À l’École aussi, l’antifascisme est une responsabilité

« Un renversement incroyable des valeurs fait que c’est l’antifascisme qui reçoit l’anathème et se trouve disqualifié » écrit Edmond Porra. « Dira-t-on que ces préoccupations sont déconnectées des enjeux de l’Ecole et des questions qui intéressent nos métiers ? Au contraire, nos pratiques professionnelles et nos conceptions éducatives sont prioritairement concernées » poursuit le secrétaire adjoint du syndicat des personnels du direction Snupden-FSU.

« L’antifascisme n’est pas une posture radicalisée. C’est une responsabilité politique qui nous incombe comme citoyens tout autant qu’un devoir moral, dans la mesure où le fascisme est un effondrement de l’éthique et une atteinte à l’humanité ».

Sa tribune.

La mort du jeune militant néo-fasciste Quentin Deranque le 14 février dernier a servi l’opportunisme des nouvelles alliances dans un jeu de recomposition de la cartographie politique. Continuer la lecture de À l’École aussi, l’antifascisme est une responsabilité

Castelsarrasin. « Beaucoup souhaitent voir la ville repartir de l’avant »

  • "Nous avons construit une liste d’union de la gauche mais aussi une liste citoyenne qui reflète bien la diversité de Castelsarrasin.Photo fournie par le candidat
    « Nous avons construit une liste d’union de la gauche mais aussi une liste citoyenne qui reflète bien la diversité de Castelsarrasin.Photo fournie par le candidat

Article rédigé par Pierre-Jean Pyrda in DDM

Julien Sueres, tête de liste de « Castelsarrasin en commun », clôt sa campagne de 1er tour avec une réunion publique ce vendredi à 19 heures, salle Descazeaux. 

La campagne du 1er tour se termine ce vendredi soir. Comment avez-vous vécu personnellement cette campagne, très longue pour vous puisque vous avez été le premier à vous déclarer ?

J’ai vécu cette campagne avec beaucoup d’intensité mais surtout beaucoup d’enthousiasme. Nous avons été les premiers à nous déclarer, et cela nous a permis de mener une vraie campagne de terrain.

Depuis l’été, nous avons frappé à des centaines de portes, échangé sur les marchés, tenu un local de campagne ouvert pendant plusieurs mois et distribué plus de 6 000 questionnaires citoyens. Cette campagne a été avant tout une campagne d’écoute. Continuer la lecture de Castelsarrasin. « Beaucoup souhaitent voir la ville repartir de l’avant »

Municipales 2026 : 54 associations appellent à créer une délégation aux droits de l’enfant dans chaque commune

Pourquoi l’inspectrice d’académie de l’Allier s’acharne sur les élèves de Commentry

Interdiction de chanter « Les Mains d’or » 

Après avoir intimidé des enseignants de primaire pour tenter d’empêcher les élèves de chanter « Les Mains d’or » de Bernard Lavilliers lors d’un concert de l’harmonie municipale organisé en soutien aux salariés de l’usine d’Erasteel, l’inspectrice d’académie de l’Allier a enjoint la principale du collège de Commentry d’interdire à la chorale de son établissement de se produire lors de l’événement.

Au lendemain de la rentrée des vacances d’hiver, les élèves de la chorale du collège Émile‑Mâle de Commentry se sont vu distribuer, par leur professeure de musique, un petit mot à la saveur amère. Celui‑ci, signé par la principale de leur établissement, leur interdisait purement et simplement de participer au concert de l’Harmonie commentryenne, le 28 mars prochain, invoquant « l’obligation de neutralité de l’éducation nationale, le concert étant désormais affiché comme un soutien aux forges de la ville ». Continuer la lecture de Pourquoi l’inspectrice d’académie de l’Allier s’acharne sur les élèves de Commentry

Julien Sueres : « Nous voulons rallumer les étoiles à Castelsarrasin »

À l’approche de la dernière semaine de campagne pour les élections municipales, Julien Sueres et l’équipe Castelsarrasin en commun poursuivent une campagne largement tournée vers le terrain et les habitants. Depuis plusieurs semaines, les membres de la liste vont à la rencontre des Castelsarrasinoises et des Castelsarrasinois dans tous les quartiers de la ville : porte-à-porte, échanges avec les commerçants, discussions avec les associations, présence sur les marchés et dans les lieux de vie.

