoi les Français ne se révoltent pas (encore)

 

C’est plus simple qu’il n’y paraît de répondre à cette question, il y a en effet deux réponses : la première est que, comme les USA, avec la destruction du PCF, celle du potentiel industriel, il y a eu la fin d’une contreculture, celle des « producteurs », est alors montée comme une illusion, une culture de la consommation et du gadget avec ses bobos à qui on a laissé le « jouet » d’être les maitres du libéralisme libertaire qui permettait un néocolonialisme de fait et l’anticommunisme, la xénophobie baptisée haine des dictatures et avec une répression toujours plus forte des droits du travail et la destruction du service public. Nous sommes donc devant un monde mediatico-politique de danseurs de corde qui cache mal la violence de ses bailleurs de fond. Le cas Macron est exemplaire, bien fol est celui qui sait où il va retomber dans la minute suivante mais que l’on ne se fasse pas d’illusion ce n’est jamais très loin de la caresse espérée du maître US. La seconde raison va dans le même sens, la situation est révolutionnaire mais pour faire la révolution il faut avoir un minimum de confiance en des chefs, des organisations et il est évident qu’il n’y a plus en occident la moindre confiance en quiconque et on les comprend. Il n’est même plus besoin d’aller chercher ses exemples dans la géopolitique, il suffit de voir la manière dont dans ce qui est devenu à Lyon, laboratoire de l’exaspération de toutes les forces politiques à commencer par l’extrême-droite dans ses aspects les plus nazis et royalistes unifiés, mais également les outrances de la droite, celles d’une gauche qui a perdu la boussole, la situation se traduit par une aide manifeste à la montée de l’escroquerie qu’est Bardella. Je ne parlerai pas de Marseille mais ce n’est pas triste (1) (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).

Carole Augé

La France est en colère. Les sondages le montrent, les conversations privées le confirment, les urnes le murmurent à chaque élection. Colère contre la pression fiscale, contre le déclassement social, contre la perte de souveraineté, contre un pouvoir jugé arrogant et sourd. Et pourtant, rien. Pas de révolution. Pas de soulèvement massif. Pas même une contestation durable capable de faire plier l’exécutif. Comment expliquer ce paradoxe français : un peuple politiquement conscient, historiquement rebelle, mais aujourd’hui immobile ? Continuer la lecture de Pourquoi les Français ne se révoltent pas (encore)

Inondations : l’urgence de la solidarité et de l’adaptation! (PCF)

Publié le 17 février 2026

Au 33e jour de crues, la France vit un phénomène d’une ampleur exceptionnelle, après d’autres catastrophes ces trois dernières années depuis les inondations dans le Pas-de-Calais en 2023.

Les inondations qui ont frappé ces derniers jours de nombreux territoires de notre pays, notamment dans le Sud-Ouest et l’Ouest, ont causé des dégâts considérables, bouleversé des milliers de vies et, parfois, endeuillé des familles. Le PCF exprime sa solidarité avec l’ensemble des habitantes et habitants touchés, avec les communes sinistrées, les agriculteurs, les commerçants et les salariés confrontés à des pertes matérielles importantes et à l’angoisse du lendemain.

Nous saluons avec force l’engagement exemplaire des services de secours, des sapeurs-pompiers, des agents publics, maires et élu·es des collectivités touchées, des forces de sécurité, des associations de protection civile et de l’ensemble des bénévoles mobilisés sans relâche.

Ces événements ne sont pas des faits isolés. Ils s’inscrivent dans une multiplication et une intensification des phénomènes climatiques extrêmes. Face à cette situation, l’heure n’est ni au fatalisme ni aux discours d’impuissance. Elle est à l’action publique ambitieuse dans laquelle l’État doit jouer pleinement son rôle. Il est inadmissible que la ministre Monique Barbut se contente de renvoyer la responsabilité aux maires !

Le PCF demande :

  • La reconnaissance rapide de l’état de catastrophe naturelle pour les communes concernées.
  • Une intervention de l’État auprès des assureurs pour que ceux-ci assument leurs responsabilités et leurs engagements en se plaçant au service de leurs assurés et en leur facilitant toutes leurs démarches.*
  • La mobilisation immédiate de fonds exceptionnels pour soutenir les collectivités, les ménages modestes, les agriculteurs·trices et petites entreprises qui en ont besoin.
  • Le renforcement durable des moyens des services publics de secours et de prévention.*
  • Le financement massif de mesures d’adaptation au changement climatique et dans les politiques d’atténuation encore affaiblies par le budget de l’État pour 2026.
  • En ce sens, l’État doit jouer tout son rôle et garantir les financements nécessaires à la prévention des inondations qui ne peut être financée par les seules communes ou intercommunalités et reposer sur les habitants via la taxe Gemapi.
  • Cette politique doit être portée par un État stratège en lien avec les collectivités et tous les acteurs concernés, par des services publics renforcés, non par des logiques de privatisation ou d’austérité.

Il est inacceptable que les conséquences de la crise climatique reposent sur les plus fragiles. Dans le prolongement du plan climat Empreinte 2050, le Parti communiste français continuera à porter avec force l’exigence de politiques de justice climatique et sociale, afin que la lutte contre le dérèglement climatique et la transition écologique progressent, que plus aucun territoire ne soit abandonné et que la République protège réellement toutes et tous.

Paris, le 17 février 2026

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

« Bolloré a infusé la haine raciale dans l’espace public », alerte l’historien du journalisme Alexis Lévrier

Le réseau des Relay, arme de distribution massive dont s’est emparé le milliardaire d’extrême droite, lui offre champ libre pour distiller ses idées dans la vie quotidienne des Français, estime l’historien Alexis Lévrier.

« Ce qui est frappant dans le cas de l’empire Bolloré, c’est qu’il y a des concentrations à la fois horizontales et verticales. Les activités sont complémentaires les unes des autres : un empire de presse, un empire d’édition et, avec Relay, un empire de distribution », analyse l’historien.
© Corre S/Alpaca/Andia.fr

Devenus une vitrine pour les auteurs de la bollosphère, les Relay sont le reflet du caractère cohérent de l’offensive réactionnaire menée par le milliardaire breton, à la tête de Lagardère, affirme Alexis Lévrier. Le spécialiste de l’histoire du journalisme déplore « l’étrange défaite » politique qui a conduit cet empire médiatique à avoir le champ libre dans sa guerre idéologique. Au risque d’un effondrement démocratique. Continuer la lecture de « Bolloré a infusé la haine raciale dans l’espace public », alerte l’historien du journalisme Alexis Lévrier