Notre filière viticole chahutée par la mondialisation par G. Le Puill

Gérard Le Puill

Alors que le changement climatique en cours complique la vie quotidienne de nos vignerons, la volonté de Donald Trump de taxer les importations de vins pourraient encore assombrir la situation de la profession. Ce sujet sera présent dans les débats sur le Salon de l’Agriculture alors que la consommation de vin recule en France beaucoup plus que celles des autres boissons alcoolisées dont le whisky. Continuer la lecture de Notre filière viticole chahutée par la mondialisation par G. Le Puill

Tarn-et-Garonne : « La politique de casse du service public de santé doit cesser ! », s’insurge le PCF

Par Margot VENIER 
En Tarn-et-Garonne, les personnels hospitaliers sont en sous-effectif chronique, confrontés à des conditions de travail toujours plus dégradées. © Julien Sueres/Facebook
En Tarn-et-Garonne, les personnels hospitaliers sont en sous-effectif chronique, confrontés à des conditions de travail toujours plus dégradées. © Julien Sueres/Facebook

 

Fermetures de lits, sous-effectifs… Face à la crise du système de santé en Tarn-et-Garonne, et plus globalement en France, les communistes appellent à une mobilisation massive pour exiger des moyens à la hauteur des besoins.

« Une situation inacceptable ». Le 10 février dernier, le service des urgences de l’hôpital de Montauban a dû fermer temporairement ses portes, faute de moyens pour faire face à l’épidémie de grippe. Seules les urgences vitales, pédiatriques et obstétricales ont pu être assurées.

Depuis dimanche soir, les 18 box des urgences sont pleins et une douzaine de patients attendent sur des brancards dans les couloirs », indiquait la cheffe du Samu de Tarn-et-Garonne Hélène Pizzut, au micro de radio Totem.

Pour le PCF, cette situation « témoigne de l’état de délabrement de notre système de santé publique, conséquence directe des politiques d’austérité menées par les gouvernements successifs ».

« Cette politique de casse du service public de santé doit cesser! »

En Tarn-et-Garonne, les personnels hospitaliers sont en sous-effectif chronique, confrontés à des conditions de travail toujours plus dégradées. L’été dernier, un service d’accueil aux soins (SAS) avait de nouveau été mis en place pour réguler l’afflux aux urgences.

Au secteur 3, qui inclut Lauzerte, Montaigu et Castelsarrasin, les Tilleuls, unité d’admission de 20 lits, est passée à dix lits, laissant seulement 20 lits aux Platanes et dix lits aux Tilleuls pour l’ensemble du secteur.

Le personnel y est en effectif critique : alors qu’un requis de neuf infirmiers diplômés d’État (IDE) était prévu, ils sont passés à quatre. Dans l’équipe de jour, ils devraient être 13 en comptant les aides-soignants, mais il n’en reste que deux », indique le PCF.

Le service ne fonctionne qu’avec des renforts temporaires. En résumé, le malaise de l’hôpital et le mal-être des soignants (grosse fatigue, stress récurrent…) sont devenus une évidence dans le département.

Par ailleurs, « à Valence d’Agen, le centre médico-psychologique s’étoffe et revient progressivement à la normale, après plusieurs années sans psychiatre », souligne la section PCF de Castelsarrasin.

Dénonçant « avec force » les politiques gouvernementales qui, « depuis des années, organisent sciemment l’asphyxie de l’hôpital public », les communistes appellent à une « mobilisation massive pour exiger des moyens à la hauteur des besoins ».

Nous nous tenons aux côtés des syndicats et des collectifs de soignants qui préparent des actions pour défendre l’hôpital public et garantir à toutes et tous un accès à des soins de qualité », insistent les militants.

Avant d’ajouter : « Il est urgent de mettre fin à l’austérité et d’investir massivement dans la santé publique ! Le PCF continuera à se battre pour un hôpital fort, des soignants respectés et un service de santé accessible à tous ».


