Le « plan américain » celui qui au plan international comme national affirme la survie du capitalisme fut-ce aux dépens du genre humain est ici décrit comme « la privatisation sans fin » l’enrichissement d’une poignée se nourrissant des ressources, de la vie de tous ». La bête sauvage pour reprendre la définition de Hegel n’a plus aucune régulation et le système politique repose sur des sommes de plus en plus colossales avec le spectacle permanent et l’art de noyer les foules sous une accumulation de détails, des cris de haine. Par parenthèse ce qui se passe sur les réseaux sociaux avec les campagnes de haine en particulier contre Fabien Roussel de la part d’une secte chauffée à blanc derrière Mélenchon est insupportable et nous conduit vers ce monde là. C’est pour cela que j’ai été conduite à publier hier la note suivante sur le dévoiement des campagnes électorales en France (1) (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Woody Guthrie chantait fièrement « Cette terre est ta terre, cette terre est ma terre / De la Californie à l’île de New York », mais, en réalité, la privatisation de vastes ressources et richesses publiques est l’une des dynamiques marquantes de l’histoire américaine. L’économiste politique Thorstein Veblen a qualifié ce processus de « Plan américain » : la conversion des ressources publiques en propriétés privées le plus rapidement possible. Continuer la lecture de Le plan américain (de privatisation sans fin) et les élections de 2026, un « modèle » y compris pour la France…
Le secrétaire national du Parti communiste à Pechbonnieu (31)
Le sommet « IA avec nous » s’ouvre à Lille sous l’égide du président de la République. Les enjeux sont immenses. Je partage l’alerte de nombreux scientifiques, intellectuels, citoyennes et citoyens sur les défis de l’intelligence artificielle et fais miens les mots du pape Léon XIV soulignant que nous ne pouvons pas laisser l’IA nuire à ce que notre « magnifique Humanité » a en commun : la vérité, la dignité du travail et la liberté. Ni laisser s’épanouir ses usages guerriers. J’y ajoute la nécessité de maîtriser l’impact écologique de cette technologie. Alors que l’ONU estime que l’IA devrait faire doubler la consommation d’énergie et d’eau des centres de données d’ici 2030, le défi à relever est immense.
Ma conviction est que l’IA sera « avec nous » si et seulement si elle est « à nous ». L’IA pose en grand les questions de la planification de la révolution numérique et de l’appropriation publique et sociale des moyens de production. C’est en répondant à ces enjeux que la France pourra être indépendante, que nous pourrons limiter l’impact écologique, et que l’IA pourra libérer les travailleurs et travailleuses des tâches aliénantes et dégager du temps pour la vie, la création, la délibération collective.
Dans les mains du capital privé, l’IA est une menace. Dans les mains du peuple, elle est un outil au service du progrès social.
Contrairement au récit dominant, l’IA telle qu’elle se déploie aujourd’hui détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée, vampirise et uniformise la création et concentre les gains sur une infime minorité de détenteurs de capital. C’est pourquoi je soutiens la proposition portée par le sénateur communiste Pierre Ouzoulias visant l’instauration d’une présomption d’exploitation des contenus culturels par les fournisseurs d’intelligence artificielle. C’est un premier pas essentiel.
Laissée aux mains du privé, l’IA ne libérera pas l’être humain : elle le surveillera, le remplacera sans partage des gains, l’appauvrira. La menace n’est pas dans la technologie. Elle est dans son usage et son rapport de propriété. C’est cela qu’il faut penser, changer.
L’heure est à planifier et démocratiser l’IA. C’est parce que nous avons su planifier dans les domaines de l’énergie et de la défense que nous conservons aujourd’hui une relative autonomie.
C’est nécessaire aujourd’hui pour l’IA. La France doit construire un pôle public du numérique doté de véritables moyens ; une recherche correctement financée ; une industrie solide pour disposer des matériels et infrastructures ; une maîtrise souveraine de l’intégralité de la chaîne de valeur – de la fonderie des semi-conducteurs jusqu’aux modèles socles ; un droit de regard des salariés sur les usages de l’IA dans chaque entreprise ; et une formation massive de nos enseignants.
Aucune de ces conditions n’est remplie par l’empilement de milliards du CIR avec ceux des cérémonies Choose France ! Pire, nos jeunes mathématiciens, data scientists, chercheurs en IA sont encore obligés de partir à l’étranger pour travailler. Il y a pourtant un gisement d’emplois immense pour nos jeunes dans les métiers du numérique.
En outre, parce que l’IA ne connaît pas les frontières, développer la coopération est essentiel.
Si nous ne pouvons pas accepter d’être dominés, ne cherchons pas non plus à être les dominants. Privilégions la coopération : les effets d’échelle sont si importants que nous devons construire notre souveraineté en coopération avec d’autres peuples, et d’abord avec nos voisins européens, grâce à une gestion respectueuse et intelligente de nos interdépendances.
La France devrait appeler à construire une coopération internationale publique sur la recherche en IA, avec un partage des infrastructures entre pays du Sud et du Nord, et une gouvernance démocratique mondiale de ces technologies, à rebours de la guerre impérialiste actuelle.
Pour conclure, mesurons que si le capitalisme de plateforme peut générer des profits sans précédent dans l’histoire, sa domination tient sur des bases fragiles. De nombreux chercheurs et experts, des patrons mêmes, nous disent que le dépassement de la propriété privée par la mise en commun qu’incarne le logiciel libre est un moyen efficace pour tenir en respect les géants. Et la logique contamine peu à peu le matériel avec les logiques d’architectures ouvertes.
Concernant les infrastructures, nous rappelons que notre Constitution républicaine dit bien que les monopoles doivent être publics. Alors respectons-la !
