Festival Cannes 2026 : « L’Abandon » de Vincent Garenq in Caf. Péda.

  « Tout le monde connaît le nom de Samuel Paty mais peu de gens connaissent réellement son histoire. Le 16 octobre 2020 Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie, est assassiné à la sortie de son collège. A la lumière des enquêtes et des procès, ce film revient sur ses onze derniers jours et sur l’engrenage qui a conduit à sa mort tragique ». Formulé avec sobriété, le synopsis du film de Vincent Garenq, – Sélection Officielle-Hors Compétition, Cannes 2026 -, L’Abandon, nous éclaire déjà sur la démarche exigeante et rigoureuse présidant à sa réalisation.

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De la nécessité d’un journal communiste comme organisateur collectif dans la guerre de classe en cours. + Dates

Il manque incontestablement le pôle que constituait l’Humanité en tant que journal communiste. Le produit hybride d’aujourd’hui n’est pas à la hauteur de « la guerre de classe » qui fait rage et on peut estimer que celle-ci va encore connaître des niveaux plus durs qui exigeront une force collective et ses « armes ». Il évident que quelques soient les initiatives actuelles y compris Histoireetsociete, sur le plan international et Théorique, il n’y a pas l’équivalent de ce qu’était l’Humanité, tout au plus la manifestation de possibles. Et il faudra du temps pour reconstituer une direction et une équipe crédible, ce que dit l’intervention de Fabienne Lefebvre qui participera probablement à l’aventure d’Histoireetsociete 3, nouvelle formule, les « amis d’Histoireetsociete » c’est qu »au moins à l’occasion du 40 e Congrès des voix se font entendre et pas pour refermer l’Humanité, mais pour en faire un facteur d’unité et de rassemblement. Ce que devra être le PCF ou il n’aurait aucune raison d’être. (note de DB pour histoireetsociete)

 40e congrès 2026 | Une contribution de Fabienne Lefebvre

Face à l’offensive des forces du capital qui préparent une nouvelle fois la guerre menée par l’impérialisme états-unien, et ses bras armés que sont l’OTAN et le dollar, il y a urgence à la riposte ! Le capital, irréformable, poursuit donc son hégémonie et s’exonère même de pratiques dites démocratiques, dont il n’a plus besoin pour s’accumuler. Il acte de fait, qu’il ne peut y avoir de choix des peuples contraire aux intérêts de la bourgeoisie, c’est-à-dire ceux de la classe dominante. Prédation impérialiste, refus démocratique, montée du fascisme et choix de la guerre s’organisent donc implacablement contre la classe du travail qui produit les richesses.

Ainsi, les économies occidentales se réarment à un niveau sans précédent depuis la Guerre froide, avec des dépenses militaires prévues à 5% du PIB d’ici 2035, faisant payer aux travailleurs européens, le poids de leur guerre. L’accord-cadre, brisant la souveraineté de la France, passé entre l’Union Européenne et les États-Unis en juillet 2025, rentre dans cette logique guerrière avec l’obligation d’achat de 750 milliards de dollars d’hydrocarbures et d’armements US. Aujourd’hui, ce système de domination prédateur et parasitaire est de plus en plus contesté par de nombreux peuples qui font le choix des BRICS+, c’est-à-dire celui de la dédollarisation, de la souveraineté, de la coopération et de la protection de la planète. Dans ce monde devenu multipolaire un chemin se dessine donc, afin de faire communauté de destin pour l’humanité, une voie pour la transition révolutionnaire s’ouvre et celle d’un socialisme contemporain devient possible !

Le bilan du système capitaliste est sans appel. Il survit uniquement grâce à une protection sans faille de la bourgeoisie et à la collaboration de classe des sociaux-démocrates. L’idéologie qui domine est donc bien celle de la classe dirigeante dont les idées sont portées à un niveau de propagande exacerbée par quasi l’ensemble de tous les médias qu’elle possède.

En effet, l’emprise du capital sur les médias se caractérise par une concentration croissante entre quelques-uns et des mécanismes d’influence qui vont au-delà du simple contrôle de propriété. La difficulté est qu’aujourd’hui les communistes ne disposent plus d’outils pour contrebalancer cette hégémonie culturelle. Ainsi en France, la majorité des médias nationaux est détenue par de grands groupes industriels et des milliardaires empêchant toute pensée alternative au système. Voici un aperçu des principaux acteurs et de leurs actifs :

Quotidiens nationaux

Principaux propriétaires/actionnaires : Bernard Arnault (LVMH), Famille Dassault, Famille Amaury, Xavier Niel / Daniel Křetínský (via fonds).
Médias détenus : Les Échos, Le Parisien-Aujourd’hui en France, Paris Match ; Le Figaro ; L’Équipe ; Le Monde, La Croix (partiellement).

