« Près de 4 enseignants sur 10 ont plus de 50 ans en France ». Dans un contexte de pénurie et crise du recrutement, que dit le rapport de l’OCDE sur le métier enseignant : vieillissement, manque d’attractivité du métier, salaires inférieurs. Quelles sont les spécificités françaises ? des professeurs plus âgés avec plus d’élèves, moins bien payés, avec un milieu de carrière oublié, plus de contractuels dans le second degré. Tour d’horizon sur la question du métier de professeur. Continuer la lecture de Que dit le rapport de l’OCDE sur le métier enseignant ? Réponses : vieillissement, manque d’attractivité du métier, salaires inférieurs
Catégorie : Education
Le PCF sanctionné pour avoir présenté trop de femmes !

À l’attention de M. Bruno RETAILLEAU
Ministre de l’Intérieur
11 place Beauvau
75800 Paris Cedex 08
Paris, le 08 septembre 2025
Monsieur le ministre,
J’ai pris connaissance avec stupéfaction du décret portant répartition de l’aide publique aux partis politiques, publié le 6 septembre dernier.
En effet, si ce décret vise à appliquer l’article 9-1 de la loi de 1988 sur la transparence de la vie financière, article modifié par la loi 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, il tourne, dans les faits, résolument le dos à l’esprit de cette dernière qui visait à renforcer la représentation des femmes au sein de nos institutions.
Ainsi le Parti communiste Français voit sa part d’aide publique annuelle amputée de plus de 68.000 euros, non parce qu’il a renoncé à l’égalité entre les femmes et les hommes mais parce qu’il a eu le courage de présenter plus de femmes que d’hommes, dans une élection qui se traduit globalement par une sous-représentation des femmes sur les bancs de l’Assemblée nationale.
Cette sanction financière appliquée à la seule force politique qui a présenté plus de femmes que d’hommes aux élections législatives de 2024 relève de l’absurdité la plus totale alors même que de grands partis préfèrent, eux, être pénalisés financièrement plutôt que de satisfaire à la loi et participer à l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.
Je vous demande donc de revenir à l’esprit de la loi de 2014, en renonçant à cette pénalité financière parfaitement ubuesque, à contre-courant de l’histoire.
Le Parti Communiste Français, ainsi sanctionné pour sa contribution à l’égalité réelle, ne renoncera pas à son combat historique pour les droits des femmes, pour leur juste représentation dans nos institutions et au partage de tous les pouvoirs dans notre société.
Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le ministre, l’expression de ma considération distinguée.
Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF
Julien Sueres au Forum des Associations : « un plan d’urgence » pour sauver le tissu associatif de Castelsarrasin (lvdtg.fr)
Fabienne Fédérini : « L’Etat privilégie l’enseignement privé au détriment de l’enseignement public de trois manières »
Une carte interactive pour lutter contre les anti-Evars in Caf. Péda.
Alors que l’EVARS devrait se mettre en place dès cette rentrée 2025, on appréciera de pouvoir se reporter à la carte interactive « Cartographie – Les croisé·es anti-Évars : qui a peur du genre à l’école ? ». Téléchargeable sur le site coopératif « Questions de classe(s) », elle fait le point sur les discours anti-Evars, religieux, politiques, complotistes… et les personnalités ou médias les portant. Parce que pour combattre la désinformation, il faut savoir d’où elle vient et comment elle cherche à se diffuser.
Carte interactive : les croisé.es anti-Evars et anti-genre
Rentrée 2025 : des équipes incomplètes dans 73% des collèges et lycées
Le PCF refusera tout budget de recul social + résolution du CN
Le conseil national du PCF appelle à la mobilisation et au rassemblement autour d’un « pacte d’avenir pour la France » pour préparer l’après-Bayrou. Un congrès se tiendra les 3, 4 et 5 juillet 2026.

Alors que le gouvernement Bayrou devrait tomber ce lundi, la direction communiste se réunissait samedi place du Colonel Fabien. À l’ordre du jour : les initiatives à prendre dans cette période d’instabilité politique, l’hypothèse d’une nouvelle dissolution, mais aussi l’adoption d’un cahier thématique sur la Sécurité sociale du XXIe siècle, 80 ans après sa création.
Dans son introduction, Fabien Roussel ne retient pas ses coups contre le gouvernement Bayrou et son budget qu’il qualifie de « déclaration de guerre sociale ». Les députés communistes et leurs partenaires d’Outre-mer voteront donc contre la confiance demandée par l’hôte actuel de Matignon.
« Nous n’accepterons aucune ponction supplémentaire sur le pouvoir d’achat des salariés, des retraités, aucun compromis sur ce sujet. Pas touche à la santé, aux salaires, aux pensions, aux allocations », affirme le secrétaire national du PCF avant de prévenir : « nous sommes prêts à voter une nouvelle censure, à faire tomber un nouveau gouvernement s’il s’entête à taper sur les Français et donc nous sommes prêts à une nouvelle dissolution même si nous ne souhaitons pas qu’il y en est une ».
Décidé à « travailler sur un budget alternatif », il rappelle, à la veille des mobilisations des 10 et 18 septembre, que « l’ADN du PCF est d’être une force au service du monde du travail et des rassemblements les plus efficaces ». Continuer la lecture de Le PCF refusera tout budget de recul social + résolution du CN
Au-delà de la loi Duplomb : débattre du droit à l’alimentation

