Electrices, électeurs de gauche, ne restons pas spectateurs !

Patrick Le Hyaric

Patrick Le Hyaric

 

Citoyennes, citoyens de gauche, militants soucieux de l’avenir de la biodiversité comme du climat, épris de justice sociale et de paix, ne restons pas spectateurs d’un grand cirque politique écrit en dehors du peuple et contre lui.

La France, ses conquis sociaux et démocratiques, son exception culturelle, son peuple si riche de sa diversité, qui tant de fois a répondu présent aux grands rendez-vous de l’Histoire, ne mérite pas l’affligeant spectacle qu’on lui impose à quelque quarante jours d’une élection décrétée majeure par les tenants d’un système qui agonise devant nous.

Sur cette pourriture pousse la haine, le racisme et la xénophobie la plus décomplexée. On n’avait rien vu de tel depuis les années 1930, avant que les forces de l’argent et une grande partie de leurs mandataires de droite ne se vautrent dans la collaboration. A force de ne jamais respecter ses engagements, de mépriser les gens de peu, de n’écouter que les puissants et leurs puissants intérêts, de s’inscrire dans les canons des traités libéraux européens renforçant les mises en concurrence, l’austérité, le dépeçage de nos atouts industriels et agricoles, de nos services publics et de notre exception culturelle, des forces politiques se sont discréditées. A force de promouvoir  la rentabilité financière au premier rang de toute politique, de la protéger par des lois antisociales puis sécuritaires succédant aux lois d’urgence et scélérates, on aboutit à cette situation inquiétante dans laquelle nous n’avons plus un parti d’extrême droite mais deux, rivalisant dans l’ignoble.

Et voilà que la droite républicaine les copie dans une sorte de course dans l’abject et l’inhumain. Continuer la lecture de Electrices, électeurs de gauche, ne restons pas spectateurs !

Défendre l’industrie en donnant de nouveaux pouvoirs aux salariés

Délégué syndical durant de nombreuses années au sein de l’entreprise de céramique Villeroy et Boch à Valence d’Agen, Franck Cimpello appelle à voter #FabienRoussel. Pour lui, donner de nouveaux pouvoirs aux salariés est un enjeu majeur des présidentielles.

En quoi l’industrialisation est une question qui doit trouver sa place dans le débat public ?

Franck Cimpello : l’industrie est essentielle pour nos territoires, ses emplois permettent aux populations de travailler et vivre dignement, et c’est un apport considérable pour l’économie locale. Ici à Valence d’Agen, Villeroy et Boch emploi plus de 250 personnes qui vivent aux alentours.

Pourtant l’industrie française va mal, on ne compte plus des fermetures et délocalisations. Les salariés ont un rôle à jouer ?

F.C : Un rôle important même ! Ici à Villeroy, nous avons un rapport de force favorable aux salariés qui nous permet de préserver les intérêts de l’usine, parfois à l’encontre des actionnaires. Dans d’autres usines en France ce n’est pas toujours le cas et on peut voir des drames comme avec les fonderies de la SAM dans l’Aveyron.

C’est pour ces raisons que tu appelles à voter Fabien Roussel ?

F.C : Oui tout à fait ! D’abord parce que son grand plan de ré-industrialisation du pays sera bon pour l’emploi et pour nos territoires, mais aussi parce qu’il veut donner de nouveaux pouvoirs aux salariés dans les entreprises. La meilleure façon de protéger nos industries de l’avidité des actionnaires, c’est de redonner du pouvoir décisionnel aux salariés qui seront toujours prêts à défendre leur outil de travail.

Lire aussi: Une révolution du travail et la revalorisation des salaires, pour une sécurité de l’emploi et de la formation

#Roussel2022: La logique de financement de notre programme « Les Jours Heureux »

Le fond de notre logique c’est l’emploi, les salaires et la formation « d’abord », appuyés par un investissement conçu autrement. Cela va développer efficacement (en baissant d’autres coûts, ceux du capital, et en répondant aux besoins) la production des entreprises et des services publics, et donc progressivement dégager de façon pérenne les moyens de « nouveaux jours heureux ».

