
Journée nationale de la Résistance
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Journée nationale de la Résistance
La grande enquête « Trajectoires et origines » menée par l’Ined et l’Insee montre que les immigrés et leurs descendants représentent un tiers de la population qui se mêle au fil des générations à la population sans ascendance migratoire.

Une société française diverse, qui se mélange mais où les inégalités selon les origines restent fortes. Tels sont les principaux enseignements de TeO2, la seconde édition de l’enquête « Trajectoire et origine » menée par l’Ined et l’Insee et publiée ce 21 mai1. Continuer la lecture de « Les immigrés et leurs descendants sont une composante centrale et durable de la population française » : portrait d’une société diverse et mélangée
Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, dénonce la faiblesse des mesures annoncées par le premier ministre sur le pouvoir d’achat. Il invite à se mobiliser devant les préfectures et le siège de Total, dont il réclame la nationalisation. Il s’exprime également sur les enjeux du 40e congrès du Parti communiste.

Le PCF tiendra son congrès les 3, 4 et 5 juillet à Lille. Il sera précédé de débats dans les sections et départements. Fabien Roussel, son secrétaire national, invite à avoir un parti « uni et fort » et se dit prêt à consacrer toute son « énergie » à la bataille des élections présidentielles si les militants communistes le désignent candidat par un vote en septembre.
Comment jugez-vous les annonces du gouvernement, jeudi 21 mai, pour faire face à la crise du pouvoir d’achat ? Continuer la lecture de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF : « nous demandons une revalorisation immédiate de 5 % pour les salaires et pensions inférieurs à 2 500 euros net » + video
Par Gérard Le Puill

Qu’il s’agisse de la production de lait de vache, de viande bovine, ovine, porcine ou de volaille, la France peine à installer des jeunes dans les filières de l’élevage quand les plus âgés partent en retraite. Ce fut le constat un unanime de quatre éleveurs responsables de coopératives agricoles dans ces filières lors d’une rencontre avec la presse le 13 mai à Paris.
En France, les coopératives agricoles vendent des fertilisants, des semences, des produits de traitement des cultures et du matériel agricole aux paysans. Elles collectent aussi et transforment en produits alimentaires les céréales, les fruits et légumes, le lait, les œufs et la viande des animaux d’élevage. La France compte actuellement 2.100 coopératives agricoles et trois agriculteurs sur quatre en sont membres. Ces mêmes coopératives emploient quelques 200.000 salariés en France pour un chiffre d’affaire annuel de 118 milliards d’euros, soit 50% de l’agroalimentaire en France.
Mais les coopératives sont soumises à la concurrence des entreprises privées et à la pression des enseignes de la grande distribution. Ces dernières font croître les importations de produits alimentaires pour faire baisser les prix payés aux transformateurs de produits agricoles, ce qui fait également baisser le prix payés aux paysans. A titre d’exemple, le 5 mai 2026, la tonne de blé tendre rendue au port de Rouen pour l’exportation ne cotait que 184€ contre 220€ en mai 2024 et même plus de 300€ au début de l’année 2023.
Le jeune bovin d’une dizaine de mois, vendu en maigre par des éleveurs pour l’engraissement, cotait 6,20€ le kilo vif en mars, avant de tomber à 5,55€ le 4 mai à Mauriac. Deux ans plus tôt, dans cette même salle de cotation, son prix du kilo vif n’était que de 3,50€. Selon Philippe Colin, éleveur de bovins en Meurthe-et-Moselle et président de la section bovine de la coopération agricole, le nombre de vaches allaitantes et laitières en production a baissé de 1,2 million de têtes en France entre 2016 et 2026. C’est donc la baisse de l’offre au regard de la demande qui fit remonter les prix des bovins de boucherie dernièrement. Mais les accords de libre-échange que l’Europe a signé avec le Mercosur et l’Australie feront croître les importations et chuter les cours à nouveau.
