Catégorie : Sur nos territoires
Finale des législatives Tarn-et-Garonne par J.P. Damaggio
Résultat total présenté par France 3
Le premier tour de la législative partielle dans la 1ʳᵉ circonscription du Tarn-et-Garonne a rendu son verdict lors de son premier tour, dimanche 5 octobre 2025.
Arrivé en tête avec 29,25 % des voix, Pierre-Henri Carbonnel (RN/UDR) est suivi par la socialiste Cathie Bourdoncle qui atteint 24,3 %.
Derrière Bernard Pécou (LR) suit avec 17,5 %. Samir Chikhi, de la gauche radicale (Génération·s, LFI, NPA), atteint 10,5% tandis que la RN dissidente Brigitte Poma (7,34 %) et la candidate macroniste Catherine Simonin-Bénazet (5,27 %) ferment la marche. Le taux de participation ne dépasse pas les 34,32 % des inscrits. Continuer la lecture de Finale des législatives Tarn-et-Garonne par J.P. Damaggio
Démission de Sébastien Lecornu : nous appelons à un gouvernement de gauche pour répondre aux exigences populaires ! (Fabien Roussel)

Les principaux responsables de cette situation sont le Président de la République, sa coalition présidentielle et les actionnaires des grandes multinationales qui agissent de concert depuis huit ans au service exclusif du capital.
Depuis début septembre des millions de travailleurs et travailleuses se mobilisent pour les salaires, les retraites, l’emploi, l’industrie, les services publics. Il faut les entendre !
C’est pourquoi la priorité est d’appeler le Président de la République à nommer enfin un Premier Ministre et un gouvernement de gauche qui mettront le plus rapidement possible à l’ordre du jour du Parlement des mesures d’urgences :
- 100 euros de plus immédiatement pour les salarié·es et les retraité·es
- l’abrogation de la réforme des retraites et une meilleure sécurité sociale
- la taxation des hauts revenus et des revenus du capital, des critères sociaux et environnementaux sur les 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises
- un fonds d’avances de 100 milliards d’euros pour l’investissement, l’emploi et la formation dans l’industrie et les services publics
Au regard de la forte mobilisation des forces du capital pour que rien ne change, l’heure est à la mobilisation la plus large des citoyennes et citoyens, des travailleurs et travailleuses, des forces vives du pays pour le progrès et la paix, forces de gauche, forces syndicales et associatives.
Le PCF échangera dans les jours qui viennent avec les forces de gauche sur ces objectifs.
Paris, le 6 octobre 2025
C’est maintenant qu’il faut agir, je rejoins le PCF!
Municipales. L’ANDEV alerte : l’éducation doit rester une priorité des mandats 2026-2032
Lire aussi: les propositions pour Castelsarrasin Continuer la lecture de Municipales. L’ANDEV alerte : l’éducation doit rester une priorité des mandats 2026-2032
80 ans de la Sécurité sociale : comment retrouver son ambition originelle ?
Quatre-vingts ans après sa création, la Sécurité sociale est toujours au cœur d’une bataille politique. Nos trois invités retracent cette histoire. Ils appellent à renouer avec les principes fondateurs de la Résistance et à s’inspirer de la figure marquante d’Ambroise Croizat.

©Guillaume CLEMENT.
Deux ouvrages très importants paraissent afin de comprendre les enjeux, d’hier à aujourd’hui, de cette création originale de notre pays qui célèbre cette année son 80e anniversaire. L’historien Léo Rosell publie la Sécu, une ambition perdue ? De la solidarité à la rentabilité, chez Lattès. Le journaliste Emmanuel Defouloy propose une biographie intitulée Ambroise Croizat. Justice sociale et humanisme en héritage aux Geai bleu Éditions. Continuer la lecture de 80 ans de la Sécurité sociale : comment retrouver son ambition originelle ?
Dans l’agriculture, la traite des êtres humains bat son plein
Durant cinq mois, Mohammed, travailleur marocain, a été victime de traite dans les champs du sud de la France. Il témoigne pour la première fois auprès de l’Humanité. Pour les centaines de petites mains comme lui, l’État français a toutes les peines du monde à faire respecter la loi et protéger ces travailleurs saisonniers indispensables à l’agriculture française.

