26 avril, journée de la visibilité lesbienne, journée féministe : les droits des femmes et les droits des lesbiennes sont indissociables

Publié le 26 avril 2026

À l’occasion de la Journée de la visibilité lesbienne, le Parti communiste français alerte sur une offensive mondiale contre les droits des femmes et des personnes LGBTI+, en particulier contre les lesbiennes, au croisement des dominations patriarcales.

Dans près d’un tiers des pays du monde, l’homosexualité est illégale. Dans certains, les « thérapies de conversion » sont encore autorisées et, dans une dizaine d’États, l’homosexualité est passible de peines de prison, voire de mort.

Aux États-Unis, la présence de Donald Trump au pouvoir depuis deux ans a accéléré une attaque sans précédent contre les droits des femmes et des personnes LGBTI+.

En Europe, la progression de l’extrême droite entraîne une hausse des violences et une remise en cause des droits fondamentaux jusqu’au niveau institutionnel.

En France, la réalité des violences lesbophobes demeure préoccupante. Selon le rapport 2025 de SOS homophobie, plus de 1 500 situations de LGBTphobies ont été recensées.

La lesbophobie est un système qui isole, détruit et tue. Le suicide de Caroline Grandjean après des mois de harcèlement lesbophobe interroge les défaillances des dispositifs de protection.

Dans ce contexte de montée du conservatisme et du masculinisme, la Journée de la visibilité lesbienne rappelle l’enjeu des combats féministes pour l’égalité et l’émancipation.

Les lesbiennes se trouvent à la croisée des dominations patriarcales et subissent une double violence, sexiste et lesbophobe.

Malgré ces réalités, les lesbiennes restent trop souvent invisibilisées dans les combats politiques.

Le Parti communiste français réaffirme que les droits des femmes et les droits des personnes LGBTI+ sont intrinsèquement liés.

Nos propositions :

  • 3 milliards d’euros pour lutter contre les violences faites aux femmes ;
    l’égalité salariale et professionnelle et – la fin des contrats précaire ;
  • l’augmentation des hébergements publics et centres d’accueil ;
  • la suspension de l’autorisation d’émettre pour les médias diffusant des propos homophobes et/ou sexistes ;
  • l’inéligibilité des personnes condamnées pour injures ou incitation à la haine homophobe et/ou sexiste ;
  • des politiques publiques de santé intégrant pleinement les enjeux de santé des lesbiennes ;
  • la garantie effective du droit d’asile pour les personnes persécutées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur genre.

Rendre visibles les lesbiennes, c’est refuser leur effacement. C’est affirmer que leur place est pleine et entière dans la société.

Paris, le 26 avril 2026, Parti communiste français.

Nouvelle France ou nouvelle République ? Léaument (LFI) face à Roubaud-Quashie (PCF) + tribune de F. Roussel

Nouvelle France ou nouvelle république ? Le concept de « Nouvelle France », est une idée développée par la France insoumise, dont on a particulièrement parlé lors des dernières municipales dans la foulée de l’élection de maires « racisés ». Quant au concept de « Nouvelle République », c’est l’idée qu’oppose le secrétaire du Parti communiste, Fabien Roussel, dans une tribune publiée dans Le Monde (voir plus bas)

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De nouveaux pouvoirs pour les travailleurs : une question de dignité, de pouvoir, d’avenir

La tentative du gouvernement de remettre en cause le caractère chômé du 1er Mai, notamment pour les commerces, n’était pas anodine. Elle dit une chose simple : jusqu’aux conquêtes les plus symboliques du monde du travail peuvent être remises en cause. Dans ce contexte, rester dans la seule résistance ne suffit pas.

Car l’impasse est là. Économique, sociale, politique.

