Fabien Roussel dans Dimanche en politique (France 3) | 9 novembre 2025

Face aux guerres, le parlementarisme est une impasse…. Le PCF ne peut regagner des forces qu’en dehors de la vie parlementaire…

Je dois dire mon plein accord avec ce texte de Pierre Alain Millet (PAM)… Pas plus que notre camarade de Venissieux qui est en ce moment en pleine campagne des municipales, nous ne négligeons la nécessité d’être présent sur le terrain électoral en particulier quand il s’agit d’une municipalité communiste mais il a parfaitement raison de dénoncer le « parlementarisme ». Il le définit lui-même et aujourd’hui note ce que nous n’avons cessé de dénoncer, l’exclusion du champ des préoccupations « parlementaires » du poids de la guerre sur le budget alors que c’est un problème central économique, politique et qui concerne la souveraineté de la France. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsocieté)

Le désordre politique continu et la médiatisation du processus budgétaire au parlement amplifie la crise profonde de la gauche, son incapacité à sortir du piège entre gauchisme et réformisme. Engels avait montré l’impasse que constitue cette vie parlementaire qui croit être le lieu des rapports de forces, ce qu’il appelait le « crétinisme parlementaire » qui faisait croire à des députés du peuple qu’ils allaient changer la société en négociant des accords pour des votes majoritaires à l’assemblée… Les socialistes disent pouvoir obtenir de la macronie quelques mesures positives, les insoumis disent pouvoir obtenir la chute du gouvernement et donc une nouvelle dissolution, ce qu’espère aussi le RN et une partie de LR, les écologistes hésitent, et les communistes sont entendus à la hauteur de leur force à l’assemblée… plus que faible ! Continuer la lecture de Face aux guerres, le parlementarisme est une impasse…. Le PCF ne peut regagner des forces qu’en dehors de la vie parlementaire…

L’OPA du Medef sur l’éducation et la formation (Alerte) in Caf. Péda.

« Du public au privé, tout le monde est debout pour applaudir à la mainmise du patronat sur l’université et l’enseignement professionnel publics. Macron a bien réussi sa privatisation du service public d’éducation et le Medef son OPA sur l’éducation et la formation, raflant au passage 132 milliards de nos impôts. De l’intérêt et de l’avenir des jeunes et de la société, personne (ou presque) n’en a cure. Désespérant ! » regrette Christian Sauce. Dans cette tribune, il revient sur le démantèlement de la voie professionnelle au profit de l’apprentissage, à grand coup de lobbying du monde patronal et des entreprises… à leurs profits.

De 1996 à aujourd’hui

On est le 27 novembre 1996 : « Des trains venus de la France entière affluent vers le Mont-Saint-Michel. Pendant 4 jours, inspecteurs généraux de l’EN, directeurs d’IUFM, chefs d’établissements, enseignants, vont assister à un colloque organisé par la puissante UIMM (fédération de la métallurgie du CNPF, le Medef d’alors) dont l’intitulé est : « Éduquer pour s’orienter au XXIème siècle »¹. Continuer la lecture de L’OPA du Medef sur l’éducation et la formation (Alerte) in Caf. Péda.

M. Macron maquille sa capitulation sur le MERCOSUR

 

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Le président de la République prépare en douceur une capitulation en rase campagne sur le projet de traité de libre-échange Union européenne-Mercosur.

Après avoir dit, au salon de l’agriculture, en février dernier, qu’il considérait cet accord comme un « mauvais texte » et qu’il « ferait tout pour qu’il ne suive pas son chemin, pour protéger cette souveraineté alimentaire française et européenne », il vient de dire, à la fin de la réunion du Conseil européen du mois dernier, que « tout va dans le bon sens » ajoutant « qu’on attend la finalisation ». Continuer la lecture de M. Macron maquille sa capitulation sur le MERCOSUR

La maternité aux racines des discriminations sexistes dans les entreprises

« Tant qu’on considérera que les femmes font les enfants seules, les inégalités persisteront » 

Alors que ce 10 novembre marque la date à laquelle les femmes commenceront à travailler « gratuitement », en raison des inégalités salariales, le fait d’être mère s’impose comme un facteur persistant d’injustices en milieu professionnel. Un phénomène que la loi peine à faire reculer.

Malgré des protections légales, la maternité demeure une source d’injustices pour les femmes dans le milieu professionnel. © Sigrid Olsson / AltoPress / PhotoAlto via AFP

 

« Voulez-vous avoir un enfant ? » La question tombe, sèche, presque anodine, de la bouche du recruteur. Face à lui, Élisa*, 25 ans, hésite. Elle sent que sa réponse pourrait lui coûter le poste, malgré un CV bien fourni. « Je pensais que ce genre d’interrogation appartenait au passé, confie la jeune architecte. Mais en en parlant autour de moi, j’ai compris que la grossesse restait un tabou. »

Alors que ce 10 novembre, à 11 h 31 et 22 secondes, marque « le jour du dépassement », date à partir de laquelle les femmes commenceront à travailler « gratuitement » en raison des inégalités salariales, selon le décompte symbolique annuel de la lettre d’information féministe Les Glorieuses, la maternité s’impose comme un facteur persistant de discriminations professionnelles. Continuer la lecture de La maternité aux racines des discriminations sexistes dans les entreprises

PLFSS : comment le budget fait trinquer les pauvres en épargnant les riches + Video

Sous couvert de « sauver » notre modèle social, le projet de loi de finances de la Sécu actuellement examiné annonce une purge d’une ampleur sans précédent, qui frappera le plus grand nombre pour mieux épargner les riches.