« Nous avons voulu mener une campagne simple, sincère et respectueuse. Une campagne d’écoute avant tout. Partout où nous allons, les habitants nous parlent de leur quotidien : le pouvoir d’achat, la tranquillité publique, l’accès aux soins, les mobilités, l’avenir du centre-ville ou encore les services publics. Ces préoccupations sont légitimes et elles doivent être entendues », explique Julien Sueres.

Autour du candidat, l’équipe Castelsarrasin en commun rassemble des femmes et des hommes d’âges, de quartiers et de parcours différents : salariés, commerçants, retraités, parents d’élèves, acteurs associatifs. Une équipe diverse, unie par un même attachement à leur ville et par la volonté d’agir concrètement pour améliorer le quotidien des habitants.

« Castelsarrasin est une ville populaire, solidaire et industrielle, avec une histoire forte et des quartiers vivants qui font sa richesse. Mais c’est aussi une ville où beaucoup d’habitants expriment aujourd’hui des inquiétudes. Les nier serait une erreur. Les exagérer serait tout aussi irresponsable. Avec notre équipe, nous faisons le choix d’une gauche du réel : une gauche qui écoute, qui regarde la réalité en face et qui agit », poursuit le candidat.

L’équipe Castelsarrasin en commun défend également une méthode : remettre les habitants au cœur de la décision publique en développant le dialogue, la concertation et la participation citoyenne sur les grands projets qui engagent l’avenir de la commune. Dans les derniers jours de campagne, la liste continuera de sillonner les quartiers afin de rencontrer le plus grand nombre d’habitants possible.

« Castelsarrasin nous a donné à beaucoup d’entre nous des souvenirs d’enfance, des amitiés et un attachement profond. Aujourd’hui, nous voulons lui rendre ce qu’elle nous a donné. Nous voulons redonner confiance et ambition à notre ville. Nous voulons, tout simplement, rallumer les étoiles de Castelsarrasin.»

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Cuba peut-elle tenir face à Donald Trump ? (Débat)

La Havane affronte une grave crise consécutive au durcissement du blocus états-unien. Entre dénonciation du droit international bafoué et interrogations sur la capacité de résistance du peuple, la question de la solidarité avec l’île socialiste est l’affaire de tous.

Un diplomate, une journaliste et un ancien parlementaire communiste analysent les conséquences du blocus, les réactions internationales et les enjeux politiques de cette séquence.
© Lucien Lung / Riva Press

Après l’agression états-unienne du Venezuela le 3 janvier et l’enlèvement du président Maduro, Cuba traverse une nouvelle crise historique, d’ampleur comparable à la « période spéciale » des années 1990. Le durcissement du blocus américain et l’arrêt des livraisons de pétrole de Caracas menacent de plonger le pays dans une crise énergétique mais aussi sociale et humanitaire sans précédent.

Un diplomate, une journaliste et un ancien parlementaire communiste analysent les conséquences du blocus, les réactions internationales et les enjeux politiques de cette séquence. Ils relèvent aussi l’enjeu de se mobiliser pour Cuba, dans l’intérêt de tous les pays du monde.

Cuba semble quasiment coupée de toute source énergétique. Quelle est la situation du pays aujourd’hui ? Continuer la lecture de Cuba peut-elle tenir face à Donald Trump ? (Débat)

Des élèves interdits de chanter, Lavilliers en soutien aux salariés d’une aciérie promise à la fermeture…

Par Acide Carton, Inspecteur Honoraire de l’Éducation Nationale, Commandeur des Palmes Académiques

Voilà où nous en sommes en France: Disons d’abord, comme le démontrent les historiens Johann Chapoutot et Pierre Serna : voilà un bel exemple de l’extrême-centre en action. Il devient même inquiétant que des fonctionnaires deviennent à ce point si serviles ; qu’ils aient à ce point perdu tout recul critique face aux injonctions de leur hiérarchie bien ignorante des fondamentaux de l’action pédagogique et des missions historiques de l’école publique. La réaction ne remontera jamais assez loin pour traquer toute conception révolutionnaire de la Nation. Elle nous enfermera dans le « travail, famille patrie » pour les détruire tous les uns après les autres (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Faut-il rappeler ici que les corps d’inspection de l’éducation nationale furent « inventés » vers 1793 par Condorcet et les révolutionnaires Le Pelletier de Saint-Fargeau et Bouquier, pour veiller à l’indépendance de l’École vis-à-vis des pouvoirs quels qu’ils fussent et que celle-ci soit en phase avec les citoyens et le contexte social, géographique dans lequel elle se trouvait.

