Ministère du Logement : sidération et colère des associations après la nomination de Guillaume Kasbarian, auteur de la loi « antisquat »

La nomination du député Renaissance Guillaume Kasbarian, auteur d’une des lois les plus répressives sur les expulsions locatives, comme ministre délégué au Logement a fait l’effet d’un séisme parmi les associations mobilisées sur le terrain. Elles dénoncent « une provocation » alors que le logement connaît une crise historique.

Le député Guillaume Kasbarian à l’Assemblée, le 10 janvier 2023.
©️David Niviere/ABACAPRESS.COM

 

Un mois d’attente, dans un contexte de crise aiguë du logement, pour en arriver à la nomination d’un ministre qui s’est illustré par la confection d’une loi ultra-répressive sur les expulsions, visant les plus vulnérables. C’est l’amer sentiment qui domine à gauche et parmi les associations mobilisées dans le secteur, après avoir découvert, jeudi 8 février dans la soirée, que le député Renaissance d’Eure-et-Loir Guillaume Kasbarian, ex-consultant dans des cabinets de conseil et libéral décomplexé, avait hérité du portefeuille ministériel dédié au Logement, à la faveur du remaniement. Continuer la lecture de Ministère du Logement : sidération et colère des associations après la nomination de Guillaume Kasbarian, auteur de la loi « antisquat »

Education : la « labellisation (Caporalisation) » des manuels scolaires, une sélection politique

Un projet de décret sera examiné aujourd’hui par le Conseil supérieur de l’éducation (CSE). Le syndicat enseignant SNUipp-FSU et l’association les Éditeurs d’éducation dénoncent une dangereuse restriction de la liberté pédagogique.

Le gouvernement souligne vouloir financer uniquement les manuels labellisés, sous forme de commandes groupées ou faites par des municipalités.
Eric TSCHAEN/REA

C’était le 5 décembre 2023. Gabriel Attal, alors ministre de l’Éducation nationale, avec l’annonce de son « choc des savoirs », entendait « élever le niveau de notre école ». Parmi le flux des mesures promises, l’une d’elles aurait presque pu passer inaperçue : la labellisation des manuels scolaires, du CP à la terminale, d’ici à 2026. Gabriel Attal justifiait son choix par la publication, le jour même, des résultats de la dernière enquête internationale Pisa, la France figurant parmi les mauvais élèves. Depuis, devant l’ampleur de la tâche, le ministère a quelque peu rétropédalé. Continuer la lecture de Education : la « labellisation (Caporalisation) » des manuels scolaires, une sélection politique

Journée des dupes pour l’éducation

Européennes 2024 : un nouveau rassemblement à gauche initié par le PCF + soutien

Ce week-end, le conseil national du PCF a validé à près de 80 % une proposition de liste aux élections européennes constituant un nouveau rassemblement à gauche. Cette proposition sera soumise au vote des adhérents de notre parti du 8 au 10 mars prochain.

La liste conduite par Léon Deffontaines comporte 50 % de candidatures d’ouverture, à l’image des dix premières places ou quatre personnalités communistes seront aux côtés de responsables d’autres formations politiques et de militants du monde du travail engagés dans des combats syndicaux.

Elle rassemble ainsi des candidatures de trois autres formations politiques : la Gauche républicaine et socialiste (GRS) avec la candidature d’Emmanuel Maurel, député européen sortant, en 3e position ou encore celle de Sophie Camard, Maire du premier arrondissement de Marseille, en 20e position ; l’Engagement, parti fondé par Arnaud Montebourg, avec Samia Jaber en 6e position ; Les radicaux de gauche (LRDG) avec Isabelle Amaglio-Terisse en 10e position. Murielle Ressiguier, ancienne députée insoumise de l’Hérault est également présente sur la liste.

Après le grand mouvement sur les retraites qui a remis la question sociale au premier plan en France, alors que les luttes pour gagner les augmentations de salaires se multiplient, cette liste rassemble également de nombreuses candidatures issues du monde du travail et des luttes sociales, telle Sigrid Gérardin, syndicaliste enseignante, en 2e position, Fabien Gache, ex-délégué central de Renault en 7e position sur la liste, Marylène Faure du secteur de l’énergie en 12e position ou encore Manon Ovion, figure syndicale de la lutte dans l’entreprise Vertbaudet, et bien d’autres secteurs professionnels.

Parmi les candidatures communistes, André Chassaigne, Président du groupe GDR à l’Assemblée nationale et député reconnu pour son combat pour les agriculteurs, sera en 5e position, accompagné sur la liste de plusieurs dirigeant·es et élu·es du PCF. Hélène Bidard, militante féministe et adjointe à la Maire de Paris en charge de l’égalité femme-homme, de la jeunesse et de l’éducation populaire, Fatima Khallouk, militante des droits des personnes en situation de handicap et adjointe au Maire d’Alfortville en charge de la jeunesse et plusieurs parlementaires dont Cécile Cukierman, Présidente du groupe CRCE – Kanaky au Sénat et Fabien Roussel, en dernière position sur la liste.

Ce rassemblement de citoyens et citoyennes engagés, de républicains, d’acteurs du mouvement social, de quatre partis de gauche a vocation à s’élargir à tous ceux et celles qui à gauche partagent notre ambition pour reprendre la main sur l’avenir de la France et de l’Europe.

Parti communiste français,

Paris, le 6 février 2024.


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Amélie, merci ! In Caf. Péda.

La démission du recteur de Paris charge Amélie Oudéa-Castéra

« Une activité toujours en hausse et une misère croissante » : contre le tri social, l’école publique relève la tête

Avec des taux de grévistes importants et un cortège parisien fourni et dynamique, les personnels de l’éducation nationale se sont fortement mobilisés, jeudi. La raison de la colère : les mesures du « choc des savoirs », qui visent en premier lieu les élèves des familles populaires.

