2023, une année d’engagements par Maximilien Reynès-Dupleix
Catégorie : Castelsarrasin/Moissac/Valence 2026
Éducation prioritaire : Cinq questions à Marc Douaire (Moissac concerné!) in Caf Péda
Lopez… 2 de chute et dix de der?
Monsieur Lopez a fait des choix… malheureux, et c’est le moins que l’on puisse dire. Si nous avions un tant soit peu d’empathie pour la fachosphère, nous le plaindrions.
Nos concitoyens-nes le savent, ce n’est pas dans les colonnes de notre site que telle chose serait probable.
Revenons sur les faits! Du haut de sa suffisance, voire de sa morgue affichée depuis son élection à la tête de la ville de Moissac, môssieur n’a eu de cesse de vouloir donner des leçons à tout un chacun. Aux populations travailleuses Bulgares tout d’abord qu’il a opposées aux migrations successives (Italiennes, Espagnoles, Marcocaines, Polonaises…. ) puis aux citoyens-nes sur les questions de sécurité avec des impôts pour satisfaire un budget sécuritaire, et en suivant aux employés-es municipaux dont de nombreux cadres sont partis pour exercer sereinement leurs missions ailleurs, enfin aux associations auxquelles il supprime à tour de bras les subventions, surtout pour celles dont il ne peut maitriser les objectifs et les contenus… Bref, il met en place ce que communément, les observateurs avertis nomment « le municipalisme lepéniste ».
Seulement, à force de se croire tout permis, le jeune édile a cru bon d’accentuer sa dérive extrême droitière en faisant allégeance à la tendance Z, aux cotés de son mentor Marion Maréchal Lepen dans la logique de son directeur de la communication (qui depuis les résultats de la présidentielles s’est retiré du parti Reconquêtes pour lequel il briguait l’investiture législative pour le Lot).
Mal lui en a pris, et les résultats sont éloquents sur les bureaux de vote de la ville de Moissac qui font la part belle à MLP, reléguant Z bien loin derrière. Continuer la lecture de Lopez… 2 de chute et dix de der?
Moissac Mérite Mieux 1…. M. Lopez 0!
Le rassemblement des gauches au sein de Moissac Mérite Mieux gène M. Le Lopez qui se voit déjà député et qui préfère parrainer Mme Le Pen en tant que conseiller départemental pour mieux masquer aux Moissagais-ses son positionnement extrème-droitiste.

En effet, les prises de paroles de M. Gettliffe, Mme Kennouda, M. Hillion, M. Reynès-Dupleix n’ont pas plu au locataire de l’hôtel de ville de Moissac qui a aussitôt jeté en pâture auprès de ses affidés, une infime partie des propos tenus, histoire de tenter d’effacer la réalité des 35 éléments dénoncés qui sont la preuve d’une gestion municipale orientée uniquement dans le sens des ambitions de M. le maire et non au service des populations.
Le réquisitoire, avec le récapitulatif des 18 derniers mois, comportait de nombreux sujets: Continuer la lecture de Moissac Mérite Mieux 1…. M. Lopez 0!
Moissac Mérite Mieux: conférence de presse
L’association Moissac Mérite Mieux, regroupement des gauches de Moissac face au Rassemblement national, vous invite à une conférence de presse.
Cette dernière aura lieu le samedi 5 mars à 11h, sur la place Roger Delthil (82200, Moissac).
Ce moment politique aura pour but de dénoncer une trentaine de mesures inacceptables prises par le maire RN de Moissac Romain Lopez, depuis son élection à la tête de la ville :
– politique culturelle
– politique sociale
– politique de santé et d’alimentation
– politique d’aménagement du territoire.
Nous mettrons aussi l’accent sur sa communication et sur ses prises de position racistes, ultra-sécuritaires et anti-laïques.
Les partis politiques membres de notre association prendront la parole dans un premier temps (Parti socialiste du Tarn-et-Garonne, Parti communiste de Moissac/Castelsarrasin/Pays de Serres, Europe-Ecologie les Verts du Tarn-et-Garonne, mouvement Génération.s Tarn-et-Garonne).
Un échange avec la presse aura lieu par la suite.
