Eddie Jacquemart, président de la Confédération nationale du logement (CNL), revient sur l’impact des hausses de charges sur les résidents et sur l’insuffisance des mesures gouvernementales.
« Pour certains locataires, c’est la triple peine : pas de rénovation thermique, des charges qui explosent, des déplacements coûteux. Ce sont toujours les plus pauvres qui cumulent les difficultés », explique Eddie Jacquemart, président de la CNL.
Quelle situation observe la CNL sur le terrain ?
Eddie Jacquemart, Président de la Confédération nationale du logement (CNL)
De nombreux locataires du parc social viennent nous voir avec des rappels de charges locatives pour 2022 dont les montants sont parfois abyssaux, de 400 à 1 500 euros. En parallèle, ils sont confrontés à une hausse des provisions pour les charges mensuelles de l’année 2023. Il y a aussi le problème de ceux qui se chauffent en individuel, dont les factures d’énergie explosent depuis la fin des tarifs réglementés du gaz, le 30 juin. Beaucoup sont très inquiets.
Les plus touchés sont les célibataires ou ceux qui vivent dans des appartements Plai (types de HLM aux loyers les plus bas), avec des petits loyers. Quand ils voient arriver les régulations de charges, qui peuvent représenter jusqu’à trois fois leur loyer, ils sont complètement paniqués. Cette augmentation est orchestrée par le gouvernement. Cela représente quand même 17,1 % de hausse en deux ans, rien que sur les fluides. Et c’est compter sans ce qui va encore tomber au 1er janvier 2024.
Est-ce le seul sujet d’inquiétude ?
Non, bien sûr. S’ajoutent aux charges le problème du coût de la rentrée des classes et celui de l’alimentaire surtout, avec l’inflation qui a fait bondir les prix des produits de première nécessité. Enfin, il y a la hausse de l’essence, alors que dans les quartiers isolés, où il y a peu de transports publics, la voiture est nécessaire.
Pour certains locataires, c’est la triple peine : pas de rénovation thermique, des charges qui explosent, des déplacements coûteux. Ce sont toujours les plus pauvres qui cumulent les difficultés. Du coup, les familles sont aux abois. Il y aurait vraiment de quoi lancer une mobilisation des locataires. Au sein de la CNL, nous avons également lancé une pétition pour exiger un service public de l’énergie, seul rempart possible à cette explosion des coûts des fluides.
Et c’est compter sans la baisse des allocations logement…
Le perpétuel rabotage de l’APL (aide personnalisée au logement) est un vrai problème. Les plafonds n’ont pas été augmentés depuis des années et elle n’a pas été revalorisée à hauteur de l’inflation. Depuis 2022, une hausse de 3,5 % a bien été actée, mais cela permet juste de compenser une partie de l’augmentation des loyers, estimée à 7 % en deux ans.
En outre, cela concerne peu de locataires, les barèmes pour obtenir l’APL étant très bas. Mais concernant les charges, il n’existe aucun amortisseur. Le forfait charges, qui tourne autour de 50 euros, n’a pas été modifié, malgré la hausse des prix. Quand aux chèques énergie, leur utilisation est tellement complexe que beaucoup renoncent à s’en servir.
Au-delà de l’APL, que pensez-vous des aides mises en place pour amortir l’inflation ?
Les mesures gouvernementales ne sont que conjoncturelles, telle une rustine sur une jambe de bois. Ce que nous voulons, au contraire, ce sont des mesures structurelles, comme le gel des loyers que nous avons demandé à travers une pétition.
Quant à la rénovation énergétique, cela prend du temps. En attendant, il faut des mesures immédiates pour maintenir le pouvoir d’achat. Sinon, dès cet automne, cela risque d’être très compliqué pour les familles. Mais les déclarations du nouveau ministre du Logement, qui a rejeté la piste de l’augmentation de l’APL, ne vont pas dans ce sens, pas plus que celle du budget logement pour 2024, lequel devrait encore être revu à la baisse. On va laisser les gens dans des situations dramatiques, en se contentant de distribuer, çà et là, des subsides ponctuels qui ne sécurisent pas les familles.
Quelles sont les conséquences concrètes dans les quartiers ?
On constate de plus en plus de retards et d’impayés de loyers. On voit également de plus en plus de locataires contraints de faire des choix, sur l’alimentaire d’abord. Ils ont aussi renoncé aux loisirs, aux vacances. C’est terrible, surtout pour les enfants. L’hiver venu, certains ne se chaufferont pas, comme on l’avait déjà observé l’année dernière. La situation est très compliquée. Les gens doivent faire attention à tout, se priver. Les quartiers sont en souffrance. Malgré tout, l’entraide entre pauvres reste réelle. Les locataires, dans les quartiers, restent humains. Ils s’épaulent, se prêtent des choses. C’est incroyable, dans cette jungle libérale qu’on nous impose. Preuve que les dirigeants n’ont pas encore réussi à casser la solidarité dans les quartiers populaires.
