Les critiques s’indignent car le budget de Trump augmenterait les dépenses militaires totales de plus de 40 % par rapport à l’exercice fiscal en cours. Mais est-ce qu’on mesure bien nous en France le coût de cette action de la planche à billet de la monnaie universelle qui peut engendrer une crise type celle des subprimes qui a été purement spéculative et dans laquelle la Chine a joué les amortisseurs, plus une crise pétrolière réelle type celle de 1973, et celle encore ouverte sur d’autres ressources y compris les engrais, l’hélium, l’helium lié au choc gazier. Demain nous insisterons sur cette dimension et le caractère léger des mesures envisagées qui n’osent pas s »attaquer à la réalité de ce qu’est la situation géopolitique (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Le maire Rassemblement National de Carcassonne a infiltré un réseau social de lycéen·nes pour les menacer de poursuites individuelles en cas de participation à une manifestation devant la direction des services départementaux de l’Éducation nationale.
L’absence de programme a longtemps retardé la mise en place effective de l’EVAR.S. Son entrée en vigueur à la rentrée de septembre 2025 constitue donc un tournant décisif dont on se félicite. Mais pour autant, la partie n’est pas gagnée. Sur le terrain les lobbies réactionnaires continuent d’exercer leur influence et de mener leur travail de sape. Et pas seulement en France. Un rapport inédit de février 2026 du Planning familial, « L’offensive contre l’éducation complète à la sexualité – Cartographie des acteurs et analyse des stratégies d’opposition en Europe », témoigne en effet de l’ampleur de ces attaques au niveau européen. L’association invite les états membres à réagir rapidement à ces menaces dont « les écoles et l’éducation sont l’une des cibles prioritaires ». Continuer la lecture de EVAR.S: Attaques contre l’éducation à la sexualité, un phénomène européen
Je voulais tout simplement vous dire quelques mots d’introduction pour saluer et remercier, en notre nom à tous, l’ensemble des militantes et des militants du Parti communiste français qui, depuis des mois, ont mené une bataille politique formidable sur le terrain, au plus près des habitants, pour présenter des projets, convaincre et argumenter. C’est leur mobilisation, partout sur le territoire, dans toutes les fédérations, dans nos petits villages comme dans nos grandes villes, qui a permis de donner de la force et de l’énergie à nos campagnes municipales. Et c’est aussi grâce à eux, grâce à elles, que les listes de large rassemblement ont pu gagner dans toute la France.
Bien sûr, nous avons subi quelques revers difficiles à avaler. Mais partout, nos camarades se sont battus avec sincérité et honnêteté pour défendre des programmes au service des habitants, de l’être humain, du pouvoir d’achat, des services publics et du climat, au service des belles valeurs de la République.
Je vous propose que, tous ensemble, nous les remercions et que nous applaudissions chaleureusement et fraternellement toutes les belles, et très belles, victoires de nos camarades à Nîmes, mais aussi à Martigues, Échirolles, en Île-de-France, à Montreuil, Vitry, Bagneux, Villejuif, Gennevilliers, Noisy, Mitry, et dans plus de 400 communes de France métropolitaine. On peut les applaudir chaleureusement.
Ces centaines de maires communistes et apparentés, à travers tout le pays, constituent un point d’appui fondamental, direct et concret pour l’avenir de notre pays. Grâce aux milliers d’élus de notre sensibilité qui siègent désormais sur les bancs des majorités comme de l’opposition, dans des centaines de conseils municipaux, le Parti communiste français demeure la seconde force à gauche, riche et fier de son implantation.
Alors, mes camarades, bravo à toutes et à tous, et tous nos encouragements et nos meilleurs vœux pour votre mandat.
Intervention du secrétaire national en ouverture du CN
Le Grand Entretien sur France Inter
Je rejoins le PCF, je veux prendre ma place dans les combats d’aujourd’hui et de demain…
« Ce dossier est une bande-annonce de ce qui arrivera aux libertés académiques si un jour l’extrême droite arrive au pouvoir » a déclaré l’avocat du SNES-FSU, Me Ortin.À la barre du tribunal judiciaire de Paris, la professeure de philosophie Sophie Djigo a défendu bien plus que sa personne les 30 et 31 mars. À travers sa plainte pour diffamation et injures publiques visant neuf personnes, c’est une certaine idée de l’enseignement et de la liberté pédagogique qui se joue. Son procès met en lumière une dynamique plus large : la montée de pressions politiques, souvent portées par l’extrême droite, sur le monde éducatif. Continuer la lecture de Au tribunal, l’école face aux offensives de l’extrême droite
L’intersyndicale enseignante appelle à des mobilisations toute la semaine, pour empêcher une catastrophe annoncée à la rentrée 2026. Point d’orgue : la grève de ce mardi 31 mars.
Les enseignants se mobilisent durant une semaine, avec en point d’orgue la mobilisation du mardi 31 mars 2026.