Nous vous invitons vivement et chaleureusement à venir assister à ce rassemblement, qui constituera nous l’espérons un moment d’espoir pour les concitoyennes et les concitoyens vivant sur notre territoire.
Nous voulons montrer avec force que la gauche, au-delà de ses désaccords, a une volonté d’union face au danger que constituent la droite dure et l’extrême-droite.
Au plaisir d’échanger avec vous le 5 mars.
Cordialement,
Cécile Roblin (EELV 82) & Julien Gettliffe (PS 82) Animateurs de l’association « Moissac Mérite Mieux »
M. Lopez, le Zemmourien!
Nous l’avons déjà dit sur ce site, M. Lopez, ci-devant maire de Moissac n’en a cure des promesses électorales et des affirmations péremptoires sur les réseaux sociaux, tantôt Dr Jeckill sur FaceBook et Mr Hyde sur Tweeter. La succession des évènements de cette semaine nous conforte dans notre analyse du glissement vers « Z » du premier édile de la Ville des Justes.
Il a beau s’en défendre à force d’interviews dans la presse, les médias plus que jamais complaisants envers lui, les faits sont têtus: Un dir’com responsable de « reconquête en 82 », un directeur de cabinet (ancien conseiller régional) qui vient de basculer aussi et cerise sur le gâteau l’adjointe à …. la culture qui prend parti pour le négationniste pétainiste.
Pôvre maire qui doit se sentir esseulé dans sa tour d’ivoire et qui n’attend qu’une occasion pour déclarer sa flamme à « Z » quand le conseil constitutionnel attend de valider son parrainage pour? Continuer la lecture de M. Lopez, le Zemmourien!
Zemmour/Le Pen : « Il n’y a pas de place pour deux partis à l’extrême droite », analyse l’historien Nicolas Lebourg + Lopez en difficulté
NDLR de MAC: avant de laisser la parole à l’historien, petit retour sur le drame vécu par le sieur Lopez en sa bonne ville de Moissac. Comme en atteste son compte tweeter, il est en train de se faire « lyncher » par ses amis Lepénistes qui lui reprochent l’ambiguïté de ses propos sur Zemmour. Nous connaissons le cynisme de M. Lopez qui côté face sur son compte Facebook est propre sur lui pendant que sur son compte tweeter, depuis longtemps, il étale son antisémitisme soralien et sa haine des migrations. L’heure des comptes semble arrivée et la présence de son directeur de communication « Zemmourien » à ses côtés sans qu’il ne le rappelle à l’ordre Lepéniste fait tache jusque dans les rangs de la majorité municipale de Moissac. L’extrême droitisation de Lopez n’est pas un long fleuve tranquille….
Faisons fi de leurs querelles et construisons ensemble les #joursheureux avec #roussel2022
Marine Le Pen à Reims et Éric Zemmour à Lille ce samedi : jamais sous la Ve République, deux candidats d’extrême droite n’auront tenu un meeting le même jour, tout en étant crédité chacun entre 14 % et 18 % des voix par les sondages. Mais si la lutte fait rage, les deux camps nationalistes ne sont pas irréconciliables, comme l’explique l’historien de l’extrême droite Nicolas Lebourg.
En quoi la situation actuelle est-elle inédite à l’extrême droite ?
Nicolas Lebourg
Ce qui est inédit, c’est d’avoir deux candidats d’extrême droite visant le second tour. Pour la première élection présidentielle au suffrage universel direct, en 1965, Jean-Marie Le Pen s’était investi en amont pour que sa famille politique ait un candidat unique. Ce dernier, Tixier-Vignancour, mena campagne en cherchant à rassembler le centre droit et l’extrême droite contre de Gaulle. Cette union des droites fut un échec et 60 % des électeurs d’extrême droite votèrent pour de Gaulle au premier tour pour faire barrage au communisme. En 2002, la candidature de Bruno Mégret visait à prendre date pour la succession de Jean-Marie Le Pen, il était donné à moins de 2 %. Mais aujourd’hui, il y a deux candidats d’extrême droite qui s’assument et se partagent un tiers des intentions de vote.
Quelles différences de stratégie et de discours peut-on observer chez Marine Le Pen et Eric Zemmour ?
