Depuis le début du mois, Pap Ndiaye fait feu de tout bois, annonçant une série de mesures allant du primaire au collège. Derrière les éléments de langage, une réalité se dessine pour le futur de l’école. Et elle n’est pas rassurante.
Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé, le 6 janvier, la généralisation de la « 6e tremplin ». L’enseignement de la technologie en fera les frais. Patrick Batard/Abaca
Petit à petit, le paysage éducatif de cauchemar entrevu sous Jean-Michel Blanquer se précise: une école au moindre coût, chassant devant elle les professionnels qualifiés pour proposer aux classes populaires et moyennes l’aumône d’un enseignement dévalorisé, vers un avenir de bullshit jobs. Celles et ceux qui auraient, de bonne foi, fondé quelques attentes sur l’arrivée de Pap Ndiaye Rue de Grenelle risquent de passer très vite de l’espoir à la colère. Les annonces faites depuis la rentrée de janvier, qui visent principalement – mais pas seulement – le collège, ne font que confirmer la tendance. « L’homme malade du système », tel que l’a stigmatisé en septembre le ministre lui-même, ne se voit en vérité proposer que des remèdes de grand-mère ou d’apothicaire à la Molière, du genre qui tuent le malade plus sûrement qu’ils le soignent. Continuer la lecture de Des remèdes de grand-mère pour le collège
Ces 4 et 5 janvier 2023, 9 contributions ont été publiées.
Je développerai particulièrement (ci-après) celle intitulée « L’humanité, porteur de communisme » , des camarades Nathalie Simonnet, Isabelle de Almeida, Thierry Aury, Gilbert Garrel et Hervé Bramy :
Les autres contributions sont :
Le temps d’après « les jours heureux », du camarade Alain Boutroue, de l’Oise, aborde l’évolution sociale avec un regard de longue période et s’interroge : « Les crises de 1968, 1973, 2008, 2019, devenues incessantes, nous rappellent, que tout notre peuple et nous même devons reconsidérer le monde libéral, l’économie du grand capital. Sinon, nous ne parviendrons pas à changer durablement cette société. » Il soulève et apporte des éléments de réponses à 3 questions : Continuer la lecture de 39ème congrès du PCF, les contributions des 4 et 5 janvier : le débat sur l’Huma resurgit
Retraites À l’annonce de la réforme, l’ensemble des organisations syndicales et de jeunesse s’unissent et appellent à une journée d’action et de grève le 19 janvier. Les partis politiques de gauche organisent un meeting unitaire le 17 janvier. Quels sont les leviers qui vont permettre au mouvement social de gagner?
Catherine PerretSecrétaire confédérale de la CGTAndré ChassaignePrésident du groupe GDR, député PCF du Puy-de-DômeStéphane SirotHistorien du syndicalisme
Le rapport de forces capital-travail est-il en train de changer? Fin 2022, de nombreuses mobilisations sur les salaires ont obtenu des résultats importants. À l’heure où l’inflation explose et où la récession frappe à la porte, les classes populaires voient leur niveau de vie régresser et leurs emplois menacés. Dans le même temps, les profits du CAC 40 battent des records, avec plus de 80 milliards de dividendes versés aux actionnaires. La bataille sur les retraites semble maintenant décisive dans cet affrontement de classe. D’après les enquêtes d’opinion, et de manière encore plus marquée chez les salariés, l’opposition est très majoritaire à la réforme Macron-Borne visant à reculer l’âge du départ à la retraite et à allonger la durée de cotisation. Dans ce contexte, le mouvement social s’unit. L’ensemble des organisations syndicales et de jeunesse ont signé une déclaration commune et appellent à une journée interprofessionnelle d’action et de grève le jeudi 19 janvier. Après une première rencontre le 10 janvier, les partis de gauche tiendront un grand meeting unitaire le mardi 17 janvier au gymnase Japy, à Paris. Continuer la lecture de Comment les salariés peuvent-ils faire reculer le gouvernement? + Appel intersyndical 19 janvier
À l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, jeudi, le groupe d’extrême-droite met sept textes sur la table, dont la présomption de légitime défense et l’uniforme à l’école, et reprend aussi à son compte des propositions revendiquées par la gauche.
