Profitant de la pandémie de Covid 19, du terrorisme, des conflits, l’entreprise cofondée par Alex Karp et Peter Thiel a vendu à de nombreux États son logiciel d’analyse opérationnelle des données, privatisant petit à petit des fonctions régaliennes. Elle vient de publier un manifeste programmatique et idéologique, qui explique pourquoi elle accompagne la radicalisation guerrière de l’administration Trump.
Le livre République Technologique, publié par Alex Karp en février 2025,tient autant du programme politique que de la préfiguration d’un dystopique « futur de l’Occident » qui prend déjà corps
Le président Macron et son gouvernement donnent actuellement la priorité aux dépenses militaires au détriment du pouvoir d’achat des ménages. Du coup, les distributeurs font croître les importations de produits alimentaires afin de faire baisser les prix agricoles et comprimer les marges d’un nombre croissant d’entreprises agroalimentaires, ce qui fait reculer notre souveraineté alimentaire. Continuer la lecture de Les effets pervers du prix de la guerre sur les prix alimentaires
La tentative du gouvernement de remettre en cause le caractère chômé du 1er Mai, notamment pour les commerces, n’était pas anodine. Elle dit une chose simple : jusqu’aux conquêtes les plus symboliques du monde du travail peuvent être remises en cause. Dans ce contexte, rester dans la seule résistance ne suffit pas.
Car l’impasse est là. Économique, sociale, politique.
Il me semble qu’on peut poser le problème – réel – différemment dit Franck en réagissant à l’article de Bhim Burtel qui est un Népalais. Il me semble que ce dernier n’a jamais dans son article imaginé une neutralité des forces productives ce qui est intéressant dans son article est qu’il remet en cause l’hypothèse d’un capitalisme autoritaire despotique comme issue en montrant qu’il est trop tard pour une telle « solution » qui serait celle de l’Inde justement à cause de ce que décrit Franck, les pseudos inventeurs qui ne sont que « les soutiers de la privatisation » . Ils jouissent d’énormes capitaux et de la triple puissance des USA, une armada force armée que l’on voit à l’oeuvre dans le Golfe, la monnaie « universelle » y compris avec le petrodollar et la presse d’entreprise qui diffuse par censure et occupation du champ le narratif impérialiste. Mais cette triple puissance se heurte à la réalité ne serait-ce que de la pompe à essence et il faut mesurer comment cette réalité apparaît au sud, là où il faut détricoter les effets du colonialisme. Sans leur imposer notre schéma a priori mais en mesurant en quoi ils peuvent s’étayer mutuellement, ce que le texte de Franck permet à l’inverse d’autres « contributions » qui s’en montrent incapables. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
1) La technologie ne se développe pas de manière autonome, et elle n’est pas socialement neutre. La grande bourgeoisie dirige, en tant que classe dominante mondiale les choix sociaux et les choix technologiques sont des choix sociaux. L’histoire d’internet nous en offre une illustration probante. La grande bourgeoisie n’est pas pour grand chose dans l’apparition d’internet. C’est l’oeuvre de chercheurs, de bricoleurs et de militaires, cherchant des moyens de communiquer. Continuer la lecture de On peut poser le problème des robots et du capital différemment… Franck Marsal
Le passage du Canon français à Caen, samedi 18 avril, a été l’occasion pour des partisans d’extrême droite locaux d’enchaîner les saluts nazis et les insultes racistes ou homophobes en pleine rue. Conseillère municipale, l’eurodéputée insoumise Emma Fourreau a recueilli une cinquantaine de témoignages, dont une partie a été publiée sur les réseaux sociaux.
Des déjeuners feutrés aux rencontres officielles, les liens entre la formation lepéniste et le grand patronat s’institutionnalisent. Pour le sociologue Michel Offerlé, cette normalisation est la conséquence d’une bascule : l’extrême droite n’est plus jugée à l’aune de ses valeurs mais de sa compatibilité avec les intérêts économiques.
Jordan Bardella doit déjeuner ce lundi avec des représentants du Medef, une première pour le président du RN.
Après un récent dîner entre Marine Le Pen et des patrons du CAC 40, la stratégie de « dédiabolisation » du RN s’accélère, ce lundi, avec une rencontre institutionnelle entre Jordan Bardella et des représentants du Medef. Une large partie du patronat français semble avoir tourné la page du rejet moral pour privilégier une approche dite « pragmatique », voire opportuniste. Entre volonté d’influence sur un parti potentiellement au pouvoir en 2027 et une réelle porosité idéologique, le sociologue Michel Offerlé décrypte les ressorts de ce rapprochement.
