Fabien Roussel…. Pouvoir d’achat : bloquer le prix de l’essence, est-ce possible ? (video)

Si la situation internationale joue un rôle (conflits, tensions géopolitiques, sanctions énergétiques) elle n’explique pas tout. En France aussi, des choix politiques aggravent la facture :

  • l’augmentation des certificats d’économie d’énergie, désormais payée par les consommateurs
  • un niveau de taxation parmi les plus élevés sur l’essence et l’électricité

👉 Résultat : ce sont les salariés, les ménages, les entreprises et les collectivités qui paient. Dans cette intervention, Fabien Roussel porte les propositions que nous défendons au Parti communiste français :

✔️ bloquer les prix du gaz et des carburants

✔️ encadrer les marges des grands groupes pétroliers

✔️ agir contre la spéculation

✔️ protéger concrètement le pouvoir d’achat

📊 Pendant que les factures explosent, les profits des grands groupes pétroliers ont fortement augmenté ces dernières années. L’argent existe : nous voulons qu’il serve à protéger la population, pas à enrichir quelques-uns.

Nous avons déposé une proposition de loi pour permettre un blocage des prix et garantir l’accès à l’énergie pour toutes et tous.

➡️ Notre objectif est clair : défendre le pouvoir d’achat, soutenir l’économie, et permettre à chacun de vivre dignement.

✊ C’est possible. À condition de le décider politiquement.

Au tribunal, l’école face aux offensives de l’extrême droite

« Ce dossier est une bande-annonce de ce qui arrivera aux libertés académiques si un jour l’extrême droite arrive au pouvoir » a déclaré l’avocat du SNES-FSU, Me Ortin.
À la barre du tribunal judiciaire de Paris, la professeure de philosophie Sophie Djigo a défendu bien plus que sa personne les 30 et 31 mars. À travers sa plainte pour diffamation et injures publiques visant neuf personnes, c’est une certaine idée de l’enseignement et de la liberté pédagogique qui se joue. Son procès met en lumière une dynamique plus large : la montée de pressions politiques, souvent portées par l’extrême droite, sur le monde éducatif. Continuer la lecture de Au tribunal, l’école face aux offensives de l’extrême droite

Merci

Au nom de tous les communistes de la section de Castelsarrasin–Valence–Lomagne, je souhaite adresser mes plus chaleureux et sincères remerciements à toutes celles et tous ceux qui ont œuvré durant cette campagne municipale.

Mes remerciements vont à mes camarades qui ont bataillé dans leur ville et village tout en venant prêter main-forte à Castelsarrasin.

Mes remerciements vont à nos amis-es du Parti socialiste et de Génération’S, qui ont travaillé avec nous à la réussite de notre projet.

Mes remerciements vont aux femmes et aux hommes, colistiers engagés-es sur la liste « Castelsarrasin en Commun », qui ont, pour beaucoup, fait leur baptême du feu politique dans des conditions parfois difficiles.

Mes remerciements vont également aux personnes qui ont voté pour nous, ainsi qu’à la fierté de celles et ceux venus aux urnes pour la première fois.

Enfin, mes remerciements vont à tous ceux qui, dans l’ombre, ont apporté leur soutien : dans les familles, les voisinages, parmi les anciens comme les plus jeunes.

À l’heure des bilans, il m’importe de souligner la force du collectif que nous avons formé, mêlant organisations politiques et citoyens-nes, femmes et hommes d’origines diverses et inviter chacun d’entre nous à mesurer l’impact de ce que nous avons construit au fil des semaines et des mois, dans nos multiples rencontres. Même si nous pouvons légitimement être déçus par l’issue de notre bataille, nous n’avons pas à regretter notre démarche, la fraicheur de nos actions, la qualité de notre projet et la vigueur de nos constats et argumentations. Les encouragements et les soutiens reçus durant la campagne sont autant d’appuis pour les futurs combats que nous aurons à mener dans et pour notre ville.

Ne baissons pas les bras, nous avons encore tant à faire.