Le texte de la communication:

FERMETURES DE LITS, SOUS-EFFECTIFS: QUI POURRA ENCORE SE SOIGNER ?
Lundi 10 février, pour la première fois dans son histoire, le service des urgences de l’hôpital de Montauban a dû fermer temporairement ses portes, faute de moyens pour faire face à l’épidémie de grippe. Une situation inacceptable qui témoigne de l’état de délabrement de notre système de santé publique, conséquence directe des politiques d’austérité menées par les gouvernements successifs.
Dans notre territoire, les personnels hospitaliers sont en sous-effectif chronique, confrontés à des conditions de travail toujours plus dégradées. Ainsi, au secteur 3, qui inclut Lauzerte, Montaigu et Castelsarrasin, les Tilleuls, unité d’admission de 20 lits, est passée à 10 lits, laissant seulement 20 lits aux Platanes et 10 lits aux Tilleuls pour l’ensemble du secteur. Le personnel y est en effectif critique : alors qu’un requis de 9 IDE était prévu, ils sont passés à 4. Dans l’équipe de jour, ils devraient être 13 en comptant les aides-soignants, mais il n’en reste que 2. Le service ne fonctionne qu’avec des renforts temporaires. De plus, de nombreux agents sont arrêtés, épuisés par des conditions de travail insoutenables.
Par ailleurs, à Valence d’Agen, le CMP s’étoffe et revient progressivement à la normale après plusieurs années sans psychiatre. Pourtant, malgré ces difficultés, les agents hospitaliers restent fidèles à leur mission, assumant avec courage et dévouement leurs responsabilités au service des patients. La section PCF de Castelsarrasin, Valence et Lomagne leur apporte tout son soutien et salue leur engagement exemplaire.
Nous dénonçons avec force les politiques gouvernementales qui, depuis des années, organisent sciemment l’asphyxie de l’hôpital public au nom d’une logique comptable qui ne sert que les intérêts des marchés financiers. Cette politique de casse du service public de santé doit cesser !
Le PCF appelle à une mobilisation massive pour exiger des moyens à la hauteur des besoins. Nous nous tenons aux côtés des syndicats et des collectifs de soignants qui préparent des actions pour défendre l’hôpital public et garantir à toutes et tous un accès à des soins de qualité. Il est urgent de mettre fin à l’austérité et d’investir massivement dans la santé publique ! Le PCF continuera à se battre pour un hôpital fort, des soignants respectés et un service de santé accessible à tous.

NDLR de MAC, A lire pour compléter cet article :

Médecins cubains toujours au cœur des mobilisations

Quand le maire RN de Perpignan, Louis Aliot, et le commissariat tentent de blanchir quatre policiers accusés d’agression sexuelle

Quatre policiers municipaux de Perpignan, accusés d’agression sexuelle sur un jeune homme de 23 ans, ont été entendus par le parquet, jeudi 13 février. Alors qu’un examen médical a confirmé des traces d’agression sexuelle, le maire RN Louis Aliot, la direction de la police municipale et des membres du syndicat Force ouvrière ont multiplié les actions pour décrédibiliser le témoignage de la victime présumée, qualifiée de « dealer » et de « délinquant ».

 

La victime présumée a beau avoir réalisé un examen médical, qui a confirmé la présence de traces d’agression sexuelle, et avoir saisi la justice, le corporatisme policier importe plus aux yeux des premiers concernés. Quatre policiers municipaux de Perpignan ont été placés en garde à vue, jeudi 13 février, a rapporté le bureau local d’Ici (ex-France Bleu). En cause : ils sont accusés d’avoir agressé sexuellement un jeune homme, âgé de 23 ans, suite à une interpellation datant du mardi précédent. Les quatre agents réalisaient une « opération antidrogue » dans le quartier Saint-Mathieu.

