Avant sa venue à Montauban, salle des fêtes du FAU le mardi 12 décembre 2023 à 19h00 et sa visite en Tarn et Garonne, le débat organisé par HEC
Étiquette : Travail
Pourquoi les femmes sont-elles plus exposées à la pauvreté ?
Dans son rapport annuel sur l’« État de la pauvreté », paru ce mardi 14 novembre, le Secours catholique alerte sur la précarité croissante des femmes, indissociable des charges qui pèsent sur elles de manière structurelle.

© Jean-Pierre Sageot/Signatures
Le constat est sans appel : la pauvreté s’incarne de plus en plus au féminin. Alors qu’elles constituaient déjà la moitié des bénéficiaires du Secours catholique à la fin des années 1980, les femmes sont aujourd’hui largement surreprésentées avec près de 60 % des demandes, selon le rapport annuel de l’association basé sur les statistiques issues des 1 027 500 personnes qui l’ont sollicitée en 2022.
Ce chiffre s’inscrit dans un contexte d’aggravation de la pauvreté, puisque le niveau de vie médian constaté a baissé de 7,6 % en un an. Il s’établissait à 538 euros par mois en 2022 (contre 579 euros en 2021), soit 18 euros par jour pour subvenir à tous les besoins, dont le logement. Pire, trois quarts des bénéficiaires survivent très en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 40 % de cette somme – par comparaison, ils étaient 65 % en 2017. Continuer la lecture de Pourquoi les femmes sont-elles plus exposées à la pauvreté ?
Plan Climat du PCF (Video + docs à télécharger)

L’urgence est là. Planifier ou subir le changement climatique, voilà le carrefour auquel est arrivé l’humanité.
L’immense travail du GIEC, valorisant l’apport inestimable de scientifiques du monde entier, nous alerte sur la gravité des conséquences de ce changement. Et il nous permet aussi d’affirmer qu’une transformation radicale peut préserver l’habitabilité de la Terre et être bénéfique à toutes et tous.
Une conviction est au cœur de notre démarche : ce grand défi qu’est la lutte contre le changement climatique ne pourra être relevé que dans la justice sociale et la coopération internationale.
Le plan climat, Empreinte 2050, contribuera à la justice sociale par l’amélioration de la vie de l’immense majorité de nos concitoyennes et concitoyens et la réduction des inégalités. Continuer la lecture de Plan Climat du PCF (Video + docs à télécharger)
Ce 6 novembre à 11 h 25, les femmes travaillent « gratuitement » : pourquoi l’index égalité n’y change rien
Ce lundi 6 novembre, les femmes commenceront à travailler gratuitement jusqu’à la fin de l’année, selon les calculs du collectif féministe Les Glorieuses. L’Humanité s’est procuré plusieurs bilans sociaux d’entreprises françaises affichant des scores excellents à l’index égalité. L’occasion de dresser le vrai bilan de l’outil lancé en 2018 par le gouvernement pour réduire les inégalités dans les entreprises.

C’était en novembre 2017. Dans un discours enflammé, le chef de l’État érigeait l’égalité hommes-femmes en grande cause nationale de son quinquennat, et déclarait la guerre aux discriminations pesant sur les femmes, « à l’embauche et au cours de leur carrière professionnelle ». Six ans plus tard, il pourrait prononcer le même discours.
Selon l’Insee, les inégalités salariales ont certes continué à se réduire, comme c’est tendanciellement le cas depuis 2000, mais les revenus des femmes sont toujours inférieurs de 24,4 % à ceux des hommes. Et, ce lundi 6 novembre, à 11 h 25, elles commenceront à travailler gratuitement, selon les estimations du collectif Les Glorieuses.
Les 5 indicateurs de l’index
À ses détracteurs qui l’accusent d’immobilisme, l’Élysée brandit souvent l’index de l’égalité professionnelle, censé mesurer les niveaux d’inégalité au sein des entreprises afin de les inciter à s’amender. Continuer la lecture de Ce 6 novembre à 11 h 25, les femmes travaillent « gratuitement » : pourquoi l’index égalité n’y change rien
Stop à la hausse des prix – Pétition pour l’augmentation des salaires et des pensions !
Les prix flambent et la situation devient insupportable pour les Français·es qui se voient contraint·es de débourser des sommes de plus en plus exorbitantes pour subvenir à leurs besoins vitaux tels que l’énergie, les carburants et surtout la nourriture. Avec ces augmentations galopantes, 18 % des ménages vivent continuellement à découvert et 31 % des Françaises et des Français sautent des repas parce qu’ils n’ont pas les moyens.