Il y a le bruit médiatique et politique, soigneusement entretenu à droite et à l’extrême centre. Celui-là ne parle de l’école que quand des violences s’y commettent ou s’y subissent, entretient depuis le XIXe siècle l’idée que « le niveau baisse » et se livre avec délices au « prof bashing » en répétant à longueur d’antenne que les enseignants ne travaillent pas assez. Et puis il y a la réalité. Continuer la lecture de Éducation : pourquoi les enseignants sont en grève ce mardi ?
La fabrication du faux ne semble pas avoir été enrayée par la démultiplication des sources d’information. Dans un monde politiquement fragmenté et producteur de discours à foison, la lutte pour l’accès à la vérité redevient un enjeu central.
« Les mécanismes de polarisation sont omniprésents dans la période récente », souligne le philosophe Mathias Girel.
Depuis une dizaine d’années, le terme de « post-vérité » est devenu un concept couramment utilisé dans le débat public. La communication trumpienne, la montée en puissance des extrêmes droites et le retour de troubles géopolitiques majeurs alimentent le questionnement citoyen autour de l’accès aux faits et à la vérité.
La post-vérité est-elle un concept inventé de toutes pièces ou est-il possible d’en observer des manifestations en acte ?
Gloria Origgi, Philosophe et autrice de La vérité est une question politique (Albin Michel, 2024)
En 2016, les dictionnaires d’Oxford avaient désigné la post-vérité comme mot de l’année et la définissaient comme faisant référence à « des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion ». Continuer la lecture de La post-vérité a-t-elle gagné sur la politique ?
Lionel Jospin est mon contemporain et quand j’ai vu que l’on ressortait à la télévision le débat qui l’avait opposé à Georges Marchais cela m’a paru dans la logique d’une situation qui continue à peser sur la France, la fin du parti communiste et son remplacement par diverses formes de social démocratie. Nous étions le 29 avril 1980. Alors que les socialistes et les communistes ne se parlent plus depuis trois ans après la rupture du Programme commun de gouvernement, Lionel Jospin, alors n°2 du PS et Georges Marchais, secrétaire général du PCF, se retrouvent à la télévision dans l’émission « Les Dossiers de l’écran », à l’occasion des 60 ans du congrès de Tours. Lionel Jospin jusque-là inconnu y pratique une technique qui est celle de l’OCI, des débats pugnaces déstabilisateurs dans lequel il lance « cela fait soixante ans que vous n’êtes plus ouvrier. Moi ce matin je travaillais en faisant mon métier d’enseignant ». Ce qui est la négation du léninisme, d’un parti de la classe ouvrière constituant son propre personnel d’Etat face à la bourgeoisie et le retour à un parti dominé par ceux qui ont du temps et un savoir acquis dans les institutions bourgeoises sans la possibilité de leur propre formation. Cette domination supposée des couches moyennes, le retour des notables avec le primat des élections pour financer les postes de responsables du parti et une presse qui n’est plus partisane se dévoile dans cet affrontement. C’est la démocratie des préaux et la fin de celle de la dictature du prolétariat ou la démocratie élargie à toute la population, dont les travailleurs, les ouvriers ne sont pas exclus. C’est la désaffection d’aujourd’hui, l’abstention et le vote pour le RN, les divisions exacerbées à l’intérieur du monde du travail.
Mercredi 25 mars 2026. Ce qui commence à grandir en Amérique latine c’est la perception que dans sa formidable résistance Cuba n’est pas seulement un exemple, c’est une question de politique intérieure de la manière dont les peuples soumis au diktat impérialiste jusqu’à l’asphyxie vont répondre. Et c’est la question que l’on peut se poser en France dans le congrès du PCF. Il ne s’agit pas seulement d’une solidarité charitable à un peuple injustement traité il s’agit de la souveraineté du peuple français et de ce que cette asphyxie impérialiste signifie pour la classe ouvrière, les couches populaires, la jeunesse. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Cette aventure malheureuse ne fait qu’attiser l’opposition intérieure de Trump. L’image des États-Unis dans le monde s’est considérablement dégradée. (Photo AP)
L’île, son histoire et ses habitants forment un pays magnifique. Trump, en revanche, est un individu qui n’aurait jamais dû devenir président de notre voisin du nord. Mais tous deux sont, presque inévitablement, au cœur de la politique intérieure américaine. Ils suscitent, sans aucun doute, la plus vive et la plus profonde préoccupation de notre nation. L’homme et la situation désastreuse qu’il impose aujourd’hui aux Cubains sont devenus le centre de l’attention, des préoccupations et des sentiments des Mexicains.
D’un côté, le président, figure incontournable de la sécurité sous toutes ses formes. Cuba, aujourd’hui soumise aux traitements les plus brutaux, les plus flagrants et les plus inhumains, cherche à éviter cette situation indésirable, désormais inévitable. Entre ces deux extrêmes, la présidente du Mexique s’est positionnée, guidée par le devoir et la passion. Et c’est entre ces deux figures qu’elle a consacré une part importante de son temps et de son énergie.