Cela représente une révolution du travail, de l’emploi et du temps libre pour aller vers « une Sécurité d’emploi et de formation » dans une mobilité choisie, au lieu de la « précarité emploi mal payé et chômage », dans une mobilité imposée par le patronat et la loi du profit. Continuer la lecture de #Roussel2022: La logique de financement de notre programme « Les Jours Heureux »

J-15 pour s’inscrire sur les listes électorales ! ⌛️


🔎 Le saviez-vous ?

7,6 millions de français sont considérés comme mal-inscrits et 5,2 millions sont tout simplement non-inscrits.

Cela représente 25% des électeurs, soit 1 électeur français sur 4 qui ne pourra pas voter le 10 avril.

📌 Le 2 mars, il sera trop tard!

Il est possible de s’inscrire jusqu’au 2 mars en ligne et jusqu’au 4 mars inclus en mairie et par courrier. Après le 4, si vous êtes toujours mal-inscrit ou non-inscrit, vous ne pourrez plus faire entendre votre voix lors de l’élection présidentielle.

✊ J’agis en 5 étapes :

Si je ne suis pas inscrit :

ou :

Je télécharge et je remplis le formulaire Cerfa n°12669*02 : je me procure le formulaire.

  • 3/ Je transmets le formulaire accompagné d’un justificatif de domicile de moins de 3 mois et d’un justificatif d’identité.

Si je suis inscrit :

  • 4/ Je vérifie que ma famille et mes amis sont bien inscrits. S’ils ne le sont pas, je leur transmets le tutoriel pour s’inscrire sur les listes électorales : en cliquant ici.
  • 5/ Je partage l’image suivante sur les réseaux sociaux avec le hashtag #Roussel2022 et sur les boucles Whatsapp et Messenger.

Hugo, pour l’équipe de Fabien Roussel
http://www.fabienroussel2022.fr/

Jean-Luc Mélenchon : un « avenir en commun » soumis… à la bonne volonté du capital ? in ECO. & POL.

Oubliés le « bruit » et la « fureur » ! Désormais, Jean-Luc Mélenchon brandit avec fierté un brevet de respectabilité décerné par le président du MEDEF : « vous êtes prêt à gouverner », lui a confié Geoffroy Roux de Bézieux devant deux millions de téléspectateurs.

Gouverner, mais pour quoi faire ? Le programme du leader des « Insoumis » contient un grand nombre de propositions sociales et écologiques mais – à la différence du programme La France des jours heureux de Fabien Roussel qui consacre un chapitre entier aux moyens financiers d’atteindre six grands objectifs sociaux, écologiques et féministes – il est fort peu explicite sur les moyens de les réaliser.

Faute d’indiquer comment seront produits plusieurs centaines de milliards de richesses supplémentaires, la lecture de L’avenir en commun laisse le sentiment que ce programme n’est pas financé, qu’il s’agisse des dépenses publiques, de celles de la Sécurité sociale mais aussi de celles des entreprises. Pour y voir plus clair, on a consulté un document publié le 7 février sur le site melenchon2022.fr et intitulé Comment nous allons atteindre le plein emploi, qui a nourri le discours sur les questions économiques prononcé par le candidat en meeting à Montpellier le 13 février. Continuer la lecture de Jean-Luc Mélenchon : un « avenir en commun » soumis… à la bonne volonté du capital ? in ECO. & POL.

AG du comité de défense de l’Hopital intercommunal Castelsarrasin-Moissac: A l’offensive!


Vendredi 11 février 2022 à 18h salle de Gandalou à Castelsarrasin

Une cinquantaine de présents dont M. Durrens Serge et Lannes Serge représentant M.Bésiers excusé, Mme Hemmami élue moissagaise d’opposition et plus de 20 excusés ayant donné pouvoir.

Le président Gilles Neupont ouvre la séance en rappelant le principal problème qui a mobilisé la population à savoir la fermeture des urgences la nuit. De ce côté-là, rien de neuf, après une date de réouverture prévue le 1er février2022 l’échéance a été repoussée au mois d’avril, en fait la réouverture des urgences n’est plus d’actualité d’autant que le recrutement des médecins n’avance pas et pire, 3 médecins urgentistes hospitaliers démissionnent ! La mobilisation de la population a été importante et, si le nouveau CA en décide, le comité de défense organisera de nouvelles actions au mois de mars.