© Come SITTLER/REA
Son calvaire a duré cinq mois. Mohammed en parle avec un mélange de tristesse et de rage : « Ils nous traitaient comme des chiens. » Entre avril et août 2023, il a travaillé dans une exploitation fruitière du sud de la France, sept jours sur sept, entre douze et quatorze heures et surveillé en permanence par les sbires de son patron. Continuer la lecture de Dans l’agriculture, la traite des êtres humains bat son plein
Législative Partielle: l’intersyndicale interpelle le préfet, le Recteur…

Le tract/profession de foi reçu dans les boites aux lettres de la circonscription 1

A l’attention de M . le Recteur de l’académie de Toulouse
- le DASEN du Tarn-et-Garonne
- le Préfet du Tarn-et-Garonne
Objet : Mise au point et dénonciation des propos erronés et diffamatoires concernant les programmes d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle
Monsieur le Recteur, Monsieur le DASEN, Monsieur le Préfet,
Les organisations syndicales représentatives FSU-SNUipp, SE-UNSA, SGEN-CFDT et SNUDI-FO, tiennent à vous alerter sur la diffusion, lors des élections législatives de 2025, d’un tract intitulé « Non à EVARS – Protégeons l’innocence de nos enfants ». Ce document, distribué dans les boîtes aux lettres des électrices et électeurs de la 1ère circonscription du Tarn-et-Garonne, contient des informations erronées, des amalgames et des accusations graves à l’encontre des programmes d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, ainsi qu’à l’encontre des enseignant-e-s. Continuer la lecture de Législative Partielle: l’intersyndicale interpelle le préfet, le Recteur…
Jours de colère in Caf. Péda.
La colère est grande, contre le mépris, contre les institutions bafouées, contre la violence de gouvernements qui « pour épargner les grandes fortunes, obscurcit l’avenir de millions d’enfants » analysent Dominique Bucheton, professeure des Universités et Denis Paget, ancien responsable au Snes-FSU et membre du Conseil Supérieur des Programmes (CSP). Il y a de la colère certes, mais ils rappellent que la riposte se prépare, pour « reconstruire ensemble, démocratiquement un projet nouveau pour l’école à la hauteur des enjeux sociétaux, économiques, climatiques ». Avec le collectif La Riposte, « nous organiserons un grand Grenelle alternatif pour réinventer l’école de demain » écrivent-ils. Continuer la lecture de Jours de colère in Caf. Péda.
Castelsarrasin : l’État et la commune doivent agir ensemble pour le logement
Le logement est aujourd’hui au cœur des préoccupations de nombreuses familles à Castelsarrasin et dans tout le Tarn-et-Garonne. Trouver un logement décent et abordable est devenu un véritable parcours du combattant.

