« La République, ce n’est pas le régime de la matraque » : la gauche refuse la lacrymocratie (F. Roussel)

Couvre-feu, possible interdiction d’accès aux réseaux sociaux, interdiction de manifester, les progressistes du pays s’inquiètent de voir le gouvernement s’enfermer dans une stratégie de « pourrissement » du conflit et de restriction des libertés.

Un hélicoptère a été déployé à Paris pour surveiller les rues de la ville, suite à la mise en place d’un couvre-feu de 23 heures à 6 heures. © Alain Apaydin/ABACAPRESS.COM

La gauche n’a de cesse de le répéter : à problème et crise politiques, réponse politique. Le gouvernement ne l’entend pourtant pas de cette oreille. Confronté au mécontentement contre la vie chère et au mouvement de jeunesse le plus important de ces dernières années, l’exécutif s’enferme dans des solutions autoritaires.

Continuer la lecture de « La République, ce n’est pas le régime de la matraque » : la gauche refuse la lacrymocratie (F. Roussel)

24 octobre : la rue parisienne répond par le calme aux provocations d’Emmanuel Macron, et prépare la grève du 5 novembre

Loin d’affaiblir la mobilisation sociale, les mesures répressives ont galvanisé les manifestants dans la capitale, ce samedi. Les syndicats ont désormais les yeux rivés sur la journée de mobilisation interprofessionnelle du 5 novembre.

La manifestation s’élance dans le calme. Une syndicaliste rompue à l’exercice confie son inquiétude : « Les conditions sont réunies pour que cela dégénère. Emmanuel Macron ne cherche pas à répondre à la colère, alors il installe le désordre.

Emmanuel Macron voulait dompter la colère, mais c’est une foule massive et calme qui a déferlé sur les boulevards parisiens des maréchaux, ce 24 septembre. Les syndicats annoncent 250 000 personnes dans la capitale. La journée avait commencé dans l’incertitude : ou est-ce que le cortège partira ? La veille, prétextant des violences survenues le 17 octobre, la préfecture de police avait interdit le tracé syndical entre Bastille et Nation. Continuer la lecture de 24 octobre : la rue parisienne répond par le calme aux provocations d’Emmanuel Macron, et prépare la grève du 5 novembre

Contribution auprès du comité départemental de la fédération de Gironde du PCF par Franck Marsal

NDLR de « Démocrite, de la vie… »: Un texte salvateur qui pose bien les enjeux du moment et qui doit nous donner encore plus de » détermination pour ouvrir des perspectives!

article header cover image

Histoire et société

Après plus d’un mois de mobilisations et le point avancé du 17 octobre, les instances du parti sont l’occasion de tirer un premier bilan de la situation, de ses développements et de tracer une perspective pour la suite.
Voici ma contribution auprès du comité départemental de la fédération de Gironde du PCF.

Publié par Franck Marsal, le

La crispation répressive de la bourgeoisie crée les conditions d’une lutte prolongée et nécessite le développement du Parti Communiste comme facteur d’unité et porteur de la perspective socialiste

Le fond des crises actuelles – et pas seulement en France – est que les bourgeoisies impérialistes trahissent désormais ouvertement l’intérêt national dans chacun de nos pays et que cette trahison commence à être perçue à une échelle de masse, même si elle ne débouche pas dans une perspective correcte, pour l’essentiel du fait de l’insuffisance d’influence et de lien entre le parti communiste et les masses.

Tout en condamnant la « violence », et en répétant qu’elle serait toujours illégitime, les forces politiques de la classe dominante continuent activement la marche vers la guerre. Continuer la lecture de Contribution auprès du comité départemental de la fédération de Gironde du PCF par Franck Marsal

Des milliards pour les lycées et tous les services publics : créer un Fonds d’avance à 0 % (PETITION)

Économistes et syndicalistes lancent une pétition pour la création d’un fonds public de 100 milliards d’euros afin de financer l’ensemble des services publics, dont les besoins éducatifs des lycéens, la rénovation des bâtiments et l’enseignement supérieur, afin de supprimer véritablement Parcours Sup en garantissant à chaque bachelier de pouvoir poursuivre ses études dans la filière de son choix. Ce fonds serait abondé par le pôle public bancaire.

