TERRES DES CONFLUENCES: Ne pas céder à la banalisation par Julien Sueres

Demain soir à Saint-Nicolas-de-la-Grave, le nouveau Conseil Communautaire de notre intercommunalité s’installe. C’est un moment fondateur, mais c’est aussi un moment de vérité pour notre démocratie locale.

Le constat est là : avec 13 élus de Moissac et 4 de Castelsarrasin, l’extrême droite dispose désormais de 17 sièges. C’est une force non négligeable, mais elle reste minoritaire face aux 62 conseillers que compte « Terres des Confluences ».

Une opportunité historique Continuer la lecture de TERRES DES CONFLUENCES: Ne pas céder à la banalisation par Julien Sueres

Au tribunal, l’école face aux offensives de l’extrême droite

« Ce dossier est une bande-annonce de ce qui arrivera aux libertés académiques si un jour l’extrême droite arrive au pouvoir » a déclaré l’avocat du SNES-FSU, Me Ortin.
À la barre du tribunal judiciaire de Paris, la professeure de philosophie Sophie Djigo a défendu bien plus que sa personne les 30 et 31 mars. À travers sa plainte pour diffamation et injures publiques visant neuf personnes, c’est une certaine idée de l’enseignement et de la liberté pédagogique qui se joue. Son procès met en lumière une dynamique plus large : la montée de pressions politiques, souvent portées par l’extrême droite, sur le monde éducatif. Continuer la lecture de Au tribunal, l’école face aux offensives de l’extrême droite

Merci

Au nom de tous les communistes de la section de Castelsarrasin–Valence–Lomagne, je souhaite adresser mes plus chaleureux et sincères remerciements à toutes celles et tous ceux qui ont œuvré durant cette campagne municipale.

Mes remerciements vont à mes camarades qui ont bataillé dans leur ville et village tout en venant prêter main-forte à Castelsarrasin.

Mes remerciements vont à nos amis-es du Parti socialiste et de Génération’S, qui ont travaillé avec nous à la réussite de notre projet.

Mes remerciements vont aux femmes et aux hommes, colistiers engagés-es sur la liste « Castelsarrasin en Commun », qui ont, pour beaucoup, fait leur baptême du feu politique dans des conditions parfois difficiles.

Mes remerciements vont également aux personnes qui ont voté pour nous, ainsi qu’à la fierté de celles et ceux venus aux urnes pour la première fois.

Enfin, mes remerciements vont à tous ceux qui, dans l’ombre, ont apporté leur soutien : dans les familles, les voisinages, parmi les anciens comme les plus jeunes.

À l’heure des bilans, il m’importe de souligner la force du collectif que nous avons formé, mêlant organisations politiques et citoyens-nes, femmes et hommes d’origines diverses et inviter chacun d’entre nous à mesurer l’impact de ce que nous avons construit au fil des semaines et des mois, dans nos multiples rencontres. Même si nous pouvons légitimement être déçus par l’issue de notre bataille, nous n’avons pas à regretter notre démarche, la fraicheur de nos actions, la qualité de notre projet et la vigueur de nos constats et argumentations. Les encouragements et les soutiens reçus durant la campagne sont autant d’appuis pour les futurs combats que nous aurons à mener dans et pour notre ville.

Ne baissons pas les bras, nous avons encore tant à faire.

Notre collectif doit poursuivre sa route, se renforcer en accueillant de nouvelles personnes, se structurer démocratiquement, travailler autour et avec notre élu, se donner les moyens d’un vrai débat public local sur tous les sujets qui touchent nos concitoyens. Les formes de ces interventions sont à inventer voire à pérenniser pour permettre l’investissement du plus grand nombre d’entre-nous dans les domaines de prédilections des uns et des autres. Dans les associations, les clubs, les réunions de famille nous suscitons désormais un intérêt nouveau par les propositions que nous avons portées. Sachons mettre à profit cette nouvelle façon d’intervenir dans la vie publique.

Par ailleurs, ensemble, nous avons fait la démonstration qu’un collectif citoyen peut avoir de multiples convergences avec les organisations politiques qui l’accompagnent, prouvant ainsi que la démocratie doit se mettre en œuvre avec toutes ses composantes.

L’action politique est multiforme, le débat d’idées doit en être le reflet et être permanent, sa vivacité est gage de pluralité et de constructions pour l’avenir.

C’est pour cela que j’invite chacun-ne d’entre nous à s’engager plus encore, à intervenir sur le champ des idées, à mettre ses compétences et sa réflexion au service des enjeux de société. Notre commune est la partie d’un tout et rien ne pourra se faire sans une autre politique nationale, une autre vision du monde plus progressiste, plus humaine.

