On n’est toujours pas sorti de l’Europe occidentale d’après guerre, reconstruite, remodelée et intégrée à sa zone économique par les USA… Par Franck Marsal

Nous ne pouvons qu’être d’accord avec le constat de Franck Marsal, le cas de la Bulgarie aujourd’hui est une illustration parmi d’autres de ce qu’est l’UE et jusqu’où va l’exigence de vassalisation. (note de danielle Bleitrach pour histoire et societe)

Entre 1945 et 1951, cette réorganisation de l’Europe a reposé sur trois grands piliers

a) le plan marshall, qui s’accompagne d’une ouverture globale des marchés et des empires aux capitaux et aux produits états-uniens. Les marchés nationaux sont dans les principes dissous. Les capitaux US peuvent circuler librement et prendre progressivement le contrôle des moyens de production.

b) on oublie souvent ce point : la création de la République Fédérale Allemande. L’Allemagne est au point zéro. Elle est le cobaye idéal de la création d’une nouvelle Europe dominée par les USA. Le principe de fédéralisme est un principe US et la “nouvelle Allemagne” est le point d’ancrage militaire et politique de la domination US en Europe occidentale. Elle sera à ce titre privilégiée dans son développement économique et industriel, par rapport à la France ou l’Italie, dans lesquelles notamment l’influence communiste importante est considérée comme une menace.

c) La création de la CECA, communauté Européenne du Charbon et de l’Acier. Cette institution préfigure et prépare l’UE actuelle sous une forme calquée sur les institutions US.L’ensemble des classes politiques dominantes qui vont ainsi gouverner les pays d’Europe vont être modelées dans ce contexte : le ralliement à l’OTAN est une condition préalable (la plus visible, mais pas la seule) d’existence politique.

Tout le monde y passera : le SPD allemand en 1959 – 1960, avec le congrès de Bad – Godesberg, les socialistes espagnols après 1981 etc etc. Ceux qui s’opposent à l’OTAN sont condamnés à la marginalité. La même démarche sera appliquée aux anciens pays du bloc soviétique.Tout le personnel politique de l’Europe pro-occidentale, y compris les tendances pro-UE en Arménie et Géorgie et une bonne partie des classes bourgeoises, les industriels et les financiers, les hauts fonctionnaires, ont basé leur existence sur l’acceptation de la domination US sur l’Europe, qui y a sauvé le capitalisme puis l’a réorganisé comme une branche filiale de son propre capitalisme.

C’est pourquoi ils craignent comme la mort, comme un inconnu impensable, la fin de cette domination et sont prêt à tout pour perpétuer et sauver cette domination dont ils sont les relais, qui les protège en tant que classe, et qui leur donne un sentiment et des signes concrets d’appartenance à la domination impérialiste mondiale.

Franck Marsal


La Bulgarie ultime victime de la vassalisation européenne

L’Union européenne a adopté, lundi 18 décembre, un douzième paquet de sanctions contre la Russie en réponse à sa tentative d’invasion de l’Ukraine. Les pays de l’UE l’avaient déjà approuvé vendredi, en marge d’un sommet européen, mais il n’avait pas pu être formellement adopté en raison d’une réserve de l’Autriche, désormais levée. Ce paquet de sanctions comprend notamment l’interdiction des importations de diamants russes dans l’UE. L’interdiction concernera les diamants naturels ou synthétiques et les bijoux dès janvier, et les diamants russes taillés dans d’autres pays à partir de septembre 2024. L’UE a également décidé d’ajouter 29 nouvelles entités à la liste de celles accusées de soutenir l’effort de guerre russe. Elles font toutes l’objet de restrictions concernant leurs exportations de produits susceptibles de renforcer l’industrie d’armement de la Russie. Certaines de ces entités, impliquées dans le contournement de sanctions, proviennent de pays tiers, Singapour et l’Ouzbékistan notamment, selon un communiqué de la Commission européenne. Et pour montrer à quel point l’Unoion Européenne triomphe sur tous les terrains celui militaire bien sur puisque Zelensky nous l’assure et qu’Ursula et le ministre de la défense allemand paraissent convaincus, mais aussi en envoyant un malheureux pays comme la Bulgarie jouer les exemples sur l’autel du sacrifice.