Les deux ont d’abord ciblé les secteurs traditionnellement difficiles pour Marine Le Pen, tels que les retraités ou les cadres et les professions intellectuelles. En 2017, ils avaient préféré François Fillon en considérant que le programme économique et européen de Marine Le Pen était inquiétant. Résultat, les deux ont mis beaucoup d’eau dans leur vin europhobe. La candidate RN conserve néanmoins une dimension à la fois plus populaire et colbertiste et est plus opposée à la société multiculturelle quand Éric Zemmour s’affiche contre la société multiethnique.
Plusieurs élus et cadres du RN ont annoncé leur volonté de rejoindre Éric Zemmour. Ces défections augurent-elles d’une recomposition ?
Durant des mois, le storytelling d’Éric Zemmour était sur sa possible candidature, pas sur le fait qu’il fonde un parti. Le niveau de l’extrême droite aux européennes et à la présidentielle ne peut faire oublier que le RN n’a des élus que dans 0,8 % des communes et qu’une pincée de députés : il n’y a pas de place pour deux partis. Le management de Marine Le Pen a nourri les départs : dans le livre qu’il a publié cet automne pour la soutenir, Robert Ménard se désolait du clanisme et de la brutalité humaine de sa candidate. Manque de débouchés et conflits interpersonnels : vous avez les ingrédients pour une lutte des places.
De nombreuses voix à l’extrême droite plaident pour un rapprochement des deux candidats, à l’instar de Marion Maréchal, qui dit ne pas vouloir choisir. Ce danger est-il réel ?
Jusqu’à la scission de Bruno Mégret, le FN était managé sur la règle du « compromis nationaliste ». Le principe étant que toutes les tendances ont leur place : nationaux-catholiques ou néopaïens, libéraux et dirigistes, partisans d’un nationalisme basé sur l’ethnie ou sur la nation, etc. Après la scission, le FN puis le RN ont abandonné le compromis nationaliste pour la soumission à la présidence. Aujourd’hui, le compromis nationaliste est autour d’Éric Zemmour mais avec deux points doctrinaux clivants : un nationalisme ethniciste, un État illibéral refusant les limites des contre-pouvoirs. Ça complique sévèrement le rapprochement entre les deux partis car ce sont deux vraies lignes de démarcation idéologique et stratégique. Mais celui qui ira au second tour de la présidentielle, si l’un d’eux y va, aura forcément le soutien de l’autre.
Manif des enseignants à Montauban : ras-le-bol rime avec protocole (DDM) + Vidéo
TV Locale Montauban – Manifestation des Enseignants accompagnés par des représentants de Parents d’élèves à Montauban 82.Merci à Smartrezo, réseau indépendant d’information non asservi aux GAFAM. Merci Michel Lecomte pour ton professionnalisme!
Derrière une intersyndicale, plus de 400 enseignants et personnels ont défilé jeudi dans les rues de Montauban pour exprimer leur mal-être et leur ras-le-bol.
450 personnes dans les rues de Montauban selon les syndicats et 400 d’après la police. Pour une fois, le différentiel entre les uns et les autres n’a pas fait le grand écart. En revanche, il en va tout autrement concernant le nombre de grévistes sur la journée. Les syndicats évoquaient un chiffre de 60 à 70 % pendant que le Dasen appuyait sur le frein à main avec 34,65 % dans le premier degré et 27,17 dans le second, soit les chiffres nationaux. Continuer la lecture de Manif des enseignants à Montauban : ras-le-bol rime avec protocole (DDM) + Vidéo
Moissac. Urgences de nuit : la mobilisation ne faiblit pas

Depuis le premier décembre, le service des urgences de l’hôpital intercommunal de Moissac a baissé son rideau entre 20 heures en soirée et 8 heures le lendemain matin. Cette décision, portée par l’Agence Régionale de Santé (ARS) et justifiée officiellement par une problématique de gestion des ressources humaines (un manque cruel de personnel imposant un redéploiement de celui-ci), a réussi à mettre vent debout la population de tout l’Ouest tarn-et-garonnais.
