Infertilité masculine et pesticides : un danger invisible ?

 

Par Marwa Lahimer, Chercheuse associée – UMR-I 01 Périnatalité & Risques Toxiques (Peritox), centre universitaire de recherche en santé, Université de Picardie Jules Verne (UPJV); Hafida Khorsi, Professeur des universités en microbiologie, PériTox – Périnatalité et Risques Toxiques – UMR_I 01, UPJV / INERIS, Université de Picardie Jules Verne (UPJV); Moncef Benkhalifa, Professeur de médecine et biologie de la reproduction, Cecos de Picardie, CHU Amiens Picardie – chercheur UMR-I 01 Périnatalité & Risques Toxiques (Peritox), centre universitaire de recherche en santé, Université de Picardie Jules Verne (UPJV) et Sophian Tricotteaux-Zarqaoui, Doctorant, laboratoire Périnatalité et Risques toxiques (UMR_I 01), Université de Picardie Jules Verne (UPJV)

Si on a longtemps considéré que l’infertilité était un problème purement féminin, on sait aujourd’hui qu’il n’en est rien. Selon certaines estimations, 20 % à 30 % des cas sont directement imputables à des problèmes touchant les hommes. En marge des facteurs liés aux modes de vie, un faisceau d’indices semble incriminer notamment certains polluants environnementaux, tels que les pesticides. Continuer la lecture de Infertilité masculine et pesticides : un danger invisible ?

« La nation ne se fonde pas sur des mythes racistes » : qui était Abraham Serfaty, militant de la paix communiste, arabe, juif et antisioniste

Abraham Serfaty a milité toute sa vie pour un Maroc démocratique et une Palestine libre. Enfermé dans les geôles d’Hassan II, condamné à l’exil, le révolutionnaire marocain a payé cher ses engagements contre l’oppression et le colonialisme. Retour sur le parcours et les idées d’une figure majeure du mouvement arabe d’émancipation, décédé le 18 novembre 2010.

Un manifestant brandit le portrait d’Abraham Serfaty, alors exilé en France, lors d’une manifestation à Rabat. © ABDELHAK SENNA / AFP

 

Il était de celles et ceux qui ne se taisaient pas. Ni les années de prison, d’isolement, de clandestinité, de torture ou d’exil n’auront réussi à le briser ou à lui enlever son amour indéfectible pour la justice et la liberté. Abraham Serfaty a consacré sa vie à œuvrer pour ces valeurs fondamentales. En premier lieu, au Maroc, qu’il a essayé d’accompagner, avec nombre de ses camarades, du protectorat à l’indépendance, de la monarchie à la démocratie. Continuer la lecture de « La nation ne se fonde pas sur des mythes racistes » : qui était Abraham Serfaty, militant de la paix communiste, arabe, juif et antisioniste

Marianne Margaté, au nom du PCF dénonce le silence complice autour du Cameroun…

Histoire et societe n’a jamais apporté un soutien inconditionnel à une force dans le champ politique français profondément dégradé depuis des décennies, mais il s’avère qu’à l’intérieur du PCF se livre un débat encore malheureusement étouffé pour que ce parti joue le rôle qui devrait être le sien en matière géopolitique en partant de l’incidence que celle-ci a sur le sort des travailleurs français, en matière de paix et de développement. Nous leur donnons la parole parce que nous considérons qu’ils représentent la seule porte encore entrouverte pour notre pays dont les « rats » bradent le navire ce qui est le sujet d’aujourd’hui. Le virtuel face au réel et la pseudo démocratie qui partout n’est plus que parodie autour de grotesques hommes de main de l’impérialisme. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Membre du groupe d’amitié inter-parlementaire France-Afrique centrale, j’ai interpellé aujourd’hui le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères sur la situation au Cameroun, qui est des plus préoccupantes. Continuer la lecture de Marianne Margaté, au nom du PCF dénonce le silence complice autour du Cameroun…

90 000 emplois menacés : la purge du budget Lecornu dans le monde associatif qui impactera directement votre quotidien

Indifférent à l’alerte unanime lancée le 11 octobre par l’ensemble des acteurs du secteur, l’exécutif présente un projet de loi de finance qui leur promet un nouveau coup de sabre. Conséquence : 90 000 emplois menacés et la mise en péril de l’action sociale, culturelle, sportive ou encore de l’éducation populaire.

Les associations vont être durement et durablement impactées par le projet de budget de Sébastien Lecornu.

