La crise de la monnaie comme moment à potentialités « révolutionnaires », par Danielle Bleitrach

NDLR de MAC: article reprit du site Histoire et Société et à mettre en perspective avec à la fois l’actualité quotidienne et les fondements marxistes.
temps de lecture: 13 minutes.

 

La profondeur de la perspective historique est aussi essentielle que l’analyse des bouleversements économiques et sociaux, territoriaux dans une démarche « marxiste » d’élucidation des contradictions du présent. C’est la perspective adoptée dans notre livre Quand la France s’éveillera à la Chine, la longue marche vers un monde multipolaire. Un choix théorico-pratique intellectuel et militant.

Certaines questions envisagées dans ces dimensions spatio-temporelles aboutissent parfois à des convictions : l’une d’entre elles commence à faire des adeptes, l’idée que nous n’allons pas vers des changements profonds, irréversibles mais que nous y sommes déjà et qu’il s’agit d’un monde multipolaire. Continuer la lecture de La crise de la monnaie comme moment à potentialités « révolutionnaires », par Danielle Bleitrach

Journée internationale de la visibilité lesbienne : la rue contre les idées d’extrême droite

Ce 26 avril, des centaines de personnes se sont donné rendez-vous place de la Nation à Paris pour célébrer la journée de visibilité lesbienne. Une manifestation sous le prisme de la lutte contre l’extrême droite.

 

« Il est important de montrer qu’on existe. Deux femmes ont le droit de se tenir la main dans la rue et d’être mères », lance joyeusement Pauline en portant sur son dos sa petite fille de cinq ans, couverte de paillettes. Main dans la main, cette trentenaire et sa compagne défilent fièrement dans les rues parisiennes sous l’ombre des drapeaux lesbiens gonflés par le vent. Elles célèbrent en famille la journée internationale de la visibilité lesbienne, ce 26 avril, place de la Nation. Par-dessus leurs rires, s’élèvent des chants. Une chorale entonne ces quelques mots : « Nous sommes mères lesbiennes, et mères célibataires – sans papa on le fera. » Continuer la lecture de Journée internationale de la visibilité lesbienne : la rue contre les idées d’extrême droite

« le Parti pris du travail », Fabien Roussel démontre pourquoi le travail est de gauche

À contre-pied des libéraux, le secrétaire national du PCF défend, dans son livre le Parti pris du travail, un projet émancipateur : travailler moins pour travailler tous, se former afin de produire mieux, intervenir dans les choix de gestion en vue de se libérer de la finance. Une contribution au débat à gauche.

Ouvrir des usines plutôt que les fermer. Unir le peuple plutôt que le diviser. Tel est le credo que défend le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, qui publie ce jeudi 24 avril son troisième livre, le Parti pris du travail (le Cherche Midi). Il faut redonner du sens à ce dernier « en l’associant à des mots comme « émancipation », « bonheur », « dignité », « fraternité », « égalité » », écrit-il, là où le système économique « ne parle que de « rentabilité », de « subordination » et d’« obéissance » ».

L’ouvrage expose donc une vision du travail bien différente de la « valeur travail » mise en avant par les libéraux, à l’image d’un François Bayrou, premier ministre qui, le 15 avril, assénait que « les Français ne travaillent pas assez ». Selon le dirigeant du PCF, il faut au contraire organiser la diminution du temps de travail, en le partageant avec tous. En outre, l’emploi doit s’accompagner de droits, notamment afin d’intervenir dans la gestion des entreprises. Il insiste également pour que les droits des salariés, notamment syndicaux, soient étendus aux travailleurs ubérisés.

Avec ce livre, Fabien Roussel reprend le flambeau des précédentes campagnes présidentielle et européenne du PCF : celui de la nouvelle industrialisation du pays. Il déplore, à plusieurs reprises, « la perte de souveraineté dans de nombreux domaines », qui soumet la France à des puissances étrangères. Si cela peut paraître consensuel, il se veut plus clivant quand il dit que cela rend le pays dépendant « de la finance ».