Une fois n’étant pas coutume, l’ensemble des élus et des représentants des corps intermédiaires (syndicats, associations) sont passés outre les clivages idéologiques et sociaux habituels pour dénoncer cette décision considérée comme inique, fragilisant encore davantage un accès aux soins déjà bien contrarié. Continuer la lecture de Moissac. Urgences de nuit : la mobilisation ne faiblit pas
Lopez: Piqué au vif! + Le Pen-Zemmour, entraide cordiale et mises en scène…
NDLR de MAC: Indiscrétion de la DDM en image mise en avant. Il toujours temps de s’en apercevoir!
Nous l’avons dénoncé depuis plusieurs semaines, à Moissac l’équipe de campagne de Zemmour est la même que celle de Le Pen. Même personne, même idéal, mêmes méthodes….
M. Lopez est ainsi sorti de sa réserve en actionnant les 2 leviers de l’extrême droite dans la cité Uvale. Comment certains pourraient croire encore qu’il n’y a pas de collusion en observant la présence de ces 2 individus collant ensemble pour les deux têtes de l’hydre fascisante.
Piqué au vif
Bien sur la présence récurrente des affiches de Fabien Roussel a du piquer les yeux des sbires de M. Lopez qui n’a pas hésité à déployer son équipe d’hommes à tout faire. Sous la houlette du directeur à la communication de la ville, Bruno Delvoire) qui enfin passe de la théorie à la pratique, de l’ordinateur à l’affiche à coller, nous avons le sieur Achtaoui en train d’obtenir son CAP d’afficheur. Au moins au sortir de la séquence politique il pourra aligner un diplôme qualifiant valable sur le marché du travail. Les grands groupes (Publicis, Decaux et autres…) cherchent activement des professionnels et il devrait postuler!

Ainsi, alors que les militants communistes et leurs sympathisants collent en plein jour, au vu et au su de tout le monde, les sinistres lepénisto-zemmouriens préfèrent l’ombre de la nuit pour tenter de passer inaperçu… Heureusement que M. le Maire passait par là (et par inadvertance!) pour prendre la photo et tweeter de suite les exploits de ces messieurs.
On comprend mieux pourquoi M. Lopez a fait poser des panneaux devant chaque école pour communiquer sur les initiatives de la mairie dans la journée, laissant ainsi les rares panneaux « d’affichage libre » à la charge de ses élus et employés la nuit!
En fait, suite à leur collage de ce 19 décembre, Fabien Roussel est venu apposer son sourire, Le défi des jours Heureux » dans Moissac et aux alentours, jusqu’à Castelsarrasin en lieu et place des sinistres figures.
Et c’est mieux ainsi, plus coloré, moins anxiogène et nettement plus réjouissant en cette période de fête.
Enfin, pour ces messieurs, nous offrons un stage de confection de la colle, car à n’en pas douter la qualité de la leur fait défaut, comme il convient de préciser que coller par grand froid n’aide pas à « l’accroche » du papier. Preuve si il en est, l’arrachage citoyen constaté avant que nous ne collions à notre tour… Quand on n’a pas l’habitude!
Lire aussi:
M. Lopez/DDM: l’insoutenable légèreté des collusions (+vidéo)
M. Lopez a choisi son camp: collages et mascarades

Extrême droite. Le Pen-Zemmour, entraide cordiale et mises en scène
Loin d’être opposés, les deux candidats imposent leurs thèmes dans le débat public et se font la courte échelle, comptant sur les réserves de voix de l’autre en cas de second tour.
« Je pense que la famille nationale a la possibilité de gagner. » Cette phrase, prononcée fin novembre par Marine Le Pen, résume l’ambition de l’extrême droite pour la prochaine présidentielle. La cheffe du Rassemblement national s’adresse alors à Éric Zemmour, lui proposant de la rejoindre à terme, compte tenu « du fait (qu’elle est) donnée à 46 % dans les sondages » au second tour. Jamais en effet les intentions de vote cumulées pour l’extrême droite n’ont atteint de tels niveaux – entre 30 et 38 % au premier tour, selon les études. Sans compter qu’Éric Zemmour « a contribué à aimanter les thèmes du débat politique dans le sens de l’extrême droite, d’abord chez LR mais aussi vers la gauche », note Philippe Corcuff, politologue et enseignant à Sciences-Po Lyon, auteur de l’ouvrage la Grande Confusion. Comment l’extrême droite gagne la bataille des idées (Textuel). Les deux candidats sont présentés en permanence comme des rivaux, avec une opposition personnelle savamment mise en scène, mais il semble plutôt qu’ils se nourrissent l’un l’autre.
