I.A.: un outil d’hégémonie et de domination ?

Les ambitions de la Big Tech américaine semblent sans limites à l’heure où les États-Unis ont porté Trump au pouvoir. En face, l’Europe semble en retard dans un domaine technologique clé, porteur de promesses comme de dangers majeurs.

 

Alors que l’intelligence artificielle s’insère à grande vitesse dans notre vie quotidienne, cette nouvelle technologie est peu comprise des usagers comme des responsables politiques. Elle est aujourd’hui largement dominée par les États-Unis et la Chine. Mais l’Europe n’est pas en reste. Des décisions politiques, plus que des investissements massifs, pourraient permettre aux Européens de disputer l’hégémonie américaine à l’heure de la domination des géants de la « Big Tech ».

En tant que scientifiques, comment définissez-vous cette nouvelle technologie appelée « intelligence artificielle » ? Continuer la lecture de I.A.: un outil d’hégémonie et de domination ?

Que peut-on attendre de Macron et du patronat face aux droits de douane ?

« Ce que dit Macron, j’en ai rien à cirer »: ces grands patrons français ulcérés par l’appel à cesser d’investir aux États-Unis. Les nouveaux droits de douane annoncés par le président américain mercredi soir ont fait plonger les places boursières dans divers pays, mais Donald Trump a assuré vendredi qu’il maintenait le cap. En France, le président Emmanuel Macron a appelé à suspendre les investissements aux Etats-Unis, dans le cadre d’une riposte européenne qu’il souhaite « proportionnée » afin de laisser sa chance à la négociation avec les Américains.

Le ministre de l’Industrie Marc Ferracci a annoncé vendredi la tenue mardi à Paris d’un conseil national de l’industrie pour faire face à la crise commerciale déclenchée par la hausse des droits de douanes aux Etat-Unis. « Je convoquerai dès ce mardi un conseil national de l’industrie à Bercy, pour faire un point sur cette situation absolument exceptionnelle et préoccupante, avec l’ensemble des filières, et les représentants à la fois des employeurs et des salariés », a déclaré le ministre lors d’un déplacement chez Airbus près de Toulouse.Marc Ferracci, ministre délégué chargé de l’Industrie, le 23 septembre 2024

Marc Ferracci, ministre délégué chargé de l’Industrie, le 23 septembre 2024© IAN LANGSDON / AFP

L’injonction présidentielle, au lendemain de l’annonce par Trump de droits de douane de 20% sur les importations en provenance d’Europe, n’a pas convaincu les grands groupes qui ont des projets au pays de l’Oncle Sam de tout stopper.

« Certains d’entre nous sont tombés de leur chaise », confie l’un des quelque 50 dirigeants d’entreprises français invités jeudi en fin d’après-midi à l’Élysée. Au lendemain de l’annonce par Donald Trump de droits de douane de 20 % sur les importations en provenance d’Europe, l’injonction du président de la République à suspendre tout projet d’investissement aux États-Unis a décontenancé les grands patrons français. Continuer la lecture de Que peut-on attendre de Macron et du patronat face aux droits de douane ?

« Économie de guerre », une déclaration de guerre aux travailleurs ?

La politique du tandem Macron-Bayrou prend prétexte des conflits et des risques actuels de sécurité. Elle s’inscrit dans une guerre sociale visant à satisfaire les profits capitalistes.

 

Le monde n’a jamais été aussi surarmé. Il n’y a pas d’autre chemin que la paix et le désarmement pour une économie de justice sociale.

Alexandre Derigny

Secrétaire général CGT finances

 

Une économie de guerre, c’est une économie de la misère et de la destruction. Il n’y a pas d’autre chemin que la paix et le désarmement pour une économie de justice et de progrès social. Alors que les budgets d’austérité succèdent aux budgets d’austérité, alors qu’il faut prendre en compte le réel et qu’« il n’y a pas d’argent magique », subitement, des dizaines, voire des centaines de milliards se mettent à valser pour le réarmement. Continuer la lecture de « Économie de guerre », une déclaration de guerre aux travailleurs ?

