ENTRETIEN. Comparé au collaborationniste Jacques Doriot, Fabien Roussel appelle « au respect et au dialogue » pour que « la gauche gagne et l’emporte »

Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF) appelle les Insoumis Sophia Chikirou et Jean-Luc Mélenchon « au dialogue » et « au débat respectueux », après leurs attaques sur les réseaux sociaux. Il répond aux questions de franceinfo.
Article rédigé par France Info
Radio France
Le secrétaire national du Parti communiste Français (PCF), Fabien Roussel, le 26 août 2023. (FREDERICK FLORIN / AFP)

 

« En aucune manière, dans notre pays, le débat politique doit être rabaissé à ce niveau-là, c’est extrêmement dangereux », affirme Fabien Roussel, jeudi 21 septembre. Très touché par les attaques de Sophia Chikirou et Jean-Luc Mélenchon sur leurs pages Facebook, le patron des communistes appelle malgré tout « au rassemblement » pour « que la gauche gagne et l’emporte ».

La députée Insoumise de Paris a relayé mercredi sur sa page Facebook une publication dans laquelle elle fait le parallèle entre le collaborationniste Jacques Doriot et Fabien Roussel, indiquant : « Il y a du Doriot dans Roussel ». Le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon a lui-même repris cette comparaison en la partageant sur sa propre page Facebook.

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Fret SNCF : les syndicats renvoient l’exécutif à ses responsabilités

Auditionnés par les députés, dans le cadre de la commission d’enquête sur la libéralisation de Fret SNCF, les syndicats représentatifs ont méthodiquement déconstruit le plan de discontinuité de Fret SNCF, porté par Clément Beaune, ministre délégué aux Transports. La CGT cheminots accuse le gouvernement de liquider l’opérateur public et d’aller vers une privatisation totale du fret ferroviaire.

Une gare de marchandises à Saint-Martin le Vinoux dans l’agglomération grenobloise. Des procédures similaires à l’enquête de la commission européenne sur des aides perçues par Fret SNCF ont en lieu en Roumanie (2015) et en Allemagne (2020), avant la France, sans que ces gouvernements n’actent une discontinuité.
© Francois HENRY/REA

Dans la commission d’enquête sur la libéralisation de Fret SNCF, la parole était, ce mardi 19 septembre, aux quatre fédérations syndicales représentatives. Quatre mois après la présentation du plan de discontinuité de Fret SNCF, qui prévoit le transfert des activités de gestion capacitaire dans une nouvelle filiale du groupe SNCF, ainsi que la cession de 30 % d’activités de l’entreprise publique, suite l’ouverture d’une enquête de Bruxelles pour des aides publiques perçues entre 2007 et 2019, les syndicats maintiennent la pression sur l’exécutif.

Laurent Brun voit « une procédure européenne hypocrite et contre-productive. » « Les aides sont les conséquences de la restructuration du Fret. Avant 2003, le transport de marchandise ferroviaire est totalement intégré dans la production de la SNCF. Cette dernière était centralisée, planifiée, sans avoir de bilan financier propre », poursuit le secrétaire général de la CGT Cheminots. Le cégétiste ajoute : « considérer que de passer d’une situation monopolistique à une entité autonome et concurrentielle en 4 ans, avec 1,5 milliard de recapitalisation, est un problème est une vaste plaisanterie. »

L’ouverture à la concurrence a déjà entraîné la liquidation de 10 000 emplois

De son côté, Lionel Lecocq, de l’Unsa Ferroviaire, assène : « Libéraliser un marché en décroissance est une aberration ». À l’entendre, « l’ouverture à la concurrence en 2006 a entraîné une fragmentation du secteur avec l’arrivée des opérateurs privés. Cela a conduit à une baisse des tarifs, et une diminution de la rentabilité de l’entreprise historique, et la baisse de la qualité de service. »

« Le mensonge originel est celui de développement d’un marché, alors que l’une des activités du Fret, le wagon isolé, est une activité de service public qui ne répondra pas aux caractéristiques de la concurrence, poursuit Laurent Brun. L’ouverture à la concurrence a déjà entraîné la liquidation de 10 000 emplois et la fin de la déserte pour 5 000 PME, au gré des plans de restructuration de l’appareil productif pour se confirmer au marché.