Comment reprendre le pouvoir sur celle-ci est au cœur de la réflexion des communistes. C’est l’une des conditions pour mettre fin à « la spirale de la désindustrialisation », que l’auteur décrit dans les premières pages qui sonnent comme un cri d’alarme. Il invite à de gigantesques investissements en vue de restaurer l’appareil industriel et doubler la production d’énergie non carbonée d’ici à 2050.

S’il faut taxer les plus riches, cela ne suffira pas pour cet effort. « Les sommes à investir sont trop importantes », prévient Fabien Roussel, qui appelle à utiliser les dépôts bancaires (1 300 milliards d’euros pour les banques publiques, 6 000 pour les établissements privés). Il propose d’ailleurs la nationalisation de la Société générale ou du Crédit lyonnais, et la création d’un fonds pour l’industrie.

Le travail comme « ciment » de l’union

L’autre enjeu du livre est de mettre en avant l’objectif qui doit être au cœur de la gauche selon Fabien Roussel. Ici, la question stratégique de l’union entre partis de gauche n’est pas abordée : la priorité est donnée à « l’union du peuple de France » dont Fabien Roussel pense que le travail peut être le « ciment ».

Aussi appelle-t-il à combattre les oppositions factices, nourries par la droite et l’extrême droite, entre Français et immigrés, entre différentes professions, entre ceux qui ont un emploi et ceux qui n’en ont pas. Il précise ainsi qu’il « est impossible de vivre avec 565,342 euros par mois », ajoutant : « C’est ce que je réponds à ceux qui m’expliquent que les bénéficiaires du RSA vivent mieux que les travailleurs. »

L’une des idées phares du livre est d’ailleurs la « fin progressive » du RSA qu’il considère comme une « politique de reniement », un « système » qui maintient les allocataires en « situation d’exclusion » et les invite à se taire. Au contraire, il faut garantir à chacun un emploi ou une formation dans le cadre d’une nouvelle Sécurité sociale. Cela doit permettre une mobilité professionnelle choisie grâce à une sécurité de revenus.

À la gauche de construire une conscience de classe

Ce livre se veut surtout un appel au peuple de France à reprendre en main son destin. Cela passe par une prise de conscience de classe. Celle-ci « ne se décrète pas. Elle se construit », souligne Fabien Roussel, qui insiste pour cela sur le rôle actuel des syndicats et du PCF. « Cela devrait être celui de toute la gauche, en plaçant la question sociale au cœur de son projet », écrit-il.

C’est là l’une des rares mentions au reste du Nouveau Front populaire qu’il lui arrive d’égratigner, avec quelques critiques contre le mandat de François Hollande, mais aussi contre la France insoumise qui, selon lui, « donne le sentiment de rechercher le chaos » et de vouloir dominer la gauche ou de chercher des alliances communautaristes.

D’autres thèmes sont abordés : la critique de l’attitude des riches et des actionnaires, la justice sociale, la politique internationale. Le Parti pris du travail est une exposition des thèmes dont Fabien Roussel pense qu’ils sont indispensables à la gauche en vue de gagner dans les années à venir. Avec l’envie d’en débattre.

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(A retirer soit à la Fédé 82 à Montauban soit à l’Espace Métais à Castelsarrasin, précisez en fin de commande)

 

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636 postes supprimés chez ArcelorMittal mais des centaines de millions de bénéfices et de dividendes

La multinationale, pourtant prospère, poursuit son désengagement de l’Hexagone. Elle annonce la suppression de 636 postes dans les sites français du groupe, selon un comité social et économique qui s’est tenu ce mercredi 23 avril.

