LA BOUCHE D’ÉGOUT par Pierre Caillaud-Croizat

J’ai été contacté hier par Marie-Claire Cailletaud, que je remercie, qui m’a informé d’un article dans le JDD du 31/08/2025 particulièrement malveillant envers Croizat et les communistes en général.
Cela mérite un droit de réponse que je m’octroie ici.
N’ayant pas de contact à la CFTC, j’espère que certains d’entre vous feront le nécessaire afin que ma réponse leur parvienne et puisse être remise à l’auteur de l’article, M. Thouvenel, ancien vice-président de la CFTC.
Merci d’avance.
Après avoir pris connaissance de cet article dans le JDD du 31 août 2025, je me sens obligé d’apporter quelques précisions sur mon point de vue à M. Thouvenel, ancien vice-président de la CFTC.
Evoquant Ambroise Croizat, M. Thouvenel explique qu’il n’a pas désavoué le pacte germano-soviétique.
C’est effectivement le cas de la grande majorité des communistes à cette période.
Et c’est facile à comprendre quand on connait les raisons profondes qui ont amené Staline à conclure ce pacte. Entre autre les atermoiements et tergiversations diplomatiques des gouvernements anglais et français pour conclure des alliances de défense mutuelle avec l’Union soviétique, et la signature des accords de Munich par les mêmes.
Quelque temps après, Croizat est arrêté avec d’autres députés communistes par les autorités de la IIIè république et embastillé pour une durée qui s’étendra d’octobre 1939 à février 1943, soit quasiment 3 ans et demi dont presque deux au bagne.
La première chose que je voudrais rappeler à M. Thouvenel, c’est que les députés communistes ont été destitués, condamnés et emprisonnés par ceux qui avaient en 1936 refusé le soutien à l’Espagne républicaine, les mêmes qui ont signé avec Hitler les Accords de Munich, qui ont permis à l’Allemagne nazi de dépecer et occuper la Tchécoslovaquie avec qui nous avions des accords de défense militaire réciproque, et qui permettaient à l’occupant d’utiliser l’industrie de ce pays pour réaliser ses ambitions d’expansion territoriale, et toujours les mêmes qui s’apprêtaient à se vautrer dans la collaboration en confiant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.
Seuls 80 d’entre eux ont refusé de les voter.
Et quand M. Thouvenel évoque avec beaucoup de légèreté cette période de détention, il ne semble pas apprécier pleinement les conditions dans lesquelles les députés ont été détenus.
Ils vont séjourner dans plusieurs prisons d’abord en France métropolitaine. Dans les courriers qu’il envoie à son épouse, Croizat décrit l’extrême précarité des conditions de détentions. Les députés sont privés d’accès aux journaux, l’hygiène est déplorable, les cellules sont glacées l’hiver et étouffantes en été, la ration alimentaire est limitée à sa portion congrue.
Ils ont faim.
Début avril 1941, ils vont être transférés par bateau, à fond de cale et boulets aux pieds, de Marseille en Algérie. On les envoie au bagne de Maison-Carrée dans la banlieue d’Alger.
Leur situation va encore se dégrader au point qu’ils tombent malades les uns après les autres, atteint par la malnutrition, le typhus, la dysenterie, attaqués de toutes parts par les vermines en tous genres et pourchassant les rats qui viennent leur courir dessus pendant leur sommeil.
L’objectif recherché est clairement de les faire mourir d’épuisement à petit feu.
Quand Croizat sortira du bagne en février 1943, 3 mois après le débarquement allié, il sera comme tous ses camarades terriblement affaibli physiquement et aura perdu 30 kilos.
Et quand M. Thouvenel se permet de dire que « comme déporté et résistant, on a connu mieux », je pense qu’il ne mesure pas la dureté du calvaire qu’on a fait subir à ces élus du peuple déchus arbitrairement par ceux qui sont devenus des collabos. Ce commentaire méprisant est une honte absolue et digne d’une bouche d’égout.
J’ai été aussi particulièrement accablé par la manière dont M. Thouvenel évoque la création et la mise en place de la sécurité sociale. Il explique que Croizat n’est pas ministre quand les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 font leur apparition et que cela valide une participation minimale de celui-ci.
Mais quand on relate des faits historiques, la moindre des choses conduisant à l’honnêteté consiste à prendre connaissance du rôle qu’ont tenu les uns et les autres dans l’élaboration de ces ordonnances. Le texte qui leur donnera naissance a été discuté à l’Assemblée consultative provisoire.