Cette situation est inacceptable !
Le PCF est pleinement mobilisé contre la politique du Président de la République et du gouvernement qui poursuivent leur offensive au service exclusif du capital avec la complicité des forces de droite et d’extrême droite. L’heure est à mettre en échec le plan d’austérité de 15 milliards d’euros annoncé par le gouvernement. L’heure est à exiger un tournant majeur : donner la priorité à la formation et au développement de l’emploi, avec de bons revenus et salaires.
Les propositions du PCF :
➡️ Indexer les salaires sur l’inflation, augmenter les salaires et les pensions & garantir l’égalité salariale femmes – hommes
➡️ Bloquer les prix
➡️ Baisser les taxes sur les carburants
➡️ Sortir des logiques du marché européen de l’énergie
➡️ Conditionner les aides publiques aux entreprises au respect de critères sociaux et environnementaux
Moissac: quel est le montant des indemnités perçues par les élus municipaux? In DDM
NDLR de MAC: nous reprenons un article très bien documenté de la DDM en soulignant une fois encore que M. Lopez n’invente rien. Il applique la méthode de Beaucaire qui consiste à « virer » ou « laisser partir » les cadres territoriaux (Catégories A & B), les remplacer par des catégories C et renforcer son pouvoir sur l’équipe municipale en les faisant travailler sur des taches dévolues à des fonctionnaires. Ainsi, il peut se prévaloir d’une masse salariales en baisse, des effectifs stables et des élus-es mieux indemnisés-es qui lui sont donc redevables. Lire ici : Moissac: son avenir se dessine à Beaucaire… Et saluons au passage la pugnacité des élus-es de TEMS! CQFD

Lors du conseil municipal de lundi, les échanges sur les indemnités des élus moissagais ont remis en lumière la décision du maire RN Romain Lopez d’augmenter singulièrement le salaire du maire.
Lundi soir, le vote sur la réactualisation du tableau des indemnités des élus a ravivé les tensions qui opposent majorité et opposition sur le sujet. Cette délibération, qui n’était qu’une pure formalité administrative dans le cadre du remaniement des adjoints au maire suite à l’éviction de Pierre Puchouau, a remis en lumière le montant majoré perçu par l’équipe du maire RN Romain Lopez qui assure être « transparent sur le sujet ». Continuer la lecture de Moissac: quel est le montant des indemnités perçues par les élus municipaux? In DDM
Pas les mêmes valeurs !

Pendant que certains tentent d’abattre le PCF et ses dirigeants dans une campagne injurieuse et mortifère en faisant pire que le RN/FN, ce dernier déploie sa haine sur les marchés et dans les quartiers sous la forme d’un tract populiste et odieux.
Que l’on en juge sous le titre « Vivement le 9 juin ! »(1), en 6 phrases se déversent toute l’incompétence crasse et les mensonges d’un RN/FN anti-républicain tels que l’antienne rengaine de la « submersion migratoire » avec les « délinquants étrangers » , « rompre avec le laxisme » et « lutter contre l’islamisme » dans un fourre-tout appelé « votre sécurité ».
Mieux encore pour le pouvoir d’achat, après avoir voté contre les augmentations du SMIC, le RN/FN demande aux entreprises « d’augmenter les salaires de 10% sans hausse des charges patronales ». On comprend pourquoi ces gens-là protègent la finance et la libre concurrence, le capital et les profits des grands patrons sans jamais remettre en cause les immenses fortunes accumulées. Ils osent ainsi parler d’élections de mi-mandat comme si les Européennes étaient américanisées à la sauce Trump !

