
Fulgurante transformation du monde et conscience de classe par Jean Paul Legrand

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Jean-Paul LEGRAND à BLEITRACH Danielle,
DE QUOI LA DÉMOCRATIE EST-ELLE LE NOM : CENSURE OU PAS CENSURE ?
Pour une analyse de classe afin de rompre avec l’illusion institutionnelle et la dépasser pour construire une vision cohérente de la lutte pour le socialisme.
La question de la censure du gouvernement, bien que symboliquement importante, ne saurait constituer l’alpha et l’oméga du combat politique. Pour saisir les limites de ce débat parlementaire, il faut le replacer dans le cadre plus large de la « lutte des classes » et de la nature de l’État capitaliste. Continuer la lecture de DE QUOI LA DÉMOCRATIE EST-ELLE LE NOM : CENSURE OU PAS CENSURE ? par Jean Paul Legrand
Le développement de la sous-traitance, la remise en cause des statuts des salariés, la désindustrialisation ont déstabilisé les collectifs de salariés et les organisations syndicales. La question est de savoir comment rassembler les salariés à partir des nouvelles réalités du salariat.
Le 9 novembre 2024, à l’occasion de ses 20 ans, la Fondation Gabriel-Péri a organisé au siège du PCF un colloque sur les effets des transformations du capitalisme sur le monde du travail. À cette occasion, syndicalistes et militants communistes se sont interrogés sur comment construire une nouvelle conscience de classe. Cette rencontre était animée par Stéphane Bonnéry, directeur de la revue la Pensée.
Quels obstacles les salariés rencontrent-ils pour se mobiliser en tant que classe ?
Marie-Claire Cailletaud, Syndicaliste et membre honoraire du Conseil économique, social et environnemental (Cese)
L’idéologie du management théorise la mise en concurrence permanente des salariés entre eux. La désintégration des entreprises, le développement de la sous-traitance, la remise en cause des statuts des salariés ou la précarité déstabilisent les collectifs de travailleurs. Si on entend, comme le sociologue Olivier Schwartz, par classe ouvrière un groupe cohérent d’ouvriers mobilisés ayant ce qu’on appelait autrefois une certaine conscience de classe, revendiquant une certaine identité ouvrière et dotés d’organisations qui les représentent, alors il faut constater que, depuis quinze ou vingt ans, on assiste à sa déconstruction. Continuer la lecture de Comment construire une nouvelle conscience de classe ?
C’est un texte intéressant que propose Gilbert Rodrigue dans son blog Front syndical de classe.. Effectivement le retour à Marx s’impose mais pas seulement pour démontrer le caractère illusoire de la dette publique mais c’est toute la « comptabilité » du capital, y compris le rôle que joue l’endettement monstrueux des Etats-Unis et l’inflation qu’elle génère avec au coeur les dépenses d’armement. La baisse de fait de la prouctivité des « services » que le citoyen peut attendre de l’élévation des coûts liés à cette inflation qui pèse sur le niveau de vie entraine un mécontentement populaire, mais aussi le choix fasciste qui couvre avec un Etat toujours plus autoritaire le recours à la seule « propriété privée » sous sa forme financiarisée la gestion d’une « division du travail » de plus en plus destructrice des emplois et des qualifications. (note de danielle Bleitrach histoireetsociete)
Nos médias et ses chiens de garde se déchaînent en ce moment afin de culpabiliser le bon peuple qui, s’il n’acceptait pas les sacrifices et les remises en cause exigées par l’extrême centre serait hautement fautif au regard des générations à venir.
N’est-ce pas monsieur le premier ministre en sursis Monsieur François Bayrou? Continuer la lecture de La DETTE publique : un instrument de chantage, de prédation et de coercition contre le peuple
Oui nous en sommes toujours au problème soulevé par Marx pas seulement en « économie » mais en tant que matérialiste historique. Les obscurités et les contradictions des économistes tiennent toujours à leur négation des hommes concrets au profit de l’appropriation privée (privée de quoi disait déjà Henri Lefebvre), de ce qu’il appelle l’individu générique et identifie au « prolétaire »qui est la classe ouvrière mais plus que celle-ci, l’homme marchant dans l’histoire de son émancipation. Continuer la lecture de Franck Marsal ou pourquoi le marché n’est pas le même sous la dictature du capital ou sur celle du prolétariat..
Contestée dès la mort de Marx et d’Engels, la philosophie matérialiste a été considérée comme dépassée au tournant des années 1970-1980. Elle détient pourtant des clés essentielles à la compréhension du monde et des sociétés humaines.
Contesté, dépassé, le matérialisme redevient-il un mode de pensée permettant d’expliquer le monde ? La directrice de la Fondation Gabriel-Péri, Louise Gaxie, interrogeait le philosophe Florian Gulli et le politologue Guilhem Mevel au Village du livre de la Fête de l’Humanité. Le premier signe un article dans la revue la Pensée, dans le dossier de son numéro 419 consacré au matérialisme de Marx et Engels, tandis que le second prépare une thèse sur le jacobinisme et le marxisme.
Pourquoi les analyses du matérialisme historique ont-elles pu être contestées ou considérées par certains comme dépassées ? Continuer la lecture de En débat: Assiste-t-on à un renouveau de la pensée matérialiste ?