 

Les revendications des lycéen.ne.s et étudiant.e.s sont légitimes : elles et ils demandent respect, démocratie et de bonnes conditions d’études. Mais, surtout, répondre à leurs revendications demande de rompre le tabou sur les moyens financiers nécessaires.

La répression révoltante doit cesser et de vraies discussions s’engager. Il faut sortir par le haut de la situation actuelle et non en saturant l’espace politique par la question des violences.

Nous, syndicalistes et économistes, voulons, par cet appel ouvert à la signature de toutes et tous, appuyer le mouvement, conforter et élargir les convergences qui se sont engagées et formuler des propositions qui nous semblent essentielles, à l’appui des revendications. C’est la priorité immédiate. Mais, plus profondément, la jeunesse interpelle notre société sur son sens et sur sa relation au travail. Continuer la lecture de Des milliards pour les lycées et tous les services publics : créer un Fonds d’avance à 0 % (PETITION)

Pauvreté étudiante un scandale d’Etat par Pierre Lacaze

Pauvreté étudiante un scandale d’Etat d’au mois 6 ans .
C’est l’immense pauvreté ou précarité du monde étudiant et le manque de moyens qui a fait débat à la rencontre nationale ou je représentais Carole Delga et la région Occitanie.
La réalité est là, devant nous il faut maintenant que l’Etat agisse et annonce des moyens concrets immédiats et symboliquement la fin de parcours sup. Voilà ce que nous demandons pour l’Occitanie et la France.
Depuis 2020 à minima , où la réalité de la précarité alimentaire des étudiants c’est révélée à l’échelle nationale, l’Etat n’agit pas à l’inverse des collectivités comme la région Occitanie.
En France à la rentrée 2026, les chiffres sont encore accablants : près d’un étudiant précaire sur trois saute des repas, 47 % renoncent à des soins pour des raisons financières et 69 % disposent de 100 euros ou moins par mois pour vivre, une fois leurs charges payées, 10% n’ont pas de logements ou de logements salubres .
En Occitanie, depuis des années, sa majorité régionale répondent à cette urgence, en mobilisant les leviers dont dispose la Région :
  • Transports scolaires gratuits ,
  • gratuité d’usage pour les moins de 26 ans ,
  • trains à 1 euro,
  • ouverture de centre médicaux, de résidences sociales,
  • soutien à la banque alimentaire, aux restos du coeur, au secours populaire.
  • aides aux étudiants,
  • soutien à la vie étudiante,
  • actions en faveur du pouvoir d’achat et accompagnement des jeunes dans leur parcours de formation.
  • Ordinateur gratuit et rentrée scolaire la moins chère de France pour les lycéens avec maintien des prix de la restauration.
Nous refusons que la précarité devienne une fatalité pour toute une génération. Il faut agir sur les causes : le coût du logement, l’insuffisance des ressources, l’accès à l’alimentation, à la mobilité et aux soins. Les jeunes ont droit à autre chose qu’à la débrouille et aux sacrifices permanents.
L’urgence est connue. Les alertes sont anciennes. Ce qui manque, ce ne sont pas les constats, mais une réponse nationale à la hauteur des besoins.

Notre avenir se gagnera par le rapport de force ! (MJCF)

 

1000 adhésions au mouvement de la Jeunesse Communiste
Publié le 21 octobre 2026

Samedi, plus de 800 000 personnes ont défilé partout en France. 

Après les lycéennes et les lycéens, la mobilisation a rassemblé des Françaises et des Français de tous horizons, autour d’une même colère sociale et du besoin de changement.

Travailleurs, étudiants, apprentis, nos parcours sont différents, mais nos raisons de lutter se rejoignent : la vie toujours plus chère, le chômage, les salaires trop bas, les études et le travail toujours plus précaires.