Inflation, blocage des prix, salaires, réindustrialisation, retraites, 49.3, extrême droite… Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, et l’ex-premier ministre et actuel maire du Havre, Édouard Philippe, se sont livrés à un véritable débat gauche-droite dimanche, lors de la 88e édition de la Fête de l’Humanité.
Sous-financement du primaire, professeurs parmi les plus mal rémunérés, déséquilibre des enseignements au profit des « fondamentaux » : l’étude annuelle de l’OCDE montre un système éducatif français inégalitaire et sous-financé.
Des dépenses un peu au-dessus de la moyenne pour des résultats qui restent inégalitaires, des enseignants toujours sous-payés. Pas grand-chose de nouveau sous le soleil de la France scolaire, est-on tenté d’écrire après la présentation, mardi 12 septembre, de la grande enquête annuelle de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique), « Regards sur l’éducation ».
Pourtant, avec la promotion tous azimuts de l’apprentissage et la réforme du lycée professionnel, notre pays fait figure de bon élève d’une organisation idéologiquement marquée, puisque née – rappel – au sortir de la Seconde Guerre mondiale pour veiller à la mise en œuvre du plan Marshall en Europe.
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, était l’invitée, samedi, de l’Agora de l’Humanité. La dirigeante estime que les syndicats ont « semé des graines », alors que la centrale cégétiste a réalisé 40 000 nouvelles adhésions.
La foule des grands jours pour Sophie Binet. Samedi, en début d’après-midi, la secrétaire générale de la CGT avait carte blanche à l’Agora de l’Humanité. Alors que la rentrée prend à la gorge une majorité de salariés et de familles qui n’arrivent plus à faire face à la cherté de la vie, la dirigeante cégétiste a avancé des propositions alternatives. Avec pour ligne de mire la mobilisation du 13 octobre pour les salaires et contre l’austérité, elle a aussi indiqué de nouveaux enjeux où se cristallise l’affrontement de classe.
Le collectif « Nos services publics » publie un rapport accablant sur l’état des services publics en France. Éducation, santé, transport, justice, sécurité : l’analyse de 20 ans de politiques publiques montre le décalage entre besoins de la population et l’évolution du secteur.
« Les moyens des services publics augmentent depuis vingt ans moins rapidement que les besoins sociaux », dénoncent le rapport du collectif « Nos services publics » publié jeudi 14 septembre, auquel ont collaboré plus de 100 experts, agents de terrain et citoyens.
Le secrétaire général du Parti communiste du Chili a déclaré qu’avec le retour de la démocratie, le Parti communiste a plaidé en faveur de sa légalité en faisant revivre ce slogan dans le pays. Cet interview a le mérite d’insister sur ce qui demeure la priorité du capital sous tous les climats et sa manière d’imposer ce qui est destructeur de l’avenir (ici la dette éducative qui frappe y compris la petite bourgeoisie en plein déclassement) par le fascisme présenté comme la liberté individuelle des “enragés” quand la classe ouvrière et les couches populaires ont été isolées, qu’il n’y a plus de parti communiste. Quand on l’a réduit comme en Europe, en France, en Italie à n’être plus qu’un groupuscule inféodé dans sa direction aux pires errances de la social démocratie, avoir détruit toute organisation, toute formation, s’être emparé de ses publications, avoir systématiquement éliminé tous les cadres du parti pour leur substituer des individus cyniques, bloquant par leur inertie toute intervention populaire, un modèle dont nous avons vu le rôle qu’il a joué en URSS avec Gorbatchev mais qui a été préparé de longue date. Au Chili, comme dans d’autres pays d’Amérique latine, les nécessités de la résistance ont joué un rôle a contrario, mais il est clair que comme dans tous les pays du sud, et désormais dans l’UE, la colère peut virer dans un sens ou un autre. C’est pourquoi partout le rôle d’un parti communiste est un enjeu qui dépasse tout aspect partisan. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsocieté)
Le 31 août 2023, le président du Parti communiste du Chili, Guillermo Teillier, a été enterré dans le cimetière historique de Recoleta. Dans ce cimetière reposent les restes d’une série de personnes importantes, de l’ancien président chilien socialiste Salvador Allende au chanteur communiste Victor Jara. Allende et Jara ont tous deux été victimes du coup d’État militaire qui a eu lieu il y a 50 ans, le 11 septembre 1973.