Télévisions (audience nationale)

Principaux propriétaires/actionnaires : Vincent Bolloré, Rodolphe Saadé (CMA-CGM), Famille Bouygues, Famille Mohn (Bertelsmann).
Médias détenus : Canal+, CNews, C8 ; BFM TV, RMC ; TF1, LCI, TMC ; M6, RTL, W9.

Autres médias (presse, radio)

Principaux propriétaires/actionnaires : Vincent Bolloré, Rodolphe Saadé, Iskander Safa (héritiers), François Pinault
Médias détenus : Le Journal du Dimanche, Europe 1, RFM ; La Provence ; Valeurs Actuelles ; Le Point

En outre, cette concentration s’accélère : des groupes comme Bolloré (Lagardère, Prisma Media) ou Saadé (Altice Media, La Tribune) ont réalisé de nombreuses acquisitions récentes et l’influence de ces propriétaires ne se limite pas à leur présence au capital. Elle s’exerce par plusieurs canaux, plus ou moins directs.

Pression directe et ingérence éditoriale : Nomination stratégique des dirigeants (ex : Geoffroy Lejeune ex-Valeurs Actuelles à la tête du JDD par Bolloré) ; Affaiblissement des contre-pouvoirs internes (chez Bolloré, Paris Match, JDD, CNews, les Sociétés De Journalistes garantes traditionnelles de l’indépendance rédactionnelle se sont dissoutes) ; Auto-censure…

Cet accaparement de l’espace médiatique, culturel…à des fins de propagande idéologique accompagne et renforce la pédagogie du renoncement au profit de l’accumulation durable du capital, en diffusant une vision du monde qui naturalise l’exploitation. C’est une victoire idéologique de ladite démocratie bourgeoise et parlementaire réunie sous le concept de la fin de l’histoire ! Prétentieux mais efficace !

Dans ce contexte de guerre de classe, un journal communiste, s’appuyant sur une solide méthodologie (historique, philosophique…) et sur l’expérience militante du Parti serait donc un outil indispensable pour briser ce monopole idéologique. L’analyse communiste (matérialiste) ne peut, en effet, se dissoudre comme un courant parmi d’autres d’une « gauche » (idéaliste) cherchant à rendre le capitalisme plus juste. Le journal communiste doit au contraire développer son influence pour permettre aux travailleurs et aux progressistes de trouver les appuis pour rendre concrète la nécessité de renverser les rapports sociaux, et notamment les rapports de propriété.

C’est pourquoi, l’abandon de notre « organe central », outil officiel pour diffuser les positions et décisions du parti en 1994 lors de son 28ᵉ Congrès, fut une erreur.

Elle a eu pour effet d’accompagner la déshérence idéologique du Parti et de plonger les travailleurs dans le désarroi face à la broyeuse du capital, leur laissant le champ libre pour la mise en place de leur système civilisationnel. Cette situation devient très problématique voire dangereuse dans la période actuelle de guerre de classe.

Néanmoins, le Parti conscient de ce manque a développé, depuis quelques années, son site pcf.fr et sa rubrique actualité. Cette dernière sans hiérarchisation éditoriale, sans un travail de contextualisation journalistique ne peut atteindre largement les travailleurs et /ou ceux qui s’interrogent sur les positions des communistes. Le développement de cette rubrique illustre le besoin d’un organe central, mais ne répond nullement à ce besoin.

Il convient donc de retrouver les fondements théoriques et politiques pour :

Un journal qui soit le porte-voix unifié du Parti, garantissant que tous les membres, des dirigeants aux cellules agissent et s’expriment à partir d’une analyse et d’une ligne commune, c’est à dire celles décidées et votées au Congrès dans le respect du vote des communistes et de leur souveraineté. Car l’unité du Parti n’est pas mécanique, elle est idéologique. Le journal est donc l’outil pour la forger et la préserver.

