Fabien Roussel : l’IA sera « avec nous » si elle est « à nous » ! + video

Le secrétaire national du Parti communiste à Pechbonnieu (31)

Le sommet « IA avec nous » s’ouvre à Lille sous l’égide du président de la République. Les enjeux sont immenses. Je partage l’alerte de nombreux scientifiques, intellectuels, citoyennes et citoyens sur les défis de l’intelligence artificielle et fais miens les mots du pape Léon XIV soulignant que nous ne pouvons pas laisser l’IA nuire à ce que notre « magnifique Humanité » a en commun : la vérité, la dignité du travail et la liberté. Ni laisser s’épanouir ses usages guerriers. J’y ajoute la nécessité de maîtriser l’impact écologique de cette technologie. Alors que l’ONU estime que l’IA devrait faire doubler la consommation d’énergie et d’eau des centres de données d’ici 2030, le défi à relever est immense.

Ma conviction est que l’IA sera « avec nous » si et seulement si elle est « à nous ». L’IA pose en grand les questions de la planification de la révolution numérique et de l’appropriation publique et sociale des moyens de production. C’est en répondant à ces enjeux que la France pourra être indépendante, que nous pourrons limiter l’impact écologique, et que l’IA pourra libérer les travailleurs et travailleuses des tâches aliénantes et dégager du temps pour la vie, la création, la délibération collective.

Dans les mains du capital privé, l’IA est une menace. Dans les mains du peuple, elle est un outil au service du progrès social.

Contrairement au récit dominant, l’IA telle qu’elle se déploie aujourd’hui détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée, vampirise et uniformise la création et concentre les gains sur une infime minorité de détenteurs de capital. C’est pourquoi je soutiens la proposition portée par le sénateur communiste Pierre Ouzoulias visant l’instauration d’une présomption d’exploitation des contenus culturels par les fournisseurs d’intelligence artificielle. C’est un premier pas essentiel.

Laissée aux mains du privé, l’IA ne libérera pas l’être humain : elle le surveillera, le remplacera sans partage des gains, l’appauvrira. La menace n’est pas dans la technologie. Elle est dans son usage et son rapport de propriété. C’est cela qu’il faut penser, changer.

L’heure est à planifier et démocratiser l’IA. C’est parce que nous avons su planifier dans les domaines de l’énergie et de la défense que nous conservons aujourd’hui une relative autonomie.

C’est nécessaire aujourd’hui pour l’IA. La France doit construire un pôle public du numérique doté de véritables moyens ; une recherche correctement financée ; une industrie solide pour disposer des matériels et infrastructures ; une maîtrise souveraine de l’intégralité de la chaîne de valeur – de la fonderie des semi-conducteurs jusqu’aux modèles socles ; un droit de regard des salariés sur les usages de l’IA dans chaque entreprise ; et une formation massive de nos enseignants.

Aucune de ces conditions n’est remplie par l’empilement de milliards du CIR avec ceux des cérémonies Choose France ! Pire, nos jeunes mathématiciens, data scientists, chercheurs en IA sont encore obligés de partir à l’étranger pour travailler. Il y a pourtant un gisement d’emplois immense pour nos jeunes dans les métiers du numérique.

En outre, parce que l’IA ne connaît pas les frontières, développer la coopération est essentiel.

Si nous ne pouvons pas accepter d’être dominés, ne cherchons pas non plus à être les dominants. Privilégions la coopération : les effets d’échelle sont si importants que nous devons construire notre souveraineté en coopération avec d’autres peuples, et d’abord avec nos voisins européens, grâce à une gestion respectueuse et intelligente de nos interdépendances.

La France devrait appeler à construire une coopération internationale publique sur la recherche en IA, avec un partage des infrastructures entre pays du Sud et du Nord, et une gouvernance démocratique mondiale de ces technologies, à rebours de la guerre impérialiste actuelle.

Pour conclure, mesurons que si le capitalisme de plateforme peut générer des profits sans précédent dans l’histoire, sa domination tient sur des bases fragiles. De nombreux chercheurs et experts, des patrons mêmes, nous disent que le dépassement de la propriété privée par la mise en commun qu’incarne le logiciel libre est un moyen efficace pour tenir en respect les géants. Et la logique contamine peu à peu le matériel avec les logiques d’architectures ouvertes.

