En France, l’exécutif prétend accueillir les chercheurs licenciés en masse aux États-Unis mais la politique française en matière d’enseignement supérieur et de recherche emprunte les mêmes logiques néolibérales et les mêmes biais idéologiques.

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En France, l’exécutif prétend accueillir les chercheurs licenciés en masse aux États-Unis mais la politique française en matière d’enseignement supérieur et de recherche emprunte les mêmes logiques néolibérales et les mêmes biais idéologiques.


Effectivement la question monétaire mérite encore beaucoup d’approfondissements et devrait nous occuper mais il faut aussi poser cette question face à ce qu’elle traduit en particulier la financiarisation, un capital devenu disons parasitaire par rapport à la production matérielle, Marx certes a à peine entrevu le problème mais il y a pas mal de ses analyses qui nous parlent conceptuellement. Paul Boccara a eu le mérite de remettre en avant la baisse tendantielle du taux de profit dans le prolongement des travaux entre autres de Boukharine, mais son mode de régulation était marqué par le choix d’une certaine mondialisation à laquelle il paraissait vain de résister. Que sa démarche ait été utilisée par des « liquidateurs » ne doit pas nous faire oublier qu’il est resté avec le secteur économique parmi ceux qui ont continué à tenter de centrer le parti et la gauche vers le travail et l’entreprise. Si je dis cela c’est qu’il me semblerait utile aujourd’hui où le politique reprend ses droits ou tente de reprendre ses droits, ce qui me parait le plus intéressant dans le débat tel que le lance Roussel (hier soir sur la 5 c’était tout à fait passionnant), il faut reprendre cette question de la monnaie en relation avec la réindustrialisation centrée sur l’innovation, les bassins dans lesquels les entreprises sont à la fois fournisseurs et clients, l’importance centrale de la force de travail et l’articulation des investissements avec la coordination des capacités humaines et des ressources nécessaires. (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Il devient clair que les relations mondiales entrent dans une nouvelle phase. Mais, il me semble peu probable de voir émerger rapidement une nouvelle monnaie mondiale, sur la base d’un consensus international. Continuer la lecture de Franck Marsal : propositions à partir des analyses du secteur économique du PCF
Temps 14 minutes

Photo par Nick Fewings
La social-démocratie ne va pas sauver l’Occident
Au cours des cinq dernières décennies, les élections américaines sont devenues de plus en plus définies par ce qu’elles n’accomplissent pas. Le modèle libéral classique d’élections libres et équitables pour choisir des représentants qui agissent dans l’intérêt public a été remplacé par un establishment de politique étrangère voyou attaché à des mécanismes public-privé (propagande, censure et surveillance) destinés à maintenir le contrôle social. Les massacres endémiques à l’étranger et la répression politique à l’intérieur représentent désormais la relation de l’Amérique avec le monde. Continuer la lecture de La social-démocratie ne va pas sauver l’Occident
À l’appel des associations Urgence ligne Polt et Objectif capitales, des centaines de personnes venant du Centre comme du Sud-Ouest ont convergé vers Paris pour demander au gouvernement d’investir dans le réseau ferroviaire.

Un ras-le-bol commun, une détermination partagée. Ce mardi 15 avril, près de 400 personnes ont quitté Cahors (Lot) et Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) aux aurores pour rallier Paris à bord de deux « trains de la colère ». À leur arrivée en gare d’Austerlitz, élus, usagers, associations et représentants d’entreprises ont dénoncé « le manque d’investissement de l’État » sur les lignes Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (Polt) et Paris-Clermont-Ferrand. Continuer la lecture de « Trains de la colère » : venus de Cahors et de Clermont-Ferrand, des centaines d’élus et d’usagers demandent des comptes à Paris sur l’abandon de leurs lignes + Videos
Dans le cadre de leur préparation aux élections municipales de 2026, les communistes de Castelsarrasin lancent une grande tournée de porte à porte pour aller à la rencontre des habitants, écouter leurs préoccupations et leur présenter leurs propositions.
À partir du mercredi 23 avril, les militants du Parti Communiste Français sillonneront les cinq grands quartiers de la ville pour discuter avec les Castelsarrasinois-es de leur quotidien, de leurs attentes, et des solutions concrètes que la commune peut mettre en place pour améliorer la vie de toutes et tous.
Calendrier des rencontres par quartier : Continuer la lecture de Castelsarrasin – Les communistes viennent à la rencontre des Castelsarrasinois dans les quartiers
Le magazine Frontières a divulgué les données personnelles des collaborateurs parlementaires de la France insoumise et créé un trouble à l’ordre public au sein de l’Assemblée nationale. Le groupe Écologiste et social réclame que soit suspendu l’accès des journalistes du média d’extrême droite à l’Assemblée nationale.