Après deux ans de crise politique marquée par cinq scrutins législatifs consécutifs, la Bulgarie avait fini par se doter, mardi 6 juin 2023, d’un gouvernement de coalition regroupant les forces pro-occidentales de ce pays profondément divisé sur la question russe. Le Parlement de Sofia a approuvé par 132 voix sur 201 la nomination d’un gouvernement soutenu par le parti conservateur GERB (pour Grazdani za Evropejsko Razvitie na Balgarija – « Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie ») de l’ancien premier ministre Boïko Borissov et les forces centristes proeuropéennes regroupées derrière le mouvement Continuons le changement de Kiril Petkov. les deux partis se sont entendus pour former un gouvernement autour de Nikolaï Denkov. Avec pour programme d’essayer d’intégrer l’espace Schengen dès cette année et la zone euro en 2025. C’est donc ce gouvernement qui est loin de jouir d’un consensus dans l’ensemble d’un pays parmi les plus attachés à la Russie dans l’ex- aire du pacte de Varsovie qui vient de prendre une décision lourde de conséquences pour la population dans l’attente d’urgence d’aides de Bruxelles en réponse à cette adhésion aux santions européennes à l’égard de la Russie.

C’est ce gouvernement qui va instaurer à partir de mars l’embargo européen sur le pétrole russe transporté par voie maritime, renonçant à l’exemption dont la Bulgarie bénéficiait, selon un texte adopté lundi par le Parlement. L’UE a mis en place en décembre 2022 des sanctions censées réduire de quelque 90% les importations par les 27 de brut russe, afin de tarir le financement de la guerre menée par Moscou en Ukraine.

Fortement dépendante de l’énergie russe, la Bulgarie avait à l’époque obtenu une dérogation qui devait prendre fin en décembre 2024. Elle dispose en effet sur son sol d’une raffinerie du géant pétrolier russe Loukoïl, la plus grande des Balkans. Mais le Parlement a finalement décidé un arrêt anticipé, “afin de priver Loukoïl et par là-même le Kremlin de nouveaux profits alimentant potentiellement l’offensive menée en Ukraine”, écrivent les auteurs de l’amendement. Il a été adopté par 131 députés, mais les socialistes et les nationalistes pro-Kremlin ont boycotté le vote, qui a donné lieu à des affrontements très vifs, certains élus bloquant même l’accès à la tribune dans une atmosphère tendue.

Selon des estimations citées par la législation, “les activités de Loukoïl en Bulgarie lui ont rapporté 3 milliards de dollars depuis le début de l’invasion russe”. La compagnie ne pourra donc plus importer de brut russe dès le mois de mars pour son usine située à Bourgas sur la Mer Noire, et devra se tourner vers d’autres sources d’approvisionnement. Ou bien se séparer de la raffinerie – une option évoquée début décembre face aux mesures jugées “discriminatoires” prises à son encontre par le gouvernement pro-européen à Sofia.

Au cours des vingt dernières années, Loukoïl jouissait d’un quasi-monopole, forte d’un réseau composé de neuf dépôts pétroliers et 220 stations-service. La Bulgarie pourrait avoir du mal à s’approvisionner en brut quand prendra fin l’exemption, selon les experts qui évoquent l’absence d’infrastructures portuaires adéquates et l’engorgement du détroit du Bosphore.

En fait c’est toute l’Europe de l’est et des Balkans dans lesquelles s’accroît ainsi les divisions qu’il s’agisse de la Moldavie ou de la Serbie hier et les proclamations triomphales quand c’est un gouvernement considéré comme pro-européen et en général émanant des milieux d’affaires qui prennent le pouvoir, cela ne fait qu’exaspérer les tensions sociales comme on le voit y compris avec le blocage à l frontière polonaise-ukrainienne, parce que l’Ukraine non seulement exige des dépenses bellicistes, des sanctions dont font les frais les peuples concernés et aggrave les concurrences.