« Nous aussi on a le corps nu ! » pouvait-on lire sur une pancarte lors du rassemblement parisien des acteurs associatifs samedi 11 octobre. Sous le mot d’ordre « Ça ne tient plus ! », lancé par le Mouvement associatif, plus de 350 actions ont été organisées dans toute la France, rassemblant des milliers de citoyen.es, bénévoles et salarié.es, pour alerter sur la crise sans précédent qui frappe ce secteur.

Celui-ci compte 1,8 million de salariés – soit près de 10 % de l’emploi privé en France – et pas moins de 20 millions de bénévoles. Cette mobilisation inédite par son ampleur et par son aspect unitaire, traduit une inquiétude forte face au risque de faillite d’un nombre croissant de structures. En effet, 70 % des associations employeuses ont des fonds propres fragiles ou nuls et 30 % d’entre elles disposent de moins de trois mois de trésorerie.

Pour la première fois de son histoire, le Secours catholique devra licencier

Dans ce contexte, près de 90 000 emplois sont menacés à court terme car près de 40 % des associations doivent réduire leurs effectifs et 9 % mettent en place des plans de licenciements. C’est ce que vont vivre les employés du Secours catholique.

Pour la première fois de son histoire, cette association créée en 1946 va procéder au licenciement économique d’environ 150 salariés sur un total de 930. En début d’année, c’est une autre institution, APF France handicap, qui a vécu une saignée avec plus de 300 licenciements, victime de la flambée de ses coûts, notamment de l’énergie, sans compensation de la part des pouvoirs publics.

Lire aussi: L’urgence de sauver les associations pour une société plus juste, plus libre et plus humaine !

Ce n’est pas sans conséquence sur le fonctionnement de cette association qui gère des établissements médico-sociaux et milite pour l’accessibilité universelle avec 15 000 salariés et plus de 3 000 bénévoles. « La réduction des budgets conduit au risque de créer de la maltraitance par manque de moyens, déplore sa présidente Pascale Ribes. Le manque d’accessibilité cloître les personnes handicapées chez elles ou en institutions. Du coup, on oublie que ce sont des citoyens et l’État ne prend pas en compte leurs besoins. Pourtant, 23 millions de Français sont concernés. »

Plus de besoins, moins de moyens : ce terrible « effet ciseaux »

Ces réductions d’activité impactent directement la vie des citoyens puisque 90 % des établissements d’accueil pour enfants handicapés sont gérés par des associations, tout comme la moitié des structures d’aide à domicile, 40 % des crèches, 30 % des Ehpad et même 10 % des hôpitaux. Or la moitié des associations ont vu leurs subventions baisser et 20 % d’entre elles ont subi des coupes brutales en 2025, notamment de la part des départements.

« Nous subissons un effet ciseaux, pointe Claire Thoury, la présidente du Mouvement associatif. Les chocs successifs (sanitaires, inflationnistes, etc.) ont augmenté la pauvreté, donc les besoins, et en même temps, la diminution de nos ressources nous empêche d’y répondre car nous sommes obligés de restreindre nos activités, surtout en ce qui concerne la solidarité avec les plus démunis. »

« Un mauvais calcul »

Sans surprise, ce n’est pas le budget présenté par Sébastien Lecornu qui va permettre aux associations de surnager. Bien au contraire. « Le projet de loi de finances 2026 montre que le rôle, pourtant essentiel, des associations et l’urgence de leur situation financière ne sont toujours pas pris en compte à la hauteur des enjeux. Nous avons fait le compte, en additionnant les nouvelles coupes budgétaires, on arrive à un milliard d’euros de moins que l’an passé », déplore Mickaël Huet, délégué général du Mouvement associatif.

Ainsi est prévue une baisse de 26 % des crédits du programme Jeunesse et vie associative, avec pour conséquence 40 000 postes de services civiques en moins. Ce dispositif avait pourtant été reconnu comme essentiel pour socialiser des jeunes en rupture ou en détresse psychique. Dans le même esprit, sont annoncées la suppression du dispositif Colos apprenantes, quand 3 millions d’enfants ne partent pas en vacances chaque année, et la diminution de 60 % des autorisations d’engagement pour la promotion du sport pour tous.