Mes remerciements ne marquent pas une fin, ils s’inscrivent dans la promesse d’un renouveau politique nécessaire pour ne plus laisser la vie de notre cité aux mains des affairistes, des notables ou des démagogues fascisants. Nous sommes appelés à nous revoir, à travailler, échanger, confronter des idées, agir pour peser sur les réalités…

C’est certain, il y aura un avant et un après à construire ensemble !

Maximilien Reynès-Dupleix, Secrétaire de la Section PCF Castelsarrasin, Valence & Lomagne

 

« Nous ne voulons pas faire un choix entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann » : pour 2027, le PCF veut un « communisme de conquêtes »

La direction du Parti communiste, réunie ce week-end, a approuvé le texte qui pourrait servir de base de discussion lors du 40e congrès, en juillet prochain. Proposition est faite d’une candidature « combative » pour 2027.

« C’est en ayant une candidature combative à l’élection présidentielle, comme nous avons su le faire en 2022, que nous serons en meilleure position pour avoir le plus de députés possible », souligne Fabien Roussel.

Le débat peut s’ouvrir. Ce dimanche à Paris, le Conseil national (CN) du PCF a approuvé à 77 % des voix le projet de base commune de discussion, « Un communisme de conquêtes », qu’il soumet aux adhérents à l’occasion du congrès du parti, qui se tiendra les 3, 4 et 5 juillet à Lille.

Les 38e et 39e congrès ont porté « l’ambition de rendre à nouveau visible notre parti dans le débat public » et « permis de renouveler notre projet et de préciser nos propositions », a rappelé en introduction Léon Deffontaines, responsable de la commission chargée de la rédaction du texte. Continuer la lecture de « Nous ne voulons pas faire un choix entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann » : pour 2027, le PCF veut un « communisme de conquêtes »

La post-vérité a-t-elle gagné sur la politique ?

La fabrication du faux ne semble pas avoir été enrayée par la démultiplication des sources d’information. Dans un monde politiquement fragmenté et producteur de discours à foison, la lutte pour l’accès à la vérité redevient un enjeu central.

« Les mécanismes de polarisation sont omniprésents dans la période récente », souligne le philosophe Mathias Girel.

Depuis une dizaine d’années, le terme de « post-vérité » est devenu un concept couramment utilisé dans le débat public. La communication trumpienne, la montée en puissance des extrêmes droites et le retour de troubles géopolitiques majeurs alimentent le questionnement citoyen autour de l’accès aux faits et à la vérité.

La post-vérité est-elle un concept inventé de toutes pièces ou est-il possible d’en observer des manifestations en acte ?

Gloria Origgi, Philosophe et autrice de La vérité est une question politique (Albin Michel, 2024)

 

En 2016, les dictionnaires d’Oxford avaient désigné la post-vérité comme mot de l’année et la définissaient comme faisant référence à « des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion ». Continuer la lecture de La post-vérité a-t-elle gagné sur la politique ?

Femmes artistes : les chiffres édifiants du sexisme

Qu’elles soient scientifiques, philosophes, écrivaines… les femmes n’ont cessé, et ne cessent encore, d’être confrontées aux inégalités de genre. Existences ignorées, œuvres invisibilisées, travaux minimisés – si ce n’est réattribués à des hommes – dans de nombreux domaines, même très présentes, il leur est difficile d’exister. C’est particulièrement le cas dans le monde de l’art, comme en fait la démonstration édifiante Anne Bourrassé, commissaire d’exposition et critique d’art, dans un essai passionnant, Les Refusées, au sous-titre évocateur : Les artistes femmes n’existent pas. Une enquête à travers le temps qui réussit haut la main le pari de s’adresser autant au milieu de l’art qu’aux non-spécialistes. Face à cet effacement, quel rôle l’Ecole peut-elle jouer ? Anne Bourrassé répond aux questions du Café pédagogique. Continuer la lecture de Femmes artistes : les chiffres édifiants du sexisme

Ensemble, faisons digue contre l’extrême droite (tribune)

Nous publions cet appel signé par des associations et des syndicats en soutien à la mobilisation citoyenne du 28 mars pour une résistance démocratique.

 

Les États-Unis de Trump, la Russie de Poutine, l’Italie de Meloni, mais aussi le Chili, l’Argentine, la Hongrie, la Slovaquie… Le constat est brutal : la démocratie et les droits humains sont en recul dans le monde, et ce recul s’accélère. Partout où l’extrême droite et les populistes illibéraux passent, les contre-pouvoirs sont attaqués, les droits régressent, à commencer par ceux des plus vulnérables : les immigrés, les minorités, les LGBTQ +, et ceux des femmes. Là où ses idées gagnent du terrain, l’autoritarisme s’installe.

Partout, l’internationale réactionnaire met ses immenses ressources à disposition de celles et ceux qui partagent ses idées. Cette mutualisation crée une force de frappe sans précédent.