Le fermage, un statut sécurisant l’accès au foncier agricole, fête ses 80 ans, mais ses failles sont exploitées par les grands exploitants. De quoi perturber l’accès fondamental à des terres, premier enjeu pour l’installation agricole.
Nantes (Loire-Atlantique), correspondance
Pour l’historien émérite René Bourrigaud, il y a eu deux temps forts dans l’émancipation paysanne : « L’abolition des privilèges en 1789 permettant de se libérer de la tutelle des seigneurs, puis en 1946 la création du fermage pour se libérer de la tutelle des grands propriétaires fonciers. » Le fermage vient tout juste de fêter ses 80 ans. À cette occasion, l’historien était invité à un colloque organisé le 11 avril, en Loire-Atlantique, par le syndicat la Confédération paysanne. Continuer la lecture de Comment les grands exploitants détournent un statut censé protéger les petits paysans in Reporterre
Vous dont les fins de mois s’arrangent par traîtrise
Il vous dit que c’en est assez
Assez mettre à l’encan la robe de la France
A la bourse d’Europe entre des maquignons
Escompter ses enfants, leur force et leurs souffrances
Dont Mère avec toi, nous saignons.Il dit qu’avec les feux truqués d’une légende
On égare un soldat fût-il intelligent
Et ses fils ne font pas une nation grande
A massacrer chez eux les gens
Que naguère ce fut nous-mêmes qui donnâmes
L’exemple que suivront les peuples indomptés
Et qu’on ne peut couvrir cette guerre au Viet-Nam
Du drapeau de la liberté
ARAGON, Les Yeux et la mémoire (1954)
Bonjour à chacune et chacun.
J’ai consacré cette semaine mon texte à l’un des enjeux majeurs du moment bien trop sous-estimé : celui de l’empilement des armes nucléaires dans le cadre de la course aux armements en cours. À la veille de l’ouverture de la conférence de révision du Traité de non-prolifération nucléaire, un mouvement devrait se déployer pour que les gouvernements particulièrement le gouvernement français renforce ce traité au lieu de préparer son affaiblissement.
Conçu par la chercheuse mexicaine Martha Alicia en 2009, le Violentomètre s’est diffusé en France à la fin des années 2010. Outil de sensibilisation aux violences sexistes et sexuelles (VSS), il a donné naissance à d’autres échelles graduées plus spécifiques à certains environnements, ou à d’autres formes insidieuses de violences. L’association « Les Chouettes effraient » en proposent une nouvelle déclinaison sous forme de « Paritomètre ». A découvrir pour amorcer notamment une réflexion sur l’égalité des genres avec des élèves de lycée.
Objectifs et déclinaisons du Violentomètre
Le Violentomètre, en permettant de visualiser à travers 23 situations types l’enchainement progressif des violences conjugales, a largement contribué à diffuser la notion, essentielle, de continuum des VSS. En vert : la relation est saine et respectueuse ; en jaune et orange : la vigilance est nécessaire, certaines attitudes sont déjà violentes ; en rouge : la situation est dangereuse, il faut se protéger et demander de l’aide. Le passage d’un degré à un autre est le plus souvent insidieux et diffus. Le Violentomètre aide à en prendre conscience et à repérer les signaux d’alerte.
L’outil s’est en quelques années décliné sous différentes formes, pour cibler les mécanismes de violences de genre s’exerçant dans un milieu en particulier, par exemple associatif, syndical, médical, sportif … ou ciblant des groupes : valisdomètre, racistomètre, violentomètre de la grossophobie …
Un nouvel outil : le Paritomètre
Sous une forme graduée équivalente, on peut découvrir désormais sur le site de l’association « Les Chouettes effraient » en téléchargement gratuit un « Paritomètre ». Il aide à visibiliser et conscientiser « des mécanismes parfois banalisés : inégalités de prise de parole, répartition implicite des rôles, interruptions répétées, invisibilisation du travail des femmes, accès différencié aux responsabilités… » qui, au quotidien, font obstacle à une parité effective, allant des « micro-déséquilibres » aux « violences symboliques » en passant par les « inégalités installées ».
Un « outil d’auto-diagnostic et de discussion collective autour de la parité et de l’égalité femmes-hommes », concret, facile à manipuler et exploiter, qui permettra d’ouvrir le dialogue en classe, dans le cadre notamment d’une séance consacrée à l’égalité des genres en EVARS ou à la socialisation différenciée en SES. Parce que « Mesurer la parité, c’est déjà agir. »
Publié mardi 15 avril, le baromètre annuel des droits des personnes malades réalisé par France Assos Santé atteste d’une augmentation des pénuries de médicaments, des difficultés d’accès aux soins et des dépassements d’honoraires.