Les économies demandées sont d’autant plus incompréhensibles que déjà en 2024, 30 % des Français disaient avoir renoncé à des soins médicaux au cours des douze derniers mois en raison du coût. 

 

L’expression lui colle désormais à la peau : dans la presse comme sur les bancs du Parlement, le budget 2026 a définitivement gagné ses galons de « musée des horreurs ». L’expression avait d’abord été utilisée par les syndicats pour désigner le pot-pourri austéritaire présenté par François Bayrou, avant d’être recyclée par la gauche pour dénoncer la copie présentée par son successeur, Sébastien Lecornu.

Et comme tout musée digne de ce nom, le projet de loi de financement de la Sécurité social (PLFSS), qui a démarré ce mardi son parcours du combattant à l’Assemblée nationale, contient son lot de joyaux un peu trop clinquants pour être vrais (la suspension de la réforme des retraites, par exemple)… et une collection d’antiquités, parmi lesquelles le bon vieux « trou » de la Sécu. Continuer la lecture de PLFSS : comment le budget fait trinquer les pauvres en épargnant les riches + Video

En débat: Taxer les riches est-il suffisant ?

La taxe Zucman de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros fait pousser des cris d’orfraie au patronat, à la droite et à l’extrême droite. Il faudrait pourtant aller plus loin pour faire face aux enjeux économiques et sociaux.

La taxe Zucman a été rejetée par l’Assemblée nationale.
© JPL/REA

 

Il faut redistribuer, mais aussi transformer le système en donnant le pouvoir aux travailleurs qui produisent et créent les richesses.

Fabienne Rouchy, Secrétaire confédérale de la CGT

Face à l’explosion des inégalités, l’idée de « faire payer les riches » revient dans le débat public, particulièrement lors du vote du budget du pays. Mais pour la CGT, si la justice fiscale est indispensable, elle ne saurait, à elle seule, transformer un système économique fondé sur la captation du travail par le capital. Taxer les riches est nécessaire, mais sans changer la manière dont la richesse est produite et répartie, les inégalités se reconstitueront toujours. Continuer la lecture de En débat: Taxer les riches est-il suffisant ?

Quand la France aura-t-elle enfin un ministre de l’Éducation Nationale qui aime l’école… publique ? in Caf. Péda.

Source : education.gouv.fr

Aimer l’école … publique. La question, volontairement provocatrice, ne relève pas de la simple rhétorique. Elle traduit un malaise profond, une fracture entre les discours officiels et les pratiques de celles et ceux qui représentent la République. Le ministre actuel Edouard Geffray a affirmé lors d’une émission sur BFM TV avoir des enfants dans le public comme le privé. Continuer la lecture de Quand la France aura-t-elle enfin un ministre de l’Éducation Nationale qui aime l’école… publique ? in Caf. Péda.

Les fantômes des pesticides hantent nos environnements pour longtemps

 

Par Gaspard Conseil, Docteur en écotoxicologie, attaché temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université de Lorraine (UL, ENSAIA, L2A), Université de Lorraine et Damien Banas, Professeur en Agronomie/Hydrobiologie, Université de Lorraine

De l’autre côté du miroir d’eau paisible des étangs, on rencontre en réalité de véritables « fantômes moléculaires » laissés par les pesticides utilisés pour l’agriculture. Même lorsque la substance originelle a été depuis interdite, ses produits de transformation – parfois plus toxiques – peuvent persister longtemps. Et si l’on envisageait les étangs différemment ? Les considérer comme des archives biochimiques des pollutions passées pourrait nous aider à améliorer la surveillance sanitaire et à prendre de meilleurs décisions réglementaires aujourd’hui. Continuer la lecture de Les fantômes des pesticides hantent nos environnements pour longtemps

Rejet de la Taxe Zucman : « Il n’y a pas eu le moindre compromis »

Vendredi, en fin d’après-midi, les députés dont ceux du RN ont largement rejeté la taxe Zucman et toutes ses itérations proposées par la gauche. Toujours pas d’accord en vue pour le Parti socialiste.

Les députés des quatre groupes de gauche n’ont pourtant pas ménagé leur peine : ils ont défendu le principe même de la justice fiscale.
© Eric TSCHAEN/REA

 

La journée promettait d’être clé dans les débats budgétaires mais pour la gauche et les socialistes en particulier il n’y a pas eu de miracle, la taxe Zucman a bien été rejetée. Seuls la gauche et quelques députés Liot l’ont soutenue (autour de 170 voix suivant les amendements). Le bloc central, la droite et l’extrême droite s’y sont, comme attendu, opposés (autour de 230 voix). Pour rappel, la taxe Zucman propose la création d’un impôt plancher de 2 % sur les très hauts patrimoines, supérieurs à 100 millions d’euros, en incluant les biens professionnels, pour éliminer la dégressivité de l’impôt chez les ultra-riches. Continuer la lecture de Rejet de la Taxe Zucman : « Il n’y a pas eu le moindre compromis »