Suite à cette interpellation, et à un examen médical ayant amené à un jour d’incapacité totale de travail (ITT), la victime présumée a décidé d’amener l’affaire devant la justice, en portant plainte. Les quatre accusés ont ainsi été entendus par le parquet durant la journée du jeudi 13 février, avant d’être relâchés le soir même. Si l’enquête pour « agression sexuelle par une personne abusant de son autorité » se poursuit, les autorités se sont empressées de passer par-dessus la justice et ont décrété que les quatre agents sont innocents. Continuer la lecture de Quand le maire RN de Perpignan, Louis Aliot, et le commissariat tentent de blanchir quatre policiers accusés d’agression sexuelle

7 milliards d’euros de coupes pour les collectivités : tout ce que menace « le pire budget de l’histoire »

Un effort de 7,1 milliards d’euros, faussement minimisé à 2,2 milliards par le gouvernement, menace le fonctionnement et les projets des collectivités. Ces restrictions financières font courir de lourds dangers pour les services publics et le quotidien des citoyens.

André Laignel a sorti sa calculatrice et a patiemment décortiqué le budget 2025. Le résultat est sans appel : les annonces du gouvernement concernant l’effort financier demandé aux collectivités locales fixé à 2,2 milliards d’euros en 2025 tiennent du « mensonge d’État », selon le premier vice-président de l’Association des maires de France (AMF). Continuer la lecture de 7 milliards d’euros de coupes pour les collectivités : tout ce que menace « le pire budget de l’histoire »

Une « financiarisation de tous les dangers » : enquête sur l’emprise des fonds d’investissement sur les cabinets de radiologie

Ils s’appellent BlackRock, Bridgepoint ou encore Ardian. Ces fonds d’investissement, après avoir phagocyté la biologie médicale ou les Ehpad, s’attaquent désormais au secteur de l’imagerie médicale. L’Académie de médecine alerte sur une « financiarisation de tous les dangers ». Avec déjà des conséquences perceptibles pour les patients… Vous êtes vous déjà demandé pourquoi les délais s’allongeaient pour pouvoir faire une mammographie ? Réponses.

 

Le scénario est rodé : approcher un cabinet de radiologie avec des médecins proches de la retraite, et mettre un pactole sur la table. « Historiquement, un radiologue qui partait à la retraite vendait ses parts autour de 300 000 euros à un jeune médecin débutant. Avec les montages actuels, il est possible de voir un investisseur non médecin payer dix fois plus », admet volontiers Joseph El Khoury de la banque d’affaires Natixis au média en ligne Imago. Continuer la lecture de Une « financiarisation de tous les dangers » : enquête sur l’emprise des fonds d’investissement sur les cabinets de radiologie

PCF : Placer l’IA au service de l’humanité nécessite d’autres choix !

Par moment je me demande si le communiste français qui croit encore qu’il existe une issue politique dans l’état où se trouve le peuple français ne mènent pas un combat desespéré. Les communistes, les moins pires, ceux qui demeurent bienveillants, attentifs à la souffrance réelle des êtres humains, aux frigo vides autant qu’à l’humiliation des gens stigmatisés, sont si loin de mesurer la férocité de l’adversaire, Ils sont si impuissants, on a détruit leur organisation, leur formation, ils n’ont plus de presse crédible… Mais il n’y a rien d’autre qui ne soit pas lutte des places, clientélisme y compris raciste, antisémite, division gratuite… Les seuls qui effectivement ont l’amour du savoir, du développement scientifique et technique et agissent pour qu’il soit mis au service de l’humanité. Ceux qui se sont toujours battu pour le droit à la santé mais aussi pour l’énérgie nucléaire civile, pour les salaires décents et pour les technologies qui soulagent la peine du travail… Encore un effort camarades pour être moins naif, redevenir aussi durs que quand vous combattiez les fascisme sous toutes ses formes parce que ceux que vous prétendez défendre ne se font eux plus d’illusion et la moindre caissière d’un supermarché ne croit pas en l’allégement de sa peine et de son temps de travail par l’IA. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)


COMMUNIQUE DE PRESSE

Sommet sur l’IA : Placer l’IA au service de l’humanité nécessite d’autres choix ! (PCF)

Le sommet organisé les 10 et 11 février par Emmanuel Macron sur l’intelligence artificielle (IA) s’inscrit davantage dans une logique de communication pour séduire les investisseurs privés qu’il ne permettra à la France et à l’Europe de construire une stratégie visant le développement d’une IA éthique au service de l’humanité. Continuer la lecture de PCF : Placer l’IA au service de l’humanité nécessite d’autres choix !