 

La direction aura joué avec leurs nerfs durant toute la journée. Ce mercredi 23 avril matin, un CSE exceptionnel débute au siège d’ArcelorMittal France, à Saint-Denis (93) : les rumeurs de casse sociale bruissent dans les couloirs depuis des jours et les salariés ont hâte de connaître le verdict. Mais plutôt que d’annoncer la couleur d’entrée de jeu, la direction préfère distiller les informations au compte-goutte, égrenant les suppressions de postes par dizaines. Continuer la lecture de 636 postes supprimés chez ArcelorMittal mais des centaines de millions de bénéfices et de dividendes

Franck Marsal : propositions à partir des analyses du secteur économique du PCF

Effectivement la question monétaire mérite encore beaucoup d’approfondissements et devrait nous occuper mais il faut aussi poser cette question face à ce qu’elle traduit en particulier la financiarisation, un capital devenu disons parasitaire par rapport à la production matérielle, Marx certes a à peine entrevu le problème mais il y a pas mal de ses analyses qui nous parlent conceptuellement. Paul Boccara a eu le mérite de remettre en avant la baisse tendantielle du taux de profit dans le prolongement des travaux entre autres de Boukharine, mais son mode de régulation était marqué par le choix d’une certaine mondialisation à laquelle il paraissait vain de résister. Que sa démarche ait été utilisée par des « liquidateurs » ne doit pas nous faire oublier qu’il est resté avec le secteur économique parmi ceux qui ont continué à tenter de centrer le parti et la gauche vers le travail et l’entreprise. Si je dis cela c’est qu’il me semblerait utile aujourd’hui où le politique reprend ses droits ou tente de reprendre ses droits, ce qui me parait le plus intéressant dans le débat tel que le lance Roussel (hier soir sur la 5 c’était tout à fait passionnant), il faut reprendre cette question de la monnaie en relation avec la réindustrialisation centrée sur l’innovation, les bassins dans lesquels les entreprises sont à la fois fournisseurs et clients, l’importance centrale de la force de travail et l’articulation des investissements avec la coordination des capacités humaines et des ressources nécessaires. (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Il devient clair que les relations mondiales entrent dans une nouvelle phase. Mais, il me semble peu probable de voir émerger rapidement une nouvelle monnaie mondiale, sur la base d’un consensus international. Continuer la lecture de Franck Marsal : propositions à partir des analyses du secteur économique du PCF

« Un million d’oliviers pour la paix » : le PCF Val-de-Marne collecte des fonds pour planter des oliviers en Cisjordanie

En lien avec l’Association des agronomes arabes, basée à Ramallah, la fédération du PCF s’investit dans une campagne visant à collecter des fonds pour acheter des oliviers qui seront replantés en Cisjordanie. Une action concrète contre l’occupation et les colons.

 

La solidarité concrète. Les communistes du Val-de-Marne, sous l’impulsion de Cristine Hernandez, en charge des questions internationales, dénoncent depuis longtemps la guerre génocidaire à Gaza et le nettoyage ethnique en cours en Cisjordanie. Ils ont décidé d’aller plus loin en agissant pour aider les Palestiniens. Continuer la lecture de « Un million d’oliviers pour la paix » : le PCF Val-de-Marne collecte des fonds pour planter des oliviers en Cisjordanie

« Trains de la colère » : venus de Cahors et de Clermont-Ferrand, des centaines d’élus et d’usagers demandent des comptes à Paris sur l’abandon de leurs lignes + Videos

À l’appel des associations Urgence ligne Polt et Objectif capitales, des centaines de personnes venant du Centre comme du Sud-Ouest ont convergé vers Paris pour demander au gouvernement d’investir dans le réseau ferroviaire.