« Un mauvais calcul », selon Véronique Moreira, présidente de l’Union sportive de l’enseignement du premier degré (Usep), qui a fait les comptes : « Quand on supprime 1 euro au sport scolaire, cela engendre à terme une dépense supplémentaire de 13 euros pour l’État. »

Toujours au rayon des incohérences : alors que le discours gouvernemental prône la remise au travail à marche forcée des personnes privées d’emploi, le projet de loi de finances prévoit une réduction de 541 millions d’euros du budget dédié à l’insertion par l’activité économique et une amputation de 40 % de celui alloué à l’économie sociale et solidaire, incluant une forte réduction des moyens du dispositif local d’accompagnement (DLA) pour l’insertion socioprofessionnelle des personnes éloignées de l’emploi.

Toute la société attaquée

D’autres coupes relèvent de choix politiques très marqués à droite. Les pressions de l’extrême droite contre la solidarité internationale continuent de porter leurs fruits : après la suppression de deux milliards d’euros en 2024 (40 % des budgets totaux), une nouvelle coupe de 700 millions d’euros est prévue l’année prochaine.

De quoi désespérer Lucie Dechifre, directrice des programmes à Plan international France, une association de solidarité internationale qui lutte pour les droits des filles dans 60 pays avec une quarantaine de salariés en France. Elle dénonce « l’incidence de ces baisses qui s’inscrivent dans un mouvement global et qui vont amener à des catastrophes : déscolarisation, mariages forcés, renforcement du patriarcat ».

En France aussi les associations de défense des droits des femmes sont menacées par les coupes budgétaires. Sarah Durocher, présidente du Planning familial, s’inquiète : « Nous déplorons également des coupes de subventions consécutives à certaines de nos positions, notamment notre soutien au Nouveau Front populaire contre l’extrême droite lors des dernières élections législatives. Le Contrat d’engagement républicain, dont la signature est exigée pour l’obtention de financements publics, a été instrumentalisé pour tenter de nous faire taire, assure la militante. Ce chantage à la neutralité traduit un choix politique : celui de réduire les droits sexuels et reproductifs, restreindre l’éducation à la vie affective et sexuelle et au droit à l’avortement. »

Quand il est question de protection de l’environnement, ce sont les intérêts économiques à court terme soutenus par certains élus qui amènent parfois à la privation de ressources de certains acteurs associatifs. « Notre vocation est de protéger la nature contre les bétonneurs, les pollueurs et les gens qui enfreignent les lois de protection de l’environnement, explique Bénédicte Hermelin, directrice générale de France Nature Environnement. Grâce à notre gros réseau juridique, nous avons un taux de réussite de 80 % lors des procès que nous menons. Mais, quand on fait sauter le plan local d’urbanisme qui a été voulu par un maire, ou le schéma d’aménagement de la Maurienne, par exemple, nous subissons parfois des coupes de subventions en représailles, quand ce ne sont pas des dégradations de nos locaux par la FNSEA, les Jeunes agriculteurs et la Coordination rurale sous les yeux des forces de l’ordre qui laissent faire. »

Autre secteur sous la menace : celui des radios associatives, actuellement au nombre de 600 sur le territoire, pour lesquelles une réduction de 16 millions d’euros (- 44 %) du Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER) est prévue.

Une attaque frontale contre la liberté d’expression que Théo Guitton, journaliste à RGB, la radio associative de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), décrypte avec dépit. « Aujourd’hui, avec la baisse du FSER, nous en sommes réduits à courir après les appels à projets. Certaines radios associatives n’ont plus le temps de faire des programmes de radio et de former des bénévoles : elles répondent à des commandes et remplissent des dossiers. »

Les associations transformées en prestataires

Ces vingt dernières années, la nature des subsides publics aux associations a changé. Les subventions de fonctionnement, ayant vocation à soutenir l’initiative citoyenne, qui représentaient 40 % des financements en 2010, ne pèsent que pour 20 % aujourd’hui. S’y sont substitués des appels à projets ou des commandes publiques transformant les associations en prestataires. C’est justement ce changement de paradigme qui a motivé la création en 2010 du Collectif des associations citoyennes (CAC), puis de l’Observatoire citoyen de la marchandisation des associations.

« Ce qui se passe aujourd’hui dans le monde associatif et qui nous mobilise n’est pas lié à une crise budgétaire. C’est le résultat d’un projet politique néolibéral qui veut soumettre le monde associatif à des logiques de marché et contrer toutes les logiques collectives qui peuvent se mettre en place », martèle Marianne Langlet, sa coordinatrice. Et ce alors même que les associations telles que définies par la loi de 1901 sont normalement dans une logique totalement différente d’interpellation des pouvoirs établis, qu’ils soient politiques ou économiques.

