Comment les grands exploitants détournent un statut censé protéger les petits paysans in Reporterre

Comment les grands exploitants détournent un statut censé protéger les petits paysans

Le fermage, un statut sécurisant l’accès au foncier agricole, fête ses 80 ans, mais ses failles sont exploitées par les grands exploitants. De quoi perturber l’accès fondamental à des terres, premier enjeu pour l’installation agricole.

Nantes (Loire-Atlantique), correspondance

Pour l’historien émérite René Bourrigaud, il y a eu deux temps forts dans l’émancipation paysanne : « L’abolition des privilèges en 1789 permettant de se libérer de la tutelle des seigneurs, puis en 1946 la création du fermage pour se libérer de la tutelle des grands propriétaires fonciers. » Le fermage vient tout juste de fêter ses 80 ans. À cette occasion, l’historien était invité à un colloque organisé le 11 avril, en Loire-Atlantique, par le syndicat la Confédération paysanne. Continuer la lecture de Comment les grands exploitants détournent un statut censé protéger les petits paysans in Reporterre

Déserts médicaux : l’accès aux soins se dégrade encore, selon le baromètre annuel des droits des personnes malades

Publié mardi 15 avril, le baromètre annuel des droits des personnes malades réalisé par France Assos Santé atteste d’une augmentation des pénuries de médicaments, des difficultés d’accès aux soins et des dépassements d’honoraires.

Pour 52 % des interrogés, cette expérience négative s’explique par le fait que le ou les médecins concerné(s) ne prenai (en) t tout simplement plus de nouveaux patients, un problème de plus en plus récurrent dans de nombreux territoires, isolés ou non.
© Ludwig WALLENDORFF/REA

Notre système de santé est-il, comme on aime souvent nous le rappeler, si protecteur de ses assurés ? À en croire la dernière version du baromètre du droit des personnes malades, réalisé par France Assos Santé avec Ipsos BVA et publié mercredi 15 avril, les malades français sont de plus en plus frappés par la détérioration du système de santé tricolore. Continuer la lecture de Déserts médicaux : l’accès aux soins se dégrade encore, selon le baromètre annuel des droits des personnes malades

Fabien Roussel : guerre, énergie, salaires… ses solutions face à la crise | franceinfo

Guerre au Proche-Orient, tensions internationales autour du détroit d’Ormuz, rôle de la France et de l’ONU : il alerte sur les risques d’escalade et appelle à une réaction forte de la communauté internationale pour imposer la paix.

Face à la flambée des prix de l’énergie, il propose des mesures d’urgence pour protéger les Français : plafonnement des prix du carburant, blocage des marges, baisse du prix de l’électricité avec EDF, utilisation des réserves stratégiques et remise en cause des profits des grands groupes comme Total.

Il revient également sur la victoire obtenue sur le 1er mai grâce à l’unité des syndicats, défend le droit du travail et appelle à une hausse des salaires, avec leur indexation sur l’inflation.

Enfin, il évoque les perspectives pour la gauche et le Parti communiste français : dépasser le plafond actuel, construire un projet de rupture et porter une ambition forte pour la France.

➡️ Retrouvez son passage complet dans la matinale de franceinfo.

00:00 International

 03:30 Énergie & pouvoir d’achat

16:16 Travail & 1er mai

22:45 Gauche & projet 🇫🇷

Quand le RN veut mettre les enseignant·es et les élèves au pas (com. + Mot d’humeur)

Le maire Rassemblement National de Carcassonne a infiltré un réseau social de lycéen·nes pour les menacer de poursuites individuelles en cas de participation à une manifestation devant la direction des services départementaux de l’Éducation nationale.

Un député Rassemblement National de l’Oise a tenté de faire pression sur le recteur d’académie pour empêcher des formations syndicales portant sur l’analyse des idées de l’extrême-droite. Continuer la lecture de Quand le RN veut mettre les enseignant·es et les élèves au pas (com. + Mot d’humeur)

9 mars 1946 : départementalisation des Outre-Mer portée par Aimé Césaire, de l’espoir à la désillusion

Adoptée à l’unanimité le 19 mars 1946, sur la proposition notamment d’Aimé Césaire, jeune député communiste d’outre-mer, la loi de départementalisation visait l’égalité réclamée par les anciennes colonies sucrières. Ce nouveau statut va pourtant participer à renforcer le pouvoir central pour maintenir les Ultramarins en position de citoyens de « seconde zone ».