Concernant les infrastructures, nous rappelons que notre Constitution républicaine dit bien que les monopoles doivent être publics. Alors respectons-la !

Faisons de l’IA un outil de notre émancipation et non une nouvelle arme à la main des puissants !

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« Se montrer tel qu’on est » : samedi, Montauban accueille la première Marche des fiertés de son histoire In DDM

Samedi dernier, des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Toulouse.
Samedi dernier, des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Toulouse. DDM – LAURENT DARD

 Ce samedi 13 juin 2026, Montauban écrit une nouvelle page de son histoire avec la toute première Marche des fiertés de Tarn-et-Garonne. Porté par les associations Pride 82 et Fierté 82, l’événement ambitionne plus que de célébrer la diversité : briser l’isolement, combattre les discriminations et rappeler qu’en milieu rural aussi, les voix LGBTQIA+ ont toute leur place.

C’est une grande première. Ce samedi 13 juin 2026 (lire encadré), Montauban accueille la Marche des fiertés de Tarn-et-Garonne qui déroulera le tapis rouge à la communauté LGBTQIA + *. Une journée dédiée aux différences, à l’acceptation de soi et à la tolérance. Louis Bequet et Ayden Narpinian, qui représentent respectivement les associations Pride 82 et Fierté 82, en présentent les enjeux. Continuer la lecture de « Se montrer tel qu’on est » : samedi, Montauban accueille la première Marche des fiertés de son histoire In DDM

Adoption de la base commune – résultats & communiqué de la commission de transparence des débats

Publié le 07 juin 2026

Les 4, 5, 6, 7 juin 2026, 37 286 communistes à jour de leurs cotisations et adhérents depuis plus de trois mois étaient appelés à voter pour choisir la base commune de discussion pour le 40e Congrès parmi les quatre textes proposés.

24 608 électrices et électeurs ont voté, soit 66% des inscrits. 481 bulletins blancs ou nuls et 24 127 suffrages exprimés, soit 98,05%, ont été recensés

Ce haut niveau de participation témoigne d’un fort engagement démocratique.

« Un communisme de conquêtes », le texte du Conseil national a obtenu 14 810 suffrages, soit 61,38 % des exprimés.

Les textes alternatifs ont respectivement obtenu :

  • « Pour battre l’extrême droite et ouvrir l’espoir. Communistes à l’offensive », 6 117 voix soit 25,35 %;
  • « Stratégie communiste. La lutte des classes comme boussole, le socialisme comme programme », 1 833 voix, soit 7,60% ;
  • « Résister et construire, une nouvelle page du communisme », 1 367 voix, soit 5,67 %.

Le texte « Un communisme de conquêtes » devient la base commune de discussion de l’ensemble des adhérentes et adhérents.

Désormais les communistes dans leur diversité sont appelés à se rassembler en se saisissant de la base commune, en la travaillant, en l’enrichissant de leurs contributions et amendements.

Ce travail débutera avec les congrès de section et de fédérations.

Il trouvera son aboutissement lors du congrès national qui se déroulera le 3, 4 et 5 juillet à Lille.

Marie-Jeanne Gobert, Présidente de la Commission


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Texte de la base commune à télécharger

Lyhanna : pendant que le gouvernement et le RN instrumentalisent l’affaire, les défenseurs des droits des enfants ne cessent d’exiger de véritables moyens + communiqué

Le corps d’une enfant qui portait les mêmes vêtements que la fillette de 11 ans recherchée depuis une semaine dans le Gers a été retrouvé. Le gouvernement évoque un dysfonctionnement, les droites instrumentalisent l’affaire pour alimenter leur projet sécuritaire, tandis que les défenseurs des droits des enfants, eux, ne cessent d’exiger de véritables moyens pour éviter ce type de drame.