Y a-t-il quelque chose de plus inhumain, d’invraisemblable pédagogiquement, que de priver des enfants de travailleurs de chanter en soutien à leurs parents et ainsi d’apprendre concrètement à quoi sert l’instruction civique ? Eh bien, voilà donc ce que l’Inspection d’Académie de l’Allier, soutenue sans aucun doute possible par le Ministère extrême-centriste, s’est permis. Ces mêmes rectorats ne sont pas si prompts à contrôler ce qui se chante dans certains établissements catholiques sous et hors contrat. Continuer la lecture de Des élèves interdits de chanter, Lavilliers en soutien aux salariés d’une aciérie promise à la fermeture…

Salon de l’agriculture : les Amap redonnent le pouvoir aux agriculteurs et agricultrices

 

Par Pascale Bueno Merino, Directrice de la Recherche, Enseignant-Chercheur en Management Stratégique, Pôle Léonard de Vinci; Hamdi Hamza, Docteur en sciences de gestion, Université Le Havre Normandie; Samuel Grandval, Professeur des Universités en sciences de gestion, Université Le Havre Normandie et Sonia Aissaoui, Maître de Conférences en Sciences de Gestion, Université de Caen Normandie

À l’occasion du Salon international de l’agriculture de Paris, une étude met en lumière le double bénéfice des associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, dites Amap : renforcer l’autonomie des agriculteurs et permettre aux bénévoles d’être des entrepreneurs… collectivement.


L’importance des échanges citoyens pour mettre en œuvre une agriculture durable est au cœur du programme de conférences du Salon international de l’agriculture. Les interrogations sur le « comment mieux manger ? » ou sur le « comment produire autrement ? » continuent de retenir l’attention.

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Mort de Quentin Deranque : malgré les déclarations du RN, la majorité des crimes politiques sont le fait de l’extrême droite

L’instrumentalisation de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque participe à une réécriture de l’histoire de la violence politique en France. Les chiffres et archives montrent pourtant que la majorité des meurtres à caractère idéologique sont le fait de l’extrême droite.

Une fresque en mémoire d’Aboubakar Cissé, tué dans une mosquée de La Grand-Combe par un raciste.
© Dragan Lekic/Hans Lucas

Quand il consiste à compter des morts, l’exercice de la statistique est d’une froideur affreuse. Mais il s’avère en certaines circonstances nécessaire pour saisir la réalité des faits dans un climat politique délétère. Depuis le 14 février, la mort tragique du militant d’extrême droite Quentin Deranque, lors d’un affrontement avec des antifascistes à Lyon, fait l’objet d’une instrumentalisation effrénée. Laquelle donne lieu à une réécriture de l’histoire de la violence politique en France.

« La violence d’extrême droite est dérisoire, ça n’existe pas statistiquement, a ainsi osé affirmer Marion Maréchal sur BFM TV, le 17 février. La seule violence qui est structurelle, massive, systématique est d’extrême gauche. »

Les chiffres et les archives disent tout le contraire. En France, selon la contribution de Nicolas Lebourg, historien, à l’ouvrage de référence Violences politiques en France (les Presses de Sciences Po, 2021), sur 53 morts attribuées à des militants politiques entre 1986 et 2014, 5 impliquent des militants de gauche (dont 4 pour le seul groupe Action directe) et 48 incombent à l’extrême droite.

L’extrême droite tue parce qu’elle est raciste, antisémite, homophobe, antiféministe

Et derrière les chiffres, il y a des profils. Les assassinats perpétrés par le groupe Action directe ont visé des représentants de l’appareil d’État, des figures du patronat. Les crimes commis par l’extrême droite sont, eux, motivés par le rejet de « l’autre », assigné à une identité essentialisée. Bref, l’extrême droite tue parce qu’elle est raciste, antisémite, homophobe, antiféministe.

« Depuis une dizaine d’années, il y a eu une forme de dissociation entre le Rassemblement national, qui s’est institutionnalisé, et les milices d’extrême droite violentes. Elle n’a pas donné lieu à un arrêt des violences, au contraire, elles s’intensifient, avec une stratégie de quadrillage du territoire », analyse Arié Alimi, avocat et membre de la Ligue des droits de l’homme (LDH).

Entre 2022 à 2026, douze homicides impliquent l’extrême droite, dont cinq pour la seule année 2022. Dans son livre les Tueurs d’extrême droite, le journaliste Paul Conge (éditions du Rocher, 2025) inscrit cette acmé de violence meurtrière dans le contexte d’une « campagne présidentielle marquée par la montée en puissance de Marine Le Pen et Éric Zemmour ». Celle-ci a contribué, selon lui, à galvaniser des « tueurs radicalisés ».