Teillier, qui a été torturé pendant plusieurs années en prison après le coup d’État, est entré dans la clandestinité après sa libération et a dirigé les efforts de reconstruction du Parti communiste (PC) clandestin (depuis son interdiction), de sa branche armée (El Frente Patriótico Manuel Rodríguez) et du mouvement populaire plus large qui a conduit à la restauration de la démocratie en 1990. Le président chilien Gabriel Boric a assisté au mémorial avant l’enterrement de Teillier et a appelé à deux jours de deuil national les 30 et 31 août pour marquer la perte de Tellier, qui, selon lui, a vécu une « vie digne ».
Lors des funérailles, le secrétaire général du Parti communiste, Lautaro Carmona, a souligné l’importance du leadership de Tellier – à un coût personnel élevé – dans la lutte contre la dictature militaire et dans la lutte des trois dernières décennies pour relancer un projet socialiste au Chili. Malgré les tentatives d’enterrer l’héritage de la gauche – y compris les avancées faites par le gouvernement d’Unité populaire dirigé par Salvador Allende (qui a été président de 1970 à 1973), les communistes – qui font partie du gouvernement de Boric – continuent de lutter pour faire avancer un programme visant à établir la souveraineté sur l’économie chilienne et à améliorer les conditions de vie quotidiennes de la population du pays.
Ce projet socialiste – qui est écrit sur les « las banderas Allendistas » (drapeaux de l’allendisme), comme Carmona l’a dit lors des funérailles – a récemment été violemment attaqué par les médias de droite chiliens et le centre-droit.
Pourquoi y a-t-il eu cette attaque féroce contre les communistes ? Lorsque nous avons parlé à Lautaro Carmona dans son bureau à Santiago, près de la Plaza de la Dignidad, il nous a fourni une explication détaillée du contexte social et politique du pays.
Il y a, nous a-t-il dit, une opinion répandue dans les médias de droite selon laquelle s’ils peuvent semer le doute au sein du gouvernement sur les politiques avancées par le Parti communiste, cela discréditerait l’influence du PC, déchirerait la gauche et permettrait à la droite de revenir au pouvoir pour plusieurs cycles électoraux.
Lors de l’élection du conseil constitutionnel chilien en mai 2023, la droite l’a emporté, mais parmi les partis libéraux et de gauche, le Parti communiste a obtenu la plus grande part des voix. Ce résultat et le rôle clé que jouent les communistes dans le gouvernement de Boric, nous a dit Carmona, est la raison pour laquelle les médias de droite ont commencé cette campagne féroce contre le Parti communiste.
L’impact de l’explosion sociale En 2019, des manifestations en cascade ont éclaté dans tout le Chili. Au cœur des manifestations se trouvait un sentiment général de désespoir social, nous a dit Carmona, qui a principalement ravagé la classe moyenne. C’était, a-t-il dit, « une accumulation de frustration » avec un système d’endettement permanent des ménages étant le seul moyen de maintenir un style de vie de base de la classe moyenne et de la classe moyenne inférieure.
L’un des éléments clés de cette dette a été la dette pour l’éducation, c’est pourquoi les manifestations ont exigé que le gouvernement trouve un moyen de lever ce « poids invisible » des épaules de la jeunesse chilienne.
Aucun gouvernement – pas même les gouvernements de centre-gauche de Michelle Bachelet (2014-2018) ou de Gabriel Boric (arrivé au pouvoir en 2022) – n’a été en mesure de résoudre ce problème de la dette éducative. Les propositions faites pour éliminer les prêts étudiants sont souvent liées à d’autres questions, comme la réforme fiscale, et elles font échouer tout mouvement d’allégement de la dette.
« Si vous voulez résoudre de votre vivant le problème de votre dette, vous devez contracter un autre prêt », a déclaré Carmona. La crise financière au Chili n’a pas encore d’impact sur le secteur financier, mais son coût affaiblit la vie de millions de Chiliens.
Ces protestations, a déclaré Carmona, doivent être comprises clairement. Ils démontrent qu’une grande partie de la population chilienne a un « niveau implicite de conscience » de leur situation. Le mécontentement à l’égard du système s’est manifesté de diverses manières, depuis les manifestations (qui ont été considérablement interrompues par la pandémie), depuis l’élection de Gabriel Boric en 2022 et par la revendication – imposée par la rue – d’une nouvelle constitution.
L’humeur du public est restée frustrée par le système de dette existant, mais l’incarnation politique de cet état d’esprit a oscillé de manière spectaculaire entre le soutien à la campagne électorale du Front large de centre-gauche en 2022 et le vote pour le Parti républicain de droite lors de la campagne de mai 2023 pour le Conseil constitutionnel.
L’attaque contre les communistes L’attaque contre le Parti communiste au Chili n’est pas nouvelle, comme l’a documenté Iván Ljubetic Vargas dans El Partido Comunista de Chile (2014). Fondé en 1912 en tant que parti ouvrier et rebaptisé Parti communiste en 1922, le PC a d’abord été interdit de 1927 à 1931, puis de nouveau de 1948 à 1958. Le 22 septembre 1973, onze jours après le coup d’État, l’armée a déclaré que tous les partis marxistes étaient illégaux. L’armée a assassiné six membres du comité central du PC et en a fait disparaître 11 autres en 1976.