Pour le Mouvement associatif, « il s’agit de retrouver la vocation originelle des associations et de leur assurer un financement pérenne, si possible sanctuarisé dans la loi », assure Mickaël Huet. « L’enjeu est aujourd’hui de faire reculer la sphère marchande au profit des autres et cela ne peut être découplé du débat budgétaire actuel concernant la justice fiscale et sociale. Selon la Cour des comptes, les politiques de baisse d’impôts de 2018-2023 ont contribué à dégrader le déficit public avec un impact estimé à 62 milliards d’euros en 2023. Tant qu’on ne relégitime pas l’impôt et certaines formes de dépenses, les associations resterons le parent pauvre », conclut l’économiste Sylvain Celle. Enfin, le recul de l’âge de départ à la retraite aura forcément un impact sur le temps de travail bénévole ou militant, sur lequel s’appuient les associations qui font le tissu social dans notre société.

« La dette est le lieu d’un conflit de classes, l’État emprunte aux riches plutôt que de les taxer » : les explications de Benjamin Lemoine

Le sociologue Benjamin Lemoine, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, explique comment l’endettement profite à la bourgeoisie et livre des pistes pour libérer le financement de l’État de l’emprise de la finance.

Benjamin Lemoine est sociologue, chercheur au CNRS et à l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO – université Paris-Dauphine). © Ayoub Benkarroum / Réa pour l’Humanité

 

Vous écrivez qu’une « classe rentière » profite aujourd’hui de la dette publique française : c’est-à-dire ?

Benjamin Lemoine, Sociologue, auteur de la Démocratie disciplinée par la dette

On diffuse l’idée que « tous les Français » seraient indirectement détenteurs d’un titre de dette publique via leur épargne (livret A, assurance-vie, etc.). Mais cette agrégation, notamment les 6 300 milliards d’euros d’épargne totale, masque des écarts considérables vis-à-vis de ces rentes privées. Selon l’Insee, le taux d’épargne nette des 20 % les plus modestes est de – 29 %, tandis que celui des 20 % les plus aisés atteint + 27 %. Continuer la lecture de « La dette est le lieu d’un conflit de classes, l’État emprunte aux riches plutôt que de les taxer » : les explications de Benjamin Lemoine

« C’est défendre le « droit » des milliardaires à payer zéro » : la Macronie et le RN bloquent de nouveau la taxe Zucman en commission des Finances

Le premier jour de la commission des Finances de l’Assemblée s’est achevé, lundi 20 octobre, avec le rejet de la taxe Zucman. Les représentants du « socle commun » et le Rassemblement national se sont de nouveau alliés pour protéger les milliardaires. L’examen réel du budget est prévue à partir de vendredi 24 octobre, dans l’hémicycle.

Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national (RN), à l’Assemblée nationale à Paris, le 8 septembre 2025.
© Raphael Lafargue/ABACAPRESS.COM

 

Elle a beau ne pas être révolutionnaire, la taxe Zucman est devenue la cible favorite des milliardaires et de la frange de droite et d’extrême droite du champ politique. Ces derniers chantent de concert pour transformer l’économiste Gabriel Zucman en un « militant d’extrême gauche », comme l’a décrit Bernard Arnault (LVMH). Continuer la lecture de « C’est défendre le « droit » des milliardaires à payer zéro » : la Macronie et le RN bloquent de nouveau la taxe Zucman en commission des Finances

Justice de classe : Macron estime « normal » de recevoir Sarkozy à l’Élysée et Darmanin va lui rendre visite en prison

Incarcéré mardi 21 octobre à la prison de la Santé, Nicolas Sarkozy a été reçu secrètement par Emmanuel Macron, vendredi dernier, confirment « Libération » et l’AFP. Quelques heures avant cette révélation, lundi 20 octobre, Gérald Darmanin a annoncé avoir prévu de rendre visite à l’ex-président, sous prétexte d’être inquiet pour ses « conditions de sécurité ».