À ce propos, Julien Troccaz (Sud Rail), s’est inquiété de la conséquence écologique du transfert de 23 flux détenus par Fret SNCF à ses concurrents : « Le report modal inversé a commencé. Deux des flux transférés ont été abandonnés et seront sur les routes : Barcelone-Bettembourg et Valenton-Sete. Une ligne rouge du ministre Clément Beaune a déjà été franchie »

Mais c’est bien sur la raison qui a amené à ce plan de discontinuité qu’ont porté les 2 heures 30 d’audition. « La commissaire nous a fait part de son étonnement dans la précipitation du gouvernement français, alors que la procédure européenne est ouverte sur 18 mois », tance Laurent Brun. Le cégétiste a rappelé que des procédures similaires avaient lieu en Roumanie (2015) et en Allemagne (2020), avant la France, sans que ces gouvernements n’actent une discontinuité.

À ses côtés, Hervé Gomet (CGT cheminots), complète : « Lors de la réforme ferroviaire de 2018, les dirigeants de la SNCF nous disaient que le point faible de cette réforme était la SAS FRET. Elle a été créée, dès 2017, avant la réforme ferroviaire puis nourrie dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2020. » Il ajoute : « La CGT se demande si cette procédure n’est pas une aubaine pour en terminer avec l’opérateur public afin de tout privatiser. »

Emmanuel Macron à la messe du pape : au Sénat, des discours totalement opposés sur la laïcité

Après l’annonce de la présence d’Emmanuel Macron à la messe célébrée par le pape à Marseille samedi prochain, les réactions à droite et à gauche sont aux antipodes : la gauche dénonce une entrave à la laïcité quand la droite y voit la confirmation des « racines judéo-chrétiennes » de la France. Les discours se confrontent, y compris au Sénat, où Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine, et Stéphane Le Rudulier, sénateur LR des Bouches-du-Rhône, les traduisent par des propositions de loi.

Tout est parti de la participation annoncée d’Emmanuel Macron à la messe célébrée par le pape ce samedi, dans le stade Vélodrome à Marseille. Elle suscite de vives critiques à gauche, qui fustigent une entrave à la laïcité. C’est dans ce contexte que le sénateur LR des Bouches-du-Rhône Stéphane Le Rudulier s’exprime le 18 septembre sur X (ex-Twitter) sur le sujet : « Messe du pape à Marseille en présence du président Macron. Pour sortir de toute polémique et hypocrisie j’ai déposé avec 34 sénateurs une proposition de loi pour consacrer les racines judéo-chrétiennes de la France Assumons nos racines et notre héritage au grand jour ! ».

Quelques heures plus tard, le sénateur communiste des Hauts-de-Seine Pierre Ouzoulias lui répond : « Je souhaite que le président n’assiste pas à cette messe, au nom du principe de laïcité, consubstantiel de notre République laïque et sociale. Mieux, je propose de constitutionnaliser l’article 2 de la loi de 1905 afin d’acter une séparation totale ». Continuer la lecture de Emmanuel Macron à la messe du pape : au Sénat, des discours totalement opposés sur la laïcité

« Le cœur n’est plus à la fête de l’Humanité » Par Basile André

Par Basile André, Militant communiste, lecteur passionné

 

Le dimanche est un jour destructeur pour celles et ceux qui vivent sur le continent de la nostalgie. Ce fait est particulièrement prégnant pour les militantes et les militants communistes au soir du dernier jour de la fête de l’Huma. À cet instant, l’immense satisfaction d’avoir vécu quelques heures dans un espace chimérique et partagé des moments de fraternité avec des milliers de personnes est balayée par la triste réalité matérielle. En dépit de la fatigue, tout doit être rangé et nettoyé, avant de retourner dans un quotidien à la saveur bien terne.

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Hélas, le tribut est encore plus lourd à payer cette année, la faute à quelques individus qui ont décidé de transformer cet évènement populaire en festival de la bêtise crasse, où la part belle est donnée aux propos stigmatisants, méprisants et malhonnêtes.

