La lutte contre les dérives sectaires a-t-elle les moyens de ses ambitions ?

Un projet de loi visant à renforcer l’action contre les nouvelles formes de « gourous » et autres « maîtres à penser autoproclamés », en forte augmentation, est à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

Des témoins de Jéhovah distribuent des brochures dans la rue.
AFP / Loïc Venance

 

Une fois le diagnostic posé, il faut améliorer l’arsenal juridique, l’information et la formation. Sans oublier d’accompagner les victimes

Catherine Katz, Magistrate, présidente de l’Unadfi et ancienne secrétaire générale de la Miviludes

L’argent seul ne sert à rien. C’est le volontarisme pour améliorer la situation des victimes et l’information du grand public qui est essentiel. Nous avons besoin d’un engagement fort. Les dérives sectaires sont un phénomène particulier : si on ne le connaît pas, on ne le voit pas. Personne n’est à l’abri. Si on veut éviter le piège, il faut être informé de son existence. Il faut donc informer et former plus encore les enquêteurs, les policiers, les magistrats, les assistantes sociales, les enseignants, les éducateurs, bref, les primo-intervenants… pour accompagner ce parcours de combattants pour les victimes.

Le projet de loi présenté en commission des Lois au Sénat allait dans le bon sens, en introduisant de nouveaux délits, dont le délit autonome de maintien dans un état de sujétion et un délit de provocation à l’abandon de soins. La philosophie générale du texte a été fondamentalement modifiée par des amendements en commission des Lois. Le harcèlement des lobbyistes pro-sectes en est, peut-être, l’explication. Continuer la lecture de La lutte contre les dérives sectaires a-t-elle les moyens de ses ambitions ?

Élargissement de l’Union Européenne, le choix du pire (PCF: Leon Deffontaines)

A la veille d’un nouveau sommet européen visant à discuter d’un nouvel élargissement de l’Union Européenne, le club des 27 se trouve à un nouveau carrefour de son histoire.

Le retour d’un conflit armé sur notre continent et l’accroissement des inégalités sociales éloignent les promesses de paix et de prospérité faites lors de la création de l’Union Européenne.

C’est dans ce contexte que le président du Conseil européen, le Belge Charles Michel a indiqué que « l’Union Européenne devait être prête à intégrer de nouveaux membres d’ici 2030 » préconisant l’intégration de l’Ukraine, la Moldavie, l’Albanie, le Monténégro, la Serbie et la Bosnie-Herzégovine. D’autres pays comme la Géorgie et la Turquie pourraient également être ajoutés à cette liste.

Le prochain Conseil européen pourrait ainsi recommander l’ouverture des négociations d’adhésion avec l’Ukraine et la Moldavie dès le 14/15 décembre prochain.

Une fois de plus, les peuples européens sont mis au pied du mur de décisions fondamentales dont ils sont dépossédés.

Comme citoyen français, engage de longue date pour faire respecter la souveraineté populaire et candidat aux élections européennes du 9 juin, Je suis pour ma part, catégoriquement opposé à ces élargissements.

L’intégration de nouveaux pays, minés par la corruption et des salaires indignes entraînera nécessairement dans tout l’Europe de nouvelles délocalisations et un nouveau cycle de destructions massives de nos emplois.

Les travailleuses et les travailleurs de notre pays en savent quelque chose, eux à qui la prospérité économique et sociale a été promise à mesure de l’intégration européenne et qui n’ont connu que l’impuissance des pouvoirs publics et les engagements sans lendemain des patrons voyous.

Écoutez la détresse et la colère des salariés de Whirlpool à Amiens, qui ont perdu leurs emplois suite à la délocalisation de leur usine en Pologne. Demandez aux ouvriers de Peugeot et de Citroën pour quelles raisons une partie de leur activité a été envoyée en Slovaquie. Questionnez les dirigeants de Total à propos du transfert des postes d’informaticiens en Roumanie, alors même que cette entreprise a réalisé des bénéfices record.

