Déclaration du conseil national du PCF
10 décembre 2023
La rupture de la trêve à Gaza a signifié non seulement la reprise, mais aussi l’intensification des opérations militaires israéliennes, désormais dans le sud de la bande de Gaza, exposant directement des centaines de milliers de personnes aux bombardements.
La population civile palestinienne, prise en étau, en est la première victime. Elle se retrouve acculée près de Rafah et totalement démunie. Près d’un million d’enfants ont été déplacés de force et se retrouvent sans eau, nourriture ni protection.
Les alarmes impérieuses et nombreuses lancées par les agences de l’ONU et les ONG sur l’effondrement humanitaire, sanitaire, alimentaire à Gaza qui menace l’existence des 2,4 millions de Gazaouis ne sont pas entendues par le gouvernement suprémaciste de Benyamin Netanyahou qui poursuit les massacres de masse, les crimes de guerre, les déplacements forcés et les expulsions de populations. C’est la réalité des opérations de l’armée israélienne à Gaza comme à Jérusalem-Est. En Cisjordanie, l’armée et les colons d’extrême droite arrêtent, expulsent violemment les civils palestiniens. Continuer la lecture de Israël / Palestine : Après l’odieux veto américain, la France doit agir pour une coalition internationale pour le cessez-le-feu et la paix
La journaliste Barbara OLIVIER-ZANDRONIS ne présentera plus de journal sur RCI Guadeloupe jusqu’à nouvel ordre, à l’antenne de RCI Guadeloupe après avoir interviewé Jordan BARDELLA, président du Rassemblement National ( ex FN), vendredi 8 décembre sur le média radio RCI Guadeloupe.
En tant que fervents défenseurs de la liberté d’expression et du respect pour l’histoire coloniale récente de la Guadeloupe, nous, Guadeloupéens, sommes profondément troublés par la suspension de Barbara OLIVIER-ZANDRONIS.
Large leader avec 50,3% de part d’audience, RCI Guadeloupe est un média de référence, important dans le paysage médiatique de nos îles. Cette suspension sonne comme une menace pour la liberté d’expression et de la presse en France et particulièrement en Guadeloupe. La censure est un problème grave qui touche à l’un des fondements les plus importants de notre démocratie : le droit à la parole libre et sans entrave.
Selon Reporters sans frontières, la France se classait 34ème au monde pour la liberté de presse en 2021. Il est triste que dans un pays qui se targue d’être le berceau des droits de l’homme, nous devons nous battre pour que chaque voix soit entendue, surtout celles qui osent poser des questions difficiles.
En tenant compte du passé colonial récent en Guadeloupe, il est essentiel que nous soutenions les journalistes qui cherchent à donner une voix à tous les aspects politiques et sociaux qui affectent notre communauté.
Pour rappel, de multiples membres du FN ( devenu RN ) ont écopé de condamnations pour incitation à la haine raciale.
SI au fil des années, les femmes ont de mieux en mieux pris leur place dans les instances dirigeantes du PCF, il reste du chemin à parcourir sur la voie de l’égalité. Partant de ce constat, la commission Droit des femmes et féminisme a lancé, samedi 9 décembre, la première « Assemblée des femmes » au siège du parti. Objectifs : créer un espace sororal et réfléchir aux outils à mettre en place pour garantir la parité à tous les échelons.
Des dizaines de femmes en responsabilité au PCF se sont retrouvées pour la première assemblée des femmes. DR
C’est une journée inhabituelle qui s’est tenue samedi 9 décembre, au siège du PCF, place Colonel-Fabien. Les femmes responsables de plusieurs fédérations départementales et des élues se sont réunies pour plancher sur la place des femmes dans l’organisation du parti. Une démarche qui s’inscrit dans la trajectoire du congrès de Marseille, où les communistes ont adopté dans leurs statuts la nécessité de renforcer la féminisation des instances dirigeantes. Un sujet qui figure désormais parmi les priorités de la formation, comme l’a rappelé Fabien Roussel dans son discours de clôture des travaux. « C’est le lancement de grands chantiers à ouvrir pour être un parti toujours plus féministe ”, a lancé le secrétaire national du PCF, reconnaissant qu’il reste des « progrès à faire » pour atteindre la parité partout. Continuer la lecture de Au PCF, la féminisation en débat
Après huit mois d’auditions et de réflexion, le Comité national pour le renforcement de l’éthique et de la vie démocratique dans le sport a rendu son rapport, ce jeudi 7 décembre, à la ministre, Amélie Oudéa-Castéra. Coprésidente de cette commission, l’ancienne ministre communiste Marie-George Buffet livre ses réflexions.