 

PS .L’Alternative pour l’Allemagne (AfD) a remporté dimanche sa première mairie d’une ville de taille moyenne (40.000 habitants), en Saxe Cette victoire de l’AfD conforte la poussée du parti, qui surfe actuellement sur la grogne d’une partie de l’opinion contre la coalition gouvernementale. Cette dernière est composée des sociaux-démocrates du chancelier Olaf Scholz, des écologistes et des libéraux résolument tous pro-européens et pour la guerre.


Lire aussi: Élargissement de l’Union Européenne, le choix du pire (PCF: Leon Deffontaines)

La lutte contre les dérives sectaires a-t-elle les moyens de ses ambitions ?

Un projet de loi visant à renforcer l’action contre les nouvelles formes de « gourous » et autres « maîtres à penser autoproclamés », en forte augmentation, est à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

Des témoins de Jéhovah distribuent des brochures dans la rue.
AFP / Loïc Venance

 

Une fois le diagnostic posé, il faut améliorer l’arsenal juridique, l’information et la formation. Sans oublier d’accompagner les victimes

Catherine Katz, Magistrate, présidente de l’Unadfi et ancienne secrétaire générale de la Miviludes

L’argent seul ne sert à rien. C’est le volontarisme pour améliorer la situation des victimes et l’information du grand public qui est essentiel. Nous avons besoin d’un engagement fort. Les dérives sectaires sont un phénomène particulier : si on ne le connaît pas, on ne le voit pas. Personne n’est à l’abri. Si on veut éviter le piège, il faut être informé de son existence. Il faut donc informer et former plus encore les enquêteurs, les policiers, les magistrats, les assistantes sociales, les enseignants, les éducateurs, bref, les primo-intervenants… pour accompagner ce parcours de combattants pour les victimes.

Le projet de loi présenté en commission des Lois au Sénat allait dans le bon sens, en introduisant de nouveaux délits, dont le délit autonome de maintien dans un état de sujétion et un délit de provocation à l’abandon de soins. La philosophie générale du texte a été fondamentalement modifiée par des amendements en commission des Lois. Le harcèlement des lobbyistes pro-sectes en est, peut-être, l’explication. Continuer la lecture de La lutte contre les dérives sectaires a-t-elle les moyens de ses ambitions ?

Fabien Roussel en visite à la centrale de Golfech

Tarn et garonne - Fabien Roussel en visite à la centrale de Golfech

Par Julien Sueres, le 17 Décembre 2023

Le secrétaire national du parti communiste, Fabien Roussel, a passé deux jours en Tarn et Garonne. Accompagné de Léon Deffontaines, chef de file des communistes aux élections européennes, il a pu visiter la centrale nucléaire de Golfech où il a été accueilli par le directeur général. A midi, une fois la visite terminée, il a partagé un moment de convivialité avec les salariés et leurs représentants syndicaux de la CGT FNME 82.

« La question énergétique est centrale si nous voulons relever le défi climatique. On en parle beaucoup en ce moment en raison de la COP 28, il va falloir sortir des énergies fossiles, c’est une nécessité. Pour cela, il faut d’un côté réduire notre consommation d’énergie et de l’autre compenser le pétrole, le charbon par de l’énergie décarbonée, donc du nucléaire et des énergies renouvelables », s’est expliquer le député du Nord devant la centrale.Tarn et garonne - Fabien Roussel en visite à la centrale de Golfech

« Il faut investir dans ce secteur car c’est le seul moyen pour nous de réduire la facture par deux pour les particuliers, les entreprises et les collectivités. C’est possible ! C’est le projet que je porte pour la France, c’est le combat que nous voulons mener avec Léon Deffontaines aux prochaines élections européennes ».

