Violences sur les enfants : « La parole de l’enfant doit être considérée comme une preuve suffisante »

À la tête de l’unité d’accueil pédiatrique enfants en danger (Uaped) de l’hôpital Robert-Debré, à Paris, Tania Ikowsky revient sur le rôle de ces structures spécialisées dans le suivi des enfants victimes.

« Nous sommes dans une conjoncture où les familles, les proches, les enfants ont été sensibilisés. Mais, dans le même temps, aucun nouveau moyen n’est ajouté, alors oui : cela bloque à un moment », regrette Tania Ikowsky. © Laurence Geai/MYOP 

Les antécédents du principal suspect dans l’affaire Lyhanna posent à nouveau les questions de la prise en compte de la parole des enfants victimes de violences sexuelles, du traitement policier et juridique de ces drames et des moyens alloués pour protéger les mineurs.

Peu connues du grand public, voire des acteurs institutionnels, les unités d’accueil pédiatriques enfants en danger (Uaped) permettent une prise en charge globale adaptée à l’enfant. Responsable de l’Uaped de l’hôpital Robert-Debré, Tania Ikowsky nous en dit plus. Continuer la lecture de Violences sur les enfants : « La parole de l’enfant doit être considérée comme une preuve suffisante »

« On espère se faire du pognon » : À Eurosatory, la guerre rencontre banquiers et investisseurs

Au salon Eurosatory, banques et fonds d’investissement ont désormais leur place aux côtés des industriels de l’armement. Dans un monde traversé par les conflits, la défense semble devenir le nouvel eldorado pour la finance.

L’édition 2026 du salon Eurosatory a réuni plus de 2 600 exposants venus de 68 pays, dans un monde ravagé par les guerres. IMAGO/Chris Emil Janssen

À Eurosatory, le plus grand événement mondial consacré à la défense et la sécurité, la guerre semble lointaine. Alors que l’édition 2026 vient de s’achever après avoir réuni plus de 2 600 exposants venus de 68 pays, dans un monde aux prises avec de multiples conflits, le secteur ne semble jamais s’être aussi bien porté. « Une affluence record » dans « un événement à l’intersection de l’innovation technologique, de la réflexion stratégique et de la coopération internationale », se félicite l’organisation, pilotée par COGES Events, filiale du GICAT (l’association professionnelle qui représente les industriels français de la défense terrestre et aéroterrestre). Continuer la lecture de « On espère se faire du pognon » : À Eurosatory, la guerre rencontre banquiers et investisseurs

Reconstruire la gauche populaire | Léon Deffontaines | Europe 1 (Video)

Aujourd’hui plus que jamais, un marxisme vivant

Thalia Denape
économiste, membre du conseil national du PCF

Notre revue prône un marxisme vivant. Elle affirme tout d’abord, à ceux qui voudraient enterrer la théorie de Marx, que celle-ci n’est pas morte. Qu’au contraire, s’appuyer sur le marxisme est d’autant plus utile que s’approfondit la crise systémique du capitalisme et qu’elle nous précipite dans une crise à la fois économique, mais aussi sociale, écologique et politique. En effet, entre les théories économiques au service du capital qui nient l’existence de crises inhérente au système lui-même, les théories qui réduisent l’origine de la crise à une « sous-consommation » ou encore celles qui mettent la responsabilité sur l’offre qui serait réduite du fait d’un « coût du travail » trop élevé, les théories marxistes ont développé une synthèse grâce notamment à la compréhension des cycles économiques et de la suraccumulation du capital. Il n’est a priori pas nécessaire de convaincre nos lecteurs à ce sujet. Continuer la lecture de Aujourd’hui plus que jamais, un marxisme vivant

Editorial : pourquoi je pense que le PCF est le moins mal placé pour en sortir? Par Danièle Bleitracht

Avant toutes choses deux annonces sur lesquelles nous reviendrons Le 26 juin à 11 H à Aix en Provence il y aura une cérémonie autour du renouvellement de la plaque de la rue Pascal Fieschi, mon compagnon, l’organisateur de la résistance dans le bassin minier et à Aix, torturé par la gestapo, à la tête de la révolte de la centrale d’Eysses et à Dachau. La mairie, Toni Genarro au nom des communistes aixois et moi nous prendrons la parole. Tous ceux qui ont connu Pascal sont invités à cette célébration qui rend hommage au rôle des communistes dans la lutte contre le fascisme et leur rôle de rassembleur. Il aurait voulu une invitation sans exclusive à la hauteur des exigences d’aujourd’hui.

 

Ma deuxième annonce est la fermeture proche cette semaine sans doute d’Histoireetsociete. Le site a atteint une fréquentation qu’il a rarement connu, une audience nationale et internationale la plus haute et c’est dû à ceux qui ont relayé ses articles malgré la censure qui frappait nos livres et nos articles, Merci à vous tous et j’espère que vous continuerez pour la nouvelle formule mieux sécurisé qui s’ouvrira aux alentours du premier juillet. Là aussi cette audience prouve ce que je vais esquisser dans cet éditorial.

