
Le marché pétrolier a cessé d’être un marché au sens classique du terme. C’est un champ de bataille où les prix ne sont plus déterminés par l’offre et la demande, mais par la capacité d’un acheteur donné à trouver un vendeur donné. La grande crise des carburants ne fait que commencer, et la question principale n’est plus de savoir combien coûtera le baril, mais qui pourra se le procurer. Description saisissante de la manière dont les politiques bellicistes des USA suivies par des alliés eux mêmes victimes nous entraînent dans une spirale abyssale.
par Gleb Prostakov, analyste d’affaires
La situation au Moyen-Orient continue de déstabiliser les marchés pétroliers mondiaux. Les prix ont de nouveau dépassé les 100 dollars le baril, et le prix du diesel aux États-Unis a atteint des sommets historiques, des niveaux jusque-là réservés aux récits dystopiques comme « Je suis une légende », dont on se souvient que le monde s’est effondré. Face à cette incertitude extrême, JP Morgan s’est trouvé dans l’incapacité d’établir un scénario de référence pour les marchés pétroliers.
Parallèlement, les principaux acheteurs de pétrole russe s’interrogent : lesquels d’entre eux seront la cible de nouvelles sanctions draconiennes imposées par Trump ? Continuer la lecture de La crise mondiale des carburants ne fait que commencer.