Avant d’aller purger sa peine, Nicolas Sarkozy a reçu le soutien du garant de l’indépendance de la justice et du ministre chargé de faire appliquer les peines de prison.
© Dominique JACOVIDES/POOL-REA

 

Les semaines passent et les soutiens à Nicolas Sarkozy, qui doit être incarcéré mardi 21 octobre à la prison parisienne de la Santé, se multiplient. Largement appuyé par le champ médiatique et par la frange de droite – et d’extrême droite – de la classe politique, l’ex-chef d’État a reçu jusqu’au soutien du locataire de l’Élysée. Emmanuel Macron, en pleine tempête institutionnelle au vu du contexte politique, a pris le temps de recevoir l’un de ses mentors, vendredi 17 octobre, ont appris Libération et l’Agence France-Presse (AFP). Continuer la lecture de Justice de classe : Macron estime « normal » de recevoir Sarkozy à l’Élysée et Darmanin va lui rendre visite en prison

Global Citizen Award : Macron récompensé à New York des mains du PDG de BlackRock…

Le PDG de BlackRock Larry Finck en pleine crise parlementaire à propos des retraites, décore notre « cher » président. BlackRock est une société américaine qui travaille avec l’argent de fonds de pension, d’assurances, de banques et de petits épargnants, en l’investissant sur différents marchés pour les faire fructifier au maximum. En quelques années, BlackRock est devenue une référence dans le monde de la finance et se positionne aujourd’hui comme la première entreprise de gestion d’actifs mondiale indépendante. Avec plus de 16 000 employés répartis dans une trentaine de pays, le géant américain contrôle en effet plus de 6 000 milliards de dollars d’actifs financiers… Aucune autre société au monde ne gère autant d’argent. Le 10 juillet 2019, Emmanuel Macron recevait, entre autres, Larry Fink au Palais de l’Élysée. Lors de cet entretien, le patron de la multinationale était assis entre le Président de la République et Yves Perrier (patron de Amundi, le concurrent direct français de BlackRock). Depuis ce jour, BlackRock est accusé d’avoir influencé le gouvernement en faisant du lobbying pour le système de retraite par capitalisation. L’élévation au grade d’officier de la Légion d’honneur de Jean-Francois Cirelli, président de BlackRock France, le premier janvier dernier, n’a fait que renforcer cette croyance et la crise autour de la réforme du régime de retraite. C’est sous cette influence que l’actuel système de retraite par répartition se transforme en système de retraite par capitalisation. Notez que Emmanuel Macron est décoré par BlackRock à New York (note d’histoire et société)

G. Liguily

Macron

Emmanuel Macron reçoit le Global Citizen Award 2025 de l’Atlantic Council des mains du PDG de BlackRock, Larry Fink, lors de la cérémonie des Global Citizen Awards 2025, à New York, le 24 septembre 2025 Marin / AFP

Il y a comme un parfum d’ironie dans l’air. Emmanuel Macron vient de recevoir le Global Citizen Award, remis par l’Atlantic Council en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York. Continuer la lecture de Global Citizen Award : Macron récompensé à New York des mains du PDG de BlackRock…

Les privilèges fiscaux des grandes entreprises coûtent 10 milliards d’euros chaque année aux Français

En plein débat sur le budget, une note publiée par Attac montre à quel point les grands groupes pourraient contribuer au renflouement des caisses de l’État, s’ils étaient taxés au même niveau que les PME.

La note d’Attac chiffre à 10 milliards le manque à gagner découlant des niches fiscales et des déductions dont bénéficie les grands groupes français. © Laurent GRANDGUILLOT/REA

 

Voilà une note qui risque d’horripiler Patrick Martin, le président du Medef, très remonté dès que l’on parle de justice fiscale ces derniers temps. À la mi-septembre, ce dernier menaçait le gouvernement d’organiser un grand meeting patronal pour faire barrage aux « théories dangereuses » (sic) qui visent à taxer le capital pour ramener de l’argent dans les caisses de l’État. Continuer la lecture de Les privilèges fiscaux des grandes entreprises coûtent 10 milliards d’euros chaque année aux Français

Pourquoi 50% des féminicides ont lieu en milieu rural

La Fédération nationale Solidarité femmes lance une campagne de sensibilisation et donne des outils, notamment aux élus locaux.

« Près de 50 % des féminicides ont lieu en milieu rural, alors qu’un tiers des Françaises vivent dans ces territoires », explique Marie-Pierre Monier, corapporteuse du rapport « Femmes et ruralité, en finir avec les zones blanches de l’égalité » © PhotoPQR/L’indépendant/Michel Clement

 

C’est sous le choc que le petit village de Torcy (Pas-de-Calais) se réveillait, ce sale matin du 27 mai 2024. Pascaline, 33 ans, mère de deux enfants, avait été tuée par son ex-conjoint. L’homme a déboulé un fusil de chasse en main, a tiré sur elle avant de retourner l’arme contre lui et de se donner la mort. Continuer la lecture de Pourquoi 50% des féminicides ont lieu en milieu rural