Aux côtés de Philippe Colin, trois autres éleveurs responsables de la coopération agricole se sont adressés aux journalistes lors de cette rencontre. Il s’agissait du drômois François Monge pour la production ovine, du finistérien Philippe Bizien pour la fédération porcine, du landais Bernard Tauzia pour le secteur avicole. Le dossier de presse remis aux journalistes à cette occasion indiquait que 30% de la viande bovine, 52% de la production ovine, 58% de la viande porcine et 50% de la production avicole sont vendues aux distributeurs par des coopératives. Il faisait état d’un léger redressement des prix et des revenus des éleveurs par rapport au début de la décennie en cours. Mais il reste à voir ce qu’il en sera dans les prochains mois, suite à l’actuelle flambée des prix des carburants et des engrais. En attendant, Philippe Bizien a expliqué que la filière porcine voit son nombre d’élevages diminuer. En 2025 « le niveau d’autosuffisance en viande porcine était de 98% en recul sur 2024 alors qu’une part importante des ateliers est exploitée par des éleveurs proches de la retraite ».
De son côté, Bernard Tauzia a montré que « la consommation de volaille et d’œufs augmente de 3 à 5% par an en France au point que 45% de la volaille consommée en France était importée en 2025 dont 52,4% des poulets». Voilà une situation plus que paradoxale dans un pays qui produit beaucoup de céréales secondaires destinées aux volailles alors que les prix de vente de ces céréales ont baissé sensiblement depuis 2022.
Selon François Monge, la filière de la viande ovine a connu « une chute des 40% des abattages en 20 ans et son taux d’auto-approvisionnement est désormais inférieur à 50%. Près d’un million d’agneaux français manquent tout au long de l’année pour répondre à la demande nationale ». Selon lui, la stratégie portée par les coopératives doit permettre « d’améliorer la productivité des troupeaux, d’optimiser les coûts de l’alimentation, de réduire les pertes, de mieux planifier les agnelages, de sécuriser les revenus et les conditions de travail des éleveurs ».
Mais à aucun moment, l’éleveur drômois n’évoqua dans son intervention les difficultés croissantes auxquelles font face les éleveurs de moutons face à la multiplication des attaques des loups contre les troupeaux. Quand nous lui avons posé la question , il a indiqué que la présence de plus de 1.200 loups en France fait reculer l’élevage ovin, mais aussi le revenu des éleveurs qui doivent investir dans les clôtures et les chiens de protection. Ajoutons que la France importe ses viandes ovines des pays comme l’Irlande, le Royaume Uni, la Nouvelle Zélande et l’Australie, lesquels ne comptent aucun loup sur leur territoire, ce qui donne aux éleveurs de ces pays un avantage de compétitivité par rapport à leurs homologues français.
A défaut d’évoquer les problèmes posés par le loup, le dossier de presse remis aux journalistes le 13 mai indiquait que « ces dernières années, les productions animales ont été fortement perturbées par plusieurs épizooties majeures: influenza Aviaire (IAHP) Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) ». Face à ces risques, les responsables des coopératives souhaitent voir «renforcer l’anticipation sanitaire, notamment par l’élaboration en amont de plans de lutte contre chaque maladie et la constitution de banques d’antigènes afin de disposer rapidement de vaccins ».
Avec le réchauffement climatique en cours, le métier de paysan est également confronté à une multiplication des risques que sont les inondations, les dégâts des tempêtes sur les cultures, les aux sécheresses prolongées, en plus des maladies contagieuses dont sont victimes les animaux d’élevage. Mieux vaudrait donc investir en faveur de notre souveraineté alimentaire que dans la surproduction des armes de guerre.


Le samedi 9 mai, la place du Colonel-Fabien avait des airs de fête populaire. Sous les drapeaux rouges, dans les lumières du soir, entre les discussions passionnées qui animent déjà les échanges à l’approche du congrès, les éclats de rire et quelques pas de danse, il flottait quelque chose de rare : une joie politique. Une joie fraternelle. Comme un écho lointain à ce cri lancé il y a 90 ans : « La vie est à nous ! ». Continuer la lecture de À Colonel-Fabien, l’esprit du Front populaire soufflait encore + vidéo
Suivre le déroulement des faits dans leur implacable enchaînement Continuer la lecture de Festival Cannes 2026 : « L’Abandon » de Vincent Garenq in Caf. Péda.