Que l’on soit locataire du parc privé ou du parc social, les difficultés sont bien réelles :
- loyers trop élevés,
- conditions d’accès de plus en plus dures pour les locataires (garanties financières impossibles à fournir, demandes refusées),
- offre insuffisante, qui pousse certaines familles à s’éloigner toujours plus de leur lieu de travail ou de leurs proches.
À cela s’ajoute une situation préoccupante dans certains immeubles du centre-ville, où la vétusté menace la sécurité des habitants, avec des risques d’effondrement qui font la une de l’actualité nationale. Ces situations dramatiques rappellent l’urgence d’une action publique forte et coordonnée. Continuer la lecture de Castelsarrasin : l’État et la commune doivent agir ensemble pour le logement
Fabien Roussel | 80 ans de la Sécurité sociale : un combat d’hier et d’aujourd’hui + Pétition
Notre ambition communiste pour la Sécurité sociale
Quatre-vingts ans de création… et de vie pour notre Sécurité sociale ! On peut parler aujourd’hui d’un véritable défi, face à la domination et au pouvoir du capital sur la production de richesses et sur sa répartition.
Défi de prolonger ce principe fondamental : « contribuer selon ses moyens et recevoir selon ses besoins », car il constitue une avancée énorme, considérable, révolutionnaire, au cœur de la lutte des classes. C’est une réponse aux besoins sociaux des populations et au développement des capacités humaines.
Le défi de prolonger le choix par ses fondateurs d’un financement par la cotisation sociale est central. C’est le choix d’un partage des richesses produites en faveur des salarié·es, au détriment des profits, c’est le choix de la solidarité, de la responsabilisation des entreprises, le choix d’une Sécurité sociale gérée par les assurés sociaux. C’est véritablement un choix de société. Et c’est bien là le nœud du problème pour le capital et le grand patronat !
Ce financement de la Sécurité sociale par la cotisation est présenté comme un coût qui pèse sur l’entreprise, un frein à leur efficacité productive, un frein au développement économique du pays.
Ainsi, dès le début de sa création et tout au long de ses 80 ans d’existence, les plans de démantèlement de la Sécurité sociale et les réformes libérales associées ont visé successivement, la gestion démocratique, la modification du financement par un accroissement de la fiscalisation (CSG) et une limitation des dépenses par une mainmise sur leur régulation (PLFSS). Imposer son application et son contrôle en fonction de la dette publique, du coût du travail, de sa part dans le PIB et donc de la place qu’elle occuperait dans l’économie relève d’une imposture, à l’opposé des bases fondatrices voulues par les initiateurs du projet de Sécurité sociale. La baisse organisée des recettes, conjuguée à la hausse du chômage, est aujourd’hui à la source des déficits de la Sécurité sociale et justifie les politiques de réduction des dépenses.
Les enjeux de la protection sociale font l’objet de débats cruciaux : handicap pour l’économie ou atout majeur ! Pour nous, communistes, il est capital de mettre en œuvre les moyens d’accroître les ressources de la Sécurité sociale à partir de l’emploi.
Nous présentons des réformes de progrès qui nous semblent à la fois possibles et indispensables.
– Développer les cotisations sociales, contre la fiscalisation et ses effets néfastes notamment la CSG.
– Appliquer une contribution additionnelle sur les revenus financiers des entreprises. Ceux-ci ne contribuent pas au financement de la dépense sociale. Si on appliquait les taux de cotisation patronale globale à ces revenus financiers des entreprises, cette contribution additionnelle représenterait 171,8 Mds.
– Supprimer progressivement les exonérations de cotisations patronales. En 2024, 80 Mds d’aides publiques ont été donnés aux entreprises pour ces exonérations.
– Moduler les taux de cotisations sociales patronales en fonction des politiques d’emploi et de salaire des entreprises.
-Sécuriser le socle du financement de la Sécurité sociale à partir des cotisations sociales en fonction de l’emploi et des salaires avec la Sécurité d’emploi ou de formation.
– Faire de la dépense de Sécurité sociale un moteur, au lieu de la considérer comme un frein à la croissance et à l’emploi. L’urgence d’un développement massif des services publics.
– Rétablir la démocratie sociale en redonnant la parole et les pouvoirs aux cotisant·es par le retour des élections.
Être fidèles à celles et ceux qui nous ont précédé, c’est oser innover ! Comme eux, en leur temps, il nous faut inventer pour s’émanciper des règles de l’exploitation capitaliste et de toutes les dominations, pour se donner les moyens de répondre aux besoins sociaux dans le cadre d’une nouvelle efficacité économique, tout en portant des exigences immédiates. C’est notre ambition communiste pour une Sécurité sociale du XXIe siècle.
Maryse Montangon, membre du CEN