Depuis une trentaine d’années, droite et extrême droite tentent de préempter la loi de 1905, mais le camp progressiste, bien que divisé, n’entend pas laisser cette offensive sans réponse.
La gauche semble au moins d’accord sur un point : il faut faire vivre la République sociale pour donner corps à la République laïque, comme le souhaitait Jean Jaurès.
Il lui reste un an et demi avant de célébrer son 120e anniversaire. Mais, malgré son âge avancé, la loi de 1905 continue, à son corps défendant, d’être au cœur d’un débat public souvent caricatural. Nul doute que, le 9 décembre 2025, tout le monde voudra sa part de l’héritage.
Bien que fille de la gauche, la laïcité n’a de cesse d’être récupérée, instrumentalisée et même bafouée par ceux qui voudraient en faire un outil de répression. Depuis trois décennies, l’OPA de la droite et de l’extrême droite sur le sujet a presque rendu inaudible le camp progressiste, régulièrement taxé d’« angélisme », de « laxisme », de « wokisme » ou d’« islamo-gauchisme ». Et la division de ce dernier n’aide pas à le crédibiliser face aux différentes attaques. Continuer la lecture de Laïcité : la gauche riposte aux offensives de la droite et de l’extrême droite
La FSU-SNUipp, « après avoir usé toutes les voies de dialogue officiel » , a pris « ses responsabilités au vu de la gravité de la situation » et « lance publiquement l’alerte » sur l’état de l’École. « Choc des savoirs, carte scolaire, conditions de travail des personnels : l’école publique est à un point de rupture, au bord de l’effondrement comme beaucoup de services publics », a déclaré Guislaine David, porte-parole. « Si rien n’est fait, c’est l’école publique qui va s’effondrer ». Et ce constat, le syndicat se base sur les réponses d’une enquête menée auprès des enseignants et enseignantes du premier degré entre décembre et mars.
@Serge Bontoux
Une rentrée 2024 sous très haute tension…
Selon le syndicat, pour la carte scolaire 2024, ce sont 2 227 classes qui fermeront sur tout le territoire. « C’est la troisième année consécutive de carte scolaire “négative” qui crante une volonté politique d’accélération des fermetures de classes au détriment des effectifs de classe et du service public d’éducation » explique Guislaine David mentionnant des enseignants, des parents d’élèves et des élus locaux la forte mobilisation. Continuer la lecture de La FSU-SNUipp lance l’alerte : L’école va s’effondrer !
Les parlementaires communistes, à l’origine de cet événement démocratique, ont obtenu que le Sénat rejette le premier article du traité de libre-échange avec le Canada. La question de la ratification de ce texte est désormais posée.
Ce jeudi 21 mars va-t-il marquer le début de la fin pour le CETA ? À l’occasion de la niche parlementaire du groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste – Kanaky (CRCE-K), le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada a été débattu au Sénat avant d’être soumis au vote.
Pour Fabien Gay, sénateur PCF : « Dire stop à ce traité de libre-échange serait un coup de tonnerre en France, dans l’Union européenne, mais aussi outre-Atlantique, contre cette logique qui met en concurrence les agriculteurs autour du moins-disant social et environnemental. » Continuer la lecture de CETA : premier revers pour le libre-échange et le gouvernement
La campagne pour les élections européennes est bien lancée. Les militants communistes de la section de Castelsarrasin, Moissac et du Pays de Serres ont choisi de travailler par thématiques, en commençant l’éducation. Ainsi depuis trois semaines ils sont allés rencontrer les élèves à la sortie des lycées de Castelsarrasin, Valence d’Agent et Beaumont de Lomagne pour engager le débat avec la jeunesse.
« Les déclarations de la ministre de l’Éducation ont révélé le projet du gouvernement de mise en concurrence de l’école publique avec le privé et d’ouverture au marché de l’accès aux savoirs. Il nous semble important d’alerter les lycéens alors que beaucoup d’entre eux ont 18 ans cette année et vont pouvoir voter aux élections européennes », explique Maximilien Reynes Dupleix, secrétaire de la section locale du PCF et enseignant à la retraite.
« L’école publique doit être l’école de toute la jeunesse. Il faut pour cela lui en donner les moyens et revenir à 7,5% du PIB pour l’enseignement public. La question de la réunification de l’école dans un grand service public national est posée pour mettre un terme au séparatisme social et aux logiques de marchandisation de l’école », détaille pour sa part Julien Sueres, représentant des parents d’élèves au lycée Jean de Prades et membre du comité exécutif du PCF 82.
« Nous devons sortir l’Education nationale de la crise dans laquelle la politique du gouvernement l’enfonce ! Les enseignants ont perdu en 20 ans près de 25% de pouvoir d’achat », conclut Franck Cimpello, responsable du PCF à Valence d’Agen.