Un journal qui transmet les décisions et les analyses stratégiques à l’ensemble du Parti et au monde du travail et qui relaye les expériences, les luttes et les initiatives venues du terrain. Un journal qui également partage les analyses d’autres Partis communistes et forces progressistes pour mieux comprendre le mouvement du monde, ce qui nous manque pour appréhender notamment des conflits comme en Ukraine.

Un journal qui participe à la formation théorique des adhérents mais aussi des sympathisants dans le cadre de la praxis, en la mettant en perspective avec la situation nationale et internationale, afin d’éviter que la conscience reste morcelée et empirique.

Mais aussi un journal, qui au-delà de la diffusion d’idée, organise et coordonne les luttes locales en leur donnant un sens national. Sa diffusion doit permette également de renforcer le Parti et contribuer à forger une conscience collective du monde du travail. Il s’agit donc, ici, d’aider à élever la conscience de classe en reliant les luttes quotidiennes à une analyse systémique du capitalisme et de l’État, tout en décryptant les discours médiatiques et politiques de la classe dominante.

Le journal permet aussi d’éviter l’isolement des travailleurs, afin de construire des convergences. Ainsi en donnant la parole aux travailleurs eux-mêmes (témoignages, reportages sur les luttes, stratégie industrielle, bouleversement du monde, culture, environnement…), il renforce le sentiment de légitimité et de puissance collective.

Un journal communiste doit également et surtout permettre de faire germer la nécessité d’un changement révolutionnaire, c’est-à-dire l’exigence d’une rupture avec le capital. Cette volonté d’être utile au quotidien est essentielle et se retrouve par exemple dans le journal numérique « Liberté Actus » alimenté par des militants communistes.

La fonction première du journal, permette le passage de la conscience immédiate à la conscience historique.

C’est par ce travail patient de propagande, de mise en mouvement et d’organisation que le journal contribue à transformer la « classe en soi » (objective) en une « classe pour soi » (consciente et mobilisée pour ses intérêts historiques). Il décode le vécu des travailleurs qui vivent l’exploitation au quotidien (répressions, management agressif, discriminations, bas salaires, précarité, licenciements). Alors que la presse bourgeoise isole ces faits (« l’entreprise est mal dirigée… ») ou les naturalise (« la concurrence est rude, déloyale… »), en utilisant abondamment la « novlangue » pour dénaturer la réalité. Quand ce n’est pas pour criminaliser les luttes !

Le journal communiste, lui, ne montre pas seulement comment un licenciement est lié aux choix d’un actionnaire, à une loi sur le travail, aux délocalisations permises par les traités internationaux, notamment européens. D’une part, il généralise en transformant une souffrance individuelle en un phénomène de classe, révélant le système qui produit structurellement ces effets. D’autre part, il ne se contente pas de commenter ou d’interpréter l’actualité, il la recadre au prisme de la lutte des classes, de l’exploitation de la plus-value, du rôle de l’État comme « comité exécutif de la bourgeoisie » (un conflit dans un hôpital devient l’illustration de la marchandisation de la santé ; La délocalisation de la production de l’acier une atteinte à notre souveraineté nationale…)

Le journal construit aussi une culture autonome (littérature, cinéma, sciences…), première étape de formation, en l’arrachant à l’idéalisme bourgeois pour en proposer une lecture matérialiste et de classe.

Le journal comme organe central est donc le laboratoire et le champ de bataille de la conscience de classe. Il transforme une expérience vécue par les travailleurs en un moment d’une histoire collective, et donc d’actions, dont ils peuvent devenir les acteurs. Pour le Parti, il est l’incarnation matérielle de son projet et le ciment de son unité. Le journal communiste assume ainsi publiquement son appartenance au Parti et fait vivre son lien avec celui-ci, ce qui constitue la racine la plus solide de son ancrage de classe.

C’est en ce sens que Lénine affirmait que « le journal est pour nous non seulement un propagandiste collectif et un agitateur collectif, mais aussi un organisateur collectif », l’organisation commençant par celles des idées. Sans un journal produisant un travail idéologique constant et massif, le Parti n’est donc qu’une organisation de combat de plus. Sa lecture, son achat puis son abonnement sont également des étapes qui peuvent amener vers l’adhésion et donc au renforcement du Parti. Dans la guerre de classe en cours, il est donc grand temps de nous doter, de nouveau, de cet outil essentiel si l’on souhaite peser sur le mouvement du monde, les communistes lors de notre 40e Congrès peuvent collectivement le décider !