Beaucoup d’entre nous avaient un mauvais pressentiment avant l’ouverture de la fête. Après la polémique « Médine » (lisez mon précédent billet si vous désirez connaître mon avis sur le sujet), il ne fallait pas être grand clerc pour estimer que les dérapages risquaient d’être nombreux.

Mais, un peu candide et sans doute trop rousseauiste sur les bords, j’avais espéré que le contexte social dramatique favoriserait une concorde temporaire qui n’empêcherait en rien l’indispensable débat d’idées qui doit avoir lieu entre nous. Il en était manifestement trop pour certaines personnes, incapables de masquer le mépris qui est le leur pour les militantes et les militants communistes. Continuer la lecture de « Le cœur n’est plus à la fête de l’Humanité » Par Basile André

Débat: Édouard Philippe et Fabien Roussel, « deux projets très différents » pour la vie des gens (Vidéo)

Fabien Roussel et Édouard Philippe ont débattu dimanche à l’Agora de l’Humanité. Une confrontation entre deux visions de la société.

Édouard Philippe et Fabien Roussel en débat à l’Agora de la Fête de l’Humanité, dimanche 17 septembre 2023
© Lahcène Abib

 

Inflation, blocage des prix, salaires, réindustrialisation, retraites, 49.3, extrême droite… Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, et l’ex-premier ministre et actuel maire du Havre, Édouard Philippe, se sont livrés à un véritable débat gauche-droite dimanche, lors de la 88e édition de la Fête de l’Humanité.

De plus en plus de Français peinent à se nourrir. Le gouvernement a annoncé des négociations sur les prix et une « conférence sociale » sur les bas salaires. Ces mesures vous paraissent-elles à la hauteur ? Continuer la lecture de Débat: Édouard Philippe et Fabien Roussel, « deux projets très différents » pour la vie des gens (Vidéo)

La fête de l’huma vue de loin : l’avancée et ce qu’elle appelle par Danielle Bleitrach

Ce qui s’est passé à la fête de l’Humanité et le positionnement de Fabien Roussel face à la NUPES et à la liste des élections européennes était l’étape indispensable non seulement pour le PCF, la gauche mais pour offrir une perspective politique à notre pays. S’émanciper de la NUPES et de ces “mouvements” qui privilégient le sociétal, finissent par approuver les politiques de l’OTAN et des marchés financiers à la Syriza, était indispensable, le faire en mettant en avant un programme et des propositions d’action contre l’inflation était encore mieux. Roussel a choisi enfin d’affronter politiquement le consensus autour de Macron mais cette orientation que nous approuvons doit être approfondie et l’essentiel reste d’avoir un parti avec des militants organisés et formés pour être plus que de simples distributeurs de tracts. Même si nous éprouvons quelque joie moqueuse à voir Melenchon dénoncer le caractère “insurrrectionnel” supposé du PCF après avoir suporté à peu près toutes les foucades du maître autoproclamé de la France isoumise, tout étant toléré à condition que cela serve l’image du chef, il ne faut surtout pas jouer le même jeu qui épuise vite, et pour cela il faut reconstruire le collectif partout et toujours.

Fabien Roussel a tenu un discours offensif ce samedi 16 septembre à la fête de l’Huma, justifiant notamment son appel à « envahir les préfectures » pour lutter contre l’inflation.

Le secrétaire national du PCF a également appelé la gauche à faire union pour les européennes 2024… autour de son parti et la liste menée par Léon Deffontaines. Les commentateurs l’ont tous noté : Fabien Roussel a assumé s’éloigner de la NUPES, un pari qui apparement est risqué à la veille des sénatoriales, en fait même dans ce contexte la LFI ne sert pas à grand chose.

Jean Luc Melenchon qui est entré dans une zone de désaveu assez comparable à celle de Macron, celui où “les mouvements” autour de leaders qui prétendent dépasser les clivages traditionnels en collant à des préoccupations définies par des sondages, une “modernité” qui vieillit vite, dans un temps où la vie devient de plus en plus difficile, s’est lancé dans un mauvais procès sur “l’appel à envahir les préfectures” en raison de l’inflation.