Plusieurs représentants du PCF ont également participé à la visite : Parmi eux, Catherine Philippe, secrétaire départementale, Rodolphe Portolès et Pierre Lacaze, conseillers régionaux. « Cela a été une matinée très enrichissante, le directeur nous a vraiment fait faire un tour complet, jusqu’aux bassins d’entreposage de combustible nucléaire irradié. On a pu se rendre compte à quel point la sécurité et la sureté sont les premières priorités », s’est enthousiasmé Rodolphe Portolès au sortir de la visite.

Envoyer des salariés de l’énergie au parlement européen

« Il était vraiment important que Léon et Fabien puissent avoir ce temps aux côtés des salariés de la centrale après la visite, notamment pour apporter leur soutien aux camarades syndiqués de la CGT, et ceux qui sont poursuivis aujourd’hui pour avoir défendu leur outil de travail et le droit à une retraite digne au moment des mobilisations contre la réforme des retraites », détaille Maximilien Reynès Dupleix de la section locale du PCF, chargée de la rencontre à la salle des fêtes de Golfech. Une quarantaine de salariés, de syndicalistes et de militants communistes y ont déjeuner avec les dirigeants nationaux ainsi que M. Benoit, maire de la commune.

« Les communistes auront une singularité durant la campagne pour les élections européennes. Pas uniquement parce que nous soutenons un mix énergétique et un service public de l’énergie, mais parce que notre objectif est de permettre à des salariés d’entrer au parlement européen », a détaillé Léon Deffontaines à l’occasion de sa prise de parole.

« Je serai évidemment votre porte-voix dans cette campagne, mais au de-là, je vous annonce d’ores et déjà que la liste du PCF sera composée d’hommes et de femmes issus du mode du travail, et notamment du secteur de l’énergie pour justement porter vos revendications jusqu’à Bruxelles au Parlement Européen », a-t-il conclu avant de repartir pour Paris avec Fabien Roussel.

Loi des finances 2024. Pour Olivier Morin ( Modef) : « Les paysans sont les victimes de ce nouveau 49.3 » + N° 1 & 2 de TerreMer

La Première Ministre a de nouveau dégainé l’article 49.3 de la Constitution, ce jeudi 14 décembre, faisant ainsi passer sans vote la partie recettes du projet de loi de finances (PLF) 2024. Ce texte législatif ne répond pas aux attentes des petits exploitants agricoles, déplore Olivier Morin, secrétaire national du Modef et agriculteur biologique dans l’Indre.

« Le paysan doit pouvoir disposer d’un temps libre des paysans plus ou moins calqué sur celui des salariés »
GAIZKA IROZ / AFP

 

Champagne pour la FNSEA, soupe à la grimace pour l’agriculture paysanne. En faisant adopter en force la partie recettes du projet de loi du budget de l’Etat (PLF) 2024, via une vingt-et-unième utilisation du 49.3, Elisabeth Borne a fait une heureuse jeudi dernier. La fédération patronale a obtenu un amendement de dernière minute revenant sur une hausse de taxes destinées à limiter l’usage des pesticides et les prélèvements d’eau.

Pas de quoi cependant ravir tout le monde paysan. « Ce budget est néfaste pour l’agriculture familiale », a dénoncé le Modef qui a manifesté contre jeudi dernier. Et ce n’est pas le « projet de loi d’orientation et d’avenir » censée assurer la souveraineté alimentaire, que le ministre Marc Fesneau dévoile par petits bouts ces derniers jours avant un éventuel examen au Parlement au premier trimestre, qui rassure le syndicat revendiquant une « agriculture rémunératrice, solidaire, durable et responsable »

Vous avez organisé un rassemblement ce jeudi 14 décembre devant l’Assemblée nationale pour dénoncer les faiblesses du PLF 2024 concernant les agriculteurs. En quoi ce texte ne répond-il pas aux attentes du monde paysan ? Continuer la lecture de Loi des finances 2024. Pour Olivier Morin ( Modef) : « Les paysans sont les victimes de ce nouveau 49.3 » + N° 1 & 2 de TerreMer

La compagnie Jolie Môme virée de son théâtre à Saint-Denis

Après plus de dix-neuf années de travail et d’engagement au Théâtre la Belle Étoile, la compagnie se voit évincée par la municipalité socialiste. Retour sur les prémices de ce lieu singulier.