En tant que membres de la Fédération Nationale des comités de défense, nous recevons des informations qui montrent que cette situation se retrouve dans de nombreux hôpitaux en France.

La préfète ne souhaite pas nous recevoir, elle préfère poser pour des selfies sur des ronds-points ! Les députées sont intervenues à l’Assemblée Nationale sans obtenir d’engagement précis.

Nous refusons de supporter les conséquences de la politique de santé conduite depuis longtemps.

L’association est apolitique mais cela ne signifie pas qu’on n’a pas de sens politique et nous appelons les citoyens à voter pour sanctionner ceux qui nous ont amené à cette situation.

Devant le refus du directeur de l’hôpital et de l’ARS de mettre à disposition les documents de gestion, nous avons sollicité la CADA par le biais du tribunal administratif. Nous avons obtenu gain de cause, nous attendons que le directeur de l’hôpital s’exécute.

La réunion s’est poursuivie avec appel à candidature et vote pour le renouvellement d’un tiers des membres du CA adopté à l’unanimité

Remerciements pour Claude et Michel Beugin toujours membres de l’association et qui ont quitté la région.

Bilan financier ; 1700€ disponibles, dépenses en 2021 : 700€ et projet de dépenses pour l’acquisition de matériel sono, adhésion à la coordination nationale des comités de dépense,   Adopté

Réunion du prochain CA vendredi 18 février à 18h pour élire le prochain bureau qui travaillera en équipe.

S’engage ensuite un échange avec la salle

Une personne est très satisfaite des comptes rendus et informations qu’elle reçoit et en particulier de la coordination nationale mais elle a été contactée par certaines personnes qui ne viennent pas aux manifestations locales à cause du drapeau de la CGT.

Que chacun affiche ses engagements n’est pas un problème ! Le président a répondu en rappelant l’indépendance de l’association mais il arrive un moment où chacun doit faire ses choix. Le comité de défense comporte 3 composantes les élus, les personnels et leurs représentants et la population. Plusieurs intervenants rappellent la légitimité des syndicats qui défendent les personnels mais aussi, dans les faits, les conditions de l’accès aux soins pour les usagers. En conclusion le président rappelle que l’objectif est la défense de l’accès au soin pour tous, ce qui devrait être mobilisateur en dehors de toute autre considération, si d’aucuns ont des critiques à formuler, qu’ils rejoignent le Comité de défense pour débattre !!!

Quelqu’un rapporte qu’une clinique privée du 31 serait sanctionnée et de ce fait son personnel pourrait venir à Moissac, mais ce n’est qu’un bruit. A été aussi évoquée la localisation du futur hôpital de Montauban, la population et à fortiori les élus ne peuvent pas être tenus à l’écart de ce débat.  Beaucoup d’argent sur la table pour quel bénéfice ???

La séance est levée à 19h30

Gilbert TARDIN

PCF, la force militante en images

Les communistes et leurs amis-es sur le territoire de Castelsarrasin, Moissac, Lomagne Valence d’Agen et Pays de Serres se sont présentés auprès des citoyens-nes sous la forme de rencontres sur les marchés, mais aussi avec des boitages dans les quartiers et les villages et du tractage devant les entreprises. Des affichages ont eu lieu avec les 4 équipes constituées qui sillonnent nos routes pour porter la candidature de Fabien Roussel.

La force militante est en mouvement n’en déplaise aux fâcheux fachos et autres pince sans rire qui semblent découvrir que le PCF est bel et bien vivant, qu’il a des propositions à faire et que le programme porté par son candidat tient la route. Mieux encore, il redonne un élan aux idées communistes, progressistes, démocratiques et écologiques dans un débat qui jusqu’alors se cantonnait à une bataille de nom et d’égo.

Les communistes savent que rien n’est gagné et même si ils se réjouissent d’une montée dans les sondages (5%), ils connaissent la valeur des convictions lors des rencontres, l’intérêt de convaincre le plus grand nombre et surtout toutes celles et ceux « laissés-es pour compte » qui s’abstiennent, se taisent depuis de trop longues années. La poussée dans les sondages ne se fait pas au détriment d’autres noms dit « de gauche » et c’est un fait nouveau.