Les victimes : le rugbyman argentin Federico Martin Aramburu, tué par l’ex-militant du GUD Loïk Le Priol, pour s’être interposé au cours d’une agression raciste ; Éric Casado Lopez, abattu par le complotiste antisémite Martial Lenoir ; les Kurdes Mir Perwer, Abdurrahman Kizil et Emine Kara, assassinés par William Malet, fanatique de Jean-Marie Le Pen et d’Éric Zemmour.

« Auparavant, il y avait une séparation entre les orientations politiques des différents groupuscules d’extrême droite. Maintenant, elles ont fusionné, formant un magma qui est en train de forger l’extrême droite violente à venir », estime l’avocat.

Peu d’émoi et une justice lente pour les victimes de l’extrême droite

Ces douze meurtres en à peine quatre ans ont suscité peu d’émoi sur la scène politique. Alors qu’une minute de silence a été unanimement respectée à l’Assemblée pour Quentin Deranque, les macronistes et le RN s’étaient ainsi opposés à celle proposée par la gauche pour Aboubakar Cissé, poignardé de 57 coups de couteau dans la mosquée de La Grand-Combe (Gard) le 25 avril 2025.

Certains homicides passent aussi sous les radars médiatiques. « Malheureusement, cela relève de la tradition française, de l’habituation et peut-être d’une indifférence aux actes violents ou criminels de l’extrême droite française », observe Arié Alimi.

Et pour bien des crimes commis en raison de l’origine ou de la religion de la victime, la justice a choisi de ne pas retenir le motif raciste comme circonstance aggravante. C’est le cas dans l’affaire Djamel Bendjaballah, cet éducateur de 43 ans tué le 31 août 2025 près de Dunkerque par Jérôme D., pilier de la Brigade française patriote, un groupuscule d’ultradroite. De multiples plaintes pour « injure non publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » avaient pourtant été déposées par la victime. Toutes classées sans suite.

Ces crimes meurtriers s’inscrivent tous dans un continuum de violences politiques rarement pris au sérieux. À Lyon, selon Rue 89, sur 102 attaques, agressions et actes haineux documentés et attribués aux groupuscules d’extrême droite entre 2010 et 2025, 70 % sont restés impunis.

La critique de l’Humanité est malheureusement aisée, trouver des solutions dans et hors parti.

Nous recevons un certain nombre d’articles de militants communistes qui disent leur désarroi devant la ligne éditoriale du quotidien l’Humanité. Les mêmes souvent soulignent l’apport d’Histoireetsociete comme celui de ce camarade de l’Isère. Cette appréciation concerne en priorité ceux qui dans notre équipe sont membres du PCF à savoir Marianne Dunlop et Franck Marsal. Mais pas seulement parce que l’absence d’une presse qui dénonce le consensus atlantiste voire celui qui nous mène vers le fascisme et la guerre concerne notre pays, la France, qui devient de plus en plus la proie d’attitudes inquiétantes. A ce titre, si je n’ai jamais eu de sympathie pour les casseurs et ceux qui divisent le mouvement ouvrier sous prétexte de radicalisme, voir l’assemblée nationale française contribuer à promouvoir debout un « Horst Wessel » (pour ceux qui ignoreraient de quoi il s’agit, je leur conseille une petite recherche). Le véritable problème est l’affaiblissement du PCF, en nombre de militants mais aussi dans leur formation dont l’état de la presse et des débats est l’illustration. C’est contre cet affaiblissement que quelle que soit l’adhésion ou non de ses membres définit sa propre ligne éditoriale. merci de l’avoir compris. C’est d’ailleurs le sens du livre que je viens de publier : Le Zugzwang, la fin du libéralisme libertaire, et Après? qui se situe dans le prolongement de notre livre précédent sur la nécessité pour la France de s’éveiller à la Chine et au monde multipolaire. Il ne s’agit pas de régler des comptes mais d’insister sur l’urgence de retrouver la profondeur historique et géopolitique de l’événement (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).

Commentaires d’un militant sur l’Humanité du 16 février

Une nouvelle fois l’Humanité fait la démonstration de son désintérêt pour les communistes, illustrant ainsi sa lente dérive qui l’éloigne de la lutte des classes et l’installe dans le mouvement gazeux de l’intersectionnalité où les luttes sociétales sont rendues dominantes.