L’un des objectifs poursuivi par le groupe RN avec sa niche parlementaire: reprendre à son compte des propositions revendiquées par la gauche pour la mettre dans l’embarras. JULIEN DE ROSA / AF
Un fond réactionnaire et des manœuvres stratégiques. Voilà, en résumé, l’esprit des sept propositions inscrites dans la niche parlementaire du Rassemblement national (RN), qui aura lieu le 12 janvier.
D’abord, il y a quelques idées phares du programme de Marine Le Pen, comme la présomption de légitime défense, proposition partagée avec Eric Zemmour lors de la dernière présidentielle. Avec une telle loi, un policier, un gendarme ou un militaire ne serait plus pénalement responsable si « pour se défendre ou défendre autrui contre une atteinte injustifiée, il s’est trouvé dans l’obligation d’utiliser son arme », y compris si cet usage donne la mort. Un texte qui piétine l’Etat de droit, notamment en retirant la notion de « proportionnalité », qui exige que la réponse à une attaque soit égale à sa gravité. Continuer la lecture de Niche RN à l’Assemblée : fond réac et petits pièges
Les lois de décentralisation se succèdent. La gestion de proximité est mise à l’honneur. Mais concrètement peu de choses changent sur le terrain. C’est ce que l’Inspection générale montre dans un rapport qui dénonce le grand flou de la réforme territoriale et , par suite, le caractère toujours très descendant des circulaires et du dialogue de gestion. Recteurs et recteurs régionaux se coordonnent mal. Le ministère continue d’entretenir un dialogue abondant mais monocorde avec les académies. Le rapport milite pour une décentralisation aboutie et un pas supplémentaire vers une éducation moins nationale. Affaire à suivre…
Une contractualisation de façade
« Il est nécessaire de transformer le pilotage du système éducatif vers un mode de management ouvert et interactif dans une logique de subsidiarité affirmée et porteuse de valeur ajoutée à tous les niveaux ». C’est le credo de Déborah Bé et Emilie-Pauline Gallié, qui signent ce rapport sur « les relations entre les administrations centrales, les services déconcentrés et les opérateurs dans le champ de l’enseignement scolaire, de la jeunesse et des sports et de l’enseignement supérieur ». Or force est de constater que, pour elles, on reste loin de cet objectif pourtant affirmé avec continuité à travers les réformes.
Franck Marsal, comme promis assume un résumé des textes en débat pour le 39e congrès du PCF. Disons notre sentiment à la lecture de ce résumé : je ne pense pas qu’il existe en France hormis le PCF, une seule force politique apte à mener un tel débat, sur le fond, évitant les questions de personne, le posant seulement en tant qu’il peut être utile à notre peuple et il faut donc l’apprécier. Mais d’un autre côté, il témoigne encore d’un enfermement intellectuel, une sorte de “provincialisme”, ignorant ce qui est en train de changer dans le monde et les analyses qui montent de partout, du mouvement communiste international et du “sud”. Il y a trente ans d’ankylose dans ce début de prise de conscience, mais il n’y a rien d’autre et la situation française, mondiale, exige que ce parti existe et avance, plus il y aura d’apports mieux ça vaudra. Comme on disait “ce n’est qu’un début, continuons le combat” même si la route parait longue, on ne voit pas d’autre chemin. Comme disait Archimède, donnez-moi un levier et un point d’appui et je soulèverai le monde: depuis le 38 e congrès le point d’appui commence à s’étayer, le retour aux couches populaires, la défense de la souveraineté française, tout ce que symbolise la campagne et l’actualité de Fabien Roussel – voir ci-dessous son interview de ce matin- il reste à avoir le levier à savoir le parti communiste lui-même.. (note de Danielle Bleitrach dans histoireetsociete)
Contributions publiées le 3 janvier 2023
6 contributions ont été publiées sur le site du congrès le 3 janvier 2023. Ce sont les contributions :
• du camarade Luc Foulquier, des Bouches du Rhône “Écologie : la bataille des mots”
• du camarade Esteban Evrard, des Ardennes, “Répondre à la question nationale par l’universalisme”
• de la camarade Françoise Hily, de Seine et Marne “Mesures concernant l’enseignement”
• du camarade Roland Foissac, du Tarn “le communisme au présent”
• de la camarade Christine Blandel, des Bouches du Rhône “Les binômes homme / femme dans le parti, une nécessité”
• du camarade Bertrand Péricaud, du Pas de Calais, “Pour une analyse plus juste du monde actuel”.