La Fédération Tarn et Garonne du Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté la proposition de loi adoptée le 8 avril 2025, visant à durcir les restrictions au droit du sol à Mayotte, ainsi que les déclarations scandaleuses de la députée Brigitte Barèges, qui appelle à la suppression totale du droit du sol sur l’ensemble du territoire national.
Cette loi, portée par une logique xénophobe et restrictive, aggrave une dérive déjà amorcée en 2018, en imposant des conditions toujours plus draconiennes pour l’accès à la nationalité française des enfants nés à Mayotte.
Exiger que les deux parents résident régulièrement en France depuis au moins un an, ou encore imposer la présentation d’un passeport biométrique, constitue une atteinte profonde aux principes d’égalité et de justice. Continuer la lecture de Réponse à la proposition de Brigitte Barèges et à l’article sur la restriction du droit du sol à Mayotte (PCF82)

Contradiction entre les PV et le rapport final, la méthodologie de l’IGESR est remise en question. À la vue des auditions successives de la mission d’enquête parlementaire, on ne peut s’empêcher de penser à Kafka, et à ses dédales administratifs. Le 8 avril 2025, Dominique Marchand, directrice de l’ IGESR, Christelle Gillard, cheffe du pôle juridique et contrôle, et Erick Roser, responsable du collège d’expertise administrative et éducative, ont été auditionnés. Comme pour celle de la Dgesco, l’audition a également pointé l’absence de suivi centralisé. Et c’est à la même inspection générale qu’Elisabeth Borne demande une enquête sur Bétharram…
Indépendance et commande ministérielle
Face aux questions précises de la commission parlementaire d’enquête sur les modalités de contrôles relatives à des violences en milieu scolaire, la situation semblait parfois kafkaïenne et ubuesque. Comment une administration censée évaluer et contrôler, selon ses mots martelés à plusieurs reprises, avec une « méthodologie robuste et rigoureuse » peut-elle, en même temps, ne pas être en mesure de répondre à toutes les questions avec clarté et précision ? Comment une institution censée être indépendante semble-t-elle parfois flirter avec des intérêts politiques, donnant l’impression d’une machine administrative dont les actions échappent à la transparence ? Lors de l’audition du 8 avril 2025, les discussions ont révélé des tensions entre l’indépendance de l’IGESR (l’Inspection Générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche) et sa relation avec le politique. En effet, l’IGESR insiste sur son indépendance, mais précise qu’il n’y a pas d’auto-saisine possible. Elle répond exclusivement aux « commandes » du ministre de tutelle, que ce soit pour des inspections de contrôle ou des évaluations de politiques publiques. L’Inspection Générale, soit l’échelle ministérielle et non pas académique, peut être saisie selon cinq critères précisés, de gravité, de besoin d’externalisation, du niveau de fonction, du sujet de médiatisation ou d’un besoin particulier de ressource.
« Il est certain que nommer une inspection générale est […] un signal qui est donné à une inspection ou à un contrôle » déclare Dominique Marchand. Le déclenchement de l’Inspection Générale provient de « volonté politique forte» avait indiqué durant son audition du 31 mars 2025 Caroline Pascal, ancienne cheffe des IG, aujourd’hui Dgesco. Cela peut interroger sur leur indépendance réelle des volontés politiques.
« Parfois, la limite est ténue entre enquête et contrôle »
Magali Della Sudda, autrice des « Nouvelles Femmes de droite », revient sur la notion de fémonationalisme, cette récupération de la cause des femmes par l’extrême droite dont le collectif Némésis est un exemple récent. La socio-historienne rappelle en quoi ces idéologies sont incompatibles avec le projet féministe, égalitaire et universaliste.

Le 8 mars, le collectif Némésis a pour la première fois de sa courte histoire constitué son propre cortège pour défiler lors de la Journée internationale des droits des femmes. La porte-parole de ce groupuscule d’extrême droite, Alice Cordier, le martèle : elles défendent « toutes les femmes »… malgré les nombreuses pancartes anti-immigration que ses militantes brandissent. Un double discours – clairement xénophobe – dans la droite ligne du « fémonationalisme », néologisme né il y a une dizaine d’années pour désigner cette instrumentalisation de la cause féministe par les nationalistes. Chargée de recherches au CNRS et membre de Centre Émile-Durkheim, la socio-historienne Magali Della Sudda revient sur la naissance de ce concept et l’évolution du discours de l’extrême droite sur les femmes.
Que désigne exactement le terme de fémonationalisme ? Continuer la lecture de « Le fémonationalisme est une ethnicisation du sexisme » par Magali Della Sudda, socio-historienne
Cher·es amis, cher·es camarades, cher·es concitoyen·nes,
Merci aux communistes de la Fédération du Rhône, à leur secrétaire départemental Benoit Roux. Merci à Marie-Christine Burricand, membre de notre exécutif national.
Merci pour ton accueil, ma chère Michèle Picard, Maire de Vénissieux, qui fait ici un travail incroyable, qui a toujours porté haut, et bien au-delà de sa ville, l’exigence de solidarité mondiale.
Merci à toi, Raoul Hedebouw, mon voisin du Nord que je croise souvent, pour ta participation et ta brillante analyse sur l’impérialisme américain.
Merci cher Yasser Ayoub, merci pour tes mots, la justesse de tes propos pour expliquer le combat du peuple palestinien. J’excuse l’absence de Madame l’ambassadrice de Palestine, S.E. Hala Abou Hassira, que tu représentes ce soir à nos côtés.
Merci à Arlette Cavillon, coprésidente du Mouvement de la Paix ici, pour cet appel à prendre conscience des menaces qui pèsent sur le monde, pour l’histoire depuis la Seconde Guerre mondiale dont tu as su témoigner avec la force de ton engagement et celle de ton mouvement, avec notamment à tes côtés les communistes dans la lutte contre le fascisme, pour le désarmement et pour un monde de paix.
Mes cher·es ami·es, mes cher·es camarades, mes cher·es concitoyen·nes,
Je vais vous dire qu’en venant ici, en voyant cette salle, je me suis dit : j’ai l’impression d’être en campagne. On repart en campagne !
Oui, je suis en campagne. Continuer la lecture de Discours de Fabien Roussel au meeting de Vénissieux – 08 avril 2025 (Vidéo)