Moissac: Lettre ouverte au préfet (PCF Castel/Moissac/Pays de Serres) + pétition + communiqué

A la suite des propos ignominieux tenus par M. Lopez lors des dernières cérémonies de commémoration, les communistes, les progressistes, les citoyens-es s’adressent à M. le Préfet.

lettre ouverte au préfet propos de M Lopez

Castelsarrasin le 9 juin 2023

à Vincent Roberti, préfet du Tarn et Garonne,

à Arnaud Sorge, sous-préfet de l’arrondissement de Castelsarrasin,

Objet : lettre ouverte concernant les propos tenus à Moissac lors des commémorations

Monsieur le Préfet,

En l’espace d’un mois, lors de deux cérémonies officielles de commémoration dans la ville de Moissac, nous avons assisté à des discours porteurs d’un révisionnisme de mauvais aloi à l’heure où la République se doit d’afficher son unité dans le monde anxiogène qui est le nôtre.

En effet, profitant de la tribune qui lui est de droit, en présidant les cérémonies du 8 mai, « commémoration de la victoire de 1945 » et le 8 juin, en « hommage aux morts pour la France en Indochine », le maire de Moissac M. Lopez a tenu des propos inquiétants en présence des autorités préfectorales et de l’ensemble des élus-es et citoyens-nes présents.

Nous voulons vous faire part de notre vive protestation et nous nous élevons contre ce discours qui consiste à falsifier l’histoire en énonçant le 8 mai que « les nationalistes, royalistes et catholiques ont été les premiers résistants » dans la ville des Justes qui a tant fait pour sauver des griffes vichystes des centaines d’enfants juifs, qui a abondé les maquis de Dolmayrac, du Corps Franc Pommiès et d’autres, en hommes et femmes qui se sont sacrifiés contre l’envahisseur allemand, qui ont subi pendaisons et assassinats par les hordes nazies…

Nous voulons également vous faire part de notre vive protestation quant à la récidive de M. Lopez lors de la commémoration d’hier, ce jeudi 8 juin, ou le discours prononcé avait tous les accents d’une diatribe aux relents fascisants en falsifiant l’histoire à coup de qualificatifs reprenant les thèses de l’œuvre civilisationnelle de la France dans le Pacifique, parlant de « phare hexagonal qui éclaire le monde par ses philosophies classique et humaniste », mais aussi glorifiant « Ses héros, à l’image du général de Lattre de Tassigny, s’engageaient avec l’esprit du missionnaire. » et se poursuivant par l’utilisation de termes tels que « croisade » , « une croisade face à la barbarie communiste ; une croisade dont la foi en l’universelle France a transcendé ces paras, ces légionnaires ».

Ce violent pamphlet exprimé en public par un représentant de la nation et sorti tout droit des cercles soraliens et révisionnistes les plus obscurs se poursuivait par les mots « d’Union Française » et spécifiait qu’il fallait célébrer « auprès des jeunes nos éclatantes victoires, qu’elles furent royales, impériales ou républicaines, nous devons rappeler l’œuvre positive de la plus Grande France, qu’elle fut spirituelle, philosophique ou matérielle. » en référence à l’occident chrétien.

Lopez a terminé son discours par un vibrant « le déshonneur s’abattrait sur nous si nos œuvres politiques avaient pour résultante l’ensevelissement de la plus belle des œuvres, l’œuvre française pour laquelle ils donnèrent leur vie. Vive nos paras et nos légionnaires, vive la mémoire de la plus Grande France, Vive notre civilisation, Vive la France !» sans que quiconque ne semble trouver à y redire.

Vous comprendrez Monsieur le Préfet, combien à la lecture de ces mots, nous soyons très inquiets de cette dangereuse et manipulatoire dérive.

Nous savons que ce type de discours avait lieu mais jusqu’à présent ils restaient confinés dans les réunions privées, apparaissaient dans quelques livres sulfureux prisés des mouvances identitaires, des groupes fascistes et néo-nazis. Aujourd’hui, il est insupportable qu’il s’étale sur la place publique porté par un maire lors de cérémonies officielles. Les « Morts pour la France », engagés par devoir plus que par goût méritent l’hommage apaisé de la Nation et ne peuvent servir de caution à des thèses nationalistes qui en d’autres temps ont fait basculer le monde dans l’horreur de guerres mondiales.