Avant le dévoilement des chiffres consolidés des violences faites aux femmes, le procureur de Montauban Bruno Sauvage a confirmé la tendance et ses axes d’action pour réduire ce fléau national.
Année après année, les chiffres des violences conjugales sont en hausse. Au niveau national, un doublement des plaintes est constaté entre 2016 et 2022.
Premier syndicat de l’enseignement primaire, le FSU-Snuipp, a déposé 102 alertes sociales dans tout le pays pour dénoncer une situation « explosive » dans les écoles.
Pendant que le ministre amuse la galerie en (re) mettant sur la table le redoublement ou le port de l’uniforme, l’école continue à se dégrader et celles et ceux qui la font – élèves, personnels, familles – à souffrir. À quelques jours du dévoilement de la très attendue enquête internationale PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), le 5 décembre, la FSU-Snuipp, premier syndicat de l’enseignement primaire, a pris une initiative sans précédent : déposer 102 alertes sociales, dans chaque département de France, en métropole et dans les outremers. Continuer la lecture de Éducation nationale : pourquoi la grève couve dans les écoles ?
Par Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord
Lorsque l’extrême droite tente de nous faire croire qu’elle est devenue respectable, et même fréquentable, grâce à certains médias engagés dans une croisade d’un autre temps, que constate-t-on en réalité ? Qu’elle s’acharne à semer le poison de la division, à provoquer des violences et à tenter d’engager la nation sur l’autoroute de la guerre civile, pied au plancher.
Ses méthodes ? D’un côté, des forces politiques qui exploitent sans vergogne des faits divers pour faire le lien entre immigration, délinquance et terrorisme. De l’autre côté, des milices, encagoulées, armées de barres de fer, qui passent aux actes, provoquent des révoltes, organisent des « ratonnades », attaquent des policiers, dessinent des croix gammées.
Elles s’en prennent, dans un même élan nauséeux, aux Arabes, aux juifs, aux communistes et aux organisations de défense des droits de l’homme. Les sièges locaux du PCF, à travers la France, ont subi une trentaine d’attaques et de dégradations. Des militants envahissent le quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère, défilent à Rennes, Laval, Lyon, scandent et menacent : « Un bon musulman est un musulman mort. »
Voilà ce que révèle la terrible séquence que nous venons de vivre, marquée par la mort d’un adolescent de 16 ans, Thomas, qui n’aurait dû entraîner que notre compassion unanime et la colère la plus digne. Au lieu de cela, nous avons assisté, horrifiés, à une campagne de fausses informations, de récupération politique et de haine. Tel est le vrai visage de l’extrême droite, si loin des oripeaux de notabilité qu’elle tente désespérément d’arborer.
Ouvrons plutôt les yeux et tenons-nous-en aux faits. L’extrême droite, une mouvance au service des intérêts du peuple ? Vraiment ? Sur les salaires, elle refuse l’indexation sur l’inflation et la hausse du Smic. Les déserts médicaux ? Elle s’oppose à la régulation de l’installation des médecins, pourtant soutenue par 75 % des Français. La fiscalité ? Elle est contre le retour de l’ISF, plébiscité par 80 % de nos concitoyens. La Sécurité sociale et les retraites ? Le RN propose de supprimer les cotisations sociales. L’avenir de nos agriculteurs ? Le parti de Marine Le Pen ne trouve rien de mieux que de proposer la baisse du budget de la PAC attribué à la France. Et l’on pourrait ainsi décliner un programme que n’auraient pas renié Margaret Thatcher et Ronald Reagan.
Alors, oui, ouvrons les yeux et déjouons les manœuvres de l’extrême droite coordonnées avec ses milices. Rappelons qu’en France, le racisme et l’antisémitisme ne sont pas des opinions. Depuis la loi Gayssot, votée en 1990, ce sont des délits. Il nous revient d’appeler à l’unité de la nation et au respect des valeurs de la République. Et de mobiliser toutes nos énergies pour résoudre la grave crise sociale qui mine autant le moral que le pouvoir d’achat des Français.
Non, la montée de l’extrême droite n’est pas une vague irrésistible. Certes, elle avance, en Italie, en Hongrie ou tout récemment aux Pays-Bas. Mais elle connaît aussi des reflux, comme en Pologne cet automne ou en Espagne avec la victoire de la gauche et des communistes. Il n’y a aucune fatalité dans le désastre annoncé.