Sébastien Lecornu, le ministre de la Justice Gérald Darmanin et son collègue de l’Intérieur, Laurent Nuñez, ont dû s’expliquer sur le traitement des plaintes antérieures visant le suspect. © Stéphane lemouton/pool-REA

La découverte d’un corps d’enfant laissant peu de doute sur l’issue tragique des recherches diligentées après la disparition de Lyhanna, 11 ans, aperçue en compagnie juste avant sa disparition a imposé une réunion d’urgence à la tête de l’État. Convoqués à 10 h 30, ce vendredi 5 juin, à Matignon par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, le ministre de la Justice Gérald Darmanin et son collègue de l’Intérieur, Laurent Nuñez, ont dû s’expliquer sur le traitement des plaintes antérieures visant le suspect. Continuer la lecture de Lyhanna : pendant que le gouvernement et le RN instrumentalisent l’affaire, les défenseurs des droits des enfants ne cessent d’exiger de véritables moyens + communiqué

Retraites agricoles : ce que contient la proposition de loi communiste adoptée à l’Assemblée (PCF)

A la quasi-unanimité, les députés ont adopté en première lecture un texte du communiste Julien Brugerolles qui complète les précédentes lois Chassaigne adoptées en 2020 et 2021 sur les petites retraites agricoles.

Le texte prévoit, entre autres, d’étendre la revalorisation à 85 % du SMIC des pensions des anciens conjoints collaborateurs et aides familiaux ayant une carrière complète.
© iStock 

L’Assemblée nationale a adopté, ce jeudi 4 juin, une proposition de loi du communiste Julien Brugerolles pour l’augmentation de certaines petites retraites agricoles. Hormis quelques abstentions dans les rangs macronistes, le texte a été adopté en première lecture à la quasi-unanimité des députés présents. Une performance politique d’autant plus importante que le gouvernement ne soutenait pas la proposition communiste.

Le texte prévoit d’étendre la revalorisation à 85 % du SMIC (1 200 euros par mois) des pensions des anciens conjoints collaborateurs et aides familiaux ayant une carrière complète. Une avancée qui concerne presque 200 000 personnes, quasi exclusivement des femmes, précise le groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR). La proposition votée comprend aussi le changement de calcul de la pension majorée de référence et la suppression du mécanisme d’écrêtement qui pénalise 100 000 pensionnés ayant cotisé à plusieurs régimes de retraite.

La suite des lois « Chassaigne »

Cette proposition de loi du député Julien Brugerolles, qui a remplacé à l’Assemblée André Chassaigne début 2025, est la poursuite du travail engagé il y a des années par l’ancien président du groupe GDR. Deux lois dites « Chassaigne », en 2020 et 2021, avaient permis une première revalorisation des retraites agricoles « après plus de quatre ans de bataille parlementaire », rappelle le groupe. Le présent texte tente de combler plusieurs trous dans la raquette qui existent encore.

Le parcours législatif de la proposition de loi ne fait néanmoins que commencer ; son destin est désormais entre les mains du Sénat. Si jamais la Haute Assemblée l’adoptait à son tour, il faudrait alors une seconde lecture dans chacune des deux chambres, sauf si le gouvernement reprend le texte à son compte, ce qui paraît à l’heure actuelle peu probable.

 

La révolution est une vieille taupe + vidéo

Dans son célèbre 18 Brumaire de Louis Bonaparte, Marx parle de la révolution comme d’une « vieille taupe ». Elle creuse bien loin des regards, souvent dans l’ombre, mais toujours avec méthode. Un travail lent et fastidieux, invisible à la surface, mais qui, à force de galeries, finit par déformer le sol et produire des surgissements importants. Une métaphore qui résonne avec la période dans laquelle nous sommes. Continuer la lecture de La révolution est une vieille taupe + vidéo

Comment la CGT et la FSU construisent une « maison commune » ?

Depuis 2023, les deux centrales ont entamé un processus de rapprochement visant à la création d’une « maison commune », tout en écartant l’hypothèse d’une fusion. Le 54e congrès confédéral de la CGT doit faire office de point d’étape.

 

« L’union est un combat », écrivait l’ancien directeur de l’Humanité Étienne Fajon. L’histoire du mouvement social est plutôt marquée par la division des centrales. De la seule CGT en 1895, le syndicalisme français dénombre cent trente ans plus tard huit confédérations, de taille et encrage différents. Mais « nos ambitions revendicatives, la transformation sociale que nous portons, font face à une adversité de plus en plus dure, avec l’alliance entre le capital et l’extrême droite », observe Kamel Brahmi, membre de l’exécutif confédéral CGT. Continuer la lecture de Comment la CGT et la FSU construisent une « maison commune » ?