Le Bon Sens
Face à eux, les militants communistes sont les seuls à arpenter les quartiers et les villages, à combattre la misère en organisant des ventes de fruits et légumes, en soutenant les salariés-es en lutte et leurs revendications, en agissant au quotidien sur le logement, les transports, l’école ou mieux encore pour la santé et contre les déserts médicaux ! Ici point de RN/FN sur ces thématiques…
Ce sont bien des questions de « Bon Sens » (2) portées par le PCF, avec L. Deffontaines et F. Roussel que de vouloir « augmenter les salaires » avec un SMIC à 1600 euros net, « bloquer les prix » et « produire en France ». L’inflation insupportable que nous subissons est portée par les 45% de profits enregistrés (Source FMI).
C’est bien une question de « Bon Sens » de vouloir un « pacte pour la jeunesse » et protéger son avenir, comme promouvoir « l’Egalité partout et pour tous ».
C’est enfin et toujours une question de « Bon Sens » de vouloir « la Paix en Ukraine et partout dans le monde » et aussi « Agir pour le climat »…
Deux conceptions de l’avenir s’opposent !
Allons-nous laisser ces gens-là, avec leur vision étriquée et passéiste, saper les fondements de notre République et mettre en péril notre devise « Liberté, Égalité, Fraternité », mettre à mal la Laïcité et la Solidarité?
Maximilien

Je veux lutter contre le racisme, contre le capitalisme et l’obscurantisme, je rejoins le PCF
Sénatoriales 2023 : le PCF progresse et renforce son groupe, gagnant deux sièges

Deuxième force politique de gauche au Sénat, le Parti communiste français sort renforcé de ces élections sénatoriales. C’est la traduction d’élections municipales qui ont vu le PCF étendre son implantation locale.
Après le gain de 2 sénateurs en 2020, le groupe communiste au Senat voit l’arrivée de nouvelles sénatrices et d’un sénateur venus de départements où il n’y avait pas d’élus sortants pour les communistes, une apparentée d’Outre Mer de la Réunion (Evelyne Corbiere), et deux sénatrices communistes de Meurthe et Moselle (Silvana Silvaner) de Seine-et-Marne (Marianne Margaté) et un divers gauche dans le Val d’Oise.
Ian Brossat, porte-parole du PCF, élu de Paris rejoint le Sénat, succédant à Pierre Laurent.
Dans le Pas-de-Calais, la liste communiste double ses voix et fait élire Cathy Apourceau Poly, porte-parole du PCF, et un sénateur divers gauche Jean Pierre Corbizet.
Malgré la perte d’un sénateur en Val-de-Marne et en Seine-Saint-Denis, *le progrès est réel au groupe communiste qui passe de 15 élus à 17 élus voire plus. *
Depuis l’élection de Fabien Roussel comme secrétaire national et les bons résultats des municipales de 2020, le PCF progresse globalement par rapport à 2017 en voix et en pourcentage dans cette élection qui est le résultat des élections intermédiaires de 2020 et 2021. Les communistes avaient réussi une réimplantation dans de nombreux départements.
Nous progressons dans des territoires où l’exigence de services publics, d’égalité des territoires est forte et où le combat contre les droites et le rassemblement national mobilisent les progressistes .
La progression du groupe communiste au Sénat est la surprise à gauche où beaucoup commentaient sa disparition .
Deuxième groupe de gauche du Sénat avec la réélection de tous ses sortants le groupe communiste entend poursuivre son opposition à Emmanuel Macron.
Cette progression des communistes est une très bonne chose pour la gauche et pour l’urgence sociale que connaît notre pays sur les salaires et les pensions comme sur l’emploi et pour la démocratie.
Parti communiste français,
Paris, le 24 septembre 2023.
Professeur d’EPS : des conditions d’exercice détériorées
Logement social : « Les montants des rappels de charges sont abyssaux pour les locataires »
Eddie Jacquemart, président de la Confédération nationale du logement (CNL), revient sur l’impact des hausses de charges sur les résidents et sur l’insuffisance des mesures gouvernementales.
Quelle situation observe la CNL sur le terrain ?