Fabien Roussel a eu le mérite tout à fait nouveau d’affronter toutes les hostilités dans une fête de l’humanité qui pourtant n’avait pas été conçue en sa faveur en assumant mieux que cela avait été fait lors du Congrès de Marseille une orientation qui était celle voulue par l’immense majorité des militants et qui correspond à l’opinion des couches populaires, même s’il reste tout à faire pour concrétiser. La faiblesse de Fabien Roussel était dans le compromis permanent avec “les liquidateurs”, il ne leur a laissé aucun espace dans cette fête. Dans son discours de ce samedi 16 septembre, le secrétaire national du PCF a assumé ses propos. Il l’a fait avec franchise à partir non de sa personne mais des idées, d’un programme et quand un groupe de “jeunes” de la NUPES a tenté de le provoquer, sans agressivité il leur a répondu  « C’est d’abord autour des idées que l’on doit se rassembler. Or, nous n’avons pas les mêmes, je le regrette. Nous n’avons pas les mêmes priorités pour la France », a-t-il déclaré dans des propos relayés par Franceinfo .

Les jeunes ne sont pas ignorés et la place qui leur est faite n’est pas négligeable mais pour le moment ils sont dans un collectif avec un programme: nouveau responsable des Jeunes communistes à la suite de Léon Deffontaines – devenu tête de liste du PCF aux Européennes – le toulousain Assan Lakehoul est formel : «Nous devons absolument être au plus près des préoccupations des Français qui sont dans la colère, des jeunes en particulier. En 2027, il faudra faire le poids face au RN». Or selon lui «pour le moment, Jordan Bardella et Marine Le Pen arrivent à parler à une génération que la gauche a perdue et qui oscille entre le RN ou l’abstention.»

Sur quelle base peut-on parler à la jeunesse ? En tous les cas pour Fabien Roussel cela reste sans démagogie et sur le fond, sur des préoccupations concrètes, non gadgétisées concernant la possibilité d’études, d’un emploi, d’un logement.

Vendredi dans les travées de la Fête, aux militants qu’il rencontre comme dans les débats qui vont émailler les trois jours, le député du Nord le dit et compte le faire savoir. Avec lui, pas question «de marcher à côté de militants qui crient ’tout le monde déteste la police’», même s’il dénonce «des violences et du racisme dans l’institution, mais pas de façon systémique». Il ne serait donc pas de la manifestation organisée le 23 septembre par les Insoumis contre les violences policières. Et puis avec lui encore, «pas de décroissance». Et puis «du nucléaire aussi»

Fabien Roussel cultive son indépendance et son envie d’être une voix alternative à la Nupes. « Le nombre de gens qui m’ont arrêté pendant les émeutes pour me dire « Ouf, quelqu’un de gauche parle comme nous ». Ça m’encourage ! », a-t-il expliqué à la presse vendredi, rapporte l’AFP.

Roussel a eu l’habileté de prendre appui sur les spécificités du PCF dans les solutions concrètes pour notre pays. Ainsi en est-il du dossier nucléaire face à une majorité de socialistes, aux écologistes et aux Insoumis… «Le nucléaire, dit Roussel, j’en fais le sujet central de la reconstruction de la France, de notre industrie et de notre lutte en faveur du climat». Il le dit samedi dans son grand discours en fin de matinée. Et il le répéte dimanche dans un débat en début d’après-midi avec l’ancien Premier ministre Édouard Philippe dans un débat d’idée droite et gauche dans l’application de cette orientation . Car si l’un et l’autre défendent cette énergie, Roussel lui, veut «sortir du marché spéculatif de l’énergie».Or selon lui, «Edouard Philippe est prêt à sacrifier l’avantage énergétique français pour préserver le couple franco-Allemand». «Tout accepter des Allemands au nom de notre histoire et du pacte, assure Roussel, c’est prendre le risque d’un bond en arrière qui ouvre la porte à l’extrême-droite». La hausse du prix de l’électricité est en effet pour lui, «un véritable déclencheur de crise majeure».

Le PCF, tout comme le PS et EELV, ont depuis quelque temps acté leur refus d’élaborer une liste commune pour les élections européennes. Sur scène ce samedi, Fabien Roussel a fait le service après-vente de la liste communiste, menée par Léon Deffontaines. « La liste d’union elle est là, elle est à votre disposition. Venez ! », lance-t-il.