Il va sans dire que les travailleurs de ces pays ne sont pas les responsables de cette concurrence mortifère. La faute en revient au patronat et aux éminences grises de l’Union européenne qui ont en partage une vision du monde profondément utilitariste, dans laquelle l’homme est un loup pour l’homme, uniquement guidé par ses intérêts économiques. Pour les technocrates bruxellois, qu’importe si le travailleur moldave est payé une misère et si cela a pour conséquence d’envoyer un salarié français au chômage. Seule compte cette maudite course au profit, destructrice des femmes, des hommes et de la nature.

Un nouvel élargissement de l Europe, base sur une conception technocratique et ultraliberale du projet européen, n’est souhaitable ni pour les travailleurs français ni pour les travailleurs extracommunautaires concernés car cette nouvelle mise en concurrence entraînera inévitablement une révision à la baisse de leurs salaires et de leurs droits sociaux.

Mise en œuvre à grande échelle, l’orthodoxie ultralibérale a permis à l’Union européenne de devenir le paradis des vainqueurs de la mondialisation et l’enfer de ceux qui ont comme principale richesse leur force de travail. Depuis Maastricht, parfois seuls contre tous, nous contestons vigoureusement ce projet mortifère.

Fidèles à cet esprit, nous continuerons d’agir pour la sauvegarde de nos emplois, la dignité de nos salaires et la réindustrialisation de la France. Il est certain qu’une partie de la réponse tient dans le non-élargissement de l’Union européenne. Si la gauche entend véritablement défendre les classes populaires de notre pays, alors elle devra, sur ce sujet, comme sur d’autres, faire le choix de la clarté. Pour notre part, nous tiendrons bon.

Au cours des prochaines semaines, nous formulerons des propositions afin que le peuple français reprenne la main et retrouve sa souveraineté perdue. C’est le préalable à la construction d’un projet européen au service des intérêts des peuples de tout le continent.

Nous mettrons en chantier la construction d’une union de peuples et de nations européennes souveraines et associées, fondée sur des coopérations solidaires et sur l’alignement des droits sociaux vers le haut. C’est une Europe du progrès social et de la paix que nous devons bâtir.

Léon Deffontaines, tête de liste au Européennes et Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

Israël / Palestine : Après l’odieux veto américain, la France doit agir pour une coalition internationale pour le cessez-le-feu et la paix

 

Déclaration du conseil national du PCF
10 décembre 2023

La rupture de la trêve à Gaza a signifié non seulement la reprise, mais aussi l’intensification des opérations militaires israéliennes, désormais dans le sud de la bande de Gaza, exposant directement des centaines de milliers de personnes aux bombardements.

La population civile palestinienne, prise en étau, en est la première victime. Elle se retrouve acculée près de Rafah et totalement démunie. Près d’un million d’enfants ont été déplacés de force et se retrouvent sans eau, nourriture ni protection.

Les alarmes impérieuses et nombreuses lancées par les agences de l’ONU et les ONG sur l’effondrement humanitaire, sanitaire, alimentaire à Gaza qui menace l’existence des 2,4 millions de Gazaouis ne sont pas entendues par le gouvernement suprémaciste de Benyamin Netanyahou qui poursuit les massacres de masse, les crimes de guerre, les déplacements forcés et les expulsions de populations. C’est la réalité des opérations de l’armée israélienne à Gaza comme à Jérusalem-Est. En Cisjordanie, l’armée et les colons d’extrême droite arrêtent, expulsent violemment les civils palestiniens. Continuer la lecture de Israël / Palestine : Après l’odieux veto américain, la France doit agir pour une coalition internationale pour le cessez-le-feu et la paix

Mort de Jean Ristat, poète et camarade

Mort à l’âge de 80 ans, le fils spirituel et l’exécuteur testamentaire d’Aragon laisse un ensemble d’œuvres considérables, d’une originalité indéniable, qu’il reste à vraiment lire.

Jean Ristat est mort à l’âge de 80 ans.
© Magali Cohen

L’annonce de la mort de Jean Ristat, poète, ami, camarade, nous atteint d’autant plus douloureusement que, le 2 juin dernier, nous célébrions l’anniversaire de ses 80 ans. On le savait déjà souffrant. On l’avait néanmoins vu en images, nous rapportant des heures mémorables de sa vie, dont c’est peu dire qu’elle a été infiniment singulière et fertile en passionnantes rencontres dues à son haut talent d’écrire tôt découvert – ainsi qu’à son charme d’être humain si séduisant.