LA PREMIERE IDEE C’EST LA CONFIANCE DANS LA FRANCE, PAYS SOUVERAIN ET DE LA LUTTE DES CLASSES Continuer la lecture de Editorial : pourquoi je pense que le PCF est le moins mal placé pour en sortir? Par Danièle Bleitracht

Queers, LGBT+ : où en est l’égalité dans le travail ?

Depuis les émeutes de Stonewall, aux États-Unis, en 1969, les personnes queers se mobilisent chaque année au mois de juin pour défendre leurs droits. Face à l’extrême droite et au patronat, des collectifs LGBT+ et syndicats s’allient en surpassant leurs divergences historiques pour mener le combat commun contre les discriminations.

Comment conjuguer action contre les discriminations et lutte des classes ? La première, parfois réduite à un combat individualiste, a pu être considérée par certaines organisations syndicales comme le cheval de Troie du néolibéralisme. À l’inverse, de nombreuses personnes queers se sont longtemps tenues éloignées des syndicats – ou, pour y être acceptées, ont dû user de subterfuges qui dissimulaient leur identité.

La perspective de l’élection présidentielle, en 2027, et les attaques constantes du patronat contre les droits des travailleurs poussent aujourd’hui collectifs queers et syndicats à se retrouver. Trois acteurs de terrain réfléchissent aux manières de tisser des alliances.

Plusieurs études soulignent que le monde du travail est l’une des sphères les plus hostiles pour les personnes queers. À quelles discriminations font-elles face ? Continuer la lecture de Queers, LGBT+ : où en est l’égalité dans le travail ?

Pour Donald Trump, Benyamin Nétanyahou « devrait nous être très reconnaissant » d’être parvenu à un accord

Je ne voudrais pas avoir l’air d’insister sur les cruelles leçons de la situation mais je pense que ceux qui ont défendu bec et ongle cet Israël là devraient en tirer des leçons de bon sens. En particulier ceux qui ont tendance à vouloir voter pour Raphaël Glucksman malgré sa nullité évidente devraient réaliser ce que l’on peut attendre de certaines alliances. Nous n’avons pas cessé de leur expliquer que si les Etats-Unis survivraient à leur perte d’hégémonie il n’est pas sur que ceux qui ont sacrifié leur peuple à un tel suzerain ne perdent pas le pouvoir pour eux et même l’existence du pays dont ils avaient cru pouvoir faire une autre étoile du drapeau des Etats-Unis. Glucksman a d’autant moins d’excuse qu’il a déjà vécu ça aux côtés du Géorgien qui lui aussi avait cru en la protection des USA. (note et traduction de danielle Bleitrach)

16 janvier 2026, il faut que le régime des mollahs tombe, les mots ne suffisent plus , il faut des actes…De 2009 à 2012, Raphaël Glucksmann conseille le président géorgien Mikheil Saakachvili qui abolit le salaire minimum, licencie 60 000 fonctionnaires et abaisse l’impôt sur les dividendes à 5 %. mais il est pro-occidental et il sera chassé… On se demande si Raphaël Gluksman ne porte pas la poisse à la cause qu’il embrasse, méfiez-vous!!!

Lire aussi: Raphaël Glucksmann, nouvel enfant prodige de la bourgeoisie de gauche

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L’Union européenne a engendré des monstres.

Si les prévisions alarmistes sur la Chine et la Russie sont sans cesse déjouées en revanche en ce qui concerne la stratégie des USA et surtout celle de ses vassaux c’est le zugzwang, chaque coup met dans une situation pire sans que pour autant nous en soyons encore à chasser les monstres et le cauchemar qui en résulte. Là aussi faire prendre conscience du caractère non fatal de cette situation est une des vocations d’histoire et societe. Cela ne peut pas encore se faire au nom d’une force politique mais il y a une évolution. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

L'Union européenne a engendré des monstres.

Une figure très influente du XXe siècle a déclaré : « Les États-Unis d’Europe seront réactionnaires, ou ils ne le seront pas . » Autrement dit : si les bourgeoisies européennes unissent leurs États, elles ne pourront le faire que dans le cadre d’un projet réactionnaire. Continuer la lecture de L’Union européenne a engendré des monstres.

Le plan américain (de privatisation sans fin) et les élections de 2026, un « modèle » y compris pour la France…

Le « plan américain » celui qui au plan international comme national affirme la survie du capitalisme fut-ce aux dépens du genre humain est ici décrit comme « la privatisation sans fin » l’enrichissement d’une poignée se nourrissant des ressources, de la vie de tous ». La bête sauvage pour reprendre la définition de Hegel n’a plus aucune régulation et le système politique repose sur des sommes de plus en plus colossales avec le spectacle permanent et l’art de noyer les foules sous une accumulation de détails, des cris de haine. Par parenthèse ce qui se passe sur les réseaux sociaux avec les campagnes de haine en particulier contre Fabien Roussel de la part d’une secte chauffée à blanc derrière Mélenchon est insupportable et nous conduit vers ce monde là. C’est pour cela que j’ai été conduite à publier hier la note suivante sur le dévoiement des campagnes électorales en France (1) (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Sidney Plotkin-Bill Scheuerman

Image par Element5 Digital.