Pendant des siècles, les territoires colonisés sont pillés de leurs richesses. Dans les écoles, épinglée au mur de chaque classe, la carte des possessions coloniales (années 1930) affiche la puissance du pays. © Albert Harlingue / Roger-Viollet

Par Pierre-Éric Fageol et Gilles Gauvin, historiens.

La loi du 19 mars 1946 sur la départementalisation française de la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et La Réunion marque un tournant majeur dans l’histoire politique des outre-mer et dans celle de la France.

En inscrivant ces territoires dans l’espace national, elle contribue également à faire de la République une puissance présente bien au-delà du cadre européen. Portée à l’Assemblée constituante par plusieurs élus originaires de ces anciennes colonies – parmi lesquels Aimé Césaire, Léopold Bissol, Gaston Monnerville, Raymond Vergès et Léon de Lépervanche –, cette réforme institutionnelle vise à substituer au régime colonial l’application du droit commun républicain. Continuer la lecture de 9 mars 1946 : départementalisation des Outre-Mer portée par Aimé Césaire, de l’espoir à la désillusion

Les communistes, souhaités battus par l’extrême droite, les droites et Mélenchon, résistent et même gagnent. (Pierre lacaze)

Au-delà de l’abstention massive, de la question du narcotrafic, de la présidentialisation de la campagne, de la division à gauche, du contexte de guerre qui ont marqué ces élections, je souhaite donner à voir les résultats du PCF et les rapports de force politique.
Face au RN – qui l’avait déjà déclaré gagnée pour eux -, le PCF à Nîmes, dans une liste d’union de la gauche, avec une liste LFI contre, gagne une ville de 150 000 habitants, ce qui n’était pas arrivé depuis 25 ans. Comme en 2020 où nous regagnons Villejuif et Bobigny perdues à l’élection précédente, en 2026 nous regagnons aussi à nouveau une ville de plus de 30 000 habitants : Aubagne, 47 000 habitants, perdue aussi en 2014, la tête de liste apparentée PCF regagne la ville devant le candidat du RN. Continuer la lecture de Les communistes, souhaités battus par l’extrême droite, les droites et Mélenchon, résistent et même gagnent. (Pierre lacaze)

Un regard décalé et à chaud sur ces résultats des élections municipales, par Danielle Bleitrach

Il ne m’apparaissait pas que l’on pouvait attendre de ces élections une véritable clarification des enjeux ni l’arrêt,de ce qui va avec une dérive à droite, mais les résultats sont meilleurs qu’ils auraient pu être et préservent l’avenir. comme dans le cas de la belle victoire de Pierre Belloch à Vitry, la reconquête de Nimes . Ces quelques impressions sont celles de Danielle Bleitrach qui n’est adhérente à aucun parti. Franck Marsal en particulier fera certainement sa propre analyse de ces élections en tant que militant du PCF. Je précise néanmoins que je suis convaincue de la nécessité de l’existence d’un parti communiste – qui n’est pas celui existant après des décennies de « liquidation ». Un parti communiste dégageant une perspective vers le socialisme, un parti qui organise la classe ouvrière, le monde du travail, les couches populaires, et ne se contente pas d’en faire des distributeurs de tracts derrière leur champion du moment, un parti qui a une ligne claire respecté à l’interne et qui crée les conditions du rassemblement le plus large en faveur de la paix et de le reconstruction du pays, l’intervention citoyenne. Bref un parti qui me restitue l’honneur d’être française et pas de me faire abuser par des gens qui parlent de patrie pour mieux la trahir et la lier à la guerre, à la misère, à l’angoisse du lendemain. Continuer la lecture de Un regard décalé et à chaud sur ces résultats des élections municipales, par Danielle Bleitrach

MUNICIPALES DE 2026: Un scrutin sans raz de marée mais riche d’enseignements (+vidéo de F. Roussel)