ENTRETIEN. Fabien Roussel : « Notre modèle social ne doit pas payer la guerre en Ukraine »

N’étant pas abonné à Ouest France, le début de l’article est complété de la photos des deux pages que l’on peut lire aisément. Le positionnement politique est celui que l’on peut attendre d’un dirigeant communiste : l’adversaire principal est l’extrême-droite, la droite et Macron mais il dit aussi l’irritation de voir la gauche dans des affrontements sans issue et qui reste de fait dans la rhétorique de l’extrême-droite qu’elle prétend combattre. Sur l’Ukraine incontestablement il y a beaucoup de points commun, d’avancées et sur la question d’une défense nationale qui ne se limite pas à l’armement mais crée les conditions d’une indépendance économique en gros nous sommes d’accord. L’autonomie du parti ne se fait pas contre mais à travers l’originalité d’une position et ce qu’elle peut avoir de collectif. Il est évident que nous n’avons pas tout à fait la même analyse de Poutine et son gouvernement actuel et que se pose la manière dont la France peut se situer dans le grand bouleversement multipolaire et là le renvoi dos à dos de Poutine et de Trump est nettement insuffisant. Il suffit de lire le texte que nous publions aujourd’hui de la manière dont Poutine prévoit le développement de l’Arctique pour comprendre que nous sommes aux antipodes de Trump, je vous y renvoie  comme d’ailleurs à l’analyse publiée hier de Ziouganov sur le même sujet. D’un autre côté nous sommes tout à fait conscient comme le KPRF de la présence d’oligarques dans le parti et l’entourage de Poutine, mais nous faisons plus confiance dans le peuple russe et la manière dont il demeure très marqué par l’exigence du socialisme. Il est évident que Fabien Roussel, cet interview le confirme, est le seul qui conteste la politique du pouvoir et l’extrême-droite d’un point de vue de classe et de souveraineté nationale qui a toujours été celle des communistes. Si le peuple français s’y reconnait tant mieux. (note d’histoireetsociete)

« Racisme anti-Blancs », rivalités avec LFI, désaccords avec Bruno Retailleau et Manuel Valls, guerre en Ukraine et guerre commerciale avec les États-Unis, défense nationale, retraites, censure, candidature communiste à la présidentielle de 2027… Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), répond aux questions de « Ouest-France ». Et règle ses comptes au passage.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, est également maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord). Ici, devant la tour abbatiale située sur la Grand’place.
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, est également maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord). Ici, devant la tour abbatiale située sur la Grand’place. | STÉPHANE GEUFROI / OUEST-FRANCE Ouest-FranceStéphane VERNAY.

Il n’est plus député depuis la dissolution, battu par dans sa circonscription du Nord par un candidat Rassemblement national, mais il est toujours secrétaire national du Parti communiste français, maire de Saint-Amand-les-Eaux depuis le début de l’année, et il a des choses à dire sur le débat national et la situation internationale. Grand entretien avec Fabien Roussel, qui prépare un livre, Le parti pris du travail , à paraître le 24 avril, aux Éditions du Cherche Midi. Entretien.

Fabien Roussel, lundi, sur CNewsvous avez affirmé qu’il y a un « racisme anti-Blancs », une notion contestée par des sociologues mais mise en avant par l’extrême droite. Le premier secrétaire du Parti communiste que vous êtes regrette-t-il ses propos ?

Je sais que la notion de racisme anti-Blancs est utilisée par l’extrême droite pour tenter de nier le racisme dans sa construction historique liée à la colonisation. J’ai simplement voulu dire que toute insulte raciste doit être combattue, même si elle ne relève pas d’un système de domination. S’il est évident que je ne mets pas les choses sur le même plan, le racisme est une arme pour diviser le peuple. Je pense au rabbin d’Orléans qui a été agressé, à tous les jeunes stigmatisés pour la couleur de leur peau…

Cela vous a valu une déferlante de haine sur les réseaux sociaux. Comment l’expliquez-vous ? Continuer la lecture de ENTRETIEN. Fabien Roussel : « Notre modèle social ne doit pas payer la guerre en Ukraine »

Avec la fin de la trêve hivernale, la répression contre les locataires pauvres fait craindre des milliers d’expulsions

L’interdiction des expulsions locatives est levée ce lundi 31 mars. La perspective de leur reprise inquiète d’autant plus que le nombre de familles jetées de force à la rue a déjà augmenté de 26 % entre 2023 et 2024 et que la situation économique de nombreux ménages se dégrade.