Et dans celle-ci, la commission du Travail et des Affaires sociales, dont Croizat était le président, a pesé de tout son poids pour que ces ordonnances soient conformes à ses orientations.
Je ne puis m’empêcher de vous faire prendre connaissance de ce que le ministre Croizat en avait dit lui-même dans un discours à L’Assemblée prononcé le 8 août 1946 :
« L’ordonnance du 4 octobre 1945, à laquelle est à juste titre attaché le nom d’un ami qui nous est commun à tous, M. Alexandre Parodi, a été le produit d’une année de travail au cours de laquelle des fonctionnaires, des représentants de tous les groupements et de toutes les organisations intéressées, des membres de L’Assemblée consultative provisoire, dont certains font partie de la présente Assemblée, ont associé leurs efforts pour élaborer un texte que le gouvernement de l’époque a en définitive consacré conformément à l’avis exprimé par 194 voix contre 1 à l’Assemblée consultative. »
Je conseille également à M. Thouvenel la lecture du livre d’Emmanuel Defouloy (Ambroise Croizat, justice sociale et humanisme en héritage, paru aux éditions du Geai Bleu le 14 mai 2025) qui relate avec maintes précisions et documents à l’appui l’influence de Croizat et de la commission du Travail et des Affaires sociales sur le contenu de ces ordonnances et l’éclairera dans ses connaissances de l’histoire sociale de notre pays.
Quant au rôle central qu’a tenu M. Pierre Laroque, personne n’en disconvient. Mais je dois rappeler à M. Thouvenel qu’un haut fonctionnaire est au service d’un ministre, que ce soit Alexandre Parodi ou Ambroise Croizat, qu’ils ont agi de concert dans cette construction avec bien d’autres (je pense notamment aux conseillers qui entouraient Croizat comme Henri Raynaud, Henri Jourdain, maître Marcel Willard…), et que la mobilisation des militants de la CGT a été déterminante pour donner une réalité concrète et physique à cette œuvre civilisatrice qu’est la sécurité sociale.
Toujours dans ce discours à L’Assemblée du 8 août 1946 :
« Le plan de sécurité sociale est une réforme d’une trop grande ampleur, d’une trop grande importance pour la population de notre pays pour que quiconque puisse en réclamer la paternité exclusive.
Cette sécurité sociale, née de la terrible épreuve que nous venons de traverser appartient et doit appartenir à tous les français et toutes les françaises sans considérations politiques, philosophiques ou religieuses. C’est la terrible crise que notre pays subit depuis plusieurs générations qui lui impose ce plan national et cohérent de sécurité. »
M. Thouvenel pourra constater que Croizat sait prendre de la hauteur et mettre en valeur l’importance du collectif, ce dont il ferait bien de s’inspirer tant il semblerait que cette qualité lui soit étrangère. En être dépourvu en matière de syndicalisme confère à une usurpation de la fonction.
A la fin de votre article, vous attribuez à George Bidault un rôle d’inspirateur du programme du CNR « les jours heureux » qui a préconisé la création de la sécu. Je veux bien vous croire sur parole, bien qu’en matière d’inspiration, ma référence se porte plutôt sur Pierre Villon.
Mais en aucun cas cela n’a été suivi d’effet par la CFTC, qui au contraire s’est opposée vigoureusement à ce que le ministre Croizat mettait en œuvre avec son équipe.
Certainement plus préoccupée par la disparition des caisses confessionnelles d’avant-guerre que par l’intérêt général, elle est allée jusqu’à refuser par dépit, de présenter des candidats aux premières élections des administrateurs de la sécurité sociale.
Et cela M. Thouvenel, ce sont des faits historiques, loin de vos élucubrations partisanes et malsaines fortement teintées d’anticommunisme et desquelles suinte cet insipide salmigondis dont vous nous avez grassement abreuvé et saturé jusqu’au dégoût. La citation de Staline à laquelle vous avez fait référence vous sied à ravir.
Le marigot bolchevique ne vous adresse pas ses salutations et pense que vous êtes mûr pour passer vos vacances à Saint Raphaël dans le Var, ville dans laquelle le maire LR à porosité RN vient d’ériger une stèle en mémoire des victimes du communisme. Montrez lui votre article, il vous accueillera les bras ouverts et votre succès contribuera à flatter vos petites ambitions de rayonnement médiatique.
Pierre Caillaud-Croizat, petit fils du ministre Croizat