Par JP Legrand
Le second tour des municipales de 2026 n’a pas produit la vague annoncée. Ni basculement généralisé vers le Rassemblement national, ni percée irrésistible de La France insoumise. Le pays confirme au contraire une fragmentation politique profonde, où les équilibres locaux l’emportent largement sur les dynamiques nationales.
Le RN poursuit son implantation, notamment dans des villes comme Perpignan, Carcassonne ou Menton, mais il se heurte toujours à des résistances dans les grandes villes. À Marseille comme à Nîmes, des configurations locales ont permis de contenir sa progression.
LA MACRONIE EN RECUL NET
L’un des enseignements majeurs du scrutin réside dans les difficultés de la majorité présidentielle. À Pau, mais aussi dans de nombreuses villes moyennes, la macronie enregistre des revers significatifs. Faute d’ancrage local solide, elle apparaît souvent comme une force hors-sol, dépendante de dynamiques nationales qui ne suffisent plus à convaincre.
Ce recul confirme une tendance déjà perceptible : sans relais militants durables ni figures locales reconnues, il est difficile de s’imposer dans une élection où la proximité reste déterminante.
LFI ENTRE PROGRESSION ET CONTRADICTIONS
La France insoumise s’impose comme une force incontournable du paysage politique local. Elle progresse, influence les alliances et parvient parfois à l’emporter, comme à Creil, dans une configuration singulière marquée par le retrait et le soutien d’une partie de la droite. Ce type de situation interroge sur les recompositions à l’œuvre et sur la porosité croissante des clivages traditionnels.
Mais cette dynamique reste contrastée. À Toulouse, LFI n’a pas réussi à rassembler suffisamment largement pour l’emporter, illustrant les limites de sa stratégie dans certaines grandes villes.
Plus largement, une question traverse désormais le débat politique : celle du rapport entre LFI et certaines formes de communautarisme. Sans être uniforme selon les territoires, cette interrogation pèse sur sa capacité à élargir son audience et à construire des majorités stables, notamment dans des contextes urbains complexes.
LES FORCES TRADITIONNELLES RÉSISTENT
Face à ces mouvements, les partis traditionnels démontrent une capacité de résistance non négligeable. Les socialistes conservent plusieurs positions importantes, tandis que la droite classique maintient ou reconquiert des villes. La logique municipale continue de privilégier l’implantation, l’expérience et la crédibilité de gestion.
LE PCF : UNE RÉSISTANCE QUI S’AFFIRME
Dans ce paysage fragmenté, le Parti communiste français confirme une solidité remarquable en restant la deuxième force politique à gauche sur l’ensemble du territoire. Souvent discret dans les résultats nationaux en raison de sa participation à des listes d’union, il conserve pourtant l’essentiel de ses bastions.
De Vitry-sur-Seine à Bonneuil-sur-Marne, en passant par Allonnes, il continue de faire vivre un modèle municipal fondé sur la proximité, les services publics et un ancrage populaire durable.
Surtout, la conquête de Nîmes constitue un événement politique majeur. Dans une grande ville, en dehors de ses terres traditionnelles, et dans un contexte de forte concurrence avec le RN, le PCF démontre qu’il est encore capable de gagner.
UNE FRANCE POLITIQUE ÉCLATÉE
Ce premier bilan met en évidence une réalité désormais bien installée : aucune force ne parvient à s’imposer durablement à l’échelle nationale dans le champ municipal. Le RN progresse sans dominer, LFI influence sans conquérir massivement, la macronie recule, tandis que les partis traditionnels et les forces d’ancrage local continuent de jouer un rôle central.
LE RETOUR DISCRET DE L’ANCRAGE LOCAL
Dans ce contexte, le PCF apparaît comme l’un des acteurs les plus constants du paysage politique local. En conservant la plupart de ses bastions et en remportant une ville comme Nîmes, il confirme que la politique municipale repose d’abord sur le temps long, la présence sur le terrain et la cohérence des engagements.
À l’heure des recompositions rapides et des stratégies nationales mouvantes, ce sont peut-être ces qualités, plus discrètes mais plus solides, qui dessinent les perspectives les plus durables.
Fabien Roussel a annoncé que le PCF dispose de 72 maires communistes dans des communes de + de 35.000 habitants.
Les résultats du 1ᵉ tour ont montré que le PCF progressait dans les communes de + de 3500 habitants (+50).
On peut estimer que le PCF, pour la première fois depuis 2001, progresse lors des élections municipales.
Les résultats du 2ᵉ tour donnent :
✅ Les gains réalisés par le PCF : 8
🔴 Héricourt (70)
🔴 Bethoncourt (25)
🔴 Nîmes (30)
🔴 Aubagne (13)
🔴 Gond-Pontouvre (16)
🔴 Wignehies (59)
🔴 Villefranche-d’Allier (03)
🔴 Bords (17)
❌Les pertes : 7
🔴 Vierzon (18)
🔴 Escaudain (59)
🔴 Douchy-les-Mines (59)
🔴 Billy-Montigny (62)
🔴 Villeneuve-lès-Maguelone (34)
🔴 Vénissieux (69)
🔴 Champs-sur-Marne (77)
✅ Réélections : 23
❌ Listes battues au 2ᵉ tour : 6 (sans perte de la commune)

Guerre en Iran : la flambée des engrais bloqués dans le détroit d’Ormuz menace l’agriculture française

Le blocage du détroit d’Ormuz a entraîné une forte hausse du prix des fertilisants azotés, utilisés pour les cultures de céréales. L’inflation et le risque de pénurie mettent en lumière la forte dépendance des paysans français à ces intrants chimiques importés et hautement polluants, et interrogent sur la nécessité d’un système agricole plus résilient.

