L’apartheid israélien dénoncé à l’Assemblée

Parlement Un texte soutenu par le groupe PCF et des élus insoumis, socialistes et écologistes vise à obtenir de la France la dénonciation du régime de ségrégation dont est victime le peuple palestinien.

AFP

Plusieurs députés de gauche, à l’initiative des communistes, font de la question palestinienne une priorité. L’élu PCF Jean-Paul Lecoq, par ailleurs vice-président de la commission des Affaires étrangères, a déposé, mi-juillet, une proposition de résolution « condamnant l’institutionnalisation par Israël d’un régime d’apartheid à l’encontre du peuple palestinien » et invitant la France à « reconnaître la Palestine comme un État souverain et autonome », comme l’ont déjà fait 139 pays. Ce texte a été cosigné par 38 députés issus des quatre groupes de gauche. En décembre 2014, déjà, les représentants de la nation avaient majoritairement invité, sans succès, le « gouvernement français à reconnaître l’État de Palestine en vue d’obtenir un règlement définitif du conflit ». Continuer la lecture de L’apartheid israélien dénoncé à l’Assemblée

Rhaine: La submersion de la digue républicaine

Par Pierre Ouzoulias, sénateur PCF des Hauts-de-Seine.

Le 10 juillet 1940, députés et sénateurs ont voté par 569 voix, 17 abstentions et 80 votes contre, les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Nous savons depuis ce jour, l’un des plus funestes de l’histoire politique de notre pays, qu’une démocratie est mortelle et que la République peut se suicider.

Petit-fils d’Albert Ouzoulias, le colonel André, commissaire national des Francs-tireurs et partisans et arrière-petit-fils de Maurice Romagon, fusillé par les Allemands le 7 mars 1942, je me souviens du regard de celles et ceux revenus des camps d’extermination nazis qui rendaient visite à mes grands-parents. Dans leurs yeux se voyaient graver les images terribles de la plus grande entreprise criminelle commise par des hommes contre notre commune humanité, mais aussi le solide espoir que les générations futures continueraient leur combat pour que jamais plus les idées qui aboutirent à la Shoah ne pussent prospérer. Et longtemps nous fûmes unis par une vigilance collective contre les soubresauts prodromiques du « ventre encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ». Continuer la lecture de Rhaine: La submersion de la digue républicaine

Le RN aux ordres de Macron

Le Président Macron, son gouvernement n’ont tiré aucune leçon de la crise économique et sociale que traverse notre pays depuis des années. Soumis aux logiques du capital et de l’argent roi, ils nous resservent les mêmes recettes : augmentation de l’âge de départ à la retraite, rien pour augmenter les salaires et les retraites, et saupoudrage en guise d’aide au pouvoir d’achat.

Mme Borne se moque des difficultés auxquelles doivent faire face nos concitoyens.

Mais le cynisme ne s’arrête pas là ! Les élus RN, qui n’hésitent pas à s’autoproclamer « Première Opposition » au gouvernement, déroulent le tapis rouge aux politiques libérales proposées. En effet, hier l’ensemble des députés de gauche ont unanimement proposé une motion de censure pour tenter d’enrayer la machine gouvernementale. Par de-là les positions partisanes, il en allait de tous ceux qui ont à cœur d’agir concrètement pour l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat du plus grand nombre, de voter cette motion.

Sans surprise, le groupe Rassemblement National, dont est membre notre députée parachutée Marine Hamelet, n’a pas soutenu cette motion, se positionnant de-facto en soutien aux politiques du Président Macron. En même temps, n’étant pas d’ici, elle ne peut pas savoir que notre territoire est balafré par la pauvreté, le chômage et le délitement des services publics. Dorénavant, au vu des résultats des élections, seule un mouvement social ferme et de grande ampleur permettra de faire reculer le gouvernement.

D’ores et déjà les militants communistes Tarn et Garonnais, ceux Castel/Moissac/Pays de Serres appellent à la mobilisation du plus grand nombre pour arracher Le droit à des jours heureux.

 

Pour la section PCF Castel/Moissac/PaysdeSerres

Maximilien Reynès-Dupleix

Ovidie et Diglee : « Désirable mais pas trop active », ces doubles injonctions faites aux filles

Dans « Tu n’es pas obligée », guide pédago et féministe, l’auteure et réalisatrice Ovidie retrouve l’illustratrice Diglee pour livrer quelques bons conseils aux adolescentes à l’aube de leur vie sexuelle.

Après « Libres », « Baiser après #MeToo », Ovidie et Diglee s’attaquent aux injonctions faites au corps et à la sexualité dans « Tu n’es pas obligée », en s’adressant plus particulièrement aux adolescentes. Face au retour de bâton antiféministe, les autrices misent tout sur la génération qui vient. Dialogue.