Sécurité sociale, arrêts maladies… Ces décrets que le gouvernement veut faire passer avant sa chute annoncée le 8 septembre

Alors que le vote de confiance du 8 septembre approche, le gouvernement Bayrou poursuit, en toute discrétion, sa politique antisociale. Un coup de force dénoncé par les élus de gauche.

 

C’est un vieux truc d’illusionniste : profiter de ce que l’attention du public se concentre sur une main pour, de l’autre, réaliser son tour de passe-passe en douce. Alors que l’échéance du 8 septembre, journée durant laquelle le premier ministre engagera la responsabilité de son gouvernement à l’Assemblée nationale lors d’un vote de confiance, est dans toutes les têtes, l’exécutif poursuit discrètement sa politique antisociale. Comme l’Humanité le révèle, François Bayrou s’apprête à s’attaquer à l’assurance-maladie en imposant, entre autres, par décrets, le doublement des franchises pour les assurés.

Lire Aussi: Consultation du Premier Ministre : face au budget d’austérité, le PCF propose un pacte d’avenir pour la France !

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Changer les aides publiques, leurs critères et leur contrôle pour changer le rôle des entreprises (vidéo)

Ndlr de Mac: Un article pour une meilleure compréhension du système d’aides publiques aux entreprises ou comment l’argent public est détourné. Pour combattre aussi les détracteurs qui remettent en cause les 211 milliards versés. La dette n’est pas de la faute des citoyens-nes… A diffuser et mettre entre toutes les mains!

Alain Morin

À nouveau, à l’occasion de la commission d’enquête[1] du Sénat sur l‘utilisation des aides publiques aux grandes entreprises et à leurs sous-traitants, la question du contrôle et de l’efficacité de ces aides fait l’actualité.

Jour après jour, son rapporteur, Fabien Gay, sénateur communiste, a dénoncé les scandales des multinationales qui s’en repaissent tout en versant de généreux dividendes à leurs actionnaires, en rachetant leurs propres actions, voire même en supprimant des milliers d’emplois.

L’Humanité a rapporté quotidiennement des cas d’entreprise, relayé ces événements et en a fait ce qui devient une grande campagne politique… que nous pouvons mieux politiser.

Michelin : “En 2023 a cumulé 113 millions d’euros d’aides publiques… Malgré un versement de 1,4 milliard d’euros de dividendes, et un plan de rachat d’actions, Michelin veut licencier plus de 1 200 salariés en France”. L’Humanité du 20 mars 2025. ST Microélectronics “5 milliards d’argent public, 200 millions de dividendes et 3000 licenciements : que se passe-t-il chez ST Microélectronics ?” L’Humanité du 9 avril 2025. Carrefour : “En 2018, le groupe de la grande distribution touche 350 millions d’euros de diverses aides publiques – principalement des exonérations de cotisations sur la masse salariale – pour un effectif de 109 000 salariés. En 2024, il bénéficie d’un montant quasi similaire 330 millions d’euros. Sauf que dans l’intervalle, les effectifs eux sont tombés à… 85 000 salariés.”. L’Humanité du 11 avril 2025. Continuer la lecture de Changer les aides publiques, leurs critères et leur contrôle pour changer le rôle des entreprises (vidéo)

Plus de 180 lieux de mobilisation : dans l’énergie, les agents font grève pour des salaires et des prix justes

En grève à partir de ce 2 septembre à l’appel de la FNME-CGT, les agents du secteur de l’énergie dénoncent leur grille salariale – dont trois échelons sous le SMIC – et la hausse des factures pour les entreprises et les ménages.