C’est une décision qui a fait grand bruit au cœur de l’été. Celle du Conseil constitutionnel de censurer l’article de la loi Duplomb qui prévoyait des dérogations à l’interdiction de certains pesticides comme l’acétamipride. La controverse qu’une telle loi a suscitée montre qu’un débat sur l’inscription du droit à l’alimentation dans la Constitution est nécessaire.
La décision du Conseil constitutionnel rendue le 7 août 2025 sur la loi Duplomb renforce la nécessité d’un débat à avoir sur l’alimentation. C’est un des besoins les plus fondamentaux des êtres humains, pourtant elle ne trouve pas de traduction juridique directe dans la constitution française. Sans droit constitutionnel à l’alimentation, les interventions du Conseil restent en effet limitées pour faire face aux difficultés que rencontre le système de production alimentaire en place. Continuer la lecture de Au-delà de la loi Duplomb : débattre du droit à l’alimentation
Suicide de Caroline, professeure des écoles, victime de harcèlement homophobe
Des menaces dans l’école
En 2023, Caroline Grandjean découvre l’inscription homophobe « sale gouine » sur le mur de l’école du village et dépose plainte. Elle enseigne depuis trois ans dans cette école. Trois mois plus tard, un autre tag apparaît sur le mur de l’école. Malgré la demande de son inspectrice et des réserves côté mairie, elle adresse aux familles un communiqué cosigné avec les parents d’élèves et le maire pour dénoncer l’insulte. Quand elle reçoit une menace de mort, elle porte plainte, soutenue par la directrice académique. Un troisième tag apparait « dégage la gouine ». Remedium relate que l’inspectrice demande alors à Caroline « ce qu’elle a pu faire pour qu’on s’en prenne à elle ». L’auteur de bandes dessinée et de livres pour enfants, a relaté dans Cas d’école l’histoire de Caroline en janvier 2025.
Quand la directrice académique lui propose de changer d’école pour la protéger, Caroline « refuse de plier face au corbeau ». L’administration lui propose un autre poste à la rentrée 2024, contre son gré mais pour son bien et sa protection. Mais pour elle, c’est une double sanction : victime de harcèlement et mutée loin de chez elle.
L’isolement d’une victime
Pour Caroline, garder son poste est ne pas faiblir dans la lutte contre les discriminations. Elle se sent seule et isolée dans sa circonscription. Quand elle n’a pas pu faire la rentrée en 2024 dans son école, dans un règne du #pas de vague, Caroline a des messages de la mairie du village, non de soutien mais de soulagement qu’elle ne soit pas dans son école à la rentrée, ce qui la mènera à une tentative de suicide. Le corbeau ne sera pas identifié malgré les 5 plaintes et l’enquête judiciaire.
Pour Remedium, « dernièrement il y a eu une accumulation de plusieurs événements qui ont renforcé son sentiment d’injustice. D’abord le classement sans suite de sa plainte, et puis la promotion de l’inspectrice de l’éducation nationale qui, selon elle, ne l’avait pas vraiment soutenue tout au long de cette affaire. Il y a un message dans le fait qu’elle ait choisi cette date de la rentrée pour se donner la mort. »
Son suicide révèle une nouvelle fois les manquements de l’Éducation nationale dans la gestion des violences et la protection de ses agents. Le FSU-SNuipp et le S2DE demandent l’ouverture d’une enquête administrative pour faire la lumière sur cette affaire. Pour le syndicat des directions, Caroline était « broyée par l’institution, par son village […], elle avait écrit sur un groupe de directeurs : « lundi… sera bien plus difficile pour moi que pour vous ».
Djéhanne Gani
*Au printemps, le Café pédagogique voulait échanger avec Caroline, mais sa santé ne le permettait pas. Le Café pédagogique adresse son soutien à ses proches, à la communauté éducative endeuillée.
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Sécurité sociale, arrêts maladies… Ces décrets que le gouvernement veut faire passer avant sa chute annoncée le 8 septembre
Alors que le vote de confiance du 8 septembre approche, le gouvernement Bayrou poursuit, en toute discrétion, sa politique antisociale. Un coup de force dénoncé par les élus de gauche.

C’est un vieux truc d’illusionniste : profiter de ce que l’attention du public se concentre sur une main pour, de l’autre, réaliser son tour de passe-passe en douce. Alors que l’échéance du 8 septembre, journée durant laquelle le premier ministre engagera la responsabilité de son gouvernement à l’Assemblée nationale lors d’un vote de confiance, est dans toutes les têtes, l’exécutif poursuit discrètement sa politique antisociale. Comme l’Humanité le révèle, François Bayrou s’apprête à s’attaquer à l’assurance-maladie en imposant, entre autres, par décrets, le doublement des franchises pour les assurés.