Fabienne LEFEBVRE
Membre du Conseil national, Fédération du Val-de-Marne


Les communistes de Castelsarrasin ouvrent le débat

Ils accueilleront les camarades et au delà lors d’apéro-congrès pour débattre aux dates suivantes tout au long du mois de mai, dés 18H30:

  • mercredi 13
  • lundi 18
  • vendredi 22
  • mardi 26
  • vendredi 29

Les inscriptions sont ouvertes:

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Fabien Roussel: Intervention au Conseil national du 9 mai

 

Publié le 11 mai 2026

Nous sommes maintenant à un peu moins de deux mois de notre Congrès et à moins d’un mois du vote des 40 000 militantes et militants du PCF sur le projet de Base commune.

3 textes alternatifs proposent une autre orientation à cette base commune.

Parallèlement, plus de 600 contributions ont été déposées pour nourrir le débat. C’est le signe de la vitalité démocratique de notre parti et d’une volonté des militants de participer au débat général.

La situation internationale n’a jamais été aussi préoccupante, gravissime. Ce n’est pas mieux en France. Les forces d’extrême droite sont à l’offensive partout en Europe. Tout cela rend nos débats d’autant plus importants pour analyser le plus finement possible la situation, trouver les meilleures réponses. Et disons-le avec humilité, ce n’est pas simple. Continuer la lecture de Fabien Roussel: Intervention au Conseil national du 9 mai

Comprendre les ressorts sociaux et scolaires du vote RN in Caf. Péda.

« Une partie des électeurs du RN oppose une sorte de réflexe de self-défense en dénonçant le système scolaire. »

Dans Du FN au RN : les raisons d’un succès (PUF, 2026), Patrick Lehingue et Bernard Pudal analysent le rôle de l’école dans la progression du RN.

Frustrations scolaires, sentiment de déclassement et défiance envers les institutions nourrissent selon eux le discours anti-système de l’extrême droite. « Les enseignants sont eux-mêmes victimes d’une évolution du système scolaire qui passe des promesses « démocratiques » du collège unique à un horizon scolaire qui s’est refermé, à la fois par manque de moyens mais aussi par absence d’un véritable projet démocratique », ajoutent-ils, soulignant la perte progressive de leur autorité sociale.

 Que savons-nous vraiment des électeurs de l’extrême droite ? Continuer la lecture de Comprendre les ressorts sociaux et scolaires du vote RN in Caf. Péda.

Qu’est-ce que l’homonationalisme, qui incite une partie de la communauté LGBT + à voter extrême droite ?

Voter extrême droite séduit de plus en plus les personnes lesbiennes, gay, bisexuelles et trans, certes à un niveau plus bas que la population globale, selon un sondage Têtu/Ifop publié cette semaine, alors que le concept d’homonationalisme reste peu connu.

L’homonationalisme prend la forme de déclarations stigmatisantes envers les personnes immigrées, racisées et musulmanes, les décrivant comme des menaces par nature pour les personnes LGBT +.  © Bastien Ohier via AFP

Les résultats du sondage du magazine Têtu, réalisé par l’Ifop et paru mercredi 11 mars concernant la présidentielle 2027 interrogent. Le candidat du RN Jordan Bardella arrive en tête, avec 27 % des intentions de vote exprimées par les personnes lesbiennes, gay, bisexuelles et trans. Mais il arrive premier du fait de l’éparpillement des candidats à gauche, car concernant les familles politiques, l’extrême droite est cependant loin de constituer la première force chez les personnes LGBT. Continuer la lecture de Qu’est-ce que l’homonationalisme, qui incite une partie de la communauté LGBT + à voter extrême droite ?

Un 9 Mai sous pression à Moscou et à Kiev par Jakline Boyer

Jakline Boyer met les pendules à l’heure et comme nous le faisons aujourd’hui s’interroge sur le sens de cette vision qui est la nôtre en occident et même en France, à savoir l’incapacité- quelle que soit la démonstration que nous subissons- à imaginer autre chose que notre suprématie et celle de notre suzerain USA. Dans mon enthousiasme moi qui suis la seule à avoir vécu la joie de la capitulation je me suis permis d’ajouter quelques souvenirs de ce temps là…Je me souviens de la foule marseillaise qui chantait, dansait et moi sur les épaules de mon père j’ai tant aimé ceux qui avaient donné leur vie pour sauver la mienne… (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

PS. j’ai mis en illustration, un journal local des communistes à la Libération pour montrer sans commentaire l’évolution de la presse sur l’interprétation de la victoire…

par Boyer Jakline

Stalingrad : 200 jours, 200 nuits et la capitulation allemande : 2 millions de morts.

