Couvre-feu, possible interdiction d’accès aux réseaux sociaux, interdiction de manifester, les progressistes du pays s’inquiètent de voir le gouvernement s’enfermer dans une stratégie de « pourrissement » du conflit et de restriction des libertés.

La gauche n’a de cesse de le répéter : à problème et crise politiques, réponse politique. Le gouvernement ne l’entend pourtant pas de cette oreille. Confronté au mécontentement contre la vie chère et au mouvement de jeunesse le plus important de ces dernières années, l’exécutif s’enferme dans des solutions autoritaires.



En France à la rentrée 2026, les chiffres sont encore accablants : près d’un étudiant précaire sur trois saute des repas, 47 % renoncent à des soins pour des raisons financières et 69 % disposent de 100 euros ou moins par mois pour vivre, une fois leurs charges payées, 10% n’ont pas de logements ou de logements salubres .
Nous refusons que la précarité devienne une fatalité pour toute une génération. Il faut agir sur les causes : le coût du logement, l’insuffisance des ressources, l’accès à l’alimentation, à la mobilité et aux soins. Les jeunes ont droit à autre chose qu’à la débrouille et aux sacrifices permanents.

Elisabeth Fleury