Face à une fête de l’humanité qui avait été conçue pas nécessairement pour être celle du PCF, Fabien Roussel a eu la grande habileté de refuser un match provocateur avec Jean Luc Melenchon, il s’est contenté d’affirmer être trop occupé et de hausser les épaules face au rappel des propos que Jean-Luc Mélenchon a tancé vendredi le communiste, lors d’un débat dans l’émission Backseat diffusée sur Twitch, à propos de son appel « à envahir les préfectures », en raison de l’inflation. « Jamais un chef ne devrait appeler à des actions d’un tel niveau de violence sans consulter personne », a estimé le triple candidat à la présidentielle.

« Il faudrait que je m’excuse d’appeler à des mobilisations devant les préfectures alors qu’il y a aujourd’hui un tremblement de terre social dans notre pays ? », a lancé Fabien Roussel ce samedi. Il a aussi proposé de « participer personnellement à une opération Robin des bois » pour passer en heures creuses la fourniture d’électricité « d’une maternité, d’un hôpital, d’une école, ou d’un HLM ». « Qu’ils viennent m’arrêter ! », s’est-il écrié.

Donc le bilan de cette fête de l’humanité, la prestation de Fabien Roussel et des militants communistes a relevé du sans faute. Est-ce que pour autant tout est résolu : non tout reste à accomplir .

2014 : aujourd’hui cela est bien dépassé

CE PAS EN AVANT INDISPENSABLE APPELLE D’AUTRES AVANCEES

Il y a eu de grands absents dans cette fête : si l’on excepte un meeting autour de Cuba dans lequel André Chassaigne et l’ambassadeur de Cuba ont donné à la fête une dimension de lutte et de justice internationale, c’est peu dire que le contenu réel de l’indispensable mouvement de la paix, la nécessité d’affronter la politique de Macron que ce soit en Europe comme en Afrique a été éludée. Pourtant on ne peut pas limiter la question de l’inflation a une bataille pour l’énergie en ignorant totalement comment elle est déjà engagée au niveau géopolitique.

Macron c’est le choix d’une vassalisation au coût monstrueux.

S’il est nécessaire comme cela a été fait par Roussel de rompre avec la logique des banquets consensuels dans lesquels Macron, malgré la provocation des retraites et le choix de la guerre partout, tente d’apparaître comme le président du “dialogue”, en appelant le peuple français à exiger de l’Etat une autre politique, nous ne sommes qu’au milieu du gué. Il n’y a pas de consensus social, le président méprise la représentation nationale et l’opinion majoritaire des Français, le député communiste réclame l’intervention citoyenne et dans le fond en revient à la force de la Constitution de l’an II: la proclamation du droit à l’insurrection citoyenne, sans pour autant donner à cette intervention une autre visée que la démocratie directe. Oui mais le consensus autour de Macron ne se limite pas à entériner ses choix en matière d’énergie, le pire même si l’on en reste à cette conception républicaine est de priver les citoyens du droit à décider de la paix et de la guerre.

De ce point de vue, si ceux qui parmi les communistes encartés ou non, de la base au sommet ont dénoncé les opportunismes, les lâchetés de la représentation nationale ont sans doute aidé Fabien Roussel à éviter la question en restant sur la question sociale. Mais l’une mène à l’autre surtout dans le contexte des Européennes.

En outre si nous sommes convaincus que pour rompre avec l’inféodation aux marchés financiers, aux trusts de l’armement qui gouvernent en maître une UE de plus en plus vassalisée et d’identifiant avec l’OTAN, la rupture avec la NUPES est absolument indispensable parce qu’il est nécessaire de créer un autre rassemblement dans lequel peuvent apparaître les véritables adversaires, nous sommes encore loin de cette mise en évidence et plus nous nous en rapprocherons plus le combat va devenir rude, et moins on pourra compter sur les médias.

L’enjeu reste donc un parti apte à mener cette bataille qui ne peut pas être seulement électorale.