 

Un ras-le-bol commun, une détermination partagée. Ce mardi 15 avril, près de 400 personnes ont quitté Cahors (Lot) et Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) aux aurores pour rallier Paris à bord de deux « trains de la colère ». À leur arrivée en gare d’Austerlitz, élus, usagers, associations et représentants d’entreprises ont dénoncé « le manque d’investissement de l’État » sur les lignes Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (Polt) et Paris-Clermont-Ferrand. Continuer la lecture de « Trains de la colère » : venus de Cahors et de Clermont-Ferrand, des centaines d’élus et d’usagers demandent des comptes à Paris sur l’abandon de leurs lignes + Videos

Castelsarrasin – Les communistes viennent à la rencontre des Castelsarrasinois dans les quartiers

 

Dans le cadre de leur préparation aux élections municipales de 2026, les communistes de Castelsarrasin lancent une grande tournée de porte à porte pour aller à la rencontre des habitants, écouter leurs préoccupations et leur présenter leurs propositions.

À partir du mercredi 23 avril, les militants du Parti Communiste Français sillonneront les cinq grands quartiers de la ville pour discuter avec les Castelsarrasinois-es de leur quotidien, de leurs attentes, et des solutions concrètes que la commune peut mettre en place pour améliorer la vie de toutes et tous.

Calendrier des rencontres par quartier : Continuer la lecture de Castelsarrasin – Les communistes viennent à la rencontre des Castelsarrasinois dans les quartiers

L’agroécologie comme projet communiste pour sortir de la dépendance aux produits phytosanitaires

 

Publié le 25 mars 2025

Cette 20e Semaine pour les alternatives aux pesticides (SPAP) se tient dans un contexte très défavorable au progrès environnemental, de la loi d’orientation agricole qui vient d’être promulguée à l’abaissement des normes au sein de la directive Omnibus portée par la Commission européenne. Pour le Parti communiste français, ces choix politiques sont à voir comme un soutien à l’intégration croissante de l’agriculture dans et par le capitalisme agraire alors qu’il y a urgence à transformer notre agriculture. Il est indispensable de protéger nos agriculteurs et l’environnement face à l’ouverture des marchés agricoles. Cela implique de remettre en cause les traités de libre-échange et de porter de nouveaux accords de coopération agricole, pour en finir avec les importations de produits alimentaires provenant de pays qui ne respectent pas les mêmes normes sanitaires et environnementales que celles exigées à nos producteurs. Continuer la lecture de L’agroécologie comme projet communiste pour sortir de la dépendance aux produits phytosanitaires

Blocus naval de Cuba: défendre Cuba c’est faire la clarté sur l’impérialisme…

 

La sophistification dans la cruauté de l’impérialisme est tel que la nausée vous prend devant les états d’âme des salauds qui se sont installés à la tête des commissions internationales du PCF et de la CGT, pour y faire régner l’inertie et les prises de position en faveur disons le clairement des Etats-Unis et de leurs alliés. Ce sont les Kamenka et tous ceux qui font régner la confusion au sein du PCF et de la CGT. Si nous ne sommes pas d’accord avec ceux qui confondent dans leur dénonciation le PCF qui se bat, qui est en train de se transformer, il est clair qu’il va être impossible de continuer à feindre de défendre Cuba tout en étant le stipendié des pseudos syndicats ukrainiens, qui avec Ponomarev l’organisateur de la CIA, sont les agents de l’impérialisme. La clarté au sein du parti aidera l’ensemble de la gauche et des forces syndicales à évincer ceux qui prétendent encore mener un double jeu sur la paix et l’anti-impérialisme, mais encore faut-il qu’il y ait cette clarté politique. Encore faut-il que le « radicalisme » ne réserve pas tous ses coups à ceux qui tentent d’aller vers la constitution de ce parti tout en faisant de fait alliance avec des sociaux démocrates qui agissent en harmonie avec les liquidateurs pour la lutte des places. (note et traduction de Danielle Bleitrach)

Rosa Miriam Elizalde

Un pays africain côtier de l’Atlantique Est a décidé de faire don de 3 000 tonnes de chinchards à Cuba, le délicieux poisson gras qui se déplace en bancs des îles Canaries et du Sénégal au golfe de Guinée et à Baía dos Tigres, en Angola. Continuer la lecture de Blocus naval de Cuba: défendre Cuba c’est faire la clarté sur l’impérialisme…