Depuis deux et demi, la Bretagne fait face à une recrudescence de menaces et attaques perpétrées par l’extrême droite. « L’Humanité magazine » a recensé 85 actes d’intimidation et de violences issus de cette mouvance.

C’est juste un acte de plus. Dans la nuit du 3 au 4 mai dernier, la façade du centre LGBTI + Iskis, à Rennes, a été visé par des jets de ballons remplis de peinture blanche. Un tag a aussi été inscrit sur la devanture et la serrure de la porte d’entrée a été engluée de colle. « On a dû faire changer la serrure et annuler toutes les activités et rendez-vous prévus ce jour-là », soupire Emma Guiguen, la présidente du lieu. « On a aussi reçu un message de menaces sur notre site Internet quelques jours plus tard : juste sous le communiqué de presse où nous dénoncions ces agissements, une personne a écrit un commentaire disant qu’elle allait venir brûler le centre LGBT », ajoute la militante. Continuer la lecture de Menaces de mort, tags nazis et agressions : en Bretagne, la violente poussée de l’extrême droite


« Contrairement à ce que l’on pense souvent, les violences extrêmes ne datent pas d’hier et elles ont pu être parfois le fait de jeunes élèves » écrit Claude Lelièvre. De 1757 à 2007, l’historien rappelle des faits et les circonstances de plusieurs affaires qualifiées souvent de faits divers. Meurtres d’enseignants ou rixe entre élèves, le regard porté par les médias des époques est aussi mis en perspective.





L’école est en deuil. Mélanie, assistante d’éducation, a été mortellement attaquée au couteau mardi 10 juin 2025 par un élève de 14 ans lors d’un contrôle des sacs à l’entrée du collège François Dolto de Nogent en Haute Marne. Agée de 31 ans, elle était la mère d’un enfant de quatre ans. L’opération était menée avec la gendarmerie dans le cadre des mesures de sécurité renforcées mises en place ces derniers mois.