La Fédération Tarn et Garonne du Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté la proposition de loi adoptée le 8 avril 2025, visant à durcir les restrictions au droit du sol à Mayotte, ainsi que les déclarations scandaleuses de la députée Brigitte Barèges, qui appelle à la suppression totale du droit du sol sur l’ensemble du territoire national.
Cette loi, portée par une logique xénophobe et restrictive, aggrave une dérive déjà amorcée en 2018, en imposant des conditions toujours plus draconiennes pour l’accès à la nationalité française des enfants nés à Mayotte.
Contradiction entre les PV et le rapport final, la méthodologie de l’IGESR est remise en question. À la vue des auditions successives de la mission d’enquête parlementaire, on ne peut s’empêcher de penser à Kafka, et à ses dédales administratifs. Le 8 avril 2025, Dominique Marchand, directrice de l’ IGESR, Christelle Gillard, cheffe du pôle juridique et contrôle, et Erick Roser, responsable du collège d’expertise administrative et éducative, ont été auditionnés. Comme pour celle de la Dgesco, l’audition a également pointé l’absence de suivi centralisé. Et c’est à la même inspection générale qu’Elisabeth Borne demande une enquête sur Bétharram…
Indépendance et commande ministérielle
Face aux questions précises de la commission parlementaire d’enquête sur les modalités de contrôles relatives à des violences en milieu scolaire, la situation semblait parfois kafkaïenne et ubuesque. Comment une administration censée évaluer et contrôler, selon ses mots martelés à plusieurs reprises, avec une « méthodologie robuste et rigoureuse » peut-elle, en même temps, ne pas être en mesure de répondre à toutes les questions avec clarté et précision ? Comment une institution censée être indépendante semble-t-elle parfois flirter avec des intérêts politiques, donnant l’impression d’une machine administrative dont les actions échappent à la transparence ? Lors de l’audition du 8 avril 2025, les discussions ont révélé des tensions entre l’indépendance de l’IGESR (l’Inspection Générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche) et sa relation avec le politique. En effet, l’IGESR insiste sur son indépendance, mais précise qu’il n’y a pas d’auto-saisine possible. Elle répond exclusivement aux « commandes » du ministre de tutelle, que ce soit pour des inspections de contrôle ou des évaluations de politiques publiques. L’Inspection Générale, soit l’échelle ministérielle et non pas académique, peut être saisie selon cinq critères précisés, de gravité, de besoin d’externalisation, du niveau de fonction, du sujet de médiatisation ou d’un besoin particulier de ressource.
« Il est certain que nommer une inspection générale est […] un signal qui est donné à une inspection ou à un contrôle » déclare Dominique Marchand. Le déclenchement de l’Inspection Générale provient de « volonté politique forte» avait indiqué durant son audition du 31 mars 2025 Caroline Pascal, ancienne cheffe des IG, aujourd’hui Dgesco. Cela peut interroger sur leur indépendance réelle des volontés politiques.
« Parfois, la limite est ténue entre enquête et contrôle »
Après les précisions sur la typologie des contrôles et enquêtes administratives par les auditionnées, et en illustrant avec les exemples des contrôles des établissements catholiques privés sous contrats Stanislas et de Riaumont, les rapporteurs Paul Vannier (LFI) et Violette Spillebout (EPR) relèvent que le contrôle a parfois ressemblé à une enquête, avec des auditions individuelles. L’audition s’est attardée sur la distinction entre enquête administrative et simple contrôle. L’enquête administrative repose sur un vade mecum et se caractérise par sa rigueur méthodologique, avec des auditions individuelles, des PV alors qu’un contrôle sera « plus léger » en termes méthodologiques, avec des critères et items à contrôler, explique l’IGESR à la commission. L’enquête administrative est susceptible de suite disciplinaire. Les rapporteurs s’étonnent car 45 auditions ont été prévus au Beau Rameau (anciennement Notre Dame de Bétharram) pour un contrôle qui ressemble donc à une enquête administrative. Continuer la lecture de IGESR dans l’éducation nationale : « défaillances de l’État » et complaisance politique
La sophistification dans la cruauté de l’impérialisme est tel que la nausée vous prend devant les états d’âme des salauds qui se sont installés à la tête des commissions internationales du PCF et de la CGT, pour y faire régner l’inertie et les prises de position en faveur disons le clairement des Etats-Unis et de leurs alliés. Ce sont les Kamenka et tous ceux qui font régner la confusion au sein du PCF et de la CGT. Si nous ne sommes pas d’accord avec ceux qui confondent dans leur dénonciation le PCF qui se bat, qui est en train de se transformer, il est clair qu’il va être impossible de continuer à feindre de défendre Cuba tout en étant le stipendié des pseudos syndicats ukrainiens, qui avec Ponomarev l’organisateur de la CIA, sont les agents de l’impérialisme. La clarté au sein du parti aidera l’ensemble de la gauche et des forces syndicales à évincer ceux qui prétendent encore mener un double jeu sur la paix et l’anti-impérialisme, mais encore faut-il qu’il y ait cette clarté politique. Encore faut-il que le « radicalisme » ne réserve pas tous ses coups à ceux qui tentent d’aller vers la constitution de ce parti tout en faisant de fait alliance avec des sociaux démocrates qui agissent en harmonie avec les liquidateurs pour la lutte des places. (note et traduction de Danielle Bleitrach)
Magali Della Sudda, autrice des « Nouvelles Femmes de droite », revient sur la notion de fémonationalisme, cette récupération de la cause des femmes par l’extrême droite dont le collectif Némésis est un exemple récent. La socio-historienne rappelle en quoi ces idéologies sont incompatibles avec le projet féministe, égalitaire et universaliste.