Après les affichages demandant la révision du procès de Pétain qui ont fleuri sur les panneaux « libres » de la ville, les tracts contre les populations immigrées responsables de tous les maux, les affiches vichystes, la présence d’identitaires, les discours de M. Lopez sont de nature à troubler l’ordre Républicain, à alimenter les ressentiments et sont dangereux pour la pérennité des valeurs de la République.

Au nom des communistes, des démocrates, des progressistes et des citoyens-nes de notre territoire, nous demandons le respect de notre devise républicaine :  Liberté, Egalité, Fraternité et Laïcité.

Dans l’attente de vous lire, recevez M. le Préfet, l’expression de notre engagement républicain.

Maximilien Reynès-Dupleix, secrétaire du PCF Castel/Moissac/Pays de Serres        


Lettre pétition citoyenne: « pour le respect des hommages républicains à Moissac »

Monsieur le préfet du Tarn et Garonne,

Monsieur le sous-préfet de l’arrondissement de Castelsarrasin,

Nous, citoyens moissagais et moissagais de coeur, attachés aux valeurs républicaines de notre pays, souhaitons, par la présente, vous informer de notre indignation face aux  discours tenus par le maire de Moissac lors des commémorations républicaines.

 Le 8 mai 2023 à l’occasion de la commémoration de la victoire du 8 mai 1945, le maire de Moissac a tenu des propos révisionnistes dans lesquels il a nié le rôle des communistes dans la résistance, tout en s’abstenant de condamner le nazisme et en imputant les lourdes pertes humaines de cette guerre aux « progrès scientifiques du 19ème siècle ».

Le 8 juin 2023 à l’occasion de l’hommage rendu aux Morts pour la France en Indochine, le maire de Moissac a réécrit l’histoire. Il a transformé l’élan d’émancipation d’un peuple en une manipulation politique à l’occasion d’un discours belliqueux, sans manifester la compassion due aux victimes civiles de cette guerre. Ce discours a été publié sur les réseaux sociaux de la commune :  https://www.moissac.fr/actualites/hommage-aux-morts-pour-la-france-en-indochine/

Ces commémorations républicaines sont devenues une tribune politique guerrière et partisane pour le maire de Moissac et ne permettent plus aux citoyens de partager, nombreux, ces temps de mémoire collective. Nous tenions à vous signaler notre inquiétude et souhaitons que ces cérémonies républicaines, auxquelles vous assistez monsieur le sous-préfet, respectent l’hommage aux victimes et l’histoire de notre pays.

Veuillez agréer, monsieur le préfet et monsieur le sous préfet, l’expression de nos respectueuses salutations.

signature de la Lettre pétition citoyenne


communiqués PCF82 et PS

Communiqué du PCF82 suit aux propos scandaleux du maire de Moissac et réaction des communistes de la section de Castel/Moissac qui interpellent le Préfet de Tarn-et-Garonne
Aucune description de photo disponible.Le Jeudi 8 juin, au cours de l’hommage rendu aux Morts pour la France en Indochine, M. Lopez Maire de Moissac a tenu des propos tout droit sortis des pires discours néocolonialistes de ces prédécesseurs de l’extrême droite tels Le Pen ou Soral…
C’est la 2ème fois, après le 8 mai dernier, qu’il utilise des commémorations officielles pour tenter de réécrire l’histoire mettant en avant la grandeur civilisationnelle de la France, parlant « d’Œuvre Française, d’éclatantes victoires royales, impériales ou républicaines », fustigeant l’ennemi rouge lors de ces discours belliqueux dans lesquels il occulte sciemment les victimes civiles et l’élan d’émancipation des peuples face au colonialisme.
Nous condamnons avec fermeté ces propos révisionnistes qui sont indignes d’un élu de la Nation.
Nous interpellons M. le Préfet, garant de nos institutions pour que cessent ces diatribes haineuses et que soit garanti la devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité et Laicité.
Montauban le 10 juin 2023
PCF82

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Jean Louis Demeurs, une stèle pour une mémoire restaurée

Devant l’auberge du Belvédère, les cendres de J.L. Demeurs ont été épandues en 1992 mais la stèle méritait une remise en état depuis de longues années. C’est chose faite !