Il manque incontestablement le pôle que constituait l’Humanité en tant que journal communiste. Le produit hybride d’aujourd’hui n’est pas à la hauteur de « la guerre de classe » qui fait rage et on peut estimer que celle-ci va encore connaître des niveaux plus durs qui exigeront une force collective et ses « armes ». Il évident que quelques soient les initiatives actuelles y compris Histoireetsociete, sur le plan international et Théorique, il n’y a pas l’équivalent de ce qu’était l’Humanité, tout au plus la manifestation de possibles. Et il faudra du temps pour reconstituer une direction et une équipe crédible, ce que dit l’intervention de Fabienne Lefebvre qui participera probablement à l’aventure d’Histoireetsociete 3, nouvelle formule, les « amis d’Histoireetsociete » c’est qu »au moins à l’occasion du 40 e Congrès des voix se font entendre et pas pour refermer l’Humanité, mais pour en faire un facteur d’unité et de rassemblement. Ce que devra être le PCF ou il n’aurait aucune raison d’être. (note de DB pour histoireetsociete)

40e congrès 2026 | Une contribution de Fabienne Lefebvre
Face à l’offensive des forces du capital qui préparent une nouvelle fois la guerre menée par l’impérialisme états-unien, et ses bras armés que sont l’OTAN et le dollar, il y a urgence à la riposte ! Le capital, irréformable, poursuit donc son hégémonie et s’exonère même de pratiques dites démocratiques, dont il n’a plus besoin pour s’accumuler. Il acte de fait, qu’il ne peut y avoir de choix des peuples contraire aux intérêts de la bourgeoisie, c’est-à-dire ceux de la classe dominante. Prédation impérialiste, refus démocratique, montée du fascisme et choix de la guerre s’organisent donc implacablement contre la classe du travail qui produit les richesses.
Ainsi, les économies occidentales se réarment à un niveau sans précédent depuis la Guerre froide, avec des dépenses militaires prévues à 5% du PIB d’ici 2035, faisant payer aux travailleurs européens, le poids de leur guerre. L’accord-cadre, brisant la souveraineté de la France, passé entre l’Union Européenne et les États-Unis en juillet 2025, rentre dans cette logique guerrière avec l’obligation d’achat de 750 milliards de dollars d’hydrocarbures et d’armements US. Aujourd’hui, ce système de domination prédateur et parasitaire est de plus en plus contesté par de nombreux peuples qui font le choix des BRICS+, c’est-à-dire celui de la dédollarisation, de la souveraineté, de la coopération et de la protection de la planète. Dans ce monde devenu multipolaire un chemin se dessine donc, afin de faire communauté de destin pour l’humanité, une voie pour la transition révolutionnaire s’ouvre et celle d’un socialisme contemporain devient possible !
Le bilan du système capitaliste est sans appel. Il survit uniquement grâce à une protection sans faille de la bourgeoisie et à la collaboration de classe des sociaux-démocrates. L’idéologie qui domine est donc bien celle de la classe dirigeante dont les idées sont portées à un niveau de propagande exacerbée par quasi l’ensemble de tous les médias qu’elle possède.
En effet, l’emprise du capital sur les médias se caractérise par une concentration croissante entre quelques-uns et des mécanismes d’influence qui vont au-delà du simple contrôle de propriété. La difficulté est qu’aujourd’hui les communistes ne disposent plus d’outils pour contrebalancer cette hégémonie culturelle. Ainsi en France, la majorité des médias nationaux est détenue par de grands groupes industriels et des milliardaires empêchant toute pensée alternative au système. Voici un aperçu des principaux acteurs et de leurs actifs :
Quotidiens nationaux
Principaux propriétaires/actionnaires : Bernard Arnault (LVMH), Famille Dassault, Famille Amaury, Xavier Niel / Daniel Křetínský (via fonds).
Médias détenus : Les Échos, Le Parisien-Aujourd’hui en France, Paris Match ; Le Figaro ; L’Équipe ; Le Monde, La Croix (partiellement).
Télévisions (audience nationale)
Principaux propriétaires/actionnaires : Vincent Bolloré, Rodolphe Saadé (CMA-CGM), Famille Bouygues, Famille Mohn (Bertelsmann).
Médias détenus : Canal+, CNews, C8 ; BFM TV, RMC ; TF1, LCI, TMC ; M6, RTL, W9.
Autres médias (presse, radio)
Principaux propriétaires/actionnaires : Vincent Bolloré, Rodolphe Saadé, Iskander Safa (héritiers), François Pinault
Médias détenus : Le Journal du Dimanche, Europe 1, RFM ; La Provence ; Valeurs Actuelles ; Le Point
En outre, cette concentration s’accélère : des groupes comme Bolloré (Lagardère, Prisma Media) ou Saadé (Altice Media, La Tribune) ont réalisé de nombreuses acquisitions récentes et l’influence de ces propriétaires ne se limite pas à leur présence au capital. Elle s’exerce par plusieurs canaux, plus ou moins directs.