Faisons de l’IA un outil de notre émancipation et non une nouvelle arme à la main des puissants !
Samedi dernier, des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Toulouse. DDM – LAURENT DARD
Ce samedi 13 juin 2026, Montauban écrit une nouvelle page de son histoire avec la toute première Marche des fiertés de Tarn-et-Garonne. Porté par les associations Pride 82 et Fierté 82, l’événement ambitionne plus que de célébrer la diversité : briser l’isolement, combattre les discriminations et rappeler qu’en milieu rural aussi, les voix LGBTQIA+ ont toute leur place.
Semaine de quatre jours, dix semaines de congés payés, salaire minimum à 2 000 euros… Dans la boulangerie du Tarn-et-Garonne, le patron a mis en place une série de mesures qui ont fait leurs preuves.
Un boulanger de la coopérative de panifcation Loulboulbil à Castelgarat, le 10 décembre 2024. PHOTO : Valentine CHAPUIS / AFP Par Sophie Bourlet
Au bout d’un chemin boisé qui sillonne depuis Castelsagrat, petite ville du Tarn-et-Garonne, se cache une boulangerie pas comme les autres. Depuis 20 ans, le patron Jean-Pierre Delboulbe y met en place sa vision de l’entreprise idéale : une semaine de quatre jours, dix semaines de congés payés par an, une rémunération minimum de 2 000 euros. Son mantra ? Plus d’argent, plus de temps libre et plus de tranquillité pour les travailleurs… ainsi que pour les patrons. Continuer la lecture de Louboulbil, la boulangerie pétrie de bonnes intentions: Salaires et congés doublés
Le corps d’une enfant qui portait les mêmes vêtements que la fillette de 11 ans recherchée depuis une semaine dans le Gers a été retrouvé. Le gouvernement évoque un dysfonctionnement, les droites instrumentalisent l’affaire pour alimenter leur projet sécuritaire, tandis que les défenseurs des droits des enfants, eux, ne cessent d’exiger de véritables moyens pour éviter ce type de drame.
A la quasi-unanimité, les députés ont adopté en première lecture un texte du communiste Julien Brugerolles qui complète les précédentes lois Chassaigne adoptées en 2020 et 2021 sur les petites retraites agricoles.
L’Assemblée nationale a adopté, ce jeudi 4 juin, une proposition de loi du communiste Julien Brugerolles pour l’augmentation de certaines petites retraites agricoles. Hormis quelques abstentions dans les rangs macronistes, le texte a été adopté en première lecture à la quasi-unanimité des députés présents. Une performance politique d’autant plus importante que le gouvernement ne soutenait pas la proposition communiste.
Le texte prévoit d’étendre la revalorisation à 85 % du SMIC (1 200 euros par mois) des pensions des anciens conjoints collaborateurs et aides familiaux ayant une carrière complète. Une avancée qui concerne presque 200 000 personnes, quasi exclusivement des femmes, précise le groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR). La proposition votée comprend aussi le changement de calcul de la pension majorée de référence et la suppression du mécanisme d’écrêtement qui pénalise 100 000 pensionnés ayant cotisé à plusieurs régimes de retraite.
La suite des lois « Chassaigne »
Cette proposition de loi du député Julien Brugerolles, qui a remplacé à l’Assemblée André Chassaigne début 2025, est la poursuite du travail engagé il y a des années par l’ancien président du groupe GDR. Deux lois dites « Chassaigne », en 2020 et 2021, avaient permis une première revalorisation des retraites agricoles « après plus de quatre ans de bataille parlementaire », rappelle le groupe. Le présent texte tente de combler plusieurs trous dans la raquette qui existent encore.
Le parcours législatif de la proposition de loi ne fait néanmoins que commencer ; son destin est désormais entre les mains du Sénat. Si jamais la Haute Assemblée l’adoptait à son tour, il faudrait alors une seconde lecture dans chacune des deux chambres, sauf si le gouvernement reprend le texte à son compte, ce qui paraît à l’heure actuelle peu probable.
En France, près de 10 millions de jeunes grandissent dans des territoires ruraux ou petites villes. Pour eux, l’orientation est souvent influencée par des facteurs concrets : accès à l’information, proximité des établissements, solutions de transport ou encore coûts liés à la poursuite d’études. Pour les équipes éducatives, accompagner ces élèves suppose donc de prendre en compte une contrainte souvent sous-estimée : la mobilité. Continuer la lecture de Accompagner les lycéens ruraux dans leur orientation : le défi de la mobilité In Caf. Péda.
La bédéiste et réalisatrice franco-iranienne Marjane Satrapi est morte à l’âge de 56 ans, a annoncé sa famille jeudi 4 juin. L’autrice a connu la postérité avec la série de bande dessinée « Persepolis », mettant en scène une adolescente iranienne qui doit composer avec l’histoire politique de son pays natal et son arrivée en Europe.
Depuis 2023, les deux centrales ont entamé un processus de rapprochement visant à la création d’une « maison commune », tout en écartant l’hypothèse d’une fusion. Le 54e congrès confédéral de la CGT doit faire office de point d’étape.
« L’union est un combat », écrivait l’ancien directeur de l’Humanité Étienne Fajon. L’histoire du mouvement social est plutôt marquée par la division des centrales. De la seule CGT en 1895, le syndicalisme français dénombre cent trente ans plus tard huit confédérations, de taille et encrage différents. Mais « nos ambitions revendicatives, la transformation sociale que nous portons, font face à une adversité de plus en plus dure, avec l’alliance entre le capital et l’extrême droite », observe Kamel Brahmi, membre de l’exécutif confédéral CGT. Continuer la lecture de Comment la CGT et la FSU construisent une « maison commune » ?