Retraites : Jordan Bardella tombe le masque et drague toujours plus lourdement le patronat

Le président du Rassemblement national a laissé entendre qu’il souhaitait une réforme différente de celle défendue par Marine Le Pen. Il envisage une suppression de l’âge légal de départ et une ouverture à la capitalisation. Une attaque en règle contre le monde du travail, pour donner des gages au patronat.

Dans une interview au journal allemand « Frankfurter Allgemeine Zeitung », Jordan Bardella a laissé échapper le fond de sa pensée sur le sujet des retraites, en décalage avec les déclarations précédentes de Marine Le Pen.
© Bertrand GUAY / AFP

Dire aux Français qu’on veut les obliger à travailler plus longtemps, au péril de leur santé, n’est pas chose aisée. Ce projet, Jordan Bardella a préféré d’abord en faire part aux Allemands. Mi-mai, le président du Rassemblement national (RN) est interrogé par le Frankfurter Allgemeine Zeitung : « Plaidez-vous pour un âge de départ à la retraite plus élevé ? » « Nous sommes en train d’examiner la question », acquiesce l’intéressé. Continuer la lecture de Retraites : Jordan Bardella tombe le masque et drague toujours plus lourdement le patronat

« Les Français n’ont pas le luxe d’avoir le plus grand groupe de pétrole privatisé » : devant la Tour Total, les communistes réclament la nationalisation du groupe pétrolier

Une centaine de militants communistes s’est réunie devant le siège de Total à La Défense (Hauts-de-Seine), pour demander la nationalisation du groupe « profiteur de guerre » et exiger un blocage du prix à la pompe.

Aux militants présents, Julien Brugerolles, Député PCF du Puy-de-Dôme, a explique avoir demandé au gouvernement de revaloriser les indemnités kilométriques (qui conduiraient à un meilleur remboursement des frais de transport par les employeurs, et à une baisse d’impôt sur le revenu des salariés).

Il est des assemblées générales qui font vivre la démocratie. D’autres rendent la vie plus chère, comme celle des actionnaires de TotalEnergies, ce vendredi à La Défense, près de Paris. À proximité du lieu de réunion sous bonne garde policière, une centaine de militants communistes a déployé des banderoles : « Nationalisation de Total », « 6 milliards de profits en six mois », « 1,50 euros max – blocage des prix des carburants ». Continuer la lecture de « Les Français n’ont pas le luxe d’avoir le plus grand groupe de pétrole privatisé » : devant la Tour Total, les communistes réclament la nationalisation du groupe pétrolier

Franck Marsal: sa réponse sur le PCF dont nous avons besoin ou un congrès pourquoi faire ?

Franck part de ma remarque de hier : la différence qu’il y a quand le PCF est à 20% comme prétend l’être Mélenchon -ça se discute mais faisons comme- il est clair que le capital ne sent pas le même rapport des forces. Cela ne tient pas à la personnalité de Melenchon ou celle de Roussel mais à qui ils ont derrière eux … Avoir des communistes c’est pas pareil que d’en appeler à une masse désorganisée de bobos et de zozos même chauffés à blanc dans le culte du chef… les mêmes bobos et zozos dans un parti communiste deviennent des militants que chacun connait. Comme on disait jadis quand le secrétaire de cellule passe même le chien remue la queue… Je dois avouer que je ne suis pas sure que certains membres actuels du comité national procurent de telles joies au masses y compris aux canidés… Mais écoutons ce Franck qui est sur le terrain nous dit de la question : il place le curseur là où il faut le réarmement et ce que cela signifie… (note de danielle Bleitrach)

Franck Marsal

Le parti communiste ne fait plus 20 % et personne ne l’a remplacé, ni n’est en voie de le faire. C’est un fait.

Nous sommes, en France, dans le stade où tout est fragile et rien encore ne se consolide encore. Il y a de timides avancées, encore essentiellement locales et désordonnées, mais souvent avec une volonté de faire face, quelles que soient les conditions et de chercher une issue..

Ces avancées se produisent dans un contexte qui se tend et où nous sentons monter les dangers : celui de la guerre et celui d’une offensive de la réaction dans notre pays. Continuer la lecture de Franck Marsal: sa réponse sur le PCF dont nous avons besoin ou un congrès pourquoi faire ?