Alors que les céréaliers s’apprêtent à planter leurs cultures de printemps, cette inflation inquiète les syndicats agricoles.
© REMY GABALDA / AFP

Les agriculteurs payent décidément cher le prix de la guerre au Moyen-Orient. Déjà acculée par la hausse du prix du gazole non routier (GNR), dont le litre s’achetait le 19 mars 1,728 euro contre 1,202 euro à la veille de l’éclatement du conflit en février, une partie des paysans doit désormais faire face aux difficultés d’approvisionnement en engrais minéraux.

En effet, la déstabilisation du détroit d’Ormuz n’a pas eu qu’un impact sur le gaz et le carburant, elle perturbe également le commerce de matières premières entrant dans la composition de fertilisants utilisés dans les grandes cultures conventionnelles, comme l’urée. Environ un tiers de ce composé chimique transite en effet par le golfe Persique.

Conséquence directe de ce blocage, les prix des engrais azotés, largement utilisés dans les champs européens et français, flambent. La tonne de solution azotée s’échangeait ainsi, le 19 mars, plus de 419 euros, soit 43 euros de plus qu’avant le conflit, une hausse de plus de 11 % en quelques semaines à peine.

Éleveurs et céréaliers sur la sellette

Alors que les céréaliers s’apprêtent à planter leurs cultures de printemps, cette inflation inquiète les syndicats agricoles. « Certains ont pu faire des stocks d’engrais azotés, mais tous n’ont pas été capables, financièrement, de s’approvisionner. On ne sait pas encore ce qu’il se passera pour ceux-là », redoute Pierre Thomas, responsable de la commission grande culture du Modef. Privés d’engrais azotés, certains producteurs de céréales non bio pourraient accuser une baisse de rendement – et potentiellement de revenus – de 50 % à moyen terme, estime-t-il.

« La quantité de biomasse qu’on produit est déterminée par trois paramètres, le rayonnement solaire, la disponibilité en eau et la disponibilité en azote », confirme en effet Pierre-Marie Aubert, directeur du programme agriculture et alimentation à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). Selon le chercheur, une réduction de l’azote disponible entraînerait également un « problème de gouvernance ». « La question qui va se poser est celle de comment allouer cette biomasse, qui est en large majorité aujourd’hui destinée à l’alimentation animale. Les éleveurs pourraient ainsi être les plus durement touchés par la situation. »

Ce blocage à Ormuz de l’urée met en tout cas en lumière la lourde dépendance de la France en ce qui concerne l’importation d’intrants chimiques destinés à l’agriculture. Malgré la volonté affichée du gouvernement d’ériger la souveraineté alimentaire en priorité, le pays est très peu résilient face aux chocs géopolitiques. Selon un rapport gouvernemental publié en mars 2024, « en 2022, la France importait plus de 80 % de ses engrais, dont une large part provient de pays en dehors de l’Union européenne, créant une double dépendance : aux pays tiers et aux énergies fossiles (qui servent à fabriquer les engrais minéraux) ».

Les légumineuses, pourvoyeuses d’azote gratuit

Plusieurs solutions existent pourtant pour, une fois cette crise passée, éviter que d’autres se succèdent. La première pourrait être de relocaliser en Europe les capacités de production d’intrants chimiques. L’Europe planche d’ailleurs sur ce sujet avec un projet de production d’engrais à base d’hydrogène et une taxe carbone (mécanisme d’ajustement carbone aux frontières) appliquée aux engrais importés. Cette dernière a toutefois été suspendue au début de l’année 2026.

Une autre possibilité pourrait tout bonnement être de se passer d’engrais azotés chimiques pour les productions et d’engager la transition du modèle agricole français vers l’agroécologie. En plus d’affecter la souveraineté européenne, ces intrants sont effet extrêmement délétères pour l’environnement. Selon un rapport des Amis de la Terre, « en France, les engrais azotés, y compris leur production et leur transport, représentent près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole ».