Une page s’est tournée pour la Maison du Peuple jeudi soir au conseil municipal de Montauban: la majorité a voté pour la désaffectation et le déclassement de ce bâtiment emblématique… ce qui ouvre la voie à sa mise en vente.DDM – ERIC THERON
l’essentiel Le déclassement de la Maison du peuple a cristallisé les débats au conseil municipal de Montauban, ce jeudi soir 30 novembre. L’opposition a voté contre après une salve de réactions hostiles. Une manifestation a même réuni une quarantaine de personnes devant les grilles de l’hôtel de Ville, essentiellement des membres de la CGT.
C’était attendu et on n’a pas été déçu. Alors que quelques représentants de la CGT battaient le pavé sous la pluie devant l’hôtel de ville de Montauban, l’ordre du jour du conseil municipal de ce jeudi 30 novembre a rapidement évoqué le sort futur de la Maison du Peuple. Fermé depuis le 1er septembre 2020 après le départ des syndicats (CGT, FO, UNSA), le bâtiment a longtemps fait l’objet d’un contentieux entre la mairie et la CGT.
Après avoir réalisé des travaux, notamment un désamiantage pour un coût de 1 à 2 M€ dixit Brigitte Barèges, il était question de faire du site un tiers lieu numérique. Mais devant le coût de la remise en état, la municipalité a renoncé au projet, préférant miser sur une location, vente totale ou partielle du bâtiment. Ce jeudi, il n’était pas encore question de location ou de vente mais de « constater la désaffectation de la Maison du Peuple », qui n’abritera plus de syndicats et de « prononcer son déclassement ».
La Maison du Peuple rejoint la longue liste des bâtiments communaux enlevés à l’usage public. C’est une erreur et une faute, considère Jeanine Meignan.
Malgré l’absence de Rodolphe Portoles, l’opposition l’a joué collective pour dénoncer ces décisions. À commencer par Cathy Philippe (Montauban Citoyenne). « Fermer les portes d’un bâtiment aussi symbolique n’est pas une bonne chose. La Maison du Peuple ne vous appartient pas. C’est un bien commun qui a été le poumon de notre démocratie. Vous enlevez à la ville l’un de ses derniers bâtiments publics pour l’offrir au privé. »
Jeanine Meignan a à son tour pris la balle au bond. « La Maison du Peuple rejoint la longue liste des bâtiments communaux enlevés à l’usage public. C’est une erreur et une faute. Ce n’est pas un bâtiment comme les autres. Il a été construit grâce à des dons d’un million de francs de l’époque offert par les habitants de la ville de Paris suite aux crues de 1930 pour créer des activités populaires. C’est pourquoi nous demandons de la conserver dans le bien commun. »
« Allez-vous nous refaire le coup pour la cathédrale ? » demande Arnaud Hilion.
Arnaud Hilion, qui piaffait d’impatience, ne pouvait pas laisser passer ce dossier sans broncher. « C’est avec une certaine tristesse que je vous vois pousser cette logique contre la Maison du Peuple. Tout ne se vend pas, tout ne s’achète pas. Vous nous dites qu’elle est fermée depuis trois ans. Allez-vous nous refaire le coup pour la cathédrale ? »
De la tristesse, on est passé à la colère dans la bouche d’Olivier Fournet. « La politique, c’est aussi des symboles et la Maison du Peuple représente la résilience de Montauban. C’était un lieu de rencontre et de lutte sociale et c’est là que vous avez fêté votre victoire de 2001… »
« Redonner un nouvel élan à ce bâtiment »
Étonnamment magnanime, Brigitte Barèges a répondu point par point aux allégations de ses opposants. « Je suis attachée au droit syndical, mais nous avons longtemps maintenu une coutume qui consistait à loger des syndicats départementaux alors que ce n’est pas une obligation légale. En 2001, la Ville était très endettée et nous avons dû vendre des bâtiments. Depuis, on a rénové et construit. M. Hilion vous êtes triste, M. Fournet vous êtes en colère, mais il y avait encore pour plusieurs millions de travaux à effectuer. Nous ne nous interdisons rien. Il manque une locomotive en centre-ville, des salles de réunion ou de conférence. Nous voulons donner un nouvel élan à ce bâtiment. Ce ne sera peut-être pas avec des galas de la CGT, mais la Maison du Peuple sera ouverte au public. »
Sans surprise, l’opposition a voté contre à l’unisson. Une page d’histoire locale s’est définitivement tournée ce jeudi soir.