Stalingrad : 200 jours, 200 nuits et la capitulation allemande : 2 millions de morts.

Donc Z. qui se sent le vent en poupe a menacé de frapper la Place Rouge pendant la parade du 9 mai. Moscou a pris cela très au sérieux et ne fera pas défiler la parade militaire. Le vent en poupe car la production de drones germano-ukrainienne remporte des succès de plus en plus en profondeur dans le territoire russe. Les Anglais assurent la géo-localisation qui permet le succès des attaques. Continuer la lecture de Un 9 Mai sous pression à Moscou et à Kiev par Jakline Boyer

Quelle dérive mortifère !

Plutôt que de rassembler le camp républicain, M. Besiers a fait le choix d’écarter près de 17 % des électeurs castelsarrasinois de la gestion de leur ville. Ce choix, dont il porte pleinement la responsabilité, affaiblit le pluralisme démocratique local. Il n’empêche toutefois pas le retour de l’Union de la Gauche au sein d’un conseil municipal qui sera, de fait, moins homogène que lors des précédents mandats.

Dans ce contexte, la campagne a été marquée par une absence de débat direct — notamment le refus de participer à un échange proposé par une radio locale — ainsi que par des pratiques de communication contestables. Ces méthodes ont contribué à dégrader la qualité du débat public et, dans le même temps, à banaliser des discours portés notamment par le Rassemblement National (RN), en contradiction avec les principes républicains.

Cette évolution s’est prolongée au second tour, où les recompositions opérées autour de la majorité sortante (anciens opposants du PRG et de LR) ont brouillé les repères politiques. Plus récemment, dans le cadre du conseil départemental, les choix d’alliances engagés sous l’impulsion de M. Besiers, incluant des rapprochements contre nature avec le Rassemblement National, confirment une orientation politique dont il porte la responsabilité et qui s’inscrit en rupture avec ses engagements passés. Ce jeudi, le dernier acte lui confiera-t-il une vice-présidence au conseil départemental ?

Les masques sont tombés. La honte a choisi son camp. En 2001, M. Besiers menait une union de la gauche. Aujourd’hui, c’est un naufrage.

Face à cette situation, il apparaît indispensable de reconstruire une alternative claire, cohérente et fidèle aux valeurs démocratiques avec une gauche unie, une gauche du réel, au service de tous les Castelsarrasinois.

Nous, nous avons Castelsarrasin en Commun !

Maximilien Reynès-Dupleix

Secrétaire de la Section PCF Castelsarrasin, Valence & Lomagne

26 avril, journée de la visibilité lesbienne, journée féministe : les droits des femmes et les droits des lesbiennes sont indissociables

Publié le 26 avril 2026

À l’occasion de la Journée de la visibilité lesbienne, le Parti communiste français alerte sur une offensive mondiale contre les droits des femmes et des personnes LGBTI+, en particulier contre les lesbiennes, au croisement des dominations patriarcales.

Dans près d’un tiers des pays du monde, l’homosexualité est illégale. Dans certains, les « thérapies de conversion » sont encore autorisées et, dans une dizaine d’États, l’homosexualité est passible de peines de prison, voire de mort.

Aux États-Unis, la présence de Donald Trump au pouvoir depuis deux ans a accéléré une attaque sans précédent contre les droits des femmes et des personnes LGBTI+.

En Europe, la progression de l’extrême droite entraîne une hausse des violences et une remise en cause des droits fondamentaux jusqu’au niveau institutionnel.

En France, la réalité des violences lesbophobes demeure préoccupante. Selon le rapport 2025 de SOS homophobie, plus de 1 500 situations de LGBTphobies ont été recensées.

La lesbophobie est un système qui isole, détruit et tue. Le suicide de Caroline Grandjean après des mois de harcèlement lesbophobe interroge les défaillances des dispositifs de protection.

Dans ce contexte de montée du conservatisme et du masculinisme, la Journée de la visibilité lesbienne rappelle l’enjeu des combats féministes pour l’égalité et l’émancipation.

Les lesbiennes se trouvent à la croisée des dominations patriarcales et subissent une double violence, sexiste et lesbophobe.