Le 1er juin 1943, Jean ne naît pas coiffé à Argent-sur-Sauldre, village de Sologne où sa mère doit louer ses bras pour laver le linge des riches du coin. Au lycée, où il fonde une revue, baptisée 1492, de concert avec le professeur Maurice Bourg ; il s’avère brillant élève dans les humanités, la rhétorique, la philosophie, ce qui va décider de sa vocation. Il monte à Paris baccalauréat en poche, se lie d’amitié avec le philosophe Jacques Derrida, mais c’est la poésie qui s’empare de lui pour ne plus le lâcher. Continuer la lecture de Mort de Jean Ristat, poète et camarade

Petit Journal: Fabien Roussel en Tarn et Garonne le 12 décembre Les communistes mobilisés pour la venue du secrétaire national du PCF

Crédits : DR

Le secrétaire national du parti communiste français sera en Tarn et Garonne le 12 décembre prochain pour tenir une rencontre publique à 19h à la Salle des Fêtes du Fau à Montauban. Accompagné de Léon Deffontaines, tête de liste du PCF pour les élections européennes de juin 2024, la soirée sera non seulement l’occasion pour Fabien Roussel de rencontrer les Tarn et Garonnais, mais également pour tous les communistes de lancer en grandes pompes la campagne électorale.

L’ensemble des sections du PCF 82 sont sur le pont depuis plusieurs semaines pour assurer la réussite de l’évènement. A Castelsarrasin notamment, les militants, motivés, s’organisent en multipliant les initiatives.

« Nous voulons faire de la venue de Fabien Roussel et Léon Deffontaines le grand évènement politique du département de cette fin d’année. C’est une organisation qui demande un gros travail collectif mais la popularité du secrétaire national génère vraiment beaucoup de motivation parmi les militants. Nous serons donc sur tous les fronts jusqu’au 12 décembre, sur les marchés pour inviter les populations à venir rencontrer Fabien Roussel, mais aussi en distribuant dans les boîtes aux lettres et en collant sur les panneaux d’affichage », détaille Maximilien Reynès Dupleix, secrétaire de la section Castelsarrasin, Moissac et Pays de Serres.

Lors de sa désignation comme tête de liste aux élections européennes, Léon Deffontaine a été clair, les trois priorités de campagne des communistes seront la paix, l’environnement et le pouvoir d’achat.

« On a toujours dit que l’Union européenne, c’est la paix. Pourtant, elle est aujourd’hui incapable d’engager un processus de paix entre l’Ukraine et la Russie, ou d’appeler à un cessez-le-feu à Gaza. Il faut remettre la paix au cœur du projet européen », explique Christian Bonnet, mobilisé ce jeudi sur le marché pour faire connaître le candidat communiste.« On ne peut pas se satisfaire que des gens dorment dans des camps de fortune. Nous devons régler ces problèmes.

La droite et l’extrême droite veulent fermer les frontières et ne surtout pas organiser l’immigration. Au PCF, nous proposons au contraire de l’organiser, c’est-à-dire accueillir, intégrer et coopérer », embraye Julien Sueres, venu aider ses camarades sur le marché pour l’occasion.

Campagne sur l’énergie

Depuis plusieurs années les prix explosent et les revenus stagnent. Le PCF prône des politiques qui pourraient être menés à l’échelle européenne pour redonner du pouvoir d’achat, notamment sur l’énergie. « La hausse des factures énergétiques joue un rôle prépondérant dans l’inflation. Les Français en ont encaissé encore une cet été, et une nouvelle est prévue pour le mois de février. Nos collectivités territoriales et nos entreprises sont également pénalisées, ce qui contribue à l’augmentation des prix. En grande partie, la faute incombe au marché spéculatif de l’énergie au niveau européen. Nous proposons donc d’en sortir, de façon à pouvoir vendre l’électricité que nous produisons en France à prix coûtant : entre 50 et 70 euros le mégawattheure, alors qu’il est revendu sur le marché européen 300 voire 600 euros », détaille Maximilien Reynès Dupleix déterminé à mener campagne pour « redonner du pouvoir d’achat aux Français en faisant baisser leurs factures ».