Eddie Jacquemart, Président de la Confédération nationale du logement (CNL)
De nombreux locataires du parc social viennent nous voir avec des rappels de charges locatives pour 2022 dont les montants sont parfois abyssaux, de 400 à 1 500 euros. En parallèle, ils sont confrontés à une hausse des provisions pour les charges mensuelles de l’année 2023. Il y a aussi le problème de ceux qui se chauffent en individuel, dont les factures d’énergie explosent depuis la fin des tarifs réglementés du gaz, le 30 juin. Beaucoup sont très inquiets.
Les plus touchés sont les célibataires ou ceux qui vivent dans des appartements Plai (types de HLM aux loyers les plus bas), avec des petits loyers. Quand ils voient arriver les régulations de charges, qui peuvent représenter jusqu’à trois fois leur loyer, ils sont complètement paniqués. Cette augmentation est orchestrée par le gouvernement. Cela représente quand même 17,1 % de hausse en deux ans, rien que sur les fluides. Et c’est compter sans ce qui va encore tomber au 1er janvier 2024.
Est-ce le seul sujet d’inquiétude ?
Non, bien sûr. S’ajoutent aux charges le problème du coût de la rentrée des classes et celui de l’alimentaire surtout, avec l’inflation qui a fait bondir les prix des produits de première nécessité. Enfin, il y a la hausse de l’essence, alors que dans les quartiers isolés, où il y a peu de transports publics, la voiture est nécessaire.
Pour certains locataires, c’est la triple peine : pas de rénovation thermique, des charges qui explosent, des déplacements coûteux. Ce sont toujours les plus pauvres qui cumulent les difficultés. Du coup, les familles sont aux abois. Il y aurait vraiment de quoi lancer une mobilisation des locataires. Au sein de la CNL, nous avons également lancé une pétition pour exiger un service public de l’énergie, seul rempart possible à cette explosion des coûts des fluides.
Et c’est compter sans la baisse des allocations logement…
Le perpétuel rabotage de l’APL (aide personnalisée au logement) est un vrai problème. Les plafonds n’ont pas été augmentés depuis des années et elle n’a pas été revalorisée à hauteur de l’inflation. Depuis 2022, une hausse de 3,5 % a bien été actée, mais cela permet juste de compenser une partie de l’augmentation des loyers, estimée à 7 % en deux ans.
En outre, cela concerne peu de locataires, les barèmes pour obtenir l’APL étant très bas. Mais concernant les charges, il n’existe aucun amortisseur. Le forfait charges, qui tourne autour de 50 euros, n’a pas été modifié, malgré la hausse des prix. Quand aux chèques énergie, leur utilisation est tellement complexe que beaucoup renoncent à s’en servir.
Au-delà de l’APL, que pensez-vous des aides mises en place pour amortir l’inflation ?
Les mesures gouvernementales ne sont que conjoncturelles, telle une rustine sur une jambe de bois. Ce que nous voulons, au contraire, ce sont des mesures structurelles, comme le gel des loyers que nous avons demandé à travers une pétition.
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Quant à la rénovation énergétique, cela prend du temps. En attendant, il faut des mesures immédiates pour maintenir le pouvoir d’achat. Sinon, dès cet automne, cela risque d’être très compliqué pour les familles. Mais les déclarations du nouveau ministre du Logement, qui a rejeté la piste de l’augmentation de l’APL, ne vont pas dans ce sens, pas plus que celle du budget logement pour 2024, lequel devrait encore être revu à la baisse. On va laisser les gens dans des situations dramatiques, en se contentant de distribuer, çà et là, des subsides ponctuels qui ne sécurisent pas les familles.
Quelles sont les conséquences concrètes dans les quartiers ?
On constate de plus en plus de retards et d’impayés de loyers. On voit également de plus en plus de locataires contraints de faire des choix, sur l’alimentaire d’abord. Ils ont aussi renoncé aux loisirs, aux vacances. C’est terrible, surtout pour les enfants. L’hiver venu, certains ne se chaufferont pas, comme on l’avait déjà observé l’année dernière. La situation est très compliquée. Les gens doivent faire attention à tout, se priver. Les quartiers sont en souffrance. Malgré tout, l’entraide entre pauvres reste réelle. Les locataires, dans les quartiers, restent humains. Ils s’épaulent, se prêtent des choses. C’est incroyable, dans cette jungle libérale qu’on nous impose. Preuve que les dirigeants n’ont pas encore réussi à casser la solidarité dans les quartiers populaires.
Pour une jeunesse plus sportive, il faut investir fortement dans l’EPS, « en faire un axe prioritaire des politiques éducatives et reconnaitre cet enseignement sur l’ensemble du parcours scolaire des élèves ». « Pour l’heure, il manque un engagement politique à la hauteur des enjeux qui sont face à nous » selon Coralie Benech.