Un certain nombre de camarades, comme dans le texte de Robert Martin reproduit ci-dessous, l’ont perçu : Le discours de Fabien Roussel prononcé le 26 novembre 2024 à Fontaine en Isère ferait date avec ce retour aux fondamentaux de l’analyse marxiste. Nous sommes totalement d’accord mais tout autant que l’on comprend que ce retour à Marx est tout sauf un gadget intellectuel, il est au cœur de l’utilité d’un parti communiste et c’est parce qu’il en revient à ce fondamental qu’il est facteur d’unité dans le parti, dans la gauche, dans notre pays et au niveau international, d’une unité d’action et c’est là que tout reste à faire. (note de Danielle Bleitrach pour Histoireetsociete)
Le Secrétaire National du Parti Communiste aura su rappeler ce que sont les bases du matérialisme historique et pourquoi la lutte des classes est une conception très actuelle dans une période où les représentants du capital s’opposent fortement, voire violemment à la classe ouvrière au travers du tsunami que représentent tous les plans de licenciements actuels ou annoncés.
En reprenant avec force détails l’analyse du capitalisme comme étant un système dont la finalité est l’accumulation du capital par le biais des profits (ou plus-values) Fabien Roussel a positionné le Parti Communiste Français dans une trajectoire d’avenir devant aboutir inéluctablement à une nouvelle forme de société, le communisme.
En rappelant l’impasse économique et sociale dans laquelle nous nous trouvons, il a démontré le besoin de réindustrialisation qui s’impose à notre société aujourd’hui pour sauver l’emploi, préserver les savoir-faire et augmenter les salaires.
L’ancien député sera resté au cours de toute la journée et en permanence dans son rôle de Responsable communiste en n’hésitant pas à demander des nationalisations comme celle de Vencorex qui devrait s’imposer rapidement et la mise en place d’une économie administrée comme possible alternative au libéralisme débridé.
Ce discours théorique et pratique sur des bases marxistes aura fait circuler un air vivifiant bien au-delà des limites de l’Isère et loin, très loin des gesticulations populistes ou pas de la social-démocratie.Robert Martin texte diffusé sur Facebook.
Tout à fait d’accord avec cette analyse et elle doit permettre d’aller plus loin dans les exigences de l’heure en ne se bornant pas à l’opposer au populisme d’un Mélenchon mais aussi au Rassemblement National qui s’avère encore plus conquérant, ni à la social-démocratie ! Continuer la lecture de FABIEN ROUSSEL, CE “RETOUR A MARX” N’EST PAS UN GADGET MAIS LA NÉCESSITÉ POUR L’UNITÉ D’ACTION
Il s’avère que j’ai beaucoup apprécié les débats de cette université d’été du PCF; parce que comme j’ai essayé de le rendre à travers des compte-rendus précédents, ils étaient tous d’un bon niveau et d’une grande courtoisie. Il s’agissait alors d’exposer clairement les enjeux politiques actuels, à savoir:
1) le choix d’un parti communiste totalement intégré à une gauche ralliée à l’atlantisme. Un parti en rupture à la fois dans son histoire et en géopolitique avec toutes les expériences socialistes existantes au nom souvent d’un idéal marxiste, républicain. Cette orientation pouvait s’assortir de théories comme ici sur les conditions de la connaissance.
2) Face à ces “propositions” des organisateurs de l’Université, il y avait l’immense majorité des communistes qui en se référant aux 38 et 39e congrès voulaient l’autonomie du PCF et refusaient d’être impliqués dans les aventures atlantistes. Ces communistes étaient plus partagés sur l’héritage historique du PCF, sur la responsabilité de l’OTAN en Ukraine. Le débat allait souvent de ce fait dans le sens d’un éclaircissement en tous les cas d’une écoute réciproque, ce qui était une grande nouveauté après des années de censure et de diffamation. Il n’y a pas eu de fausse note jusqu’au dimanche matin où a eu lieu une intervention totalement scandaleuse qui a été celle de Clémentine Fauconnier. 45 minutes pour nous exposer une analyse digne de LCI ne laisser la parole qu’à des “questions” et pas de contradicteurs. C’était une véritable provocation. Continuer la lecture de Teng Hsiao Ping, Lénine, Mao, Politzer et la théorie du “reflet” ou le léninisme est-il marxiste ? un débat à l’université d’été(3) …
Marx a su analyser les contradictions du capitalisme sauf qu’il en est une qui lui est apparu négligeable. Le capitalisme a à la fois besoin de faire disparaître des paysans tout en ayant besoin d’eux pour nourrir la société et en partie aussi ses industries (pour le textile par exemple).
Or Marx était bien placé en Angleterre pour découvrir le résultat des conséquences des contradictions du capitalisme, sur l’agriculture, à savoir la disparition des paysans cultivateurs au bénéfice des paysans industriels.
Mais au cours du XIXème siècle le capitalisme n’était encore qu’un embryon et la paysannerie dominait la vie humaine pour la simple et bonne raison qu’avant d’accumuler du capital, il faut avoir de quoi manger, un abri et faire ainsi société. Continuer la lecture de Comment faire disparaître des paysans ? Par Jean Paul Damaggio
Avec son ouvrage, Le marxisme est un humanisme, Stéphanie Roza se concentre sur les œuvres de Sartre et de Lukacs pour poursuivre son étude consacrée aux Lumières.
Stéphanie Roza poursuit le travail commencé dans ses ouvrages précédents consacrés aux Lumières. L’humanisme peut être défini à grands traits comme une orientation philosophique générale insistant sur l’idée d’une nature ou d’une essence humaine (universalisme), d’une capacité des hommes à comprendre le monde dans lequel ils vivent (rationalisme) et d’une aspiration à l’émancipation collective (progressisme). Continuer la lecture de Lecture: « Le marxisme est un humanisme » : une philosophie pour l’humanité