Les logiques du capital financiarisé, tournées vers la rentabilité immédiate, désorganisent la production, dégradent le travail et vident la démocratie de son contenu. Cependant cette crise révèle aussi des contradictions qui ouvrent des possibles. Continuer la lecture de De nouveaux pouvoirs pour les travailleurs : une question de dignité, de pouvoir, d’avenir

On peut poser le problème des robots et du capital différemment… Franck Marsal

Il me semble qu’on peut poser le problème – réel – différemment dit Franck en réagissant à l’article de Bhim Burtel qui est un Népalais. Il me semble que ce dernier n’a jamais dans son article imaginé une neutralité des forces productives ce qui est intéressant dans son article est qu’il remet en cause l’hypothèse d’un capitalisme autoritaire despotique comme issue en montrant qu’il est trop tard pour une telle « solution » qui serait celle de l’Inde justement à cause de ce que décrit Franck, les pseudos inventeurs qui ne sont que « les soutiers de la privatisation » . Ils jouissent d’énormes capitaux et de la triple puissance des USA, une armada force armée que l’on voit à l’oeuvre dans le Golfe, la monnaie « universelle » y compris avec le petrodollar et la presse d’entreprise qui diffuse par censure et occupation du champ le narratif impérialiste. Mais cette triple puissance se heurte à la réalité ne serait-ce que de la pompe à essence et il faut mesurer comment cette réalité apparaît au sud, là où il faut détricoter les effets du colonialisme. Sans leur imposer notre schéma a priori mais en mesurant en quoi ils peuvent s’étayer mutuellement, ce que le texte de Franck permet à l’inverse d’autres « contributions » qui s’en montrent incapables. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

1) La technologie ne se développe pas de manière autonome, et elle n’est pas socialement neutre. La grande bourgeoisie dirige, en tant que classe dominante mondiale les choix sociaux et les choix technologiques sont des choix sociaux. L’histoire d’internet nous en offre une illustration probante. La grande bourgeoisie n’est pas pour grand chose dans l’apparition d’internet. C’est l’oeuvre de chercheurs, de bricoleurs et de militaires, cherchant des moyens de communiquer. Continuer la lecture de On peut poser le problème des robots et du capital différemment… Franck Marsal

Prix du carburant : vers un nouvel acte de la lutte sociale dans les ruralités ? + vidéo

Par Philippe Rio, maire de Grigny

L’envolée des prix de l’énergie et des carburants frappe actuellement de plein fouet. Dans de nombreux territoires ruraux, où la voiture n’est pas un choix mais une nécessité, chaque hausse à la pompe se traduit par des sacrifices supplémentaires sur l’alimentation, le logement ou la santé entraînant une fragilité des ménages mais aussi du tissu économique local.

Cette situation rappelle les prémices du mouvement des gilets jaunes. À l’époque déjà, l’augmentation des taxes sur le carburant avait révélé un sentiment d’abandon et d’injustice fiscale. Des décennies d’incurie du libéralisme pour nos territoires ruraux avaient créé un mouvement social fort dont la portée nationale a été comprise à retardement par les progressistes. Aujourd’hui, les causes persistent : éloignement des services publics, faiblesse des salaires, absence d’alternatives de transport…

Il est ainsi urgent de rompre avec des politiques qui participent à la fracture territoriale et font peser l’effort sur les plus modestes en mettant en place le blocage des prix de l’énergie, la revalorisation des salaires et les investissements massifs dans les services publics et les mobilités rurales. La dignité des territoires et de leurs habitants ne peut pas attendre ! Pendant ce temps-là, une fois de plus, l’État demande aux collectivités de se serrer la ceinture pour participer au « redressement » des comptes publics.

Une injonction devenue rituelle, presque mécanique, et qui oublie l’essentiel : chaque euro retiré est un projet abandonné, une école en moins, un transport différé, une transition écologique freinée. Cet entêtement n’est pas sans conséquence. Il comprime l’investissement local, pourtant moteur de l’activité économique, et abîme un peu plus la confiance, déjà fragile, entre l’État et les territoires. Dans les intercommunalités, où se décide une grande part de l’action publique, la facture est lourde. Les ponctions s’accumulent, amputant la capacité des collectivités à agir et à préparer l’avenir.