Notre collectif doit poursuivre sa route, se renforcer en accueillant de nouvelles personnes, se structurer démocratiquement, travailler autour et avec notre élu, se donner les moyens d’un vrai débat public local sur tous les sujets qui touchent nos concitoyens. Les formes de ces interventions sont à inventer voire à pérenniser pour permettre l’investissement du plus grand nombre d’entre-nous dans les domaines de prédilections des uns et des autres. Dans les associations, les clubs, les réunions de famille nous suscitons désormais un intérêt nouveau par les propositions que nous avons portées. Sachons mettre à profit cette nouvelle façon d’intervenir dans la vie publique.

Par ailleurs, ensemble, nous avons fait la démonstration qu’un collectif citoyen peut avoir de multiples convergences avec les organisations politiques qui l’accompagnent, prouvant ainsi que la démocratie doit se mettre en œuvre avec toutes ses composantes.

L’action politique est multiforme, le débat d’idées doit en être le reflet et être permanent, sa vivacité est gage de pluralité et de constructions pour l’avenir.

C’est pour cela que j’invite chacun-ne d’entre nous à s’engager plus encore, à intervenir sur le champ des idées, à mettre ses compétences et sa réflexion au service des enjeux de société. Notre commune est la partie d’un tout et rien ne pourra se faire sans une autre politique nationale, une autre vision du monde plus progressiste, plus humaine.

Mes remerciements ne marquent pas une fin, ils s’inscrivent dans la promesse d’un renouveau politique nécessaire pour ne plus laisser la vie de notre cité aux mains des affairistes, des notables ou des démagogues fascisants. Nous sommes appelés à nous revoir, à travailler, échanger, confronter des idées, agir pour peser sur les réalités…

C’est certain, il y aura un avant et un après à construire ensemble !

Maximilien Reynès-Dupleix, Secrétaire de la Section PCF Castelsarrasin, Valence & Lomagne

 

Éducation : pourquoi les enseignants sont en grève ce mardi ?

L’intersyndicale enseignante appelle à des mobilisations toute la semaine, pour empêcher une catastrophe annoncée à la rentrée 2026. Point d’orgue : la grève de ce mardi 31 mars.

Les enseignants se mobilisent durant une semaine, avec en point d’orgue la mobilisation du mardi 31 mars 2026.

Il y a le bruit médiatique et politique, soigneusement entretenu à droite et à l’extrême centre. Celui-là ne parle de l’école que quand des violences s’y commettent ou s’y subissent, entretient depuis le XIXe siècle l’idée que « le niveau baisse » et se livre avec délices au « prof bashing » en répétant à longueur d’antenne que les enseignants ne travaillent pas assez. Et puis il y a la réalité. Continuer la lecture de Éducation : pourquoi les enseignants sont en grève ce mardi ?

« Nous ne voulons pas faire un choix entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann » : pour 2027, le PCF veut un « communisme de conquêtes »

La direction du Parti communiste, réunie ce week-end, a approuvé le texte qui pourrait servir de base de discussion lors du 40e congrès, en juillet prochain. Proposition est faite d’une candidature « combative » pour 2027.

« C’est en ayant une candidature combative à l’élection présidentielle, comme nous avons su le faire en 2022, que nous serons en meilleure position pour avoir le plus de députés possible », souligne Fabien Roussel.

Le débat peut s’ouvrir. Ce dimanche à Paris, le Conseil national (CN) du PCF a approuvé à 77 % des voix le projet de base commune de discussion, « Un communisme de conquêtes », qu’il soumet aux adhérents à l’occasion du congrès du parti, qui se tiendra les 3, 4 et 5 juillet à Lille.

Les 38e et 39e congrès ont porté « l’ambition de rendre à nouveau visible notre parti dans le débat public » et « permis de renouveler notre projet et de préciser nos propositions », a rappelé en introduction Léon Deffontaines, responsable de la commission chargée de la rédaction du texte. Continuer la lecture de « Nous ne voulons pas faire un choix entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann » : pour 2027, le PCF veut un « communisme de conquêtes »