Continuer la lecture de Ensemble, faisons digue contre l’extrême droite (tribune)

Les années quatre-vingt et la « vertu » incarnée par Lionel Jospin avec le tournant de la « rigueur » et l’atlantisme, démonstration… par Danielle Bleitrach

 

Lionel Jospin est mon contemporain et quand j’ai vu que l’on ressortait à la télévision le débat qui l’avait opposé à Georges Marchais cela m’a paru dans la logique d’une situation qui continue à peser sur la France, la fin du parti communiste et son remplacement par diverses formes de social démocratie. Nous étions le 29 avril 1980. Alors que les socialistes et les communistes ne se parlent plus depuis trois ans après la rupture du Programme commun de gouvernement, Lionel Jospin, alors n°2 du PS et Georges Marchais, secrétaire général du PCF, se retrouvent à la télévision dans l’émission « Les Dossiers de l’écran », à l’occasion des 60 ans du congrès de Tours. Lionel Jospin jusque-là inconnu y pratique une technique qui est celle de l’OCI, des débats pugnaces déstabilisateurs dans lequel il lance « cela fait soixante ans que vous n’êtes plus ouvrier. Moi ce matin je travaillais en faisant mon métier d’enseignant ». Ce qui est la négation du léninisme, d’un parti de la classe ouvrière constituant son propre personnel d’Etat face à la bourgeoisie et le retour à un parti dominé par ceux qui ont du temps et un savoir acquis dans les institutions bourgeoises sans la possibilité de leur propre formation. Cette domination supposée des couches moyennes, le retour des notables avec le primat des élections pour financer les postes de responsables du parti et une presse qui n’est plus partisane se dévoile dans cet affrontement. C’est la démocratie des préaux et la fin de celle de la dictature du prolétariat ou la démocratie élargie à toute la population, dont les travailleurs, les ouvriers ne sont pas exclus. C’est la désaffection d’aujourd’hui, l’abstention et le vote pour le RN, les divisions exacerbées à l’intérieur du monde du travail.

C’est déjà Mélenchon disant à ce qu’il reste du PCF, « vous êtes le néant » et s’acharnant hors toute vraisemblance lui et ses sbires sur tout ce qui relève la tête et rappelle ce que fut le communisme. Continuer la lecture de Les années quatre-vingt et la « vertu » incarnée par Lionel Jospin avec le tournant de la « rigueur » et l’atlantisme, démonstration… par Danielle Bleitrach

Les communistes, souhaités battus par l’extrême droite, les droites et Mélenchon, résistent et même gagnent. (Pierre lacaze)

Au-delà de l’abstention massive, de la question du narcotrafic, de la présidentialisation de la campagne, de la division à gauche, du contexte de guerre qui ont marqué ces élections, je souhaite donner à voir les résultats du PCF et les rapports de force politique.
Face au RN – qui l’avait déjà déclaré gagnée pour eux -, le PCF à Nîmes, dans une liste d’union de la gauche, avec une liste LFI contre, gagne une ville de 150 000 habitants, ce qui n’était pas arrivé depuis 25 ans. Comme en 2020 où nous regagnons Villejuif et Bobigny perdues à l’élection précédente, en 2026 nous regagnons aussi à nouveau une ville de plus de 30 000 habitants : Aubagne, 47 000 habitants, perdue aussi en 2014, la tête de liste apparentée PCF regagne la ville devant le candidat du RN. Continuer la lecture de Les communistes, souhaités battus par l’extrême droite, les droites et Mélenchon, résistent et même gagnent. (Pierre lacaze)

« Squelettes ambulants », placement dans des « cages à singes », viols en masse… Francesca Albanese confirme l’usage « systématique » de la torture sur les Palestiniens par Israël

La rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires occupés palestiniens a dévoilé, lundi, un rapport consacré aux tortures commises par Israël. Elle y documente les rouages d’une « vengeance collective » dont sont victimes plus de 18 500 détenus palestiniens.

Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens occupés, à Dublin, le jeudi 20 mars 2025. © Brian Lawless/PA Wire

Les Palestiniens sont « dépouillés de tout ce qui ressemble à des êtres humains » par Israël. Cet aveu d’un lanceur d’alerte résume la violence systémique mise en place par le pouvoir israélien et la structure pénitentiaire, qui accompagne le processus de colonisation – comme de génocide enclenché dans la bande de Gaza – au sein des territoires palestiniens.

Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour les territoires occupés palestiniens, en dévoile les rouages dans un nouveau rapport, présenté lundi 23 mars devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Elle y rappelle l’usage systématique de la torture par Israël et alerte sur son accélération depuis le 7 octobre 2023. Continuer la lecture de « Squelettes ambulants », placement dans des « cages à singes », viols en masse… Francesca Albanese confirme l’usage « systématique » de la torture sur les Palestiniens par Israël