 

Le grand coup d’envoi de la rentrée sociale sera cette année donné par les énergéticiens. À partir de ce mardi 2 septembre, les agents d’EDF, d’Engie, d’Enedis et de toutes les industries électriques et gazières sont appelés à la grève et à la mobilisation par la FNME-CGT. Plus de 180 lieux de mobilisation et piquets de grève ont été décomptés par la fédération syndicale, annonçant un mouvement suivi sur tout le territoire (NDLR de MAC: Solidarité avec les agents dés demain matin devant le CRPE de Golfech!) Continuer la lecture de Plus de 180 lieux de mobilisation : dans l’énergie, les agents font grève pour des salaires et des prix justes

Elections municipales 2026 : Face à la crise du service public municipal sortons de la posture du gestionnaire impuissant (l’exemple de Vitry 94)

Pierre Bell Lloch

Pierre Bell Lloch, maire de Vitry sur Seine

Pendant des décennies, la gestion communiste des collectivités territoriales aura contribué à faire toucher du doigt une contre-société impulsée par le Parti Communiste Français. Vitry, Ivry, Vénissieux, Montreuil, Echirolles, Port-de-Bouc ou encore Avion… sont autant de noms ancrés dans les mémoires de l’histoire sociale de notre pays. Des villes ouvrières où les ouvriers et leurs représentants eux-mêmes administrent leur ville au travers de politiques publiques novatrices.

Ce « communisme municipal » reste à la fois une identité historique et une réponse concrète à la question sociale. Répondant toujours à la même ambition : améliorer concrètement les conditions matérielles des classes populaires tout en servant de point d’appui à une lutte politique nationale pour renverser le capitalisme. Continuer la lecture de Elections municipales 2026 : Face à la crise du service public municipal sortons de la posture du gestionnaire impuissant (l’exemple de Vitry 94)

Oyez braves gens, Fabien Roussel veut nationaliser les banques, de l’anticommunisme comme une illusion d’optique… aveuglante… par Danielle Bleitrach

NDLR de MAC: mosaïque d’informations et de textes pour mieux appréhender la réalité d’aujourd’hui. Attention, temps de lecture long!

Nous poursuivons sur la thématique du renversement dialectique avec cette dernière mosaïque, qui nous montre par plusieurs angles complémentaires la réalité de la situation. Pendant que Mélenchon appelait sur France Inter à « remplacer la 5ème république par une 6ème qui corrige ses défauts comme la 5ème à corrigé les défauts de la 4ème » et à ce que « les syndicats se rangent derrière le mouvement spontanéiste du 10 septembre », une toute autre réalité se présente : celle du prolétariat qui cherche son organisation, tant sur le terrain syndical que sur le terrain politique. Sur le terrain syndical, chacun, sur les lieux de travail fait aujourd’hui l’expérience concrète que la grève est nécessaire pour obtenir un rapport de force, que la grève nécessite une organisation et que la première chose à faire pour améliorer l’organisation, c’est de renforcer le syndicalisme, de se syndiquer, de créer des sections syndicales (chacun peut le faire dans son entreprise si elle n’existe pas encore, il faut le dire et le marteler), en particulier à la CGT qui comme toujours, sera la cheville ouvrière des principales batailles. Cette réalité vécue ne peut être occultée par une projection de Mercator médiatique qui ne parle pas des mobilisations qui s’amorcent, du mouvement qui monte. Sur le terrain politique, il en est de même. Le renouveau des tentatives de criminalisation du communisme n’est pas anecdotique. L’article que relaie Danielle ci-après, dénonçant le « pacte avec le diable du socialisme » de Fabien Roussel et du PCF avec « en toile de fond la Chine et le monde multipolaire » le confirme : des questions fondamentales sur l’organisation du monde et sur l’organisation sociale de notre pays sont posées et le PCF tient le fil que craint la bourgeoisie française, non pas la 6ème république « qui corrigerait les défauts de la 5ème », mais une autre trajectoire, celle de la paix, du monde multipolaire, de la modernisation de la France par la coopération et sans abandon de souveraineté. Cette trajectoire ferait sortir la bourgeoisie réactionnaire de la protection de ses puissants amis états-uniens et la confronterait seule à son propre peuple, dans la continuité de la Commune de Paris et de la Libération de 1945, c’est pour cela qu’elle la craint. Alors, comme un canard sans tête, comme le Roi de Bohême à Crécy nous dit Danielle, les bourgeoisies européennes, la française en tête, continuent à tout sacrifier à la guerre contre la Russie : les 1350 milliards pour contenter Trump et obtenir le droit de poursuivre l’agonie de l’Ukraine et les dépenses folles d’armement (US) alors que partout les Ukrainiens désertent refusant cette guerre qu’on leur impose. Il faudra donc beaucoup plus d’argent que le budget Bayrou. Ce n’est qu’un début. Préparons et organisons. (note de Franck Marsal pour Histoireetsociété)