Et, à en juger par les apparences, cela va perdurer. En réalité, ces deux forces qui façonnent le présent en disent long sur l’état actuel du pays et la nature de son gouvernement. L’une lui permet de se défendre habilement contre les pressions quotidiennes, tandis que l’autre met à l’épreuve notre résilience face aux épreuves que traverse ce peuple courageux. Ce qui ne saurait être réduit à un simple malentendu ou à une mauvaise interprétation de l’intérêt personnel est exigé par Cuba car, véritablement et par choix, elle est vitale pour les Mexicains.
Que cette catégorie soit obstinément niée, affirmée ou fermement acceptée, les alternatives à concevoir doivent partir de ce constat. L’exécution même des plans et des projets est incontestable. Plusieurs d’entre eux sont élaborés avec soin au fil des jours. La triste et maladroite volonté de certains médias de rejeter la faute sur les dirigeants cubains successifs contribue à la situation désastreuse actuelle. Ces cris et ces accusations ne sont, en réalité, que le reflet de peurs, de haine et de mépris de classe.
On ne saurait porter aucun jugement sur ceux qui, délibérément et perversement, minimisent les effets d’un dessein impérial sauvage, abusif et criminel. Tenter de minimiser le siège – ou le blocus, si vous préférez – que subissent les Cubains est non seulement d’une stupidité sans nom, mais aussi honteux et totalement dépourvu d’empathie. L’élite américaine, de concert avec les exilés cubains, est allée jusqu’à fabriquer et exporter des nuisibles, et même à faire exploser des avions en vol pour parvenir à ses fins infâmes. Le refus persistant d’accès à certains traitements et médicaments complète à lui seul un tableau impardonnable.
Elles blessent les individus au plus profond d’eux-mêmes et entravent les efforts en matière de santé. Mais nous ne devons pas non plus oublier le gel des avoirs, le sabotage, les crimes et l’utilisation illégale des systèmes de contrôle monétaire et bancaire. Nous ne pouvons pas non plus ignorer ou minimiser les milliers d’autres méthodes utilisées presque quotidiennement pour entraver le développement sain de leur économie et leur bien-être. Cela est particulièrement vrai lorsqu’on considère une structure financière dépourvue des mécanismes nécessaires pour mettre en œuvre efficacement des contre-mesures qui lui permettraient de remédier à ces carences imposées et d’atteindre l’équilibre.
Le dernier outrage de cet esprit impérialiste, dénué de toute humanité, est le blocus énergétique imposé. Interdire à un pays d’envoyer aux Cubains les produits de première nécessité – même en quantité minimale – revient à s’engager dans une confrontation dangereuse. Si une telle confrontation n’a pas eu lieu, c’est grâce aux calculs prudents d’autrui. Trump, dans ses fanfaronnades, semble tout risquer. Peu importe qu’il se rétracte souvent, pris au piège de mensonges et de promesses, dans de nombreuses autres situations conflictuelles.
Cette aventure malheureuse attise de plus en plus l’opposition intérieure de Trump. L’image des États-Unis dans le monde s’est dégradée à un niveau préoccupant. L’opposition locale – qu’elle soit partisane, médiatique ou économique – exacerbée par les risques multiples et variés que représente ce conflit, continue de tirer la sonnette d’alarme. Les catastrophes annoncées s’accumulent rapidement et menacent la tranquillité et le dynamisme des citoyens.
Le gouvernement Morena reste déterminé à améliorer les conditions économiques afin de garantir la justice distributive promise. Les préparatifs des prochaines élections se poursuivent, non sans précautions et défis. Les perspectives semblent favorables à la poursuite de la Quatrième Transformation, sous une forme améliorée.
Au-delà de l’abstention massive, de la question du narcotrafic, de la présidentialisation de la campagne, de la division à gauche, du contexte de guerre qui ont marqué ces élections, je souhaite donner à voir les résultats du PCF et les rapports de force politique.
Face au RN – qui l’avait déjà déclaré gagnée pour eux -, le PCF à Nîmes, dans une liste d’union de la gauche, avec une liste LFI contre, gagne une ville de 150 000 habitants, ce qui n’était pas arrivé depuis 25 ans. Comme en 2020 où nous regagnons Villejuif et Bobigny perdues à l’élection précédente, en 2026 nous regagnons aussi à nouveau une ville de plus de 30 000 habitants : Aubagne, 47 000 habitants, perdue aussi en 2014, la tête de liste apparentée PCF regagne la ville devant le candidat du RN. Continuer la lecture de Les communistes, souhaités battus par l’extrême droite, les droites et Mélenchon, résistent et même gagnent. (Pierre lacaze)