Manifestation devant la mairie de Montauban : « Non à la vente de la Maison du Peuple »
Pas trop de monde, mais de la colère, beaucoup d’amertume et aussi de la nostalgie.DDM – Hugues de LESTAPIS
l’essentiel Avant la séance du conseil municipal qui devait entériner la désaffectation et le déclassement du bâtiment de la Maison du Peuple, plusieurs dizaines de personnes se sont réunies devant l’hôtel de Ville de Montauban. Pour réclamer que ce bâtiment symbolique reste un bien public.
À l’initiative de plusieurs organisations syndicales, l’UD CGT 82 en tête, puis relayée par les élus du groupe d’opposition L’alternative pour Montauban, une manifestation a eu lieu ce jeudi soir 30 novembre devant la mairie à 18 heures, à l’amorce du conseil municipal, pour dénoncer « la future vente » de la Maison du Peuple.
Une cinquantaine de personnes se sont retrouvées sous une pluie battante, pour dire en substance leur « stupeur » d’avoir appris que dans l’ordre du jour de ce conseil du 30 novembre, « Brigitte Barèges entendait faire voter une délibération lui donnant les pleins pouvoirs pour vendre la Maison du Peuple ». Et de rappeler, à qui l’ignorerait, que ce bâtiment historique a été construit avec les dons de la commune de Paris pour y héberger les organisations syndicales d’ouvriers et les associations venant en aide aux populations.
Un haut lieu de rassemblement
Les conditions qui ont permis la construction de la Maison du Peuple faisaient suite aux terribles inondations de 1930. L’endroit est devenu, « un haut lieu de vie et de rassemblement des Montalbanaises et Montalbanais, et bien au-delà. Depuis 1945, ce bâtiment a vu se dérouler toute l’histoire sociale, politique et associative du département. Un « forum » de construction des luttes syndicales, de manifestations culturelles, humanitaires, associatives, bref elle appartient à tous ! ».
Les drapeaux de la CGT étaient ce jeudi soir les plus visibles. Ce rassemblement a été aussi l’occasion, pour de vieux militants, de se remémorer des souvenirs politiques, dont la victoire de Louis-Jean Delmas à la mairie en 1965. « Lui, en tout cas, il aimait le peuple ».
La collectivité territoriale Est Ensemble (Seine-Saint-Denis) a voté, mardi 28 novembre, la gratuité des premiers mètres cubes d’eau. Son président, Patrice Bessac (PCF), explique ce choix.
Un an après s’être doté d’une régie publique pour la gestion de l’eau, l’intercommunalité Est Ensemble, dirigée par le communiste Patrice Bessac, accélère. Elle vient de voter, ce mardi 28 novembre, la suppression de la part fixe sur la facture d’eau et la gratuité des 10 premiers mètres cubes.
Sous pression depuis des décennies, les agriculteurs français font part de leur colère au travers de manifestations dans tout le pays. Nous soutenons nos paysans dans leur combat pour défendre la juste rémunération de leur travail.
Attention cependant au discours de la droite et de l’extrême droite : la solution ne réside pas dans l’abaissement des cotisations sociales ou le déni des normes environnementales, qui nous enverraient droit dans le mur. Nous avons besoin de financer nos retraites autant que de nous assurer de garder une planète cultivable.
La vraie raison de la situation intenable dans laquelle ont été précipité nos agriculteurs : c’est la pression des capitalistes à laquelle nous devons mettre fin. Soutenons un pôle énergétique public faisant chuter le prix de l’électricité pour nos paysans. Supprimons les accords de libre-échanges suicidaires imposés par l’Union Européenne, décidément bien affairée à mettre tous les agriculteurs d’Europe en concurrence. Contrôlons les filières industrielles, logistiques, et les filières de distributions qui se gavent sur le dos des agriculteurs et des consommateurs, empochant des marges parfaitement démesurées et injustifiées.
Proposons une politique de contrôle des prix pour donner de la visibilité à nos producteurs. Et, c’est un gros chantier qui attend Léon Deffontaines pour les élections Européennes : Orientons les aides de la PAC vers les actifs du monde agricole et les pratiques durables plutôt que vers des exploitations usines qui enferment notre modèle agricole dans des logiques destructrices pour la terre et ceux qui la travaillent.
Nous avons, en France, un des modèles agricoles les plus durables du monde : renforçons-le !