La semaine du 18 août 2025, l’Union africaine a officiellement approuvé la modification de la carte de l’Afrique, qui, depuis le XVIe siècle, est représentée selon la projection de Mercator. Cette projection augmente artificiellement la taille de l’Europe et de l’Amérique du Nord, et réduit celle du continent africain à environ la moitié de sa taille réelle.

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Crimes homophobes et sexistes : l’urgence d’un plan national de lutte contre le masculinisme

 

Publié le 26 août 2025

Le Parti communiste français exprime sa profonde émotion suite à la découverte dans la Seine à Choisy-Le-Roi dans le Val-de-Marne des corps sans vie de quatre hommes et la mise en examen d’un homme suspecté de cette série de crimes. La motivation semble être homophobe du fait du profil ciblé des victimes : des hommes homosexuels. Continuer la lecture de Crimes homophobes et sexistes : l’urgence d’un plan national de lutte contre le masculinisme

Retour de l’Université du PCF, par Franck Marsal + Video de clôture de Ian Brossat

 

Je conclus cette série sur le courage face à la montée des affrontements de classe et de la guerre par le Parti Communiste Français, et ma « note d’ambiance » de retour de l’Université d’été. Pour garder courage, il faut des points d’appui, des choses dont on ne doute pas quoiqu’il advienne. Pour moi, il y en a trois majeurs : le premier est la confiance dans la justesse de la théorie communiste, du matérialisme dialectique historique, formulé par Marx, Engels, Lénine et tant d’autres et surtout confirmées par l’histoire dans un nombre désormais très conséquents de situations et de pays. Il faut lire, se former et apprendre cette théorie pour comprendre à quel point chaque jour l’actualité politique nationale et internationale la confirme. Le second point d’appui, c’est la confiance dans le peuple, dans sa créativité pour surmonter les obstacles et dans sa capacité à triompher. Dans le mouvement du peuple qui accomplit l’histoire dans toutes ses contradictions, il n’y a ni véritable échec, ni pure répétition. Il n’y a que recherche de la solution, et comme le fleuve trouve toujours la mer, le peuple, même s’il doit passer par de longs détours, trouve toujours la solution des problèmes historiques. Pas par magie, mais parce qu’il contient l’intelligence sociale et qu’il est dans la confrontation permanente de cette intelligence et de cette créativité avec la réalité. Le troisième point d’appui dans les circonstances du capitalisme finissant, ce sont les partis communistes, et en particulier, pour la France, le PCF. L’apprentissage théorique et pratique du marxisme ; il n’y a pas de meilleur lieu pour le faire que dans l’action et dans la discussion avec les communistes eux-mêmes, c’est à dire au sein du parti. Là non plus, ce n’est pas de la magie, c’est que les communistes rassemblent le lien avec le peuple (même s’il peut sembler aujourd’hui distendu par rapport à ce qu’il a pu être) et la réflexion théorique (même remarque, quelles que soient les limites dans la situation actuelle). Et la confiance n’exclue pas la critique, au contraire, elle s’y développe. Quelle confiance accorder à quelqu’un qui ne vous dit jamais rien, vous laisse avancer sans rien questionner et finalement, cache son opinion derrière des convenances ? C’est l’esprit qu’a établi Maurice Thorez au sein du PCF, lorsqu’il a lancé sa campagne « Que les bouches s’ouvrent » et qu’il relayait vertement par une rubrique spéciale dans l’Humanité les lettres des communistes dénonçant les insuffisances de cadres du parti qui étaient cités nommément. « Il faut critiquer les directions et ne pas craindre, ainsi que l’a indiqué le comité de la région parisienne, de changer les directions qui n’acceptent pas la critique ou qui ne changent pas leur pratique » (l’Humanité, 23 septembre 1931) (Note de Franck Marsal pour Histoire&Société)