Ce lundi 16 février j’attendais autre chose qu’un article insignifiant, voire méprisant pour le PCF, seul parti d’envergure ayant appelé et organisé les rassemblements pour CUBA. En marge de la double page consacrée à Francesca Albanese (rien à dire) un petit article de 3 paragraphes titre sur « Un élan de solidarité mondial pour Cuba »… C’est un peu juste, pour un élan de solidarité mondial, non? Plus grave, sur les 3 paragraphes un est intitulé « La société civile s’organise » où l’on cite pêle-mêle les initiatives, et en fin d’article le pseudo-journaliste qui ne s’est manifestement pas rendu sur les lieux de manifestations écrit qu’ »à l’appel d’associations et de partis politiques, dont le PCF, des rassemblements se sont tenus dans de nombreuses villes de France ».

Si ce journaliste avait fait son boulot il aurait vite vu que le PRCF, Révolution Permanente, la CGT etc. ont appelé à rejoindre l’action initiée par… le PCF. Pas par le PS, pas par LFI, pas par EELV, par le PCF ! Je me suis dit, c’est pas possible il y aura quelque chose mardi. Non mardi, il n’y avait rien sur CUBA ni sur le PCF d’ailleurs.

J’ai trouvé le même lundi 16 février deux autres exemples assez caractéristiques. En page 9, dans la rubrique Politique et Société, on trouve un article ovni, comme ça arrive régulièrement dans l’Humanité, sorti d’on ne sait où mais pas de la rédaction à priori. Ici, il s’agit, avec une seule photo et de quelques mots d’exploiter le scandale Epstein contre la Chine. La photo présente un diplomate français mouillé dans cette sordide affaire avec Wang Yi, une des personnalités politiques chinoises la plus importante. C’est rien vous me direz, mais lire « En 2014, le prédateur sexuel a sollicité le Consul général de France aux Etats-Unis pour faciliter la venue de « trois assistantes » (à la demande, c’est dans l’article, d’un conseiller diplomatique de Sarkozy, amis d’Epstein et pas clair du tout). Aujourd’hui, le diplomate est ambassadeur de France en Chine ».

Pourquoi avoir choisi cette photo avec Wang Yi qui est sans rapport avec le contenu de l’article ?

L’autre article est celui relatif à la conférence de Munich. Si l’analyse globale n’est pas mauvaise, elle est toutefois assez faible et largement sous-documentée. un conseil : réduire la taille des photos, surtout celle de Rubio, et augmenter le texte… Bref, le journaliste n’a retenu comme réponse à Rubio que l’intervention de la Démocrate américaine Alexandra-Ocasio-Cortez qui semble faire fi des enjeux internationaux, comme la paix par exemple. Si on n’est pas un peu curieux, on en reste à cette information très en-deça de ce qu’un journal dit communiste devrait produire. Je conseille donc aux journalistes de l’Humanité traitant des questions internationales de consulter le site Histoire et société où l’on retrouve pléthore d’articles autrement documentés. A la conférence de Munich il y avait aussi Wang Yi, tiens c’est étrange, et l’article trouvé sur le site Histoire et société dit ceci, ce qui me parait bien plus… communiste !

« Dans les salles de conférence, la seule alternative crédible à la dystopie proposée par Rubio est venue du ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi , qui a insisté sur l’importance des mécanismes internationaux fondés sur la coopération mondiale – et non sur la bonne volonté des puissances occidentales, comme le suggérait l’intervention américaine – ainsi que sur les alternatives à la confrontation armée. « Si le système international ne fonctionne pas correctement, ce n’est pas l’ONU elle-même qui en est responsable, mais plutôt un certain pays qui cherche à exacerber les divergences et les désaccords, à se placer au-dessus de tous, à attiser les tensions entre blocs et même à raviver la mentalité de la Guerre froide », a déclaré Wang.

« La Chine sera une force inébranlable pour la paix », a-t-il poursuivi. « Nous nous engageons sur la voie du développement pacifique et appelons tous les pays à faire de même. La Chine sera un pilier de stabilité. […] La Chine sera une force de progrès dans l’histoire. Nous défendrons avec résolution les acquis du progrès de la civilisation humaine, ferons progresser les quatre grandes initiatives mondiales et œuvrerons à la construction d’une communauté de destin pour l’humanité. » sources : Histoire et société

De deux choses l’une, soit le sénateur de l’année et par ailleurs directeur de l’Humanité (c’est beaucoup quand même…) est complètement dépassé, soit il est l’artisan de cette dérive. A suivre…