« Tu n'es pas obligé », 
d'Ovidie et Diglee, 
éditions la Ville brûle, 
76 pages, 12 euros

« Tu n’es pas obligé »,
d’Ovidie et Diglee,
éditions la Ville brûle,
76 pages, 12 euros

Votre nouveau livre décortique les injonctions liées au corps, aux normes, aux relations sexuelles. Comment définiriez-vous une injonction ?

Ovidie C’est lorsqu’on se sent obligé de faire quelque chose dont on n’a pas réellement envie, alors que personne ne nous y contraint réellement. C’est plus pernicieux qu’une obligation, dans la mesure où l’injonction nous laisse croire que la décision vient de nous. Il y a cette illusion que ce serait notre choix. C’est plus agressif qu’une simple suggestion parce que, si on ne s’y plie pas, on risque d’en payer le prix en retour. Exemple typique : « si je me maquille, c’est pour moi ». Non, ce n’est pas vrai. Nous le faisons pour le regard social, pour les autres. Personne ne nous y oblige, mais, si nous n’y répondons pas, nous nous retrouvons en marge de la norme, donc exclues.

Comment se traduit l’injonction à la sexualité dans la société ? Continuer la lecture de Ovidie et Diglee : « Désirable mais pas trop active », ces doubles injonctions faites aux filles

Les liaisons dangereuses de LaREM avec le RN

Le président de la République devait s’exprimer mercredi soir. Il avait jusqu’ici laissé ses troupes multiplier les appels du pied au RN, quitte à le normaliser toujours plus.

AFP

Voilà un cas sur lequel la médecine devrait se pencher avec la plus grande attention. Celui, assez terrifiant, de la subite amnésie collective qui frappe la Macronie. Il y a dix semaines, pendant l’entre-deux-tours de la présidentielle, ses électeurs et ceux de la gauche avaient des « valeurs communes », dixit l’ancien président LaREM de l’Assemblée nationale Richard Ferrand. Si bien que les ténors de la majorité présidentielle comptaient sur les sympathisants FI, EELV, PCF et PS pour faire barrage à l’extrême droite de Marine Le Pen. Ce que beaucoup ont fait en glissant, à contrecœur, un bulletin Macron dans l’urne. Continuer la lecture de Les liaisons dangereuses de LaREM avec le RN

Deux tiers des jeunes se sont abstenus, effritement du front républicain : les grands enseignements du second tour

Ce sont à nouveau les moins de 35 ans et les classes populaires qui ont le moins voté. Quant aux reports de voix, ils donnent à voir l’effritement du front républicain.

Sergei SUPINSKY/AFP

Le scrutin de dimanche a ouvert une période d’incertitude avec une majorité toute relative pour Ensemble ! mais aussi une arrivée en force de la gauche à l’Assemblée et une percée historique du Rassemblement national. La carte politique du territoire s’en trouve bouleversée : si 324 circonscriptions conservent la même étiquette, 148 ont basculé plus à gauche et 105 plus à droite.

Mais le second tour des élections législatives a été marqué par un autre phénomène majeur : l’abstention, à nouveau, de plus de la moitié des citoyens appelés aux urnes (53,77 %, contre 52,49 % le 12 juin). « Ce sont plus de 26 millions d’électeurs qui n’ont pas voté. C’est le premier parti de France », a mesuré dès l’issue du vote sur TF1 le directeur général de l’Ifop, Frédéric Dabi. Mais le phénomène continue de frapper différemment les électeurs selon leur profil. Continuer la lecture de Deux tiers des jeunes se sont abstenus, effritement du front républicain : les grands enseignements du second tour

Législatives. Le PCF en lice pour 32 seconds tours

Avec plus de candidats qualifiés qu’en 2017, les communistes pourraient voir leur groupe se renforcer à l’Assemblée nationale.

Dans le Puy-de-Dôme, c’est le président sortant du groupe GDR, André Chassaigne, qui, face à un candidat du RN, est favori après ses 49,13 % du premier tour. © Richard Damoret/Rea

Dans le Puy-de-Dôme, c’est le président sortant du groupe GDR, André Chassaigne, qui, face à un candidat du RN, est favori après ses 49,13 % du premier tour. © Richard Damoret/Rea