Il existe pourtant des manières de réintroduire de l’azote naturellement dans les sols, sans en appeler à l’industrie pétrochimique, rappelle l’agronome Pierre-Marie Aubert. « Les légumineuses sont capables d’utiliser l’azote atmosphérique pour enrichir les sols. Il serait utile de relocaliser l’alimentation animale, aujourd’hui surtout importée des Amériques, en plantant dans nos champs des pois, féveroles, ou de la luzerne. » Encore faut-il toutefois, pour que cette situation fonctionne, que ces nouvelles cultures à destination de l’élevage soient plus compétitives que le soja brésilien ; ce que la multiplication d’accords de libre-échange ne permet pas aujourd’hui.

Afrique Menaces sur les importations d’engrais

Comme pour les produits agricoles, notamment au début de la guerre en Ukraine, les pays africains sont les plus vulnérables aux perturbations du commerce mondial en matière d’engrais. Même si tous ne sont pas logés à la même enseigne pour la dépendance aux importations issues des pays du Golfe, cette proportion monte entre 30 % et 50 % en moyenne, mais des pays comme le Malawi ou le Burundi importent leurs engrais depuis le Golfe à hauteur respective de 62 % et 75 %. A contrario, l’Égypte, le Nigeria, l’Algérie ou le Maroc (grâce aux phosphates du territoire occupé du Sahara occidental) sont des gros exportateurs, y compris en Europe. Mais toute l’Afrique est concernée, puisque la production de fertilisants nécessite l’importation d’autres produits, comme le soufre et l’ammoniac.

 

PCF82: Second tour des élections municipales de 2026 + video

Les communistes remercient les électeurs de gauche qui leur ont fait confiance lors de ce premier tour des élections municipales de 2026.

La mobilisation des électeurs permet de maintenir des élus communistes dans des localités où ils exerçaient déjà leur mandat, comme à Montech, où le travail des camarades est reconnu, et se poursuivra. Ailleurs, des communistes font leur entrée dans des conseils municipaux où ils étaient jusqu’alors absent, notamment à Moissac, où la présence d’une opposition de gauche est primordiale pour contrer les abus de l’extrême droite locale. En dehors des villes, l’électorat rural aussi, a su reconnaitre la nécessité de la présence de nos camarades dans les conseils municipaux. Partout en France, nous pouvons compter sur de nombreux communistes, élus dès le premier tour, pour mener les luttes directement là où se prennent les décisions.

A Montauban, alors que l’extrême droite arrive en tête, talonnée par une alliance de droite, le PS se maintient. Nous regrettons que la gauche n’ait pas pu trouver un chemin pour s’unir. Nous ne pouvons cependant pas nous résoudre à abandonner les Montalbanaises et les Montalbanais à 6 ans d’extrême droite, plus dure encore que celle que nous avons connu dans le passé. Aussi, les communistes appellent à ce que tout soit fait pour empêcher la victoire du camp réactionnaire. Nous appelons à voter pour la liste menée par Arnaud Hilion, à Montauban, et à fermer, définitivement la page de l’extrême droite dans notre ville préfecture.

Aussi, à Castelsarrasin, la liste d’union de la gauche se maintien au second tour. Refusant d’abandonner les classes populaires à la droite et à l’extrême droite, nous apportons notre soutien à Julien Sueres et à Castelsarrasin en commun.

Dès la semaine prochaine, les communistes élus dans les conseils municipaux se mettront au service de leurs concitoyens. Nous comptons sur eux pour faire valoir des projets de justice sociale, d’émancipation, de jours heureux et pour s’opposer à toutes les dérives des élus du camp réactionnaire.

Nous resterons mobilisés chaque jours, élus ou non, pour porter nos revendications auprès de toutes et tous et nous nous tiendrons aux côtés de celles et ceux qui luttent dans la rue, au travail, au quotidien.

Pour le conseil départemental du PCF82, Jérémy Le Moinier, secrétaire fédéral


NDLR de MAC:

Les communistes élus-es dés le 1er tour

  • Alexandra Tricottet à Gariès
  • Alexandre Capoulade à Moissac
  • Dominique Piedoue à Malause
  • Jean Marc Dellac à St Arroumex
  • Guy Daimé & Philippe Jeandot à Montech
  • Morgan Chauvière à St Porquier

auprès desquels il conviendrait de noter plusieurs maires et conseillers municipaux proches de nos convictions dans plusieurs petites communes.