Economie de guerre et retour du SNU : Emmanuel Macron annonce sa « grande refonte » in Caf. Péda.

Photo de Mediapart

Plus de SNU et moins d’école ? L’annonce du retour du SNU, malgré les critiques de toutes parts et l’austérité budgétaire atteste d’un sens des priorités dans un contexte politique  de grandes tensions internationales comme de mobilisation contre les fermetures de classes et suppressions de postes. Samedi 15 mars, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé « une refonte du Service national universel (SNU), pour qu’il corresponde aux besoins de la nation et aux priorités que nous avons identifiées ». Dans un entretien accordé à plusieurs journaux régionaux, le président s’est aussi prononcé contre un retour du service militaire obligatoire. Continuer la lecture de Economie de guerre et retour du SNU : Emmanuel Macron annonce sa « grande refonte » in Caf. Péda.

Blanche Gardin vent debout contre les accusations d’antisémitisme de Delphine Horvilleur + Appel à manifester

L’actrice s’est émue, dans une lettre adressée à Delphine Horvilleur, que la rabbin ait relayé une vidéo la comparant à l’antisémite Dieudonné, participant ainsi à la cabale contre ses prises de position en faveur du peuple palestinien.

 

On savait Blanche Gardin en pause, épuisée par l’atrophie du débat public depuis les massacres du 7 octobre et leurs conséquences terribles, comme elle s’en est expliquée à Télérama. Mais c’est la goutte de trop. L’actrice a décidé de prendre la plume pour contrer les imputations d’antisémitisme qui la frappent depuis un sketch, avec l’humoriste Aymeric Lompret, qui tournait en dérision celles et ceux qui manient l’accusation gravissime dès qu’est condamnée la politique israélienne dans les territoires palestiniens occupés. Continuer la lecture de Blanche Gardin vent debout contre les accusations d’antisémitisme de Delphine Horvilleur + Appel à manifester

Pas d’agriculture prospère sans ruralités vivantes #Donzac20mars

Texte collectif

 

Plus de la moitié des agriculteurs français vont prendre leur retraite dans les dix ans à venir. Face à cet effondrement générationnel, l’installation de dizaines de milliers d’agriculteurs et d’agricultrices par an devrait faire l’objet d’une grande cause nationale. La sécurisation du revenu, la gestion des risques et la régulation des marchés constituent un triptyque indispensable au renouvellement des actifs. Toutefois, cette intention est rendue complexe dans des territoires où la République est démissionnaire.

En effet, comment se projeter sur une exploitation si localement il n’y a plus de médecin, plus d’école, plus d’administrations, plus de commerces ? Au-delà du strict repli des services publics, les villages et bourgs ruraux sont aussi victimes de la concentration de l’activité économique dans les pôles urbains. Et, dans bien des communes, le tissu associatif souffre, tandis que les solidarités entre habitants sont compromises par la montée de l’individualisme et la peur de l’autre. Ainsi, pour les communistes, installation agricole et défense de la ruralité vont de pair.

Les agriculteurs n’évoluent pas dans des unités de production déconnectées de leur environnement. Au-delà de leur fonction de producteur, ce sont aussi des habitants insérés dans un monde social. Alors, comment rendre le métier attractif si le territoire ne l’est pas ?

Au sentiment de déclassement économique se rajoute ainsi une forme de déclassement territorial, avec l’impression de vivre dans des communes « où tout fout le camp ». Malgré les mouvements de protestation, le pouvoir poursuit sa trajectoire budgétaire austéritaire vis-à-vis des collectivités territoriales et des services publics, dans une logique de soutien à la concentration financière capitaliste. La colère et l’impuissance à se faire entendre amènent rapidement à la recherche de boucs émissaires qui, dans un cercle vicieux, alimentent directement les intérêts du capitalisme, se nourrissant des divisions des travailleurs – urbains contre ruraux, nous contre eux – pour imposer des régressions sociales supplémentaires.

C’est pour inverser ce processus que le PCF défend des investissements publics massifs en direction des ruralités afin de rompre avec des décennies d’abandon. Ces derniers, bien loin d’être des coûts, constituent des avancées indispensables pour maintenir des emplois agricoles et créer des richesses sur les territoires.