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Lutte contre l’antisémitisme : pourquoi la gauche doit faire mieux

Une partie des forces progressistes est accusée d’avoir cédé aux sirènes de cette forme de racisme. Mauvais procès ou signe qu’elles auraient failli dans la défense des concitoyens de confession juive qui se sentent abandonnés ? Des voix demandent à la gauche de se ressaisir, loin des allégations outrancières orchestrées par la droite et l’extrême droite.

À la marche contre l’antisémitisme le 12 novembre à Paris, Fabien Roussel (PCF), Marine Tondelier (EELV) et Olivier Faure (PS) © Michel Stoupak / NurPhoto via AFP

La voix, rageuse, s’élève au-dessus des huées : « Collabos ! C’est eux les vrais fachos ! » L’homme vise le groupe d’élus socialistes, communistes et écologistes, venus participer à la marche du 12 novembre, à Paris, contre l’antisémitisme. À quelques centaines de mètres, le cortège d’extrême droite n’est pas autant chahuté. Comment en sommes-nous arrivés à ce monde à l’envers ?

Bien sûr, vingt ans de dédiabolisation de l’extrême droite et des décennies de stigmatisation de la cause pro-palestinienne, suspectée de se nourrir de l’antisémitisme, sont passés par là. Mais plusieurs voix progressistes pointent également, tantôt un « malaise », tantôt une « minimisation », voire un « déni », sur la question de l’antisémitisme, à gauche.

« Ce qui est sûr, c’est qu’un fil s’est rompu, constate Ian Brossat, porte-parole du PCF. Pendant la marche (du 12 novembre – NDLR), une jeune femme franco-israélienne est venue me voir, surprise que des communistes marchent contre l’antisémitisme. Nous ne sommes plus identifiés à ce combat-là, nous devons y travailler. » Continuer la lecture de Lutte contre l’antisémitisme : pourquoi la gauche doit faire mieux

La seule alternative anti-système sera le socialisme ! (Parti Communiste Argentine)

Mardi 21 Novembre 2023

Javier Milei est le nouveau président de l’Argentine. Pour la première fois, un candidat d’extrême droite arrive au pouvoir.

Norberto Galiotti, membre du Comité central du Parti Communiste d’Argentine, dans le journal Nuestra Propuesta explique les raisons de la défaite du péronisme et montre que la seule perspective pour battre la droite, l’extrême droite et le capitalisme est le socialisme.

Traduction Nicolas Maury

La seule alternative anti-système sera le socialisme !
« Ce qui va arriver est très difficile, mais nous, communistes, savons très bien à quoi nous sommes confrontés », déclare Norberto Champa Galiotti, membre du Comité central du Parti Communiste d’Argentine, après les résultats du second tour des élections présidentielles qui a vu la victoire du candidat d’extrême droite. Javier Milei.

« Milei fait partie de la droite, mais c’est sa pire expression, celle du fascisme », déclare-t-il, ajoutant que « maintenant, avec l’alliance qu’il a établie avec Macri, il est aussi le représentant du pouvoir mafieux dans le pays ».
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Argentine : Javier Milei, la victoire du FMI

L’arrivée au pouvoir d’un ultralibéral à visage fasciste n’est pas le fruit du hasard, mais bien le résultat de choix de politiques économiques imposés par la droite, soutenue par le Fonds monétaire international.

Javier Milei (au centre), brandit une tronçonneuse entre sa sœur Karina Milei (à droite) et Carolina Piparo, candidate au poste de gouverneur de la province de Buenos Aires, lors d’un rassemblement politique à La Plata, dans la province de Buenos Aires, en Argentine, le 12 septembre 2023.
© Marcos GOMEZ / AG La Plata / AFP

 

Un saut dans le vide ? Le leader de l’ultradroite Javier Milei s’est imposé, ce dimanche, au second tour de l’élection présidentielle avec 55,7 % des voix, soit 11 points de plus que le ministre-candidat Sergio Massa. Ainsi, étouffés par une crise qui pousse 40 % de la population sous le seuil de la pauvreté, une majorité d’Argentins – souvent motivés par l’espoir suscité par des promesses de campagne plus démagogiques les unes que les autres – vient d’élire comme prochain président le candidat dont le programme suit pourtant la voie de politiques économiques largement discréditées.