« Némésis n’aborde jamais la question de l’égalité salariale, de l’égalité dans le travail – salarié et domestique –, ni des fermetures de maternités », rappelle Magali Della Sudda.
Le politologue Martial Foucault a présenté, le mardi 8 avril, les conclusions une grande enquête réalisée auprès de 5 200 maires de France, concernant leurs intentions pour les élections municipales de 2026 et leurs questionnements.
Si la situation des édiles est souvent critique, en témoigne les alertes lancées depuis des années, « la crise des vocations des maires n’existe pas », selon Martial Foucault. Lors d’une table ronde au ministère de l’aménagement et du territoire organisé le 8 avril, le politologue a présenté les résultats de sa dernière enquête, effectuée auprès de 5 200 maires. À un an des élections municipales, l’ancien directeur du Cevipof et professeur des universités à Sciences Po Paris s’est intéressé à l’état d’esprit des élus locaux. Continuer la lecture de Pourquoi seulement 42 % des maires souhaitent se représenter pour les municipales de 2026
Ce que l’on nomme « la loi de l’offre et de la demande » pour fixer le prix d’un produit agricole aussi vital que le blé met les producteurs français en difficulté depuis deux ans. Mais si la récolte mondiale de l’été prochain devenait insuffisante pour couvrir les besoins au niveau planétaire, la spéculation à la hausse reprendrait dans les salles de cotation au détriment des consommateurs les plus pauvres dans le monde. Continuer la lecture de La France produit du blé à perte au risque d’en manquer
Le poids des différents syndicats dans le secteur privé a été dévoilé ce mardi 8 avril. Si aucun changement majeur n’est à souligner, la CFE-CGC, l’organisation des cadres, confirme la bonne forme du syndicalisme catégoriel et autonome, en gagnant 36 300 suffrages.
Naïm Sakhi
La confédération de Montreuil voit son audience reculer de 0,83 % mais reste deuxième organisation syndicale du privé et première dans les TPE (très petites entreprises) dont les dernières élections ont eu lieu en décembre 2024.
Face à une profession vieillissante et des défis structurels majeurs, l’agriculture attire de plus en plus de candidats issus d’horizons divers. Mais qui sont-ils, et qu’est-ce qui les pousse à tenter l’aventure ?
Lors de la manifestation dimanche pour contester la condamnation de Marine Le Pen à cinq ans d’inéligibilité, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a cherché à donner des gages à l’institution judiciaire.
La stratégie de la « cravate » laisse la place aux attaques contre les toges. Ce dimanche place Vauban à Paris, le Rassemblement national (RN) tenait meeting pour « sauver la démocratie » et attaquer les « juges tyrans qui exécutent l’État de droit », selon les mots du député Jean-Philippe Tanguy, non loin de la place de la Concorde, où déjà, le 6 février 1934, ses prédécesseurs menacèrent la République.
C’est Louis Aliot, maire RN, qui a lancé les hostilités devant seulement quelques milliers de sympathisants. « Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous rendront blanc ou noir », a-t-il lancé, citant Jean de La Fontaine. Voilà l’héritière du château de Montretout dépeinte en misérable. Continuer la lecture de Sur la place Vauban, le RN tombe le masque et met à mal sa dédiabolisation
Si le Rassemblement National, quel que soit le candidat, arrive largement en tête sans véritable concurrent à la hauteur du score de Macron en 2022 qui faisait encore plus de 27 % (le plus en avance est Edouard Philippe entre 20 et 25%). Tous les autres candidats, y compris Melenchon sont sur le socle le plus étroit de leur personne et de leur fan club. Ce qui s’est passé ce dimanche à Paris a illustré ce jeu des présidentiables testant leur clientèle d’une manière caricaturale au vu d’un contexte international et de ses incidences sur le quotidien des Français. Ce qui est apparu est effectivement l’étroitesse de ces socles y compris celui de Marine le pen et Bardella. En ce qui concerne ce parti, malgré l’annonce des 15.000 présents, le relatif fiasco marseillais de la veille se confirme, ils n’étaient pas plus de 5000.