Signataires :

Magali Balmefrezol, Sophie Barreau, Michel Beurier, Claudine Bonhomme, Dominique Boué, Nadia Boyer, Olivier Bronès, Julien Brugerolles, Philippe Brunet, Éric Cadoré, Julien Cantegreil, Christian Darriet, Sophie Delfino, Jonathan Dubrulle, Jean-Louis Durand, Nathan Goyer, Gérard Guérin, Patrick Fanet, Jean-Claude Lajous, Stéphane Le Bot, Gérard Le Puill, Anne Manauthon, Olivier Morin, Yannick Nadesan, Pierrick Nussbaum, Stéphane Pellerin, Luc Ripoll, Mathieu Soares, Guy Soulage, Marylène Tardy, Béatrice Tariol, Pierre Thomas, Alexandra Tricottet, Nathalie Vermorel, membres de la commission agriculture, pêche, forêt du PCF.

Le blanc-seing donné à la délation met les enseignants en danger in Caf. Péda.

« La règle est la suivante : scruter les propos tenus en cours, les supports pédagogiques utilisés, les cahiers d’élèves, puis saisir opportunément la moindre occasion de rendre tout cela public, en tronquant au besoin les informations ». Dans cette chronique, l’historienne Laurence De Cock revient sur une séance d’EMC qui a suscité une inspection, suite à une plainte d’une famille relayée par une députée en commission. Attention à la délation et « enseignants en danger » alerte Laurence De Cock alors que la profession subit de nombreuses attaques. Continuer la lecture de Le blanc-seing donné à la délation met les enseignants en danger in Caf. Péda.

« Chercheurs, battons-nous ! » : à la manifestation parisienne « Stand up for Science », les scientifiques s’élèvent contre la censure et les coupes budgétaires imposées par Donald Trump

Ils se lèvent tous pour la science… à Paris, Toulouse, Bordeaux et ailleurs, en soutien aux chercheurs américains qui luttent pour la défense de la science. Depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, ces derniers sont confrontés à des coupes budgétaires dramatiques, mettant en péril l’indépendance et la liberté de la recherche. « Stand up for science » c’est une initiative de résistance mondiale inédite face à la brutalité trumpiste.

 

« C’est hyperviolent ce qu’on se prend dans la gueule. Chercheurs, battons-nous ! ». Ce sont les mots, portés par un mégaphone, d’une étudiante de la Sorbonne Nouvelle. Il est 14 h 00 ce vendredi 7 mars à Paris, place Jussieu. Chercheurs, étudiants, professeurs et leurs soutiens crient en chœur : « Du fric, du fric, pour la recherche publique, du blé, du blé, pour l’université ». Continuer la lecture de « Chercheurs, battons-nous ! » : à la manifestation parisienne « Stand up for Science », les scientifiques s’élèvent contre la censure et les coupes budgétaires imposées par Donald Trump

Olympe de Gouges : en route pour la construction d’un mythe féministe anti-révolutionnnaire avec Julie Gayet…

Tout y est, la destruction de la mémoire du peuple français a été méthodique et cela se poursuit. Le féminisme a été de plus en plus isolé et opposé à la révolution. La promotion par la gauche atlantiste, Hollande, Glucksman de la contre-révolutionnaire Olympe de Gouges fait partie de cet arsenal. Lundi un film avec la muse épouse de Hollande Julie Gayet va ouvrir les festivités de la célébration de la cause des femmes selon cette logique. Alors qu’il nous soit permis de rappeler qui était Olympe de Gouges. Remarquez, nous sommes déjà passé de l’apologie d’olympe de Gouges à celle directement de Marie Antoinette, on remonte vite ce genre de pente en matière de contrerévolution. Julie Gayet nous révèle avec émotion qu’incarner Olympe de Gouges l’a complètement transformée… (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

 par Alcide CARTON_1

Illustration 1 : Portrait d’Olympe de Gouges

Ce 26 février, France TV projette en avant première « Olympe de Gouges » avec Julie Gayet et co-réalisé avec Mathieu Busson. Gros coup de « com » pour annoncer le 8 mars prochain « la journée internationale pour les droits de femmes ».