Écologie et communisme :
Je commencerai par la contribution du camarade Luc Foulquier, des Bouches du Rhône :
Ce qui se passe au Brésil et qui fait songer aux événements du Capitole aux USA prouve à quel point “la démocratie” dont les USA prétendent être les “défenseurs” n’est comme le disait Brecht que l’autre visage du fascisme quand l’on conteste si peu que ce soit le pouvoir au capital, elle en devient le prolongement par temps de crise. C’est toute l’Amérique latine, toute la planète, qui est désormais soumise à cette tension dont la guerre n’est que l’une des faces. Être contre le fascisme réellement c’est dénoncer aussi la guerre et les forces qui l’entretiennent. (note de Danielle Bleitrach dans histoireetsociete)
Par Le Figaro avec AFPPublié hier à 19:36, mis à jour hier à 23:55
Au Brésil, des centaines de partisans de Jair Bolsonaro envahissent le Congrès, le Palais présidentiel et la Cour suprême. Au moins 150 partisans de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro ont été arrêtés après l’invasion et le saccage dimanche du Congrès, de la Cour suprême et du palais présidentiel à Brasilia, selon plusieurs médias. Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a condamné dimanche l’invasion des lieux de pouvoir à Brasilia par des «vandales fascistes» et décrété une «intervention fédérale» sur les forces de l’ordre pour reprendre en main la sécurité de la capitale. «Nous allons tous les retrouver et ils seront tous punis», a déclaré au sujet des bolsonaristes responsables de saccages Lula, investi président il y a seulement une semaine, depuis Araraquara, dans l’Etat de Sao Paulo (sud-est). Continuer la lecture de Brésil : Lula condamne le saccage par des «fascistes» des lieux du pouvoir à Brasilia + réactions internationales
Ukraine. La Fédération du PCF du Pas-de-Calais s’émeut du soutien militaire à l’Ukraine, nous signale un de ses militants en nous envoyant un tract qui aurait mérité une diffusion nationale. Un jour si le PCF et l’ensemble de la gauche française survivent à ce moment de forfaiture, nous nous demanderons comment ces gens-là ont pu être aussi aveugles. Ce moment de forfaiture qu’a été d’abord le silence complice autour de ce qui se passait en Ukraine depuis 2014 au moins, puis autour des révélations de Merkel et Hollande, puis le vote unanime de l’Assemblée nationale de la résolution 390 et enfin le silence persistant autour de l’envoi de chars et de fait l’entrée en guerre derrière l’OTAN. Le tout ne pouvant être élucidé au niveau du PCF que par trente ans d’ignominie d’un secteur international avec des leaders nationaux comme Robert Hue, Marie-Georges Buffet, Pierre Laurent méprisant les militants communistes au point d’organiser systématiquement le négationnisme de l’histoire, pillant le patrimoine accumulé par le sacrifice des militants et menant une politique de collaboration de classe et de soutien au plan international aux desiderata de l’UE et de l’OTAN. Le 38e congrès a permis une évolution positive, un retour vers le monde du travail, un début d’autonomie et de souveraineté nationale, mais malheureusement le parti a conservé ces gens-là qui dirigent la presse, le secteur international, la formation, et même la mémoire du grand Aragon. Ils exercent un chantage permanent au sein du groupe communiste des députés et des sénateurs. Ils utilisent la faiblesse théorique, la méconnaissance historique et géopolitique qu’ils ont développée à l’intérieur du PCF de la base au sommet, pour nous conduire vers la guerre et c’est criminel. C’est pourquoi ce sursaut d’une fédération ouvrière de laquelle est né Maurice Thorez, d’une terre d’invasion et de résistance, est si important. (note de Danielle Bleitrach histoireetsociete)
Cher(e)s camarades