Il reste 2 mois, et si Fabien Roussel devenait la surprise de ce 1er tour? C’est ce à quoi nous travaillons sans relâche…..

 

Album photo de la semaine…. Continuer la lecture de PCF, la force militante en images

Industrie : la bataille des programmes est lancée

Stratégie Le secteur se retrouve au cœur de la présidentielle, où s’affrontent des logiques économiques antagonistes : retour de l’État stratège à gauche, laisser-faire à droite.

Gilles ROLLE/REA

 

C’est l’une des rares vertus des crises planétaires : les thématiques autrefois jugées ringardes ou utopistes reviennent au centre du jeu. En 2012, tous les candidats à la présidentielle – Nicolas Sarkozy en tête – n’avaient pas de mots assez durs pour fustiger les « excès » de la finance, dont certains s’accommodaient très bien cinq ans plus tôt. Le krach des subprimes était passé par là. En 2022, c’est le thème de la « souveraineté industrielle » qui se voit accommodé à toutes les sauces, crise sanitaire oblige : depuis que notre pays s’est retrouvé fort dépourvu, privé de masques, de réactifs pour tests et de respirateurs, plus personne ne peut se mettre la tête dans le sable. Continuer la lecture de Industrie : la bataille des programmes est lancée

Fabien Roussel donne un horizon aux jours heureux …

PRÉSIDENTIELLE Plutôt que le ruissellement cher à Emmanuel Macron, le candidat communiste a proposé, dimanche, le « “roussellement” pour lutter contre la vie chère ». À commencer par l’augmentation des salaires, qu’il a défendue devant plus de 4000 participants à son meeting.

Nicolas Cleuet

Le meeting du candidat communiste à la présidentielle n’a pas encore commencé que l’ambiance est déjà survoltée ce dimanche au parc Chanot, à Marseille. L’enthousiasme parmi les plus de 3 500 participants fait écho à la progression de Fabien Roussel, avec un premier sondage OpinionWay vendredi qui le crédite de 4 % d’intentions de vote. Il y figure à égalité avec Christiane Taubira et l’écologiste Yannick Jadot, devant la socialiste Anne Hidalgo (3 %), mais derrière l’insoumis Jean-Luc Mélenchon (10 %). « Oui, il y a du souffle, ça bouge, nous le sentons tous et nous voyons déjà comment, en quelques semaines, nous avons bousculé le débat », assure, dès son arrivée à la tribune, Fabien Roussel, dont le discours est retransmis en direct sur quatre chaînes télé. Dans l’équipe du candidat communiste, on se réjouit aussi de ce début de dynamique, tout en gardant les pieds sur terre. « On a encore une marge de progression très importante, mais la mayonnaise commence à prendre et c’est évidemment satisfaisant », souligne Ian Brossat, son directeur de campagne. Désormais, l’objectif est clair : « élargir, élargir, élargir ». Continuer la lecture de Fabien Roussel donne un horizon aux jours heureux …

Zemmour/Le Pen : « Il n’y a pas de place pour deux partis à l’extrême droite », analyse l’historien Nicolas Lebourg + Lopez en difficulté

NDLR de MAC: avant de laisser la parole à l’historien, petit retour sur le drame vécu par le sieur Lopez en sa bonne ville de Moissac. Comme en atteste son compte tweeter, il est en train de se faire « lyncher » par ses amis Lepénistes qui lui reprochent l’ambiguïté de ses propos sur Zemmour. Nous connaissons le cynisme de M. Lopez qui côté face sur son compte Facebook est propre sur lui pendant que sur son compte tweeter, depuis  longtemps, il étale son antisémitisme soralien et sa haine des migrations. L’heure des comptes semble arrivée et la présence de son directeur de communication « Zemmourien » à ses côtés sans qu’il ne le rappelle à l’ordre Lepéniste fait tache jusque dans les rangs de la majorité municipale de Moissac. L’extrême droitisation de Lopez n’est pas un long fleuve tranquille….