Le constat est brutal : plus de 5 milliards d’euros de contraintes supplémentaires pèseront sur les collectivités, avec la prochaine loi de finances. Cinq milliards qui ne sont pas des lignes comptables, mais des services en moins, des solidarités affaiblies et des territoires fragilisés. Et on continue d’évoquer, comme un refrain jamais abouti, un nouvel acte de décentralisation !

Une promesse sans cesse repoussée, jamais engagée. Comme si l’on craignait, au fond, de faire confiance à celles et ceux qui, chaque jour, font vivre la République au plus près des citoyens. La gauche a une responsabilité, avec un devoir d’efficacité, celle d’unir nos territoires et non de diviser, de rassembler les Français·es autour de l’intérêt général, loin des préjugés qui, plus souvent, servent des ambitions politiques plus que le bien commun.


Intervention de Fabien Roussel au congrès du PGE. Il dénonce le grand transfert des richesses au profit du capital sous Emmanuel Macron, la division du monde du travail et la militarisation de l’Europe.

✊ Unir les travailleurs

🕊️ Lutter pour la paix

🏭 Investir dans les services publics

“Unissons-nous contre le capital, pour la paix, pour le travail.”

Comment les grands exploitants détournent un statut censé protéger les petits paysans in Reporterre

Comment les grands exploitants détournent un statut censé protéger les petits paysans

Le fermage, un statut sécurisant l’accès au foncier agricole, fête ses 80 ans, mais ses failles sont exploitées par les grands exploitants. De quoi perturber l’accès fondamental à des terres, premier enjeu pour l’installation agricole.

Nantes (Loire-Atlantique), correspondance

Pour l’historien émérite René Bourrigaud, il y a eu deux temps forts dans l’émancipation paysanne : « L’abolition des privilèges en 1789 permettant de se libérer de la tutelle des seigneurs, puis en 1946 la création du fermage pour se libérer de la tutelle des grands propriétaires fonciers. » Le fermage vient tout juste de fêter ses 80 ans. À cette occasion, l’historien était invité à un colloque organisé le 11 avril, en Loire-Atlantique, par le syndicat la Confédération paysanne. Continuer la lecture de Comment les grands exploitants détournent un statut censé protéger les petits paysans in Reporterre

Millionnaires de la finance: la France prend la tête de l’Europe

A défaut de prendre la tête même de la social démocratie consciente comme l’Espagne, nous avons les records que mérite la classe politique globalement la plus bête du monde… celle de nos divisions électoralistes pires que l’Italie qui n’est pas mal dans le genre pourtant… avec de tels crétins parlementaires suivant chaque leurre des enquêtes d’opinion nous sommes devenus le paradis des milliardaires en particulier dans l’armement, mais aussi dans la reconstruction après guerre… Eux ils savent défendre leurs intérêts et acheter ceux qui sont censés défendre les intérêts de la classe ouvrière et des autres travailleurs y compris intellectuels quand ils ne se contentent pas d’être de simples domestiques courtisans. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

À l’échelle des 27 États membres, l’ABE recense 2.266 banquiers percevant une rémunération supérieure à un million d’euros en 2024.

HPB/AA – REUTERS – Heinz-Peter Bader

Le nombre de banquiers gagnant plus d’un million d’euros a plus que doublé en France entre 2019 et 2024, traduisant la montée en puissance de la place financière parisienne dans le paysage européen post-Brexit. 89 % sont des hommes. Continuer la lecture de Millionnaires de la finance: la France prend la tête de l’Europe

Déserts médicaux : l’accès aux soins se dégrade encore, selon le baromètre annuel des droits des personnes malades

Publié mardi 15 avril, le baromètre annuel des droits des personnes malades réalisé par France Assos Santé atteste d’une augmentation des pénuries de médicaments, des difficultés d’accès aux soins et des dépassements d’honoraires.