Pression directe et ingérence éditoriale : Nomination stratégique des dirigeants (ex : Geoffroy Lejeune ex-Valeurs Actuelles à la tête du JDD par Bolloré) ; Affaiblissement des contre-pouvoirs internes (chez Bolloré, Paris Match, JDD, CNews, les Sociétés De Journalistes garantes traditionnelles de l’indépendance rédactionnelle se sont dissoutes) ; Auto-censure…
Cet accaparement de l’espace médiatique, culturel…à des fins de propagande idéologique accompagne et renforce la pédagogie du renoncement au profit de l’accumulation durable du capital, en diffusant une vision du monde qui naturalise l’exploitation. C’est une victoire idéologique de ladite démocratie bourgeoise et parlementaire réunie sous le concept de la fin de l’histoire ! Prétentieux mais efficace !
Dans ce contexte de guerre de classe, un journal communiste, s’appuyant sur une solide méthodologie (historique, philosophique…) et sur l’expérience militante du Parti serait donc un outil indispensable pour briser ce monopole idéologique. L’analyse communiste (matérialiste) ne peut, en effet, se dissoudre comme un courant parmi d’autres d’une « gauche » (idéaliste) cherchant à rendre le capitalisme plus juste. Le journal communiste doit au contraire développer son influence pour permettre aux travailleurs et aux progressistes de trouver les appuis pour rendre concrète la nécessité de renverser les rapports sociaux, et notamment les rapports de propriété.
C’est pourquoi, l’abandon de notre « organe central », outil officiel pour diffuser les positions et décisions du parti en 1994 lors de son 28ᵉ Congrès, fut une erreur.
Elle a eu pour effet d’accompagner la déshérence idéologique du Parti et de plonger les travailleurs dans le désarroi face à la broyeuse du capital, leur laissant le champ libre pour la mise en place de leur système civilisationnel. Cette situation devient très problématique voire dangereuse dans la période actuelle de guerre de classe.
Néanmoins, le Parti conscient de ce manque a développé, depuis quelques années, son site pcf.fr et sa rubrique actualité. Cette dernière sans hiérarchisation éditoriale, sans un travail de contextualisation journalistique ne peut atteindre largement les travailleurs et /ou ceux qui s’interrogent sur les positions des communistes. Le développement de cette rubrique illustre le besoin d’un organe central, mais ne répond nullement à ce besoin.
Il convient donc de retrouver les fondements théoriques et politiques pour :
Un journal qui soit le porte-voix unifié du Parti, garantissant que tous les membres, des dirigeants aux cellules agissent et s’expriment à partir d’une analyse et d’une ligne commune, c’est à dire celles décidées et votées au Congrès dans le respect du vote des communistes et de leur souveraineté. Car l’unité du Parti n’est pas mécanique, elle est idéologique. Le journal est donc l’outil pour la forger et la préserver.
Un journal qui transmet les décisions et les analyses stratégiques à l’ensemble du Parti et au monde du travail et qui relaye les expériences, les luttes et les initiatives venues du terrain. Un journal qui également partage les analyses d’autres Partis communistes et forces progressistes pour mieux comprendre le mouvement du monde, ce qui nous manque pour appréhender notamment des conflits comme en Ukraine.
Un journal qui participe à la formation théorique des adhérents mais aussi des sympathisants dans le cadre de la praxis, en la mettant en perspective avec la situation nationale et internationale, afin d’éviter que la conscience reste morcelée et empirique.
Mais aussi un journal, qui au-delà de la diffusion d’idée, organise et coordonne les luttes locales en leur donnant un sens national. Sa diffusion doit permette également de renforcer le Parti et contribuer à forger une conscience collective du monde du travail. Il s’agit donc, ici, d’aider à élever la conscience de classe en reliant les luttes quotidiennes à une analyse systémique du capitalisme et de l’État, tout en décryptant les discours médiatiques et politiques de la classe dominante.
Le journal permet aussi d’éviter l’isolement des travailleurs, afin de construire des convergences. Ainsi en donnant la parole aux travailleurs eux-mêmes (témoignages, reportages sur les luttes, stratégie industrielle, bouleversement du monde, culture, environnement…), il renforce le sentiment de légitimité et de puissance collective.