AESH : deuxième métier de l’Éducation nationale in Caf. Péda.

 

Entre 2005 et 2025, le nombre d’enfants en situation de handicap scolarisé dans un établissement scolaire a quadruplé : il est passé de 100 000 en 2006 à plus de 400 000 en 2022.  La loi de 2005 stipule que « tout enfant ou adolescent en situation de handicap doit être inscrit dans l’école ou l’établissement le plus proche de son domicile, lequel constitue son établissement de référence » avec un dispositif d’accompagnement si nécessaire, pour lui permettre de suivre sa scolarité dans les meilleures conditions. Les AESH sont devenus le deuxième métier de l’Éducation nationale, avec 78 816 agents (en équivalents temps plein) en 2023, en hausse de 90 % depuis 2013. Les défis et difficultés comme les souffrances restent nombreuses dans l’école. Un état des lieux.

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Le gouvernement ne doit pas laisser Arcelor partir sans réagir! Fabien Roussel

 

DE QUOI LA DÉMOCRATIE EST-ELLE LE NOM : CENSURE OU PAS CENSURE ? par Jean Paul Legrand

 

Pour une analyse de classe afin de rompre avec l’illusion institutionnelle et la dépasser pour construire une vision cohérente de la lutte pour le socialisme, nous dit Jean paul Legrand. Il y a dans cette terrible période des gens entre qui s’est construit une confiance (c’est comme les allumettes ça ne sert qu’une fois) parce qu’ils sont simplement prêts à agir au-delà de leur nombril, de leurs médiocres intérêts. Ils tiennent bon au-delà de toute raison et là où ils sont font ce qu’ils peuvent. Ils sont isolés encore mais partout en France présents, ce sont les communistes. Merci Jean Paul, merci à tous ceux qui tiennent bon et refusent l’autodestruction. Comparez ce discours avec celui de ceux qui vous vantent l’oportunité boursière de la mise à sac de l’industrie française, de quel côté ave-vous envie de vous battre ? (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Jean-Paul LEGRAND à BLEITRACH Danielle,  

DE QUOI LA DÉMOCRATIE EST-ELLE LE NOM : CENSURE OU PAS CENSURE ?

Pour une analyse de classe afin de rompre avec  l’illusion institutionnelle et la dépasser pour construire une vision cohérente de la lutte pour le socialisme.

La question de la censure du gouvernement, bien que symboliquement importante, ne saurait constituer l’alpha et l’oméga du combat politique. Pour saisir les limites de ce débat parlementaire, il faut le replacer dans le cadre plus large de la «  lutte des classes » et de la nature de l’État capitaliste. Continuer la lecture de DE QUOI LA DÉMOCRATIE EST-ELLE LE NOM : CENSURE OU PAS CENSURE ? par Jean Paul Legrand

Jean-Pierre Garel : pour une EPS inclusive In Caf. Péda.

L’EPS « assure l’inclusion, dans la classe, des élèves à besoins éducatifs particuliers ou en situation de handicap », si l’on en croit les programmes scolaires du cycle 4. C’est la seule discipline qui y est mentionnée pour un bénéfice n’allant pas de soi. Il passe notamment par des actions conjuguant une attention à construire du commun entre les élèves et à prendre en compte leurs singularités. Avant d’aborder le rapport entre ces deux aspects dans une perspective inclusive, quelques mots sur des références guidant la réflexion.

Agrégé d’EPS retraité, formateur pendant plus de 20 ans au CNEFEI (aujourd’hui INSEI), actuellement chercheur associé au laboratoire Cultures-Éducation-Société (université de Bordeaux), codirecteur, avec Didier Séguillon, de « Les élèves à besoins éducatifs particuliers et les autres en EPS : la construction d’un commun » (coédition INSEI/Revue EP&S, juillet 2024), Jean-Pierre Garel invite à concevoir l’inclusivité de l’EPS à partir d’un regard croisé sur le commun et le singulier. Continuer la lecture de Jean-Pierre Garel : pour une EPS inclusive In Caf. Péda.