Sur les 50 candidats présentés aux législatives par le PCF, dans le cadre de la Nupes, pas moins de 32 disputeront le second tour le 19 juin. Un chiffre en nette progression par rapport à 2017, où 12 de ses prétendants s’étaient qualifiés. Parmi ces communistes en lice dimanche prochain figurent ceux des 11 circonscriptions sortantes du PCF, soit 9 députés qui sollicitent un nouveau mandat, et 2 passages de relais. Le premier en Seine-Saint-Denis : Soumya Bourouaha remplace Marie-George Buffet, devenue sa suppléante, et est arrivée avec 36,13 % devant le dissident Azzédine Taïbi (21,43 %). Le second dans l’Allier : Jean-Paul Dufrègne, élu en 2017, a laissé sa place de titulaire à Yannick Monnet, qui, fort de 30,57 % des voix, affrontera Michel Barbarin (LaREM, 19,44 %). Dans le département voisin, c’est le président sortant du groupe GDR, André Chassaigne, qui, face à un candidat du RN, est favori après ses 49,13 %. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, réalise également un bon score dans sa circonscription du Nord, avec 34,13 %, face au RN (32,64 %). Soit un bond de près de 11 points par rapport au premier tour de 2017 (23,61 %). Continuer la lecture de Législatives. Le PCF en lice pour 32 seconds tours

COMMUNIQUE NUPES 2ème circonscription Tarn et Garonne

La Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale, (France Insoumise, EELV, PS, PCF, Génération S ., NPA) s’est fortement mobilisée sur la 2ème circonscription du Tarn-et-Garonne, pour redonner l’espoir à gauche.

Nous remercions les 9272 électeurs et électrices qui nous ont fait confiance.

Nous avons  mené une campagne de terrain, où nous avons pu mesurer tous les effets de la maltraitance sociale, écologique et démocratique du gouvernement Macron, et combien des mesures d’urgence s’imposent : Smic à 1500€, blocage des prix, retraite à 60 ans, allocation autonomie jeunesse, RIC, bifurcation écoloqique, VIème République…

Un autre monde est possible !

Dimanche prochain, une majorité de députés-es NUPES partout en France, sera en mesure de les porter.

Le 19 juin, la NUPES de la 2ème circonscription du Tarn-et-Garonne,  dans toutes ses composantes, radicalement opposées à l’extrême droite, est unie pour faire front contre le RN.

Cachez cette extrême-droite que je ne saurais voir… in Histoire et Société

Par Danielle Bleitrach

Décidément la macronie a une étrange propension à ignorer l’extrême-droite quand ça l’arrange. En Ukraine, on le savait il n’y a pas de nazis que des braves gens un peu folklorique avec leurs croix gammées tatouées mais on leur pardonne tout puisqu’ils défendent l’OTAN et sa mission anticommuniste. Même si ces braves gens multiplient tel un boomerang les attentats et s’arment, ils bénéficient de bureau de recrutement à Paris et leur légion étrangère est encadrée par des militaires de carrière.

En France, après avoir sommé chaque candidat de gauche de se prononcer sur le vote contre MARINE LE PEN quand se jouait le sort de Macron président, voici que les mêmes refusent de se prononcer comme si tout à coup la gauche et le RASSEMBLEMENT NATIONAL étaient devenus les mêmes. Le discours est devenu le refus des extrêmes, là encore on poursuit la propagande européenne, atlantiste, celle qui identifie communisme et nazisme, refait l’histoire pour mieux préserver les fascistes. Continuer la lecture de Cachez cette extrême-droite que je ne saurais voir… in Histoire et Société

Pas de député(s) RN dans le 82 (PCF82)

Unie, la gauche a porté dans le débat les 650 propositions d’un programme ambitieux et nécessaire pour l’avenir de notre pays, pour nos concitoyens-nes. Le premier tour a porté un nombre inédit de candidats-es de la transformation sociale au second tour. Il est possible dès le mois prochain d’amorcer une nouvelle politique sociale et écologique, par une augmentation des salaires, la retraite à 60 ans ou le développement des services publics.

Dans le Tarn et Garonne la situation est également inédite.

Sur la première circonscription Mme Rabault arrive en tête face à un candidat RN qu’elle devance de 5000 voix. Sur la deuxième circonscription du 82 c’est la candidate du RN qui arrive largement en tête de ce 1er tour des Législatives. Avec 9272 voix, Mme Manchado (NUPES) arrive en 4ème position.  La droite en la personne de M. Astruc a supplanté Mme Pinel, députée PRG sortante.

Les forces de la haine et de l’exclusion sont ainsi présentes au second tour sur les deux circonscriptions. Cette configuration nous rappelle avec force que jamais un(e) député(e) d’extrême droite ne doit accéder à l’Assemblée Nationale dans notre département.

C’est donc sans ambiguïté que nous appelons les forces républicaines, les électeurs et électrices à tout faire pour combattre les candidats RN et ce dès dimanche 19 juin, en utilisant dans la 1ère comme dans la 2ème circonscription les seuls votes utiles.