Un journal communiste doit également et surtout permettre de faire germer la nécessité d’un changement révolutionnaire, c’est-à-dire l’exigence d’une rupture avec le capital. Cette volonté d’être utile au quotidien est essentielle et se retrouve par exemple dans le journal numérique « Liberté Actus » alimenté par des militants communistes.
La fonction première du journal, permette le passage de la conscience immédiate à la conscience historique.
C’est par ce travail patient de propagande, de mise en mouvement et d’organisation que le journal contribue à transformer la « classe en soi » (objective) en une « classe pour soi » (consciente et mobilisée pour ses intérêts historiques). Il décode le vécu des travailleurs qui vivent l’exploitation au quotidien (répressions, management agressif, discriminations, bas salaires, précarité, licenciements). Alors que la presse bourgeoise isole ces faits (« l’entreprise est mal dirigée… ») ou les naturalise (« la concurrence est rude, déloyale… »), en utilisant abondamment la « novlangue » pour dénaturer la réalité. Quand ce n’est pas pour criminaliser les luttes !
Le journal communiste, lui, ne montre pas seulement comment un licenciement est lié aux choix d’un actionnaire, à une loi sur le travail, aux délocalisations permises par les traités internationaux, notamment européens. D’une part, il généralise en transformant une souffrance individuelle en un phénomène de classe, révélant le système qui produit structurellement ces effets. D’autre part, il ne se contente pas de commenter ou d’interpréter l’actualité, il la recadre au prisme de la lutte des classes, de l’exploitation de la plus-value, du rôle de l’État comme « comité exécutif de la bourgeoisie » (un conflit dans un hôpital devient l’illustration de la marchandisation de la santé ; La délocalisation de la production de l’acier une atteinte à notre souveraineté nationale…)
Le journal construit aussi une culture autonome (littérature, cinéma, sciences…), première étape de formation, en l’arrachant à l’idéalisme bourgeois pour en proposer une lecture matérialiste et de classe.
Le journal comme organe central est donc le laboratoire et le champ de bataille de la conscience de classe. Il transforme une expérience vécue par les travailleurs en un moment d’une histoire collective, et donc d’actions, dont ils peuvent devenir les acteurs. Pour le Parti, il est l’incarnation matérielle de son projet et le ciment de son unité. Le journal communiste assume ainsi publiquement son appartenance au Parti et fait vivre son lien avec celui-ci, ce qui constitue la racine la plus solide de son ancrage de classe.
C’est en ce sens que Lénine affirmait que « le journal est pour nous non seulement un propagandiste collectif et un agitateur collectif, mais aussi un organisateur collectif », l’organisation commençant par celles des idées. Sans un journal produisant un travail idéologique constant et massif, le Parti n’est donc qu’une organisation de combat de plus. Sa lecture, son achat puis son abonnement sont également des étapes qui peuvent amener vers l’adhésion et donc au renforcement du Parti. Dans la guerre de classe en cours, il est donc grand temps de nous doter, de nouveau, de cet outil essentiel si l’on souhaite peser sur le mouvement du monde, les communistes lors de notre 40e Congrès peuvent collectivement le décider !
Fabienne LEFEBVRE
Membre du Conseil national, Fédération du Val-de-Marne
Les communistes de Castelsarrasin ouvrent le débat
Ils accueilleront les camarades et au delà lors d’apéro-congrès pour débattre aux dates suivantes tout au long du mois de mai, dés 18H30:
Les inscriptions sont ouvertes:

Nous sommes maintenant à un peu moins de deux mois de notre Congrès et à moins d’un mois du vote des 40 000 militantes et militants du PCF sur le projet de Base commune.
3 textes alternatifs proposent une autre orientation à cette base commune.
Parallèlement, plus de 600 contributions ont été déposées pour nourrir le débat. C’est le signe de la vitalité démocratique de notre parti et d’une volonté des militants de participer au débat général.
La situation internationale n’a jamais été aussi préoccupante, gravissime. Ce n’est pas mieux en France. Les forces d’extrême droite sont à l’offensive partout en Europe. Tout cela rend nos débats d’autant plus importants pour analyser le plus finement possible la situation, trouver les meilleures réponses. Et disons-le avec humilité, ce n’est pas simple. Continuer la lecture de Fabien Roussel: Intervention au Conseil national du 9 mai