Il fallait un mythe féministe. En voilà un tout trouvé et de surcroit fort utile pour fustiger l’œuvre de la Révolution française, les philosophes des Lumières en filigrane, et surtout accabler Robespierre, le tyran heureusement dénoncé par Tallien et les thermidoriens.

À lire le synopsis du film et les intentions des auteurs, à suivre les commentaires dithyrambes du Président du conseil départemental du Tarn et Garonne à l’égard de Julie Gayet l’on peut s’attendre à tout, sauf peut-être, au recul nécessaire à porter sur cette période et les engagements girondins de l’héroïne à l’essentiel de ce qui fut l’action politique d’Olympe de Gouges, dont Restif de la Bretonne l’écrivain de cette époque parle dans son ouvrage « Les nuits révolutionnaires » d’une manière bien plus nuancée. Continuer la lecture de Olympe de Gouges : en route pour la construction d’un mythe féministe anti-révolutionnnaire avec Julie Gayet…

Politique agricole : quatre Premiers ministres en un an et des reculs environnementaux pour seul bilan

Depuis le mouvement de révolte des paysans, au début de l’année 2024, les différents gouvernements macronistes ont enchaîné les dispositions anti-écologiques pour satisfaire les tenants du productivisme.

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« Il y a encore autour du suicide agricole un véritable tabou » : le mal-être paysan, grande cause oubliée + vidéo #Donzac20mars

Alors que le Salon de l’agriculture a ouvert ses portes samedi 22 février, un colloque organisé deux jours plus tôt à l’Assemblée nationale a alerté sur l’état de détresse psychique des paysans. En rappelant que cette préoccupation a été absente du projet de loi d’orientation agricole.

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Loin de Paris, plaidoyer pour la ruralité #Donzac20mars

Les campagnes en mouvement

 

« Loin de Paris », vise à rendre visible ce qui l’est trop peu : les ruralités. Ce premier ouvrage inaugure la collection « Raconter les territoires »(*) coordonnée par Salomé Berlioux et Félix Assouly respectivement fondatrice et directeur du plaidoyer de l’association Rura qui a pour objectif « d’informer, d’accompagner et de promouvoir la jeunesse des territoires ruraux et des petites villes ». Vingt-six autrices et auteurs les entourent, proposant chacune et chacun un texte original sur leurs expériences, leurs sensations, leurs vécus « loin de Paris ». Ce titre parle de lui-même et suggère des lieux éloignés, cachés, niés parfois, sauf quand s’installent autour des ronds-points des nuées de gilets jaunes. Le livre dévoile des tranches de vie où s’entremêlent des satisfactions, des réflexions, des interrogations aussi sur les moyens de faire connaître la vie rurale dans sa diversité. Continuer la lecture de Loin de Paris, plaidoyer pour la ruralité #Donzac20mars

Tarn-et-Garonne : « Il faut en finir avec l’écran de fumée du RN », insiste Julien Sueres

Par Margot VENIER
Journaliste de profession, Julien Sueres est membre de la confédération nationale du logement et représentant des locataires au sein de Tarn-et-Garonne Habitat. © Julien Sueres
Journaliste de profession, Julien Sueres est membre de la confédération nationale du logement et représentant des locataires au sein de Tarn-et-Garonne Habitat. © Julien Sueres, Militant de longue date au sein du PCF, Julien Sueres a récemment été désigné chef de file de la section de Castelsarrasin pour les élections municipales de 2026. Il a accepté de répondre aux questions de L’Opinion Indépendante.

 

Après un ultime vote du Sénat, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) le 17 février, mettant fin à un long feuilleton budgétaire entamé en octobre dernier. Quelle a été votre réaction ?

Le budget de l’État qui a été adopté quelques jours plus tôt est l’un des pires budgets de ces dernières années. Il prévoit des économies à tous les étages et va frapper fort sur les services publics et les collectivités locales.

D’ailleurs 15 des 17 députés communistes ne l’ont pas voté (contre 12 pour le PLFSS). En imposant aux collectivités locales de limiter leurs dépenses, le texte méconnaît le rôle que joue une commune sur son territoire. Continuer la lecture de Tarn-et-Garonne : « Il faut en finir avec l’écran de fumée du RN », insiste Julien Sueres