Avec leur tête de liste Léon Deffontaines, les communistes entendent donc bien utiliser les élections européennes pour faire émerger leurs propositions en matière d’éducation : décréter un moratoire sur les fermetures de classes, limiter les effectifs de 20 à 25 élèves par classe de la maternelle au lycée, revaloriser les métiers de l’éducation, titulariser les enseignants contractuels et les AESH ou encore pré́-recruter en urgence 20 000 étudiants sur des postes d’enseignants.
Après plusieurs semaines de cacophonie entre Gabriel Attal et sa ministre de l’Éducation nationale Nicole Belloubet, l’arrêté imposant la création de groupes de niveau au collège en français et en mathématiques a été publié au Journal officiel, le 17 mars. Malgré une souplesse affichée, les syndicats continuent de dénoncer des « mesures iniques » et appellent à faire de la mobilisation nationale du 19 mars l’occasion d’un rejet massif du « choc des savoirs ».
En meeting dans le Nord, terre ouvrière et de luttes, la tête de liste communiste aux européennes, Léon Deffontaines, a tenu à se montrer comme seul représentant de la « France du travail » qu’il appelle à « reprendre la main ».
À 50 ans, Ismaël enchaîne les premières fois. Il y a près d’un an, à Arras, il découvrait les cortèges des manifestations. À l’époque contre la réforme des retraites. Ce vendredi, à Lille, c’est au tour des meetings. En l’occurrence, celui de Léon Deffontaines, tête de liste communiste pour les élections européennes du 9 juin prochain. « Ça m’intéressait de venir l’écouter en vrai, confie le chef opérateur en maintenance industrielle originaire de Meurchin. J’en peux plus de voir autour de moi la galère des jeunes en intérim, en CDD, à temps partiel, et des plus âgés comme moi qui s’épuisent au travail pour trop peu. Il faut parler travail ! ». Continuer la lecture de « Il est temps de relever la tête » : à Lille, Léon Deffontaines harangue la « France du travail » + Vidéo
Après une première vie dans le cinéma, Christophe Bourseiller est revenu à ses amours de jeunesse : collectionnant les tracts et les bulletins des mouvements extrémistes depuis longtemps, il en a fait sa spécialité. Mais il « hante » toujours le paysage audiovisuel : en janvier, il a intégré l’équipe des chroniqueurs du « Masque et la plume », sur France Inter.
On se souvient de sa bonne bouille de lycéen « motivé » dans « Un éléphant, ça trompe énormément ». Mais Christophe Bourseiller, c’est aussi 25 films, 43 livres, des émissions de radio, des chroniques, un doctorat en histoire… Et ce n’est pas fini ! Un homme occupé qui nous a fixé rendez-vous dans un café de Saint-Germain-des-Prés, son quartier depuis une vingtaine d’années, et parle (avec les mains) de ses passions, de ses obsessions, qui se recoupent et se complètent.
Quand on est quadragénaire ou quinquagénaire, on a l’impression d’avoir toujours été accompagné par Christophe Bourseiller. Comment l’expliquez-vous ?
Je hante le paysage : apparitions, disparitions, réapparitions…
Depuis « la Guerre des boutons », on vous a vu dans les films d’Yves Robert, de Jean-Luc Godard…
Merci, parce que personne ne me parle jamais de Godard ! Tous ceux que vous citez sont des amis de la famille.
Pour les 80 ans du programme du Conseil national de la Résistance, Sophie Binet signe une préface de la réédition des Jours heureux. La secrétaire générale de la CGT alerte sur le glissement d’un patronat qui refuse de répondre aux défis sociaux et environnementaux pour ne pas remettre en cause l’inégale répartition des richesses.
« Les Jours heureux sont un compromis politique, pas économique », assume Sophie Binet
Quatre-vingts ans d’espoirs, toujours intacts. Le 15 mars 1944, était adopté le programme du Conseil national de la Résistance (CNR), les Jours heureux. Au péril de leur vie, les représentants de l’ensemble de la Résistance voulaient instaurer une véritable démocratie économique et sociale, impliquant « l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ».
Depuis, sous le poids du patronat et des néolibéraux, le legs du CNR est de plus en plus attaqué. Dans une préface de la réédition des Jours Heureux, « Il est minuit moins le quart » (Grasset, 9 euros), la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, présente une relecture personnelle des Jours heureux, dont les postulats sont toujours d’actualité.
À quelques mois des jeux Olympiques de Paris, les professeurs d’EPS s’inquiètent de l’état du sport à l’école. Ils sont en grève, ce vendredi, pour alerter sur l’urgence à investir dans la pratique et les équipements sportifs pour tous. Explications avec Coralie Benech, cosecrétaire générale du Snep-FSU.
Malgré la forte mobilisation, le premier ministre a confirmé son souhait de mettre en place des groupes de niveau au collège. Dans un entretien accordé à l’Agence France-Presse, Gabriel Attal a également estimé que la laïcité à l’école était « aujourd’hui plus que jamais menacée ».