 

Les comédiens du théâtre la Belle Étoile s’activent. Sous sa veste violette, une technicienne empile des chaises avant de réparer des spots lumineux. Au-dessus de sa tête s’étend une guirlande qui éclaire de tout son long un drapeau rouge ainsi qu’une pancarte où est inscrite « Une seule patrie : l’humanité ! ». De l’autre côté, un bar tapissé de photographies, de tracts, d’un portrait de Louise Michel, d’une bande dessinée sur Madeleine Riffaud. Accoudée au comptoir, une comédienne sert des cafés à ses collègues et amis de la compagnie Jolie Môme. Comment croire que ce théâtre aussi vivant était autrefois une salle des fêtes en ruines ?

« En 2004, quand Jolie Môme est arrivée à Saint-Denis, le bâtiment était aussi délabré et laissé à l’abandon que le quartier. Le pire, c’était le sous-sol », explique le fondateur de la compagnie, Michel Roger. Matelas et seringues jonchaient le parquet craquelé. « On a nettoyé toute la crasse de cet ancien squat avec nos mains », continue l’homme au feutre gris en arpentant le tiers-lieu. Du hall d’entrée à la salle de représentation, tout a été refait à neuf et transformé en théâtre. Un travail titanesque, réalisé par la compagnie. Continuer la lecture de La compagnie Jolie Môme virée de son théâtre à Saint-Denis

Rétablir Barbara OLIVIER-ZANDRONIS à l’antenne de RCI Guadeloupe (Pétition)

La journaliste Barbara OLIVIER-ZANDRONIS ne présentera plus de journal sur RCI Guadeloupe jusqu’à nouvel ordre, à l’antenne de RCI Guadeloupe après avoir interviewé Jordan BARDELLA, président du Rassemblement National ( ex FN), vendredi 8 décembre sur le média radio RCI Guadeloupe.

En tant que fervents défenseurs de la liberté d’expression et du respect pour l’histoire coloniale récente de la Guadeloupe, nous, Guadeloupéens, sommes profondément troublés par la suspension de Barbara OLIVIER-ZANDRONIS.

Large leader avec 50,3% de part d’audience, RCI Guadeloupe est un média de référence, important dans le paysage médiatique de nos îles. Cette suspension sonne comme une menace pour la liberté d’expression et de la presse en France et particulièrement en Guadeloupe. La censure est un problème grave qui touche à l’un des fondements les plus importants de notre démocratie : le droit à la parole libre et sans entrave.

Selon Reporters sans frontières, la France se classait 34ème au monde pour la liberté de presse en 2021. Il est triste que dans un pays qui se targue d’être le berceau des droits de l’homme, nous devons nous battre pour que chaque voix soit entendue, surtout celles qui osent poser des questions difficiles.

En tenant compte du passé colonial récent en Guadeloupe, il est essentiel que nous soutenions les journalistes qui cherchent à donner une voix à tous les aspects politiques et sociaux qui affectent notre communauté.

Pour rappel, de multiples membres du FN ( devenu RN ) ont écopé de condamnations pour incitation à la haine raciale.

Nous demandons donc le rétablissement de notre journaliste, Barbara OLIVIER-ZANDRONIS, à l’antenne. (Pétition)

 

Laïcité : Macron crée la polémique en célébrant Hanouka à l’Élysée

Le président de la République a participé jeudi 7 décembre à une cérémonie d’Hanouka, depuis le palais de l’Élysée. Une initiative qui contrevient au principe de laïcité et suscite la polémique.