Ce qui s’est passé à la fête de l’humanité témoigne plus que jamais du sens de qui est à accomplir.

Danielle Bleitrach

 

Fabien Roussel: inventons les jours heureux (Discours à la Fête de l’Huma)


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Contre la guerre, la hausse des prix et l’austérité, les communistes mobilisés pour gagner ! (PCF)

 

Réunis en Conseil national, les communistes appellent les citoyennes et les citoyens, les forces syndicales et associatives, et toutes les forces de gauche à investir pleinement la Fête de l’Humanité qui se déroulera les 15, 16 et 17 septembre prochains. Elle sera l’occasion de partager un grand moment festif et culturel, de soutenir et de développer le journal l’Humanité et de participer à des centaines de débats pour contribuer à construire l’alternative aux politiques capitalistes en France, en Europe et dans le monde.

Agir pour la paix et la solidarité

Les communistes appellent à faire du jeudi 21 septembre une grande journée de mobilisation pour la paix, l’arrêt de la militarisation et la fin des conflits armés, partout dans le monde. Continuer la lecture de Contre la guerre, la hausse des prix et l’austérité, les communistes mobilisés pour gagner ! (PCF)

Fabien Roussel face aux lecteurs de l’Huma : « Rassemblons-nous devant les préfectures »

L’Humanité a reçu le secrétaire national du PCF pour un dialogue a bâtons rompus avec plusieurs citoyens qui s’inquiètent de l’inflation, de la casse des services publics, de l’accès au logement, de l’ubérisation du monde du travail et d’un horizon bouché pour les étudiants comme les retraités, avec l’envie de trouver des solutions.

Fabien Roussel a répondu aux questions de cinq lecteurs : Andrée, Nathalie, Pascal, Kader et Estelle, le 11 septembre 2023, à Saint-Denis au siège de L’Humanité.

Autour de la table de conférence de rédaction, lundi, dans les locaux de l’Humanité, le dirigeant du PCF Fabien Roussel s’assoit aux côtés d’Andrée, Nathalie, Kader et Estelle. Et un débat démarre pendant une heure trente sur l’état du pays et la réalité des vies au quotidien. Compte rendu.

Andrée, retraitée et militante à la Confédération nationale du logement : En racontant que j’allais rencontrer Fabien Roussel, on m’a dit : « Dis-lui que nous ne pouvons plus manger de viande ou de poisson à cause de l’inflation. » Aux permanences de la Confédération nationale du logement (CNL), nous recevons des personnes dont les revenus ne suffisent plus pour vivre. Même moi, qui ai une retraite de 1 400 euros, je ne peux plus partir en vacances, je dois faire attention à tout. Que proposez-vous pour sortir de cette situation ?

Le constat que vous faites est partagé par des millions de Françaises et de Français. Quand on a une inflation à 20 % sur l’alimentation, 30 % sur l’électricité, l’essence à plus de 2 euros le litre, alors que les salaires et les pensions n’augmentent pas, c’est tout simplement intenable. La France est un pays riche et nous avons dans notre pays environ 10 millions de personnes en situation de pauvreté. C’est l’injustice de ce système. Continuer la lecture de Fabien Roussel face aux lecteurs de l’Huma : « Rassemblons-nous devant les préfectures »

Castelsarrasin – Jean-Luc Gibelin : « Un choix politique affirmé pour le droit aux mobilités »

Castelsarrasin - Jean-Luc Gibelin : « Un choix politique affirmé pour le droit aux mobilités »

Par Julien Sueres, le 10 Septembre 2023

Une journée consacrée aux mobilités. C’est ainsi que les communistes de Castelsarrasin ont décidé de faire leur rentrée politique, en invitant Jean-Luc Gibelin, vice-président de la région chargé des transports, à passer une journée de travail dans la ville sous-préfecture du Tarn et Garonne. Ce dernier a passé la matinée à l’Espace Métais, dans les locaux du PCF pour une formation sur les mobilités, avant de tenir une réunion publique à la médiathèque municipale pour rendre compte des politiques régionales en matière de mobilités. Continuer la lecture de Castelsarrasin – Jean-Luc Gibelin : « Un choix politique affirmé pour le droit aux mobilités »