PETITION: Sauvons le magazine Santé & Travail

Depuis plus de trente ans, le magazine Santé & Travail s’est imposé comme une référence auprès des acteurs de la prévention des risques du travail – professionnels ou représentants du personnel des ex-CHSCT ou des CSE maintenant – mais aussi auprès des syndicalistes, des élus politiques, des universitaires, des étudiants, ou encore des journalistes… Outil indispensable pour tous ceux qui œuvrent quotidiennement à l’amélioration des conditions de travail, Santé & Travail occupe une place unique en France.

Son éditeur historique, la Mutualité française associée à plusieurs mutuelles importantes, a accompli un effort inédit en créant ce support d’information et en le diffusant, souvent gratuitement. Continuer la lecture de PETITION: Sauvons le magazine Santé & Travail

Un mois après les affrontements de Sainte-Soline, quelles sont les conséquences ?

Avec la participation de Benoit Biteau….

 

Laïcité : Ferry, Buisson, Combes, des déviants notoires ? in Caf. Péda.

Le droit et la société de classe, par Mathieu J. Laîné, intro de F. Marsal

 

NDLR de MAC: texte un peu long mais un décryptage marxiste qui en vaut la lecture… Temps estimé de lecture 28 minutes.

Publié initialement sur https://www.erudit.org/fr/revues/cd1/2020-v61-n3-cd05489/1071385ar/

Macron a spécialement mis en scène la validation par l’institution appelée “Conseil Constitutionnel” de sa loi de report de l’âge légal de la retraite. Sitôt la validation réalisée, il s’est empressé de la promulguer, de toute urgence, à 4h du matin, au lendemain de cette décision.

Il fallait s’attendre à ce que la juridiction, dite “suprême”, valide le projet politique et trouve pour se faire des arguments juridiques. On trouve toujours des arguments juridiques. De fait, les manifestants et grévistes s’y attendaient et les mobilisations se poursuivent dans tous le pays.

La précipitation de Macron est un aveu de faiblesse. L’insistance à confondre la forme du processus avec sa légitimité n’entame en rien la réalité de la contestation très majoritaire du projet sur le fond, de la manière dont il a été adopté. Au contraire, en prétendant valider sa politique par la seule légitimité des règles constitutionnelles, Macron pose lui même la question de la légitimité de ces règles, et du cadre juridique de de ce que l’on appelle “la démocratie”.

C’est à ce questionnement que les travailleurs et leurs organisations doivent désormais porter leur attention et leur critique. Continuer la lecture de Le droit et la société de classe, par Mathieu J. Laîné, intro de F. Marsal

Castelsarrasin. Les communistes appellent à construire un nouveau Front Populaire

La section du PCF de Castelsarrasin, Moissac et du Pays de Serres s’est réunie samedi en Assemblée Générale à la suite du congrès national qui s’est tenu à Marseille le week-end dernier.

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Les communistes réunis en assemblée générale © Julien Sueres

A cette occasion, les militants communistes ont réaffirmé leur soutien à l’intersyndicale mobilisée depuis trois mois contre le projet de réforme des retraites. Le parti communiste tient également à souligner l’exemplarité de l’intersyndicale.

« Nous avons à apprendre de l’intersyndicale. D’abord ils sont capables de se rassembler sans qu’aucune composante n’écrase personne, sans sectarisme et avec respect de tous. Ensuite, depuis trois mois, ils mobilisent dans les métropoles comme dans les petites villes et villes moyennes, ce que nous n’avons pas été capable de faire aux dernières élections législatives. Enfin, cette intersyndicale mobilise sur les enjeux du travail, et elle montre qu’il y a une majorité dans notre pays pour porter une certaine conception du travail, celui qui permet de vivre dignement, de se sentir utile à la société, des questions que porte Fabien Roussel depuis des mois », a déclaré pour l’occasion Maximilien Reynes Dupleix, secrétaire de la section du PCF. Continuer la lecture de Castelsarrasin. Les communistes appellent à construire un nouveau Front Populaire

Quoi que les « sages » décident, l’urgence démocratique demeure

Réforme des retraites La Ve République a permis au gouvernement de malmener citoyens, syndicats et parlementaires. Quelle que soit la décision du Conseil constitutionnel rendue ce vendredi, notre régime est plus que jamais en crise. Mais une tout autre République est possible.

Le 13 avril, à Paris, devant le Conseil constitutionnel. Stéphane mahe/reuters

Le 13 avril, à Paris, devant le Conseil constitutionnel. Stéphane mahe/reuters
REUTERS

Le Conseil constitutionnel a l’occasion ce vendredi de repousser la réforme des retraites, de considérer qu’elle constitue une violence inadmissible contre notre modèle social, institutionnel et démocratique, et un danger pour la République.