Femmes artistes : les chiffres édifiants du sexisme

Qu’elles soient scientifiques, philosophes, écrivaines… les femmes n’ont cessé, et ne cessent encore, d’être confrontées aux inégalités de genre. Existences ignorées, œuvres invisibilisées, travaux minimisés – si ce n’est réattribués à des hommes – dans de nombreux domaines, même très présentes, il leur est difficile d’exister. C’est particulièrement le cas dans le monde de l’art, comme en fait la démonstration édifiante Anne Bourrassé, commissaire d’exposition et critique d’art, dans un essai passionnant, Les Refusées, au sous-titre évocateur : Les artistes femmes n’existent pas. Une enquête à travers le temps qui réussit haut la main le pari de s’adresser autant au milieu de l’art qu’aux non-spécialistes. Face à cet effacement, quel rôle l’Ecole peut-elle jouer ? Anne Bourrassé répond aux questions du Café pédagogique. Continuer la lecture de Femmes artistes : les chiffres édifiants du sexisme

Ensemble, faisons digue contre l’extrême droite (tribune)

Nous publions cet appel signé par des associations et des syndicats en soutien à la mobilisation citoyenne du 28 mars pour une résistance démocratique.

 

Les États-Unis de Trump, la Russie de Poutine, l’Italie de Meloni, mais aussi le Chili, l’Argentine, la Hongrie, la Slovaquie… Le constat est brutal : la démocratie et les droits humains sont en recul dans le monde, et ce recul s’accélère. Partout où l’extrême droite et les populistes illibéraux passent, les contre-pouvoirs sont attaqués, les droits régressent, à commencer par ceux des plus vulnérables : les immigrés, les minorités, les LGBTQ +, et ceux des femmes. Là où ses idées gagnent du terrain, l’autoritarisme s’installe.

Partout, l’internationale réactionnaire met ses immenses ressources à disposition de celles et ceux qui partagent ses idées. Cette mutualisation crée une force de frappe sans précédent.

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Cuba, Trump : question existentielle de politique intérieure pour le Mexique et pour l’Amérique latine…

Mercredi 25 mars 2026. Ce qui commence à grandir en Amérique latine c’est la perception que dans sa formidable résistance Cuba n’est pas seulement un exemple, c’est une question de politique intérieure de la manière dont les peuples soumis au diktat impérialiste jusqu’à l’asphyxie vont répondre. Et c’est la question que l’on peut se poser en France dans le congrès du PCF. Il ne s’agit pas seulement d’une solidarité charitable à un peuple injustement traité il s’agit de la souveraineté du peuple français et de ce que cette asphyxie impérialiste signifie pour la classe ouvrière, les couches populaires, la jeunesse. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Avec cette aventure malheureuse, Trump attise de plus en plus l'opposition au sein de son pays. L'image des États-Unis dans le monde s'est dégradée à un niveau préoccupant. Photo
Cette aventure malheureuse ne fait qu’attiser l’opposition intérieure de Trump. L’image des États-Unis dans le monde s’est considérablement dégradée. (Photo AP)

 

Luis Linares Zapata

L’île, son histoire et ses habitants forment un pays magnifique. Trump, en revanche, est un individu qui n’aurait jamais dû devenir président de notre voisin du nord. Mais tous deux sont, presque inévitablement, au cœur de la politique intérieure américaine. Ils suscitent, sans aucun doute, la plus vive et la plus profonde préoccupation de notre nation. L’homme et la situation désastreuse qu’il impose aujourd’hui aux Cubains sont devenus le centre de l’attention, des préoccupations et des sentiments des Mexicains.

D’un côté, le président, figure incontournable de la sécurité sous toutes ses formes. Cuba, aujourd’hui soumise aux traitements les plus brutaux, les plus flagrants et les plus inhumains, cherche à éviter cette situation indésirable, désormais inévitable. Entre ces deux extrêmes, la présidente du Mexique s’est positionnée, guidée par le devoir et la passion. Et c’est entre ces deux figures qu’elle a consacré une part importante de son temps et de son énergie.

Et, à en juger par les apparences, cela va perdurer. En réalité, ces deux forces qui façonnent le présent en disent long sur l’état actuel du pays et la nature de son gouvernement. L’une lui permet de se défendre habilement contre les pressions quotidiennes, tandis que l’autre met à l’épreuve notre résilience face aux épreuves que traverse ce peuple courageux. Ce qui ne saurait être réduit à un simple malentendu ou à une mauvaise interprétation de l’intérêt personnel est exigé par Cuba car, véritablement et par choix, elle est vitale pour les Mexicains.