Pour 52 % des interrogés, cette expérience négative s’explique par le fait que le ou les médecins concerné(s) ne prenai (en) t tout simplement plus de nouveaux patients, un problème de plus en plus récurrent dans de nombreux territoires, isolés ou non.
© Ludwig WALLENDORFF/REA

Notre système de santé est-il, comme on aime souvent nous le rappeler, si protecteur de ses assurés ? À en croire la dernière version du baromètre du droit des personnes malades, réalisé par France Assos Santé avec Ipsos BVA et publié mercredi 15 avril, les malades français sont de plus en plus frappés par la détérioration du système de santé tricolore. Continuer la lecture de Déserts médicaux : l’accès aux soins se dégrade encore, selon le baromètre annuel des droits des personnes malades

Prix du carburant : vers un nouvel acte de la lutte sociale dans les ruralités ?

 

L’envolée des prix de l’énergie et des carburants frappe actuellement de plein fouet. Dans de nombreux territoires ruraux, où la voiture n’est pas un choix mais une nécessité, chaque hausse à la pompe se traduit par des sacrifices supplémentaires sur l’alimentation, le logement ou la santé entraînant une fragilité des ménages mais aussi du tissu économique local. Continuer la lecture de Prix du carburant : vers un nouvel acte de la lutte sociale dans les ruralités ?

Guerre au Moyen-Orient : le FMI envisage le pire pour l’économie mondiale… qu’est-ce qu’on fait ?

Voici à titre d’information ce qu’en l’état de ce qu’a déjà réussi à imposer au monde l’impérialisme en faillite et ses brillants « alliés » de l’OTAN, dont notre propre président et gouvernement, l’UE, et qu’il parait difficile d’éviter. Ce qui nous devrait nous conduire si nous avions le moindre bon sens à deux attitudes politique, la première d’imposer que cela s’arrête et la seconde de voir qui va déjà payer la note de ces folies bellicistes (sans parler de celle de ceux qui ont tout fait pour nous conduire là en contribuant activement à diffuser la propagande de l’OTAN y compris au sein du PCF, de l’Humanité, de la CGT comme dans toute la gauche) . Ces deux urgences politiques nous conduisent à ce qu’a compris Pedro Sanchez à savoir qu’il n’y a pas le choix entre le monde multipolaire et une troisième voie mais bien entre le monde multipolaire et le fascisme, la guerre et celle-ci est déjà là. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

par Ionès Jaoulane, Directeur investissements

Le Fonds monétaire international a publié ce mardi 14 avril ses nouvelles prévisions de croissance mondiale, et le tableau est alarmant : le conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran a définitivement enterré les espoirs d’une année 2026 synonyme de reprise, où la croissance mondiale aurait pu atteindre 3,4 %. À la place, le chef économiste du FMI Pierre-Olivier Gourinchas présente trois scénarios — tous mauvais — qui dépendent essentiellement de la durée des hostilités et de leurs répercussions sur le détroit d’Ormuz.

Dans le meilleur cas, un conflit court limiterait la casse à une croissance de 3,1 % et une inflation à 4,4 % ; dans un scénario intermédiaire, le baril grimpant à 100 dollars ferait chuter la croissance à 2,5 % et forcerait les banques centrales à remonter leurs taux ; dans le pire des cas enfin, avec un pétrole à 125 dollars en 2027 et des prix du gaz bondissant de 200 % en Europe et en Asie, la croissance mondiale tomberait à 2,2 % — frôlant le seuil de récession que le FMI fixe à 2 %, un phénomène rarissime qui ne s’est produit que quatre fois depuis 1980.

Et malgré l’annonce d’une trêve temporaire, Gourinchas est catégorique : « Le mal est déjà fait. »

La paix, si elle advient, ne suffira pas à effacer les cicatrices économiques d’un conflit qui a déjà changé la donne pour des millions de ménages et d’entreprises à travers le monde.