Et en présence de M. le Sous-préfet, du maire de Montagudet, de porte drapeaux et sous l’égide conjointe des anciens combattants avec M. Robert Delbés et du souvenir Français avec M. Laurent Robène, la cérémonie fut à la fois simple et empreinte de solennité et de souvenirs. Maximilien Reynès-Dupleix accompagné de Mme et M. Veyres représentait le parti communiste français. Nous notions la présence d’Estelle Hemmami, et de nombreux représentants locaux d’anciens combattants.

M. Robène a rappelé la génèse de ce monument et la participation du PCF à sa réfection. Quand à Robert Delbés, il fut brillant comme à son habitude, rappelant l’engagement de JL Demeurs au service des autres dés le début dans la résistance jusqu’à la libération. Non sans humour, M. Delbès a fustigé ces « patriotes vichystes » qui ont fait la chasse aux communistes, aux progressistes et aux francs-maçons partout bien avant que les nazis ne déferlent sur nos contrées saluant le courage et l’abnégation des soldats de l’ombre.

Maximilien Reynès-Dupleix a quant à lui donné le sens de l’engagement de l’instituteur, de l’élu Demeurs au service de Moissac, de ses enfants aux côtés des maires Rigal et Nunzi. Puis en présence de M. Lopez, il a rappelé les dangers du révisionnisme ambiant, spécifiant que l’on ne pouvait réécrire l’histoire à sa guise. A l’heure où les tenants des thèses extrémistes, les factieux s’affichent dans les rues avec des insignes nazis, à l’heure où ils s’en prennent aux élus de la République comme à Montjoi, il était salutaire de spécifier que JL Demeurs et ses compagnons avait lutté, souvent au prix de leur vie pour les valeurs de la république.

Le sous-préfet terminait la prise de parole insistant sur le devoir de mémoire, le besoin de construire l’avenir en tenant compte du passé.

Les gerbes déposées, le salut aux armes et la marseillaise à capela ont conclu ce moment émouvant sur le causse Lauzertin avant un échange autour d’un verre.

Montjoi, la démocratie en danger… Soutien du PCF!

Communiqué

La fédération PCF DU Tarn et Garonne soutient le maire de Montjoi, petite commune de notre département, et condamne les exactions dont il est victime. Il est intolérable que les élus quel qu’il soit, soit menacé, injurié, soit porté au pilori sur les réseaux sociaux, et vive ainsi dans l’angoisse d’être agressé à tout moment.

Ces pratiques, qui nous rappellent les heures noires de l’histoire notre pays, reviennent dans nos contrées. Il s’agit bien d’agissements inqualifiables de groupes factieux d’extrême droite qui se propagent sur nos territoires. Il faut non seulement condamner ces pratiques, mais les dénoncer publiquement, car l’ordre républicain est en danger, la démocratie est en danger. Le PCF a toujours combattu ces idées nauséabondes et sera toujours en première ligne pour faire barrage à ces procédés fallacieux.

Le PCF 82 témoigne ainsi sa solidarité à toutes les victimes de la bête immonde ! Rangez vos chemises brunes, messieurs les fauteurs de trouble. La République vous rattrapera tôt ou tard !

Montauban le 2 juin 2023

 


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Lutte contre l’extrême droite : la Macronie a lâché l’affaire

Face aux néonazis qui défilent dans Paris comme dans l’affaire de l’agression du maire de Saint-Brevin, la Macronie se montre bien tiède face à l’extrême droite. Surtout quand on compare son attitude à l’agressivité qu’elle réserve à la gauche. Dans La Tête dans le flux, notre chroniqueur Cyprien Caddeo décrypte comment la majorité libérale contribue à désarmer l’opinion face au péril brun.

La tête dans le flux, c’est la chronique du service politique de l’Humanité.

M. Lopez a le révisionnisme RN en écharpe (PCF Castel/Moissac/Pays de serres)

Le discours de R. Lopez lors de la célébration du 8 mai 1945 rendant hommage aux « résistants de la 1ere heure » a choqué. L’article du Petit journal titrant « Moissac se souvient du sacrifice des héros de la Résistance » résume en quelques gros traits et photos la chose, les écharpes tricolores de la République Française bien en vue.

Les extraits choisis laissent peu de doute sur le but et la teneur du discours. Réduire la Résistance aux nationalistes, royalistes et catholiques traditionalistes est bien entendu une vue de l’esprit. Effectivement, certains ont été résistants, à titre individuel, le gros de leurs troupes s’étant massivement rallié au régime de Vichy et au projet d’une Europe nazie.