« Ils sont concurrents, bien sûr, dans le sens où il y a compétition pour atteindre le second tour », concède Philippe Corcuff, rappelant que « ça a été tendu pour Marine Le Pen au début, car l’émergence de Zemmour l’a fait baisser dans les enquêtes d’opinion assez loin de Macron ». Avant de contrebalancer : « Mais, globalement, il y a des éléments dynamiques pour les deux candidats du fait de leur coprésence. » À l’un, les outrances, à l’autre, le visage plus « rassurant », comme l’admet elle-même la fille Le Pen : « La brutalité des propositions de Zemmour et son côté monothématique (sur l’immigration et l’islam – NDLR) démontrent que nous avons un projet complet, travaillé (…). Il me recentre et peut représenter des réserves de voix plus importantes que Nicolas Dupont-Aignan. » Le président de Debout la France avait été le seul à la rallier entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2017.
Les idées et les intérêts convergent
Bruno Cautrès, politologue au Cevipof, nuance : « C’est vrai que si tous les électeurs potentiels d’Éric Zemmour se reportaient sur Marine Le Pen, ça ferait du monde. Mais les intérêts socio-économiques ne sont pas les mêmes. » De fait, les électorats sont sensiblement différents : « Plus féminin, plus jeune et plus populaire » pour l’une, « plus conservateur, proche de l’électorat du FN de Jean-Marie Le Pen » pour l’autre, poursuit Bruno Cautrès. Cependant, l’ex-chroniqueur du Figaro parle également à des électeurs venus de la droite traditionnelle, « pour les valeurs catholiques de droite, une frange de l’électorat Fillon », analyse le chercheur du CNRS. Le début de la campagne électorale, avec ses thèmes sur l’identité française rance et l’islam ressassés ad nauseam, marque une étape décisive : « L’emballement médiatique et sondagier autour de Zemmour l’a mis au centre et a légitimé ses thèmes, assure Philippe Corcuff, cela lui ouvre la possibilité d’aller chercher d’autres voix. » Entre les deux candidats, qui ne se portent certes pas une grande estime personnelle, les idées et les intérêts convergent donc.
Et leurs proches préparent le terrain. Olivier Ubéda, qui gère la communication d’Éric Zemmour, a annoncé, le 10 décembre, un débat entre les deux candidats d’extrême droite pour « janvier ou février ». « Le plus tôt sera le mieux », a-t-il précisé avant de poursuivre : « On est sur un premier tour, cela fait partie de l’éclairage démocratique, d’une campagne entre candidats qui veulent la même chose. » Un débat mais pas entre adversaires, donc. Pour la cheffe du RN, qui a assuré « y réfléchir très sérieusement », il s’agit de « rassembler » et de bénéficier à terme d’un bon report de voix venu du polémiste. Aucun des deux n’a intérêt à « injurier l’avenir afin de pouvoir se retrouver », analyse Bruno Cautrès. Fin novembre, lors de la visite éclair d’Éric Zemmour à Marseille, certains s’étaient étonnés de le voir accueilli par l’élu RN de la ville, Stéphane Ravier. Marine Le Pen avait alors confié : « Il faut bien qu’il y ait quelques élus qui soutiennent ma candidature et qui s’attachent à préparer le rassemblement le moment venu, soit avant, soit après le premier tour. » Le message est clair : l’extrême droite n’avance plus masquée.
Éric Zemmour, qui s’est invité à Abidjan pour Noël et multiplie les clins d’œil à l’armée, a dû réagir après l’ouverture de l’enquête sur ses soutiens s’entraînant au tir sur une vidéo en citant des insoumis ou encore Emmanuel Macron. Un « spectacle pitoyable » commis par des « idiots » , a estimé le candidat d’extrême droite, pour mieux renvoyer la balle aux antifas, prétendant que « la violence a toujours été du côté de l’extrême gauche, jamais du (sien) ». Le meeting de Villepinte a pourtant prouvé le contraire. Sandrine Rousseau (EELV) a également porté plainte après des dégradations à son domicile par des pro-Zemmour.