Que cette catégorie soit obstinément niée, affirmée ou fermement acceptée, les alternatives à concevoir doivent partir de ce constat. L’exécution même des plans et des projets est incontestable. Plusieurs d’entre eux sont élaborés avec soin au fil des jours. La triste et maladroite volonté de certains médias de rejeter la faute sur les dirigeants cubains successifs contribue à la situation désastreuse actuelle. Ces cris et ces accusations ne sont, en réalité, que le reflet de peurs, de haine et de mépris de classe.

On ne saurait porter aucun jugement sur ceux qui, délibérément et perversement, minimisent les effets d’un dessein impérial sauvage, abusif et criminel. Tenter de minimiser le siège – ou le blocus, si vous préférez – que subissent les Cubains est non seulement d’une stupidité sans nom, mais aussi honteux et totalement dépourvu d’empathie. L’élite américaine, de concert avec les exilés cubains, est allée jusqu’à fabriquer et exporter des nuisibles, et même à faire exploser des avions en vol pour parvenir à ses fins infâmes. Le refus persistant d’accès à certains traitements et médicaments complète à lui seul un tableau impardonnable.

Elles blessent les individus au plus profond d’eux-mêmes et entravent les efforts en matière de santé. Mais nous ne devons pas non plus oublier le gel des avoirs, le sabotage, les crimes et l’utilisation illégale des systèmes de contrôle monétaire et bancaire. Nous ne pouvons pas non plus ignorer ou minimiser les milliers d’autres méthodes utilisées presque quotidiennement pour entraver le développement sain de leur économie et leur bien-être. Cela est particulièrement vrai lorsqu’on considère une structure financière dépourvue des mécanismes nécessaires pour mettre en œuvre efficacement des contre-mesures qui lui permettraient de remédier à ces carences imposées et d’atteindre l’équilibre.

Le dernier outrage de cet esprit impérialiste, dénué de toute humanité, est le blocus énergétique imposé. Interdire à un pays d’envoyer aux Cubains les produits de première nécessité – même en quantité minimale – revient à s’engager dans une confrontation dangereuse. Si une telle confrontation n’a pas eu lieu, c’est grâce aux calculs prudents d’autrui. Trump, dans ses fanfaronnades, semble tout risquer. Peu importe qu’il se rétracte souvent, pris au piège de mensonges et de promesses, dans de nombreuses autres situations conflictuelles.

Cette aventure malheureuse attise de plus en plus l’opposition intérieure de Trump. L’image des États-Unis dans le monde s’est dégradée à un niveau préoccupant. L’opposition locale – qu’elle soit partisane, médiatique ou économique – exacerbée par les risques multiples et variés que représente ce conflit, continue de tirer la sonnette d’alarme. Les catastrophes annoncées s’accumulent rapidement et menacent la tranquillité et le dynamisme des citoyens.

Le gouvernement Morena reste déterminé à améliorer les conditions économiques afin de garantir la justice distributive promise. Les préparatifs des prochaines élections se poursuivent, non sans précautions et défis. Les perspectives semblent favorables à la poursuite de la Quatrième Transformation, sous une forme améliorée.

« Squelettes ambulants », placement dans des « cages à singes », viols en masse… Francesca Albanese confirme l’usage « systématique » de la torture sur les Palestiniens par Israël

La rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires occupés palestiniens a dévoilé, lundi, un rapport consacré aux tortures commises par Israël. Elle y documente les rouages d’une « vengeance collective » dont sont victimes plus de 18 500 détenus palestiniens.

Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens occupés, à Dublin, le jeudi 20 mars 2025. © Brian Lawless/PA Wire

Les Palestiniens sont « dépouillés de tout ce qui ressemble à des êtres humains » par Israël. Cet aveu d’un lanceur d’alerte résume la violence systémique mise en place par le pouvoir israélien et la structure pénitentiaire, qui accompagne le processus de colonisation – comme de génocide enclenché dans la bande de Gaza – au sein des territoires palestiniens.

Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour les territoires occupés palestiniens, en dévoile les rouages dans un nouveau rapport, présenté lundi 23 mars devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Elle y rappelle l’usage systématique de la torture par Israël et alerte sur son accélération depuis le 7 octobre 2023. Continuer la lecture de « Squelettes ambulants », placement dans des « cages à singes », viols en masse… Francesca Albanese confirme l’usage « systématique » de la torture sur les Palestiniens par Israël

Incidents graves à l’école : des écarts qui en disent long (Rapport de la DEPP)

En légère baisse en 2024-2025, les incidents graves signalés dans les établissements scolaires restent un révélateur des inégalités du système éducatif. Marqueurs de tensions et de difficultés, à la fois sociales et scolaires, ils sont beaucoup plus présents dans les établissements publics que privés, et davantage en lycée professionnel qu’en lycée général.

Des signalements plus fréquents dans le second degré

On compte 14 incidents graves pour 1 000 élèves dans le second degré, contre 4 pour 1 000 élèves dans le premier degré. La majorité des incidents graves sont des atteintes aux personnes, essentiellement verbales. 79 % des écoles et 28 % des collèges déclarent une absence d’incident grave.

Un incident sur dix dans le second degré est d’ordre raciste, antisémite, xénophobe ou homophobe, contre un sur vingt dans le premier degré, principalement à l’école élémentaire.

Les auteurs des faits sont majoritairement des élèves, et les victimes sont pour moitié des élèves et pour moitié des personnels. Dans le premier degré, les personnels sont davantage représentés parmi les victimes. Ce sont les principaux résultats de l’enquête annuelle Sivis menée auprès des chefs d’établissement, notamment à la suite de conseils de discipline ou de commissions éducatives.

Des écarts marqués selon les établissements

Derrière les moyennes se cachent de fortes disparités. Les différences entre types d’établissements restent importantes. Dans le second degré, on recense 14 incidents graves pour 1 000 élèves. Ce taux atteint 20 pour 1 000 en lycée professionnel, contre 6 pour 1 000 en lycée général, illustrant les inégalités structurelles du système éducatif.

Le recul du nombre d’incidents correspond à une baisse des signalements déclarés dans les établissements publics. Toutefois, le caractère déclaratif de ces données invite à la prudence dans leur interprétation : certains établissements privés peuvent ne pas souhaiter communiquer sur ces incidents, tandis qu’une hausse des signalements peut aussi refléter une meilleure formation ou une sensibilisation accrue. La note d’information de la DEPP souligne ainsi qu’« une augmentation des signalements peut s’expliquer par une amélioration de la culture de la prévention ou par la reconnaissance progressive de certaines atteintes (par exemple les violences sexistes et sexuelles, le harcèlement, etc.). À l’inverse, un manque de temps des équipes pédagogiques ou d’encadrement, ou la méconnaissance de certains incidents (par exemple lorsque davantage de faits ont lieu sur les réseaux sociaux), peut conduire à une baisse des signalements ».

Les élèves sont très majoritairement les auteurs des faits : 92 % dans le second degré, contre 59 % dans le premier degré, où les atteintes peuvent aussi être commises par des familles d’élèves (30 % dans le premier degré contre 3 % dans le second degré). Dans le premier degré, plus de la moitié des victimes sont des personnels (61 %). Dans le second degré, les victimes sont élèves et personnels à parts égales (41 % chacun).

Des atteintes majoritairement verbales

Huit incidents graves sur dix signalés au collège sont des atteintes verbales aux personnes. Dans le premier degré, 87 % des incidents graves sont des atteintes verbales, contre 80 % dans le second degré. La moitié de ces incidents correspond à des violences verbales.

Les violences physiques représentent 34 % des incidents dans le premier degré, contre 21 % dans le second degré.

Enfin, 12 % des incidents graves relèvent du racisme, de l’antisémitisme, de la xénophobie ou de l’homophobie dans le second degré, contre 4 % dans le premier degré. Par ailleurs, 15 % des incidents signalés dans le premier degré sont liés au harcèlement, contre 10 % dans le second degré.

Djéhanne Gani

La note de la Depp : Rakotobe M., 2026, « Les signalements d’incidents graves dans les écoles et établissements publics et privés sous contrat en 2024-2025« , Note d’Information, n° 26-03, DEPP