L’ancienne chancelière allemande Angela Merkel vient de révéler que l’Occident n’a jamais eu l’intention de mettre en œuvre les accords de Minsk de 2015 pourtant censés favoriser une solution de paix en Ukraine à travers la fédéralisation du pays et le respect des droits de la minorité russe bafoués suite au coup d’État du Maïdan. Continuer la lecture de UKRAINE: La Fédération du Pas de Calais dit l’honneur du PCF
La ligne qui se dessine de plus en plus dans ce blog (Histoire et Société) et au-delà est certes de dénoncer les insuffisances manifestes des forces de gauche, de progrès et surtout des communistes dans la période historique dans laquelle nous sommes, mais de ne pas se contenter de dénoncer. Si comme nous en sommes convaincus, pour une part la distance politique entre le peuple français et les dirigeants peut être négative parce qu’elle aboutit à la démission et à l’individualisme, de l’autre elle marque aussi le refus de contribuer à des choix et des orientations auxquelles ils ne peuvent adhérer. Il faut donc favoriser tout ce qui permet de reconstruire une action collective sur des bases de classe, d’interét national mais aussi d’internationionalisme en faveur de la paix dans les coopérations. A ce titre le Congrès du parti communiste français est un moment important et nous remercions Franck Marsal de nous faire un résumé des débats
La période des fêtes de fin d’année a été fructueuse pour les contributions des camarades en vue de notre prochain congrès. Aujourd’hui, 2 janvier 23, pas moins de 19 contributions ont été publiées sur le site du congrès. Les communistes s’emparent de ce congrès, développent, enrichissent, argumentent. Les contributions de ce crû soulèvent des questions très diverses, du très concret et aussi de la philosophie et de la science. Elles abordent la stratégie, mais aussi le coeur du projet communiste. La question de l’unité du parti est plusieurs fois évoquée. Il faut dire que certains choix, comme celui de soutenir à l’élection présidentielle un candidat d’une organisation concurrente, au mépris de la décision collective des communiste. La question du centralisme démocratique est reformulée. Continuer la lecture de Le 39ème congrès du Parti Communiste au jour le jour – les contributions du 2 janvier 2023
NDLR de MAC: pour certains habitants, cela va confiner à la double peine à minima, soit une taxe de plus et les nuisances du chantier comme des traversées quotidiennes…Un TGV en gare de Toulouse-Matabiau.Photo DDM archives, Frédéric Charmeux
Les habitants de 2340 communes d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine devront payer une nouvelle taxe dès cette année 2023 pour financer la future ligne ferroviaire à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse.
Les contribuables d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine vont devoir mettre la main à la poche pour financer une partie de la future ligne ferroviaire à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse.
Le programme chiffré à 13,5 milliards d’euros sera financé à 40 % par l’Etat, 40 % par vingt-six collectivités locales d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine et 20 % par l’Union européenne, selon le plan de financement publié le 15 février 2022 par l’Etat.
Cet impôt nouveau, appelé « taxe spéciale d’équipement » financera la société du grand projet Sud-Ouest (GPSO) et rapportera 29,5 millions d’euros par an maximum. Le montant exact de la nouvelle taxe n’est pas connu : il est estimé entre 4 et 8 € par foyer ou par entreprise chaque année. Ces nouvelles taxes s’appliqueront pendant quarante ans. Les foyers et entreprises qui devront payer cette nouvelle taxe sont déjà assujettis :
à la taxe foncière sur les propriétés bâties
à la taxe foncière sur les propriétés non bâties
à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires
aux locaux meublés non affectés à l’habitation principale