Les enseignants se sont mobilisés massivement pour s’opposer aux réformes de l’éducation voulues par Attal et pilotées par Amélie Oudéa-Castéra.
© Christophe Michel/ABACAPRESS.COM

On disait les enseignants découragés, résignés, assommés par la succession de mauvaises réformes et de mépris depuis 2017 (au moins). Les syndicats eux-mêmes, qui appelaient à cette journée de grève et de manifestations du 1er février, semblaient parfois douter… Par son ampleur comme par son ambiance, le cortège parisien, entre le jardin du Luxembourg et la rue de Grenelle, a fait litière de ces doutes.

« On n’avait pas vu ça depuis janvier 2022 » : derrière la banderole de tête, la cosecrétaire générale du Snes-FSU (second degré), Sophie Vénétitay, convoquait avec le sourire le souvenir de la grosse mobilisation pour dénoncer les vacances à Ibiza de Jean-Michel Blanquer, à la veille d’une rentrée en plein Covid. Continuer la lecture de « Une activité toujours en hausse et une misère croissante » : contre le tri social, l’école publique relève la tête

Pourquoi les personnels de l’Éducation nationale sont moins satisfaits de leur travail que l’ensemble des Français

Alors que les enseignants seront en grève ce jeudi 1er février, la seconde édition du Baromètre du bien-être au travail, publiée en janvier 2024, montre que les personnels de l’Éducation nationale sont moins satisfaits que l’ensemble des Français. Voici les motifs qu’ils pointent.

À l’appel de leurs principaux syndicats, des professeurs sont en grève ce jeudi 1ᵉʳ février 2024

Pour les salaires, les conditions de travail, mais aussi pour défendre l’école publique après les propos de la ministre Amélie Oudéa-Castéra, les enseignants seront en grève ce jeudi 1er février. Alors que les syndicats exigent non seulement des moyens supplémentaires mais aussi, pour le Snuipp-FSU, « une augmentation de 300 euros net mensuels immédiatement et sans contrepartie pour les professeurs des écoles et les AESH » ou encore une « redéfinition du temps de travail pour en alléger la charge », une enquête de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) de l’Éducation nationale, publiée en janvier 2024, est éclairante sur le vécu des personnels. Continuer la lecture de Pourquoi les personnels de l’Éducation nationale sont moins satisfaits de leur travail que l’ensemble des Français

Crise du logement : depuis l’élection de Macron, sept ans d’abandon

Alors que l’accès à un appartement ou une maison devient de plus en plus difficile pour les classes populaires et moyennes, le gouvernement persiste dans une politique de désengagement et de dérégulation. S’ensuit une crise sociale aux conséquences dramatiques.

Le nombre de demandeurs HLM a atteint 2,6 millions de ménages et les mises en chantier ont chuté de 22 %.
© Laurent GRANDGUILLOT/REA

Les acteurs du secteur du logement n’ont pas de mots assez sévères. Des associations d’aide aux mal-logés aux promoteurs immobiliers, en passant par le bâtiment et les bailleurs sociaux, l’absence de réponse à la crise sans précédent qui les frappe fait l’objet d’une critique unanime. Et ce ne sont pas les quelques paroles prononcées par le premier ministre, Gabriel Attal, lors de son discours de politique générale, mardi 30 janvier, qui va les rassurer.

Au contraire. « Déception et colère que l’ampleur de la crise ne soit pas prise au sérieux ! Il est temps que l’État redevienne un arbitre, un pilote et un régulateur d’un secteur en crise », a réagi Emmanuelle Cosse, présidente de la fédération des bailleurs sociaux (USH). Mais le gouvernement s’en tient à ses recettes libérales. « La politique d’Emmanuel Macron depuis 2017, c’est un grand vide, résume le sénateur PCF Ian Brossat. Le logement sert de variable d’ajustement budgétaire, sans être jamais considéré comme un secteur stratégique. » Continuer la lecture de Crise du logement : depuis l’élection de Macron, sept ans d’abandon

Après sa déclaration de politique générale, Attal attise la colère des agriculteurs

Tous les syndicats ont annoncé la poursuite et l’intensification de leurs actions, chacun de leur côté, jusqu’à au moins jeudi. Les cinq minutes réservées par le premier ministre au malaise paysan dans son discours de politique générale ont été prises comme un camouflet par les agriculteurs.

Les agriculteurs français écoutent Gabriel Attal prononcer la déclaration de politique générale de son gouvernement à l’Assemblée nationale, alors qu’ils participent à un barrage routier sur l’autoroute A6 près de Lisses, au sud de Paris, le 29 janvier 2024.
© JULIEN DE ROSA / AFP

Est-ce un malentendu, une bourde ou l’aveu qu’il n’y a plus rien à attendre du gouvernement ? Quinze jours après le début des mobilisations du monde paysan, les participants aux blocages autour de Paris, de Lyon et d’autres grandes agglomérations avaient coché ce mardi après-midi, et le discours de présentation de politique générale de Gabriel Attal à l’Assemblée nationale, comme un possible moment de nouvelles annonces censées répondre à la crise du modèle agricole. La porte-parole du gouvernement l’avait laissé entendre la veille. C’est peu dire que le moment fut déceptif.

« On n’entendait rien, tellement il parlait vite. Son énumération de mesures est passée en quelques secondes. Et quand il ralentissait, c’était pour dire des banalités », souffle Sylvie Colas, secrétaire nationale de la Confédération paysanne, qui se trouvait sous les ors parlementaires. Continuer la lecture de Après sa déclaration de politique générale, Attal attise la colère des agriculteurs