L’attaque actuelle contre le PC s’appuie sur cette longue histoire de répression. L’aile droite, nous a dit Carmona, veut utiliser cette attaque contre le parti non seulement pour contester les vues du parti, mais aussi pour isoler le parti des autres secteurs avec lesquels le PC a construit des alliances.
Avec le retour de la démocratie au Chili, le Parti communiste a plaidé en faveur de sa légalité avec le slogan « Le Chili a besoin d’un Parti communiste ». Carmona nous a dit que le PC pourrait avoir besoin de relancer cette campagne parce qu’il ne devrait pas sous-estimer l’attaque contre lui. La droite veut approfondir le modèle néolibéral au Chili, un modèle que les communistes tentent de saper au sein du gouvernement de Boric.
Le parti, a déclaré Carmona, fait face à deux risques: « premièrement, en n’accordant pas assez d’importance à l’attaque, et deuxièmement en croyant que ce n’est pas parce que c’est une campagne basée sur des mensonges, qu’elle sera inefficace ».
Il y a un problème social auquel le Chili doit faire face. Seulement 30% de la population chilienne était en vie pendant les années du coup d’État, ce qui signifie qu’une majorité pourrait sous-estimer le danger de la droite, qui continue de défendre le coup d’État et ses politiques néolibérales. Le paysage médiatique global, avec ses programmes frivoles à la télévision et dans les journaux de droite, nous a dit Carmona, n’est pas sérieux au sujet des défis auxquels le pays est confronté.
Les mouvements sociaux et les syndicats, a-t-il dit, sont affaiblis et souvent passifs dans leur approche. Il n’est pas encore clair si le peuple chilien – ainsi que les communistes qui sont descendus dans la rue – sera en mesure de surmonter les profonds héritages du coup d’État.
Vijay Prashad est un historien, éditeur et journaliste indien. Il est rédacteur et correspondant en chef de Globetrotter, un projet de l’Independent Media Institute. Il est rédacteur en chef de LeftWord Books et directeur de Tricontinental: Institute for Social Research. Il a écrit plus de vingt livres, dont The Darker Nations: A People’s History of the Third World (The New Press, 2007), The Poorer Nations: A Possible History of the Global South (Verso, 2013), The Death of the Nation and the Future of the Arab Revolution (University of California Press, 2016) et Red Star Over the Third World (LeftWord, 2017). Il écrit régulièrement pour Frontline, The Hindu, Newsclick, AlterNet et BirGün.
Mercredi 13 septembre, Gabriel Attal réunissait l’ensemble des organisations syndicales représentatives afin d’ouvrir la concertation sur l’attractivité du métier. « Formation, mobilité dans la carrière et conditions de travail » étaient au programme de cette rencontre. Le Ministre souhaite avancer vite sur le dossier, il veut faire des premières annonces en décembre. Mais pour les organisations syndicales, rendre attractif le métier d’enseignant passe nécessairement par la réouverture des négociations sur les salaires. Un dossier que le Ministre de son côté estime clos.
Reçues par le Ministre mercredi 13 septembre dans le cadre d’une concertation sur l’attractivité du métier, les organisations syndicales ont au préalable tenu à rappeler collectivement les maux dont souffre l’École. Près de 3 000 postes non pourvus, manque de AESH, de CPE, de PsyEN, d’AED, de personnels de santé… dégradent les conditions de travail de toutes et tous ont-elles déclaré. « Monsieur le ministre, vous prenez vos fonctions dans un contexte très particulier pour l’Éducation nationale : pénurie de personnels alors même que les besoins de recrutements à court et moyen terme sont importants – 329 000 enseignants à recruter d’ici 2030 selon la DARES, fossé grandissant entre la réalité que les personnels vivent et les déclarations ministérielles, présidentielles, ce qui alimente une défiance grandissante envers la parole politique… L’Éducation nationale ne peut se gouverner sans ou contre les personnels et leurs représentants ». Continuer la lecture de Attractivité du métier d’enseignant : le dossier des salaires est clos pour le Ministre
Réunis en Conseil national, les communistes appellent les citoyennes et les citoyens, les forces syndicales et associatives, et toutes les forces de gauche à investir pleinement la Fête de l’Humanité qui se déroulera les 15, 16 et 17 septembre prochains. Elle sera l’occasion de partager un grand moment festif et culturel, de soutenir et de développer le journal l’Humanité et de participer à des centaines de débats pour contribuer à construire l’alternative aux politiques capitalistes en France, en Europe et dans le monde.