Cette colère ne vient pas de nulle part. Elle est le résultat de décennies de libéralisme, d’un capitalisme exacerbé et violent qui a organisé méthodiquement notre déclassement. Le record glaçant de 783 morts au travail l’année dernière illustre cette violence. Continuer la lecture de Notre avenir se gagnera par le rapport de force ! (MJCF)

Interdiction de manifester, justice expéditive, couvre-feux… Vers un état d’urgence qui ne dit pas son nom

Couvre-feu, interdictions de manifester, appel à la sévérité des juges : en réponse à la colère sociale, le gouvernement choisit l’autoritarisme et la restriction des libertés.

 

 

Sous couvert de rétablir un ordre qui serait, selon lui, gravement compromis, le gouvernement fait déjà pleuvoir les premières restrictions des libertés publiques. « Les outils pour une dérive autoritaire existaient, constate Paul Mathonnet, avocat à la Cour de cassation et au Conseil d’État. Là, ils commencent à être massivement utilisés. » Une sorte d’état d’urgence qui ne dit pas son nom ? « Déclencher l’état d’urgence serait la dernière cartouche du pouvoir, explique Paul Mathonnet. On n’en est pas encore là. Pour l’instant, le pouvoir fait monter la pression. »

 

Premier champ d’action : les mesures de police administrative. Sous le contrôle du Conseil d’État, elles sont censées empêcher la commission d’infractions. C’est le cas du couvre-feu. Prise « par les préfets en lien avec les maires », précise le premier ministre Sébastien Lecornu, cette mesure interdit à quiconque (sauf exceptions très spécifiques) de circuler dans certains quartiers, à certaines heures. Continuer la lecture de Interdiction de manifester, justice expéditive, couvre-feux… Vers un état d’urgence qui ne dit pas son nom

« Où est l’État ? » – Conférence de presse de Fabien Roussel à la suite des mobilisations

 

Qui sont les véritables incendiaires ? + Fabien Roussel (TF1)

Violences du 17 octobre : police, casseurs, gouvernement… Qui sont les véritables incendiaires ?

Le pouvoir macroniste refuse d’endosser la moindre responsabilité dans les violences et destructions de la journée de samedi. Pourtant, de nombreuses critiques s’expriment sur la répression comme unique réponse aux manifestants.

Ce sont deux chiffres qui, mis en miroir, résument cette journée du samedi 17 octobre. D’un côté, près de 800 000 manifestants selon les organisations syndicales (550 000 selon les autorités policières), qui ont défilé pacifiquement partout en France : lycéens, étudiants, fonctionnaires, ex-gilets jaunes ou simples citoyens pris à la gorge par l’augmentation du coût de la vie. Continuer la lecture de Qui sont les véritables incendiaires ? + Fabien Roussel (TF1)

17 octobre : en dénonçant « l’armée du crime », Jordan Bardella reprend le slogan nazi de l’affiche rouge

Le président du RN, auteurs d’écrits antisémites révélés par Mediapart, tenait une conférence de presse ce lundi 19 octobre pour instrumentaliser les violences en marge des manifestations du 17. Mais celui qui se présente comme le garant d’une « France en ordre » a utilisé une expression très malvenue : « l’armée du crime », qui fait référence à l’affiche rouge.

Dans la bouche de Jordan Bardella, les manifestations ont été un « bain culturel de milliers d’individus issus de l’immigration », et une « Nouvelle France qui cherche à en remplacer une autre ». © Dimitar DILKOFF / AFP

Il faut reconnaître une chose à Jordan Bardella : il n’est jamais décevant… Dans l’abject. Trois semaines après la révélation par Mediapart de ses écrits antisémites, il a convoqué une conférence de presse, ce lundi 19 octobre, pour tenter de revenir à ses sujets de prédilection : l’ordre qu’incarnerait l’extrême droite dans ces temps de colère et de mobilisation sociales. « Face au chaos, la France en ordre », indiquait le président du Rassemblement national (RN) en guise de préambule à cette conférence, organisée à la hâte pour souffler sur les braises encore chaudes de la journée de mobilisation du 17 octobre. Continuer la lecture de 17 octobre : en dénonçant « l’armée du crime », Jordan Bardella reprend le slogan nazi de l’affiche rouge