Mais, même si les sages venaient à censurer la copie du gouvernement, prouvant que certains des garde-fous de notre régime fonctionnent encore, la crise politique resterait entière dans notre pays. « Chaque étape de cette réforme a constitué une nouvelle forme d’effraction contre la démocratie. L’ensemble n’a été rendu possible que par les pouvoirs exorbitants accordés à l’exécutif par une Ve  République qui montre son pire visage », mesure le député PCF Pierre Dharréville. « Cela fait longtemps que je suis pour le passage à une VIe  République, mais cette séquence des retraites devrait finir de tous nous convaincre que quelque chose ne tourne pas rond dans ce régime et qu’il fonce dans le mur », abonde Clémentine Autain, députée FI. Car cette Ve République offre tous les outils pour se passer du peuple, des syndicats et du Parlement, et permet même de gouverner contre eux, en imposant une loi contre l’avis de tous. « Il y a quelque chose de pourri dans la démocratie française », résume le docteur en science politique Fabien Escalona. Et de nombreux espaces de démocratie à reconquérir. Continuer la lecture de Quoi que les « sages » décident, l’urgence démocratique demeure

Loi Brisson : Le Sénat explose l’Ecole

Makarenko, un pédagogue en avance sur son temps, par Youri Belov

Anton Semionovitch Makarenko… Son nom est inscrit dans l’histoire de la culture mondiale. Le 13 mars 1988, l’ensemble de l’humanité éclairée a célébré le centième anniversaire de sa naissance sur décision de l’UNESCO. Le nom de ce grand homme figure sur la liste des cent noms de génies du monde. Jusqu’à présent, personne n’a surpassé sa créativité pédagogique. Mais au cours des trente dernières années, il a été relégué dans l’oubli en Russie et dans les anciennes républiques soviétiques. Pourtant, l’héritage du génial éducateur soviétique est plus que d’actualité, il est en avance sur son temps.(traduction de Marianne Dunlop pour histoiretsociete)

https://kprf.ru/history/soviet/217279.html

Anton Semionovitch Makarenko… Son nom est inscrit dans l’histoire de la culture mondiale. Le 13 mars 1988, l’ensemble de l’humanité éclairée a célébré le centième anniversaire de sa naissance sur décision de l’UNESCO. Le nom de ce grand homme figure sur la liste des cent noms de génies du monde. Jusqu’à présent, personne n’a surpassé sa créativité pédagogique. Mais au cours des trente dernières années, il a été relégué dans l’oubli en Russie et dans les anciennes républiques soviétiques. Pourtant, l’héritage du génial éducateur soviétique est plus que d’actualité, il est en avance sur son temps. Continuer la lecture de Makarenko, un pédagogue en avance sur son temps, par Youri Belov

Congrès PCF. La capacité à organiser les travailleurs dans la vie politique

La deuxième journée du 39ème congrès du PCF s’est déroulé ce samedi avec à l’ordre du jour, des travaux sur les nombreux amendements au texte de base commune. La matinée a été marquée par les interventions de plusieurs invités.

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Le maire de Marseille Benoît Payan intervient au Congrès du PCF © Julien Sueres

 

Benoît Payan tout d’abord, maire de Marseille, a rendu hommage aux communistes et à leur histoire en lançant son introduction par un poignant « les communistes seront toujours chez eux à Marseille ! » En s’appuyant sur l’histoire riche du PCF, il est revenu sur le sujet de l’union de la gauche. « Aujourd’hui j’ai devant moi les héritiers d’hommes et de femmes qui ont transformé la société et l’ont rendu meilleure. C’est Maurice Thorez militant infatigable de la paix qui a été l’architecte du Front Populaire. C’est Gabriel Péri, mort pour la France en 1941, qui a été une lumière dans la résistance communiste. C’est Martha Desrumaux, première femme à être élue au comité central qui s’est tant battue pour les droits des travailleuses », a-t-il égrainé avant de conclure.

« Alors oui nous avons besoin à gauche d’un parti communiste fort et il n’est pas question que la nécessaire union nous interdise de cultiver nos spécificités, nos singularités, parce que ce sont nos forces ». Des mots largement ovationnés par les congressistes et qui ont fait échos à ceux de Ian Brossat la veille. Continuer la lecture de Congrès PCF. La capacité à organiser les travailleurs dans la vie politique

Fabien Roussel : « Sur le travail, la gauche doit être bien plus forte »

 À Marseille, pour le 39e congrès du PCF, Fabien Roussel, son secrétaire national, entend tirer toutes les leçons du mouvement contre la réforme des retraites et bâtir « une France libre, forte et heureuse ». Pour le député du Nord, il s’agit à la fois de renforcer son parti et l’union à gauche et de porter au pouvoir un véritable projet de transformation sociale.

Pour suivre l’intégralité des débats du congrès

« Avec la mobilisation contre la réforme des retraites, une puissante exigence de démocratie s’est exprimée, et ça fait du bien. Une exigence de respect, tant des syndicats que du peuple », assure Fabien Roussel.

C’est en plein mouvement social contre la réforme des retraites que se tient le congrès du PCF à Marseille, entre le 7 et le 10 avril. Point d’aboutissement d’une réflexion menée localement depuis des mois, le rendez-vous sera irrigué par les enseignements de cette « mobilisation historique », promet son secrétaire national, Fabien Roussel. Au menu : le lancement d’un chantier pour faire du PCF un véritable « parti populaire » et celui d’« un pacte de progrès pour une France du travail », proposé aux citoyens et à la gauche.

Emmanuel Macron et le gouvernement s’entêtent, malgré les mobilisations, à vouloir imposer le recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans. La crise dépasse-t-elle désormais le cadre de cette réforme à vos yeux ? Continuer la lecture de Fabien Roussel : « Sur le travail, la gauche doit être bien plus forte »