Faisons fi de leurs querelles et construisons ensemble les #joursheureux avec #roussel2022

 

 


Marine Le Pen à Reims et Éric Zemmour à Lille ce samedi : jamais sous la Ve République, deux candidats d’extrême droite n’auront tenu un meeting le même jour, tout en étant crédité chacun entre 14 % et 18 % des voix par les sondages. Mais si la lutte fait rage, les deux camps nationalistes ne sont pas irréconciliables, comme l’explique l’historien de l’extrême droite Nicolas Lebourg.

Éric Zemmour et Marine Le Pen.

Éric Zemmour et Marine Le Pen.
Photos Joël Saget et Christophe Archambault/AFP.

En quoi la situation actuelle est-elle inédite à l’extrême droite ?

Nicolas Lebourg, historien au Cepel à l’université de MontpellierNicolas Lebourg

historien au Cepel à l’université de Montpellier

Ce qui est inédit, c’est d’avoir deux candidats d’extrême droite visant le second tour. Pour la première élection présidentielle au suffrage universel direct, en 1965, Jean-Marie Le Pen s’était investi en amont pour que sa famille politique ait un candidat unique. Ce dernier, Tixier-Vignancour, mena campagne en cherchant à rassembler le centre droit et l’extrême droite contre de Gaulle. Cette union des droites fut un échec et 60 % des électeurs d’extrême droite votèrent pour de Gaulle au premier tour pour faire barrage au communisme. En 2002, la candidature de Bruno Mégret visait à prendre date pour la succession de Jean-Marie Le Pen, il était donné à moins de 2 %. Mais aujourd’hui, il y a deux candidats d’extrême droite qui s’assument et se partagent un tiers des intentions de vote.

Quelles différences de stratégie et de discours peut-on observer chez Marine Le Pen et Eric Zemmour ?

Les deux ont d’abord ciblé les secteurs traditionnellement difficiles pour Marine Le Pen, tels que les retraités ou les cadres et les professions intellectuelles. En 2017, ils avaient préféré François Fillon en considérant que le programme économique et européen de Marine Le Pen était inquiétant. Résultat, les deux ont mis beaucoup d’eau dans leur vin europhobe. La candidate RN conserve néanmoins une dimension à la fois plus populaire et colbertiste et est plus opposée à la société multiculturelle quand Éric Zemmour s’affiche contre la société multiethnique.

Plusieurs élus et cadres du RN ont annoncé leur volonté de rejoindre Éric Zemmour. Ces défections augurent-elles d’une recomposition ?

Durant des mois, le storytelling d’Éric Zemmour était sur sa possible candidature, pas sur le fait qu’il fonde un parti. Le niveau de l’extrême droite aux européennes et à la présidentielle ne peut faire oublier que le RN n’a des élus que dans 0,8 % des communes et qu’une pincée de députés : il n’y a pas de place pour deux partis. Le management de Marine Le Pen a nourri les départs : dans le livre qu’il a publié cet automne pour la soutenir, Robert Ménard se désolait du clanisme et de la brutalité humaine de sa candidate. Manque de débouchés et conflits interpersonnels : vous avez les ingrédients pour une lutte des places.

De nombreuses voix à l’extrême droite plaident pour un rapprochement des deux candidats, à l’instar de Marion Maréchal, qui dit ne pas vouloir choisir. Ce danger est-il réel ?

Jusqu’à la scission de Bruno Mégret, le FN était managé sur la règle du « compromis nationaliste ». Le principe étant que toutes les tendances ont leur place : nationaux-catholiques ou néopaïens, libéraux et dirigistes, partisans d’un nationalisme basé sur l’ethnie ou sur la nation, etc. Après la scission, le FN puis le RN ont abandonné le compromis nationaliste pour la soumission à la présidence. Aujourd’hui, le compromis nationaliste est autour d’Éric Zemmour mais avec deux points doctrinaux clivants : un nationalisme ethniciste, un État illibéral refusant les limites des contre-pouvoirs. Ça complique sévèrement le rapprochement entre les deux partis car ce sont deux vraies lignes de démarcation idéologique et stratégique. Mais celui qui ira au second tour de la présidentielle, si l’un d’eux y va, aura forcément le soutien de l’autre.