Que le RN révise l’histoire de la guerre de 39-45 n’est pas nouveau et on ne peut décidément rien attendre de mieux de sa part. Mentionner dans la même phrase « l’Allemagne éternelle » et « l’armée de l’ombre » qui l’a combattue montre bien à quel point ce discours est une fraude. « L’Allemagne éternelle » n’existe que dans l’esprit malade des nazis et reprendre à son compte cette expression quand on est censé rendre hommage à la Résistance montre à quel point ce discours porte la trace indélébile de ses accointances idéologiques. Il ne viendrait à l’esprit d’aucun résistant fut-il de droite ou catholique traditionaliste d’utiliser le terme d’« Allemagne éternelle » sans s’en distancier clairement. Le terme de « civilisation » qualifiant notre culture nationale fleure bon les discours de l’Action française, sans parler des « strates germaniques ou marxistes » … Ne se refait pas une virginité lexicale qui veut, quand bien même on se prétend diablement contemporain et finaud en optant pour un terme emprunté à la géologie…Quant à l’amalgame entre germanique et marxiste, il en rappelle un autre tristement célèbre. Je vous laisse deviner.

Toujours est-il que la présence de deux champs lexicaux contradictoires est si flagrante qu’elle prêterait à rire si les temps n’étaient pas si lourds de menaces. Ce qui frappe dans cette triste histoire est moins lié aux contrevérités historiques ou aux grands absents de cette commémoration qu’à la présence ostentatoire des écharpes tricolores ou du sous-préfet. Il est dorénavant clair que la politique nationale autorise non seulement tous les révisionnismes mais plus grave, qu’elle les prend également sous son aile. Le fascisme est historiquement la roue de secours du Capital, mais comme le disait Marx, « l’Histoire ne repasse pas les plats » et il n’est pas certain que cette roue de secours utilisée dans un proche avenir porte les stigmates habituels : une moustache ridicule ou un œil de verre.

Le combat contre le RN et ses représentants est bien une question de fond… 

Pour le PCF, Alexandra Tricottet

PCF Castelsarrasin/Moissac/Valence et Pays de Serres

 


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Victime d’un attentat d’extrême droite, abandonné par l’État, le maire de Saint-Brévin démissionne

NDLR de MAC: communiqué du PCF Saint-Brévin : Nous demandons en conséquence la dissolution immédiate de tous ces groupes d’extrême-droite violents

Après l’incendie criminel de sa maison en mars, par des militants fascistes mobilisés contre un projet de déplacement d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile, Yannick Morez a décidé de démissionner de son mandat de maire et de quitter la ville, mercredi. Il n’a jamais reçu de protection policière ni le moindre soutien du ministre de l’Intérieur depuis cet attentat.

Dans une lettre postée sur les réseaux sociaux, le maire de Saint-Brévin dénonce l’inaction de l’Etat après l’incendie de sa maison.

Un stigmate effrayant du risque terroriste de l’extrême droite et du refus du gouvernement à le combattre. Yannick Morez est contraint de fuir la ville dont il est maire depuis 2017, un mois et demi après l’attentat dont il a été victime dans sa maison. À Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique) le projet de déplacement d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) près d’une école a suscité plusieurs manifestations de militants d’extrême droite s’y opposant, encore le 29 avril dernier. Des mobilisations peu suivies mais violentes. Le maire a ainsi été menacé de mort et, le 22 mars au matin, un cocktail molotov a été jeté devant sa maison, brûlant deux voitures et une partie de la bâtisse. Continuer la lecture de Victime d’un attentat d’extrême droite, abandonné par l’État, le maire de Saint-Brévin démissionne

Les encombrantes amitiés fascistes de Marine Le Pen

La cheffe du RN cherche à masquer ses liens avec des manifestants du défilé du 6 mai, à Paris, et divers militants adeptes du coup de poing et du nazisme. Ceux-ci sont pourtant nombreux, directs et tenaces.