Je suis sur le retour après 3 jours de débats à Montpellier, marqués pour moi par la préparation et l’animation du débat autour de notre livre collectif « Quand la France s’éveillera à la Chine ». Ce débat a eu lieu ce dimanche matin, dans une salle archicomble et une qualité d’écoute et d’échanges remarquable. De nombreux camarades n’ont pu entrer dans la salle et se sont reportés sur d’autres sujets proposés en même temps. Ce débat et les réflexions que notre travail apporte étaient donc attendus. La vente de livres qui s’en est suivie a épuisé le stock disponible (et se poursuivra en ligne par une nouvelle série de commande auprès de l’éditeur), tant ceux qui avait été transmis à la librairie par la fédération de l’Hérault que les exemplaires que j’avais avec moi. On me pardonnera j’espère cette coquetterie, c’était un vrai plaisir de voir tout ces camarades finissant l’Université d’été avec notre ouvrage sous le bras. Continuer la lecture de Retour de l’Université du PCF, par Franck Marsal + Video de clôture de Ian Brossat

Julien Sueres aux universités d’été du PCF, construire pour riposter!

Julien SueresJulien Sueres Crédits : DR

Les universités d’été du Parti communiste français se sont tenues du 22 au 24 août à Montpellier, rassemblant plus de 900 militants et élus venus de toute la France. Parmi eux figurait Julien Sueres, candidat déclaré aux municipales de Castelsarrasin, représentant le Tarn-et-Garonne.

Cette rencontre annuelle a été marquée par une actualité politique brûlante : l’annonce par François Bayrou d’un budget prévoyant 44 milliards d’euros d’économies. Une orientation que le PCF qualifie d’austéritaire et contre laquelle il prépare une riposte politique d’ampleur. Le parti a d’ores et déjà annoncé qu’il voterait toute motion de censure si le gouvernement ne recule pas. « Les communistes seront de toutes les mobilisations, y compris celle du 10 septembre. Il faut respecter ce peuple qui se cherche et ne se retrouve pas dans les syndicats ou les partis », explique Julien Sueres. Continuer la lecture de Julien Sueres aux universités d’été du PCF, construire pour riposter!

Ce que propose Fabien Roussel est la seule chose sensée, il y manque encore une chose: un parti à la hauteur d’une telle ambition…… (+ vidéo UEP Montpellier)

Nous publions en vidéo l’ensemble du discours et ce résumé mérite l’attention de tous et bien au-delà des partis, pas sans eux, pas contre eux mais avec le peuple français qui doute du monde politique et a besoin d’avoir autour de lui, avec lui des gens qui lui ressemblent et qui donne la force de leur conviction et de leur exemple à ceux qui s’estiment non sans raison abandonnés… Et que surtout on ne nous refasse pas les coup de tous les « régimes socialistes passés, présents, sont des vrais horreurs mais moi je serai parfait promis, juré… C’est sans hostilité le discours des trotskistes qui partout les a conduit à 2%, nous y sommes est-ce qu’on continue? On a mieux à faire… je ne fais pas partie du fan club de Fabien Roussel, nous avons des divergences qui n’ont pas disparues mais le courage politique et le désintéressement a toujours ma sympathie par rapport à ceux qui jugent sur le bord de la route… (note de danielle Bleitrach)

Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, aux Universités d'été du parti à Montpellier le 23 août 2025

Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, aux Universités d’été du parti à Montpellier le 23 août 2025© GABRIEL BOUYS

Le Parti communiste (PCF) va proposer un « pacte pour la France » prônant « un plan d’investissement de 500 milliards d’euros sur cinq ans », « au service du climat et de la réponse aux urgences sociales », a déclaré samedi son secrétaire national Fabien Roussel. Continuer la lecture de Ce que propose Fabien Roussel est la seule chose sensée, il y manque encore une chose: un parti à la hauteur d’une telle ambition…… (+ vidéo UEP Montpellier)