Le même chemin qui a déjà mené la troisième puissance économique latino-américaine dans le précipice, après la terrible période déjà traversée en ce début de siècle. Si ce n’est en pire : jamais auparavant quelqu’un d’aussi extrémiste n’avait été élu à la tête d’un pays d’Amérique du Sud. Une situation qui n’est en rien le fruit du hasard. Continuer la lecture de Argentine : Javier Milei, la victoire du FMI

Élections européennes : à Rouen, Léon Deffontaines se pose en candidat de la paix

C’est à la Fête de l’Humanité de Normandie, qui a rassemblé 5 000 personnes, que la tête de liste communiste a tenu son premier meeting. Ce week-end festif était largement dédié à la paix.

NDLR de MAC: Leon Deffontaines sera présent le mardi 12 décembre à Montauban à 19h00. Il accompagne Fabien Roussel en visite dans le Tarn et Garonne et plus particulièrement le mardi soir au cours de la réunion publique qui aura lieu à la salle des fêtes du Fau à Montauban (Entrée libre et gratuite et co-voiturage organisé depuis Castelsarrasin entre autres!)

Léon Deffontaines a centré son discours sur la paix au Proche-Orient, lors de la Fête de l’Humanité en Normandie. © Jérôme LALLIER
© Jérôme LALLIER

Rouen (Seine-Maritime), envoyé spécial.

Une grande fête dédiée à la paix. C’est sous ce signe, et avec une certaine gravité, que les organisateurs de la Fête de l’Humanité de Normandie et les fédérations départementales du PCF ont choisi de placer cette 19e Fête, qui a réuni à Rouen (Seine-Maritime) quelque 5 000 personnes, ces 18 et 19 novembre. Un thème qui a également marqué le discours de Léon Deffontaines.

C’est sur les terres normandes que le communiste a fait sa « première sortie publique » et prononcé ses premiers mots en tant que tête de liste aux élections européennes. « Il n’y a pas que les extrémistes du Hamas et du gouvernement Netanyahou », lance-t-il notamment en direction des jeunes, en préambule d’un concert de l’artiste reggae Taïro : « Il y a aussi celles et ceux qui proposent une paix juste et durable. » Le candidat du PCF lance à nouveau un appel à libérer le leader palestinien Marwan Barghouti, « le Mandela palestinien ». Continuer la lecture de Élections européennes : à Rouen, Léon Deffontaines se pose en candidat de la paix

L’étrange triomphe du Petit Prince

Une relecture du petit prince entre l’étrange défaite de Marc Bloch et les yeux d’Elsa d’Aragon, l’amour fou, celui qui incite Eluard à écrire Liberté et Saint Exupery à invoquer la rose. Pourtant cette relecture ne dit pas le “concret”, l’essentiel de la conception de l’histoire de Bloch et surtout d’Aragon et reste dans “l’abstraction française”, celle qui ignore le peuple français au profit d’une ligne maginot qui génère des profits. Parce que là est le fond de “l’abstraction”.Le fétichisme de la marchandise. Mais cet article a néanmoins bien des mérites, celui de révéler que le conformisme en matière d’art, a quelque chose à voir dans cette ignorance du peuple qui va jusqu’à la guerre. (noteet traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Par Adam Gopnik avril 29, 2014

L’étrange triomphe du Petit Prince

De tous les livres écrits en français au cours du siècle dernier, « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry est certainement le plus aimé dans la plupart des langues. C’est très étrange, parce que les significations du livre – son but, son intention et sa morale – semblent encore loin d’être transparentes, même plus de soixante-quinze ans après sa première parution. En effet, ce qui est surprenant, en relisant les premières critiques du livre, c’est que, loin d’être accueilli comme une parabole nécessaire et belle, il a déconcerté et intrigué ses lecteurs. Parmi les premiers critiques, seule P. L. Travers – qui avait, avec une symétrie qui fait frissonner le non-croyant, écrit un mythe équivalent pour l’Angleterre dans ses livres sur Mary Poppins – a vraiment saisi les dimensions du livre, ou son importance. Continuer la lecture de L’étrange triomphe du Petit Prince