Lionel Préau / Riva Press

Frédéric Chatillon passe aux menaces : « J’ai très envie de t’apprendre les bonnes manières », écrit-il sur Twitter, le 9 mai, au militant Raphaël Arnault. Le porte-parole de la Jeune Garde antifasciste vient alors de révéler l’identité du néonazi qui, le 6 mai à Paris, ouvrait la voie du terrifiant cortège d’extrême droite rendant hommage à Sébastien Deyzieu, membre d’un mouvement pétainiste, mort le 9 mai 1994. Frédéric Chatillon n’a guère apprécié que cette information soit mise sur la place publique, insultant Raphaël Arnault : « Le petit tapin du système, la gorge profonde, la poucave, la balance. »

L’auteur de ces injures est un vieil ami de Marine Le Pen, rencontrée sur les bancs de la fac de droit, à Assas, au début des années 1990. Lui est alors président du Groupe union défense (GUD), adepte du coup de poing avec ses troupes surnommées Waffen Assas et fête chaque année l’anniversaire d’Hitler… Continuer la lecture de Les encombrantes amitiés fascistes de Marine Le Pen

Des néonazis dans les rues en toute impunité + Moissac

NDLR de MAC: Ce sont les mêmes nationalistes que M. Lopez a mis à l’honneur lors de son discours du 8 mai à Moissac avec 80 ans d’écart. La bête immonde refait l’histoire en toute impunité. Un article à suivre sur le sujet.

 

 

 

 

 

Des militants de l’extrême droite ultraviolente ont manifesté sans contrainte, samedi 6 mai, à Paris, dans un contexte de multiplication des attaques – encore récemment – contre lesquelles le ministre de l’Intérieur ne paraît pas déterminé à agir.

Des croix celtiques, des bras tendus et des chants nationalistes, en plein Paris, le samedi 6 mai, des néonazis ont défilé sans contrainte et avec l'accord de la préfecture. © EMMANUEL DUNAND / AFP

Des croix celtiques, des bras tendus et des chants nationalistes, en plein Paris, le samedi 6 mai, des néonazis ont défilé sans contrainte et avec l’accord de la préfecture. © EMMANUEL DUNAND / AFP

Plus de 500 hommes en noir, parfois encagoulés, brandissant leurs croix celtiques et montrant leurs muscles, ont défilé en toute impunité dans les rues de Paris, samedi 6 mai. Ces militants fascistes, qui scandent « Europe, jeunesse, révolution » ont rendu, comme tous les ans autour du 9 mai, un hommage à Sébastien Deyzieu, 22 ans, membre du groupe pétainiste l’Œuvre française, mort en 1994 alors qu’il tentait de fuir la police en marge d’un défilé d’extrême droite interdit.

Une manifestation autorisée par la préfecture

La manifestation de samedi était, elle, bien autorisée par la préfecture, qui a simplement publié un décret autorisant l’usage de drones pour surveiller cette démonstration de force fasciste. La préfecture se défend en expliquant ne pas avoir été fondée à interdire la manifestation « qui n’avait occasionné, les années précédentes, aucun trouble à l’ordre public ». Le « maintien de l’ordre » était, lui, assuré par les groupuscules fascistes eux-mêmes, qui n’ont pas manqué d’entraver le travail des journalistes, tandis que quelques policiers restaient à distance. Continuer la lecture de Des néonazis dans les rues en toute impunité + Moissac

2023, une année d’engagements pour des jours heureux!

2023, une année d’engagements par Maximilien Reynès-Dupleix

LAICITE : Le RN/FN et Reconquête en manœuvres conjointes

D’une situation de tension au sein d’un établissement scolaire de notre département, qui plus est le plus important de l’académie de Toulouse, aux cris d’orfraie mâtinés de racisme, il n’y avait qu’un pas allégrement franchit par toute l’extrême droite locale.

Depuis la rentrée scolaire de 2022, le Lycée Bourdelle est traversé par une vague de prosélytisme religieux à caractère identitaire qui se traduit par le port de « l’abaya » chez plusieurs jeunes filles avec une pointe de provocation propre à l’adolescence. Rappels multiples au règlement intérieur, aux fondements de la laïcité, convocations…. Bref toute la panoplie en usage en pareil cas a été déployée par une équipe de direction épaulée par le rectorat et les services académiques. Le point de crispation est venu d’une altercation comme il en existe des centaines, entre une enseignante et une élève qui mettait en avant des signes ostentatoires d’appartenances religieuses et à partir de là, les choses se sont gâtées. Continuer la lecture de LAICITE : Le RN/FN et Reconquête en manœuvres conjointes