Le plan américain et les élections de 2026

Woody Guthrie chantait fièrement « Cette terre est ta terre, cette terre est ma terre / De la Californie à l’île de New York », mais, en réalité, la privatisation de vastes ressources et richesses publiques est l’une des dynamiques marquantes de l’histoire américaine. L’économiste politique Thorstein Veblen a qualifié ce processus de « Plan américain » : la conversion des ressources publiques en propriétés privées le plus rapidement possible. Continuer la lecture de Le plan américain (de privatisation sans fin) et les élections de 2026, un « modèle » y compris pour la France…

Fabien Roussel : l’IA sera « avec nous » si elle est « à nous » ! + video

Le secrétaire national du Parti communiste à Pechbonnieu (31)

Le sommet « IA avec nous » s’ouvre à Lille sous l’égide du président de la République. Les enjeux sont immenses. Je partage l’alerte de nombreux scientifiques, intellectuels, citoyennes et citoyens sur les défis de l’intelligence artificielle et fais miens les mots du pape Léon XIV soulignant que nous ne pouvons pas laisser l’IA nuire à ce que notre « magnifique Humanité » a en commun : la vérité, la dignité du travail et la liberté. Ni laisser s’épanouir ses usages guerriers. J’y ajoute la nécessité de maîtriser l’impact écologique de cette technologie. Alors que l’ONU estime que l’IA devrait faire doubler la consommation d’énergie et d’eau des centres de données d’ici 2030, le défi à relever est immense.

Ma conviction est que l’IA sera « avec nous » si et seulement si elle est « à nous ». L’IA pose en grand les questions de la planification de la révolution numérique et de l’appropriation publique et sociale des moyens de production. C’est en répondant à ces enjeux que la France pourra être indépendante, que nous pourrons limiter l’impact écologique, et que l’IA pourra libérer les travailleurs et travailleuses des tâches aliénantes et dégager du temps pour la vie, la création, la délibération collective.

Dans les mains du capital privé, l’IA est une menace. Dans les mains du peuple, elle est un outil au service du progrès social.

Contrairement au récit dominant, l’IA telle qu’elle se déploie aujourd’hui détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée, vampirise et uniformise la création et concentre les gains sur une infime minorité de détenteurs de capital. C’est pourquoi je soutiens la proposition portée par le sénateur communiste Pierre Ouzoulias visant l’instauration d’une présomption d’exploitation des contenus culturels par les fournisseurs d’intelligence artificielle. C’est un premier pas essentiel.

Laissée aux mains du privé, l’IA ne libérera pas l’être humain : elle le surveillera, le remplacera sans partage des gains, l’appauvrira. La menace n’est pas dans la technologie. Elle est dans son usage et son rapport de propriété. C’est cela qu’il faut penser, changer.

L’heure est à planifier et démocratiser l’IA. C’est parce que nous avons su planifier dans les domaines de l’énergie et de la défense que nous conservons aujourd’hui une relative autonomie.

C’est nécessaire aujourd’hui pour l’IA. La France doit construire un pôle public du numérique doté de véritables moyens ; une recherche correctement financée ; une industrie solide pour disposer des matériels et infrastructures ; une maîtrise souveraine de l’intégralité de la chaîne de valeur – de la fonderie des semi-conducteurs jusqu’aux modèles socles ; un droit de regard des salariés sur les usages de l’IA dans chaque entreprise ; et une formation massive de nos enseignants.

Aucune de ces conditions n’est remplie par l’empilement de milliards du CIR avec ceux des cérémonies Choose France ! Pire, nos jeunes mathématiciens, data scientists, chercheurs en IA sont encore obligés de partir à l’étranger pour travailler. Il y a pourtant un gisement d’emplois immense pour nos jeunes dans les métiers du numérique.

En outre, parce que l’IA ne connaît pas les frontières, développer la coopération est essentiel.

Si nous ne pouvons pas accepter d’être dominés, ne cherchons pas non plus à être les dominants. Privilégions la coopération : les effets d’échelle sont si importants que nous devons construire notre souveraineté en coopération avec d’autres peuples, et d’abord avec nos voisins européens, grâce à une gestion respectueuse et intelligente de nos interdépendances.

La France devrait appeler à construire une coopération internationale publique sur la recherche en IA, avec un partage des infrastructures entre pays du Sud et du Nord, et une gouvernance démocratique mondiale de ces technologies, à rebours de la guerre impérialiste actuelle.

Pour conclure, mesurons que si le capitalisme de plateforme peut générer des profits sans précédent dans l’histoire, sa domination tient sur des bases fragiles. De nombreux chercheurs et experts, des patrons mêmes, nous disent que le dépassement de la propriété privée par la mise en commun qu’incarne le logiciel libre est un moyen efficace pour tenir en respect les géants. Et la logique contamine peu à peu le matériel avec les logiques d’architectures ouvertes.

Concernant les infrastructures, nous rappelons que notre Constitution républicaine dit bien que les monopoles doivent être publics. Alors respectons-la !

Faisons de l’IA un outil de notre émancipation et non une nouvelle arme à la main des puissants !

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