 

C’est le retour de l’angoisse pour des dizaines de milliers de familles. La fin de la trêve hivernale, lundi 31 mars, signifie la reprise des expulsions locatives. L’inquiétude est d’autant plus forte que, depuis quelques années, leur nombre explose. Continuer la lecture de Avec la fin de la trêve hivernale, la répression contre les locataires pauvres fait craindre des milliers d’expulsions

Trump lance la plus grande attaque contre les syndicats du secteur public depuis Reagan (CQFD)

Voilà à quoi servent tous les leurres destinées à diviser la classe ouvrière, la jeunesse, les couches populaires, comme a tenté de le dire Roussel : derrière le racisme assumé de part et d’autre, encouragé par le clientélisme de l’extrême-droite et de LFI, derrière la xénophobie antirusse ou antichinoise, pour maintenir en fait la soumission atlantiste et la guerre, il y a un nouvel assaut tenté par un impérialisme défait contre les travailleurs, contre toute alternative au capitalisme. Il est fait grand bruit sur les gadgets, mais le terrain en jachère du positionnement de classe, la destruction des organisations et le culte des « mouvements » autour des « leaders » a créé un terrain favorable à cet assaut. Ne nous laissons pas diviser et voyons qui est l’ennemi réel. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

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Le président américain Donald Trump salue les journalistes alors qu’il traverse le South Garden pour monter à bord de Marine One, à Washington, D.C., États-Unis, le 28 mars 2025. Photo : Xinhua

 

David Brooks et Jim Cason, correspondants

New York et Washington. Sans bruit ni grandes proclamations, le président Donald Trump a lancé la plus grande attaque contre le syndicalisme de l’histoire moderne depuis que Ronald Reagan a licencié des milliers de contrôleurs aériens dans les années 1980. Continuer la lecture de Trump lance la plus grande attaque contre les syndicats du secteur public depuis Reagan (CQFD)

Après l’éviction du PDG d’EDF, les gros industriels maintiennent la pression sur l’Etat

Une semaine après avoir obtenu l’éviction de Luc Rémont à la tête de l’opérateur historique, les patrons des grandes sociétés énergivores poursuivent leur lobbying auprès de l’État pour contraindre EDF à leur fournir du courant à prix bas.

 

Les grands industriels ne savent toujours pas comment ils s’alimenteront en électricité nucléaire à compter du 1er janvier 2026. Le gouvernement, qui a brutalement mis le patron d’EDF, Luc Rémont, à la porte après seulement deux ans et demi en poste et à trois mois de la fin de son mandat, appelle les directions des grandes sociétés électro-intensives (chimie, ciment, acier, etc.) à poursuivre le dialogue pour trouver un accord d’ici l’été. Continuer la lecture de Après l’éviction du PDG d’EDF, les gros industriels maintiennent la pression sur l’Etat

L’agroécologie comme projet communiste pour sortir de la dépendance aux produits phytosanitaires

communiqué du  le 25 mars 2025

Cette 20e Semaine pour les alternatives aux pesticides (SPAP) se tient dans un contexte très défavorable au progrès environnemental, de la loi d’orientation agricole qui vient d’être promulguée à l’abaissement des normes au sein de la directive Omnibus portée par la Commission européenne. Pour le Parti communiste français, ces choix politiques sont à voir comme un soutien à l’intégration croissante de l’agriculture dans et par le capitalisme agraire alors qu’il y a urgence à transformer notre agriculture. Il est indispensable de protéger nos agriculteurs et l’environnement face à l’ouverture des marchés agricoles. Continuer la lecture de L’agroécologie comme projet communiste pour sortir de la dépendance aux produits phytosanitaires

Succès de la Rencontre Publique des Communistes à Donzac (avec les vidéos)

Tarn et garonne - Succès de la Rencontre Publique des Communistes à Donzac

Donzac, 20 mars 2025 – Ce jeudi soir, les communistes de Castelsarrasin, Valence et Lomagne ont tenu une rencontre publique à Donzac, marquant l’aboutissement de plusieurs mois de mobilisation auprès des agriculteurs et des maires ruraux de l’ouest du Tarn-et-Garonne. Plus de 70 personnes, dont de nombreux agriculteurs locaux, ont répondu présents pour discuter des propositions du PCF pour une agriculture durable, rémunératrice et productive. Continuer la lecture de Succès de la Rencontre Publique des Communistes à Donzac (avec les vidéos)

Crise du logement, comment relancer la construction ?

Dans un contexte où on assiste à une baisse du nombre de permis de construire, une vingtaine d’associations ont déposé plainte contre l’État, l’accusant d’inaction face au fléau du mal-logement.

 

Le modèle français du logement social fait face à une déstructuration sans précédent, accélérée par la politique macroniste et ses penchants systématiques pour la privatisation. Depuis 2017, on assiste notamment à une baisse drastique des permis de construire qui conduit à un manque de logements abordables. Il y a urgence à remettre la question du logement au cœur des politiques publiques.

Le dernier rapport annuel de la Fondation pour le logement des défavorisés montre que de nombreux indicateurs sont au rouge. Peut-on dire que la situation s’aggrave ? Continuer la lecture de Crise du logement, comment relancer la construction ?