Emmanuel Macron, le 7 décembre 2023 à l’Élysée, avant d’accueillir Viktor Orban, le premier ministre hongrois. Firas Abdullah/ABACAPRESS.COM

 

Pour la toute première fois de l’histoire, une cérémonie de la fête juive d’Hanouka a été organisée au Palais de l’Élysée, résidence officielle du président de la République française. Ce jeudi, Emmanuel Macron lui-même a participé à l’événement, en présence du grand rabbin de France Haïm Korsia, qui a allumé sur place la première bougie de cette fête religieuse. L’épisode, qu’Emmanuel Macron a voulu « dans un esprit qui est celui de la République et de la concorde », contrevient pourtant au principe de laïcité, comme l’ont dénoncé de nombreux responsables politiques. Continuer la lecture de Laïcité : Macron crée la polémique en célébrant Hanouka à l’Élysée

Réforme des lycées professionnels : les parents appellent à la mobilisation le 12 Décembre

COMMUNIQUE

Castelsarrasin, le 6 décembre 2023

Le gouvernement s’entête à imposer une réforme inique et destructrice des lycées professionnels au mépris des lycéens, des personnels et des parents d’élèves.

Le projet dévoilé fin novembre par la ministre déléguée repose sur une nouvelle diminution des horaires pour les élèves, y compris hebdomadaires. Les heures ajoutées l’année de terminale pour les enseignements généraux, l’éco-droit/éco-gestion et la PSE sont à moyens constants. En conséquence, les élèves auront deux heures de cours en moins en seconde et première et les enseignements professionnels seront rabotés en terminale. Pourtant, le temps en atelier fait déjà cruellement défaut pour que les jeunes s’approprient des savoirs professionnels solides. Continuer la lecture de Réforme des lycées professionnels : les parents appellent à la mobilisation le 12 Décembre

« Si le sport reste dans l’entre-soi, on ne peut pas mener le combat de l’éthique », analyse Marie-George Buffet

Après huit mois d’auditions et de réflexion, le Comité national pour le renforcement de l’éthique et de la vie démocratique dans le sport a rendu son rapport, ce jeudi 7 décembre, à la ministre, Amélie Oudéa-Castéra. Coprésidente de cette commission, l’ancienne ministre communiste Marie-George Buffet livre ses réflexions.

Marie-George Buffet, ancienne ministre des Sports, lors d’une réunion au siège du MEDEF, le 5 juin 2023 à Paris. Jeremy Paoloni/ABACAPRESS.COM

Crée à la demande de la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, au mois de mars après la démission de Noël Le Graët de la présidence de la Fédération française de football et le départ forcé de Bernard Laporte de celle du rugby, suite à sa condamnation pour corruption en première instance, le Comité national pour le renforcement de l’éthique et de la vie démocratique dans le sport a rendu son rapport, jeudi 7 décembre. Coprésidente de cette commission avec l’ancien champion d’athlétisme Stéphane Diagana, Marie-George Buffet détaille les recommandations avancées pour renforcer les institutions et promouvoir une meilleure gouvernance du sport français. Continuer la lecture de « Si le sport reste dans l’entre-soi, on ne peut pas mener le combat de l’éthique », analyse Marie-George Buffet

La peste brune par Philippe Rio

 

Des lapins pris dans les phares !

Telles semblent être les forces de progrès en Europe face à la montée de l’extrême droite, de l’Italie à la Finlande, en passant par la Hongrie et les Pays-Bas. Les élections européennes sont présentées comme un raz-de-marée annoncé pour les fascistes européens de tout poil avec, pour projet, la haine de l’étranger, de l’égalité et de la liberté.

En France, le Rassemblement national caracole en tête des sondages et peut se payer le luxe électoral d’être concurrencé par le parti d’Éric Zemmour et sa tête de liste Marion Maréchal-Le Pen. La fatigue démocratique des électeurs qui ont le sentiment d’avoir goûté toutes les nuances électorales, la porosité de la droite version Ciotti et la mise à l’index, par la Macronie, de nouveaux diables de la République à gauche ont transformé le « barrage républicain » en marchepied vers le pouvoir pour l’extrême droite. Continuer la lecture de La peste brune par Philippe Rio