Malgré ces réalités, les lesbiennes restent trop souvent invisibilisées dans les combats politiques.

Le Parti communiste français réaffirme que les droits des femmes et les droits des personnes LGBTI+ sont intrinsèquement liés.

Nos propositions :

  • 3 milliards d’euros pour lutter contre les violences faites aux femmes ;
    l’égalité salariale et professionnelle et – la fin des contrats précaire ;
  • l’augmentation des hébergements publics et centres d’accueil ;
  • la suspension de l’autorisation d’émettre pour les médias diffusant des propos homophobes et/ou sexistes ;
  • l’inéligibilité des personnes condamnées pour injures ou incitation à la haine homophobe et/ou sexiste ;
  • des politiques publiques de santé intégrant pleinement les enjeux de santé des lesbiennes ;
  • la garantie effective du droit d’asile pour les personnes persécutées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur genre.

Rendre visibles les lesbiennes, c’est refuser leur effacement. C’est affirmer que leur place est pleine et entière dans la société.

Paris, le 26 avril 2026, Parti communiste français.

On peut poser le problème des robots et du capital différemment… Franck Marsal

Il me semble qu’on peut poser le problème – réel – différemment dit Franck en réagissant à l’article de Bhim Burtel qui est un Népalais. Il me semble que ce dernier n’a jamais dans son article imaginé une neutralité des forces productives ce qui est intéressant dans son article est qu’il remet en cause l’hypothèse d’un capitalisme autoritaire despotique comme issue en montrant qu’il est trop tard pour une telle « solution » qui serait celle de l’Inde justement à cause de ce que décrit Franck, les pseudos inventeurs qui ne sont que « les soutiers de la privatisation » . Ils jouissent d’énormes capitaux et de la triple puissance des USA, une armada force armée que l’on voit à l’oeuvre dans le Golfe, la monnaie « universelle » y compris avec le petrodollar et la presse d’entreprise qui diffuse par censure et occupation du champ le narratif impérialiste. Mais cette triple puissance se heurte à la réalité ne serait-ce que de la pompe à essence et il faut mesurer comment cette réalité apparaît au sud, là où il faut détricoter les effets du colonialisme. Sans leur imposer notre schéma a priori mais en mesurant en quoi ils peuvent s’étayer mutuellement, ce que le texte de Franck permet à l’inverse d’autres « contributions » qui s’en montrent incapables. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

1) La technologie ne se développe pas de manière autonome, et elle n’est pas socialement neutre. La grande bourgeoisie dirige, en tant que classe dominante mondiale les choix sociaux et les choix technologiques sont des choix sociaux. L’histoire d’internet nous en offre une illustration probante. La grande bourgeoisie n’est pas pour grand chose dans l’apparition d’internet. C’est l’oeuvre de chercheurs, de bricoleurs et de militaires, cherchant des moyens de communiquer. Continuer la lecture de On peut poser le problème des robots et du capital différemment… Franck Marsal

Ça bouge Partout: La lettre de Patrick Le Hyaric (19 avril 2026)

Mais vous pour qui la France est une marchandise
Monnayant l’avenir, l’honneur et le passé
Vous dont les fins de mois s’arrangent par traîtrise
Il vous dit que c’en est assez
Assez mettre à l’encan la robe de la France
A la bourse d’Europe entre des maquignons
Escompter ses enfants, leur force et leurs souffrances
Dont Mère avec toi, nous saignons.Il dit qu’avec les feux truqués d’une légende
On égare un soldat fût-il intelligent
Et ses fils ne font pas une nation grande
A massacrer chez eux les gens
Que naguère ce fut nous-mêmes qui donnâmes
L’exemple que suivront les peuples indomptés
Et qu’on ne peut couvrir cette guerre au Viet-Nam
Du drapeau de la liberté
ARAGON, Les Yeux et la mémoire (1954)

Bonjour à chacune et chacun.

J’ai consacré cette semaine mon texte à l’un des enjeux majeurs du moment bien trop sous-estimé : celui de l’empilement des armes nucléaires dans le cadre de la course aux armements en cours. À la veille de l’ouverture de la conférence de révision du Traité de non-prolifération nucléaire, un mouvement devrait se déployer pour que les gouvernements particulièrement le gouvernement français renforce ce traité au lieu de préparer son affaiblissement.

Ça Bouge partout Continuer la lecture de Ça bouge Partout: La lettre de Patrick Le Hyaric (19 avril 2026)