Municipales 2026 : les ambitions du PCF à deux mois du scrutin (Pierre Lacaze)

À deux mois du premier tour des élections municipales, le PCF, qui validait ce samedi ses chef·fes de file, exprime une ambition forte.

Troisième force politique de France dans les villes et villages, il s’agit pour le Parti communiste français de conforter son assise territoriale, de l’élargir au service de toutes les populations, de combattre l’abstention et de faire gagner la gauche pour répondre aux attentes des habitantes et habitants.

Dans des centaines de villes de plus de 20 000 habitants, les communistes ont contribué aux rassemblements les plus larges à gauche et sont mobilisés pour faire gagner les maires communistes, socialistes et écologistes face à la droite et à l’extrême droite.

Au Havre et à Nîmes, deux villes symboliques des impasses de la droite, les communistes sont prêts à relever le défi. A Montreuil avec Patrice Bessac ou à Vitry-sur-Seine avec Pierre Bell-Lloch, les communistes aspirent faire ré élire leurs maires des deux plus grandes municipalités qu’ils dirigent. A Arles, Champigny-sur-Marne ou Saint-Pierre-des-Corps notamment, grâce au travail mené le plus souvent avec le Parti socialiste et les Écologistes, le PCF organise la reconquête de villes perdues en 2020. Dans toute la France, de nombreuses candidates communistes s’engagent. Ainsi à Vénissieux avec Michèle Picard, Bagneux avec Hélène Cillières, Mitry-Mory avec Charlotte Blandiot-Faride, Échirolles avec Amandine Demore, ce sont des femmes qui sont en passe d’être élues ou réélues.

Fabien Roussel et la direction du PCF se félicitent que dans 90 % des villes dirigées par la gauche, les majorités municipales soient rassemblées, exprimant ainsi une dynamique nationale en faveur de l’union face à la droite et à l’extrême-droite, malgré les tentatives de division. Le PCF prend toute sa part à ce combat et mènera ainsi de nombreuses listes d’union face au RN dans les régions des Hauts de France, de Grand Est et en région PACA. A Calais, Nîmes, Sète, Arles ou Martigues, les têtes de liste communistes affronteront dès le premier tour les candidats du Rassemblement national.

Forts de la dynamique populaire de rassemblement qui s’exprime autour de leurs candidatures et de l’union très large à gauche, les communistes sont prêts, dans les villes comme dans les villages de France, pour les élections municipales à faire gagner des politiques utiles et protectrices, en faisant des services publics locaux, de la solidarité, de l’émancipation humaine et de la démocratie locale les piliers d’un véritable projet de société.

Pierre Lacaze, Responsable Élections au PCF,

Fabien Roussel : les Vœux 2026 de la direction du PCF (Video)

Invité de Télématin sur France 2, Fabien Roussel, dénonce l’agression militaire des États-Unis contre le Venezuela.

👉 Il qualifie l’intervention de violation grave du droit international, accuse Donald Trump de relancer une politique impérialiste fondée sur la force et les intérêts pétroliers, et fustige l’alignement d’Emmanuel Macron sur Washington.

🛑 Pour Fabien Roussel, la France renie son histoire diplomatique, sa voix indépendante et les principes de la Charte de l’ONU. Il alerte aussi sur les conséquences directes pour les territoires français de la Caraïbe (Guadeloupe, Martinique, Guyane), menacés par la déstabilisation régionale.

✊ Refus de la loi du plus fort, défense de la souveraineté des peuples, critique du rôle de l’OTAN : une intervention sans détour.

📌 Le PCF appelle à un débat au Parlement sur la doctrine diplomatique française et sur notre relation avec les États-Unis.

🔔 Abonnez-vous pour suivre les prises de position du PCF et les combats pour la paix et l’indépendance de la France.

« Tant que l’abattage total ne sera pas abandonné, on restera ! » : à Tarascon-sur-Ariège, une mobilisation au-delà des clivages contre la DNC

À Tarascon-sur-Ariège, la Confédération Paysanne et la Coordination Rurale dépassent leurs différences pour s’opposer au protocole d’abattage systématique lié à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Déçus par les rencontres syndicales avec le premier ministre « sans avancées significatives », les paysans ariégeois ont décidé de maintenir le blocage de cet axe stratégique de la RN20.

À Tarascon-sur-Ariège, le 18 décembre 2025, les éleveurs et agriculteurs bloquent un rond-point sur la N20. © Vincent NGUYEN / Riva Press

 

À Tarascon-sur-Ariège, les paysans ne lèveront pas le camp d’aussi tôt. Reçus ce vendredi à Matignon par le premier ministre Sébastien Lecornu, les syndicats agricoles espéraient une inflexion du protocole sanitaire lié à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Ils en sont ressortis amers. Si le gouvernement ne renonce en aucun cas au protocole actuel qui prévoit le « dépeuplement » (abattage) des troupeaux dès qu’une bête est atteinte, il souhaite accélérer la vaccination. « Près de 50 % du cheptel ariégeois est vacciné contre la DNC. Dans l’Aude, nous dépassons les 70 %, tandis que 100 % du cheptel est protégé dans les Pyrénées-Orientales. Au total, près d’un bovin sur cinq est vacciné dans les dix départements » du Sud-Ouest concernés par les mesures contre la DNC, se félicitait samedi Sébastien Lecornu.

Dans un courrier adressé aux syndicats agricoles, le premier ministre a indiqué avoir « demandé aux préfets d’interrompre tout contrôle d’agents de l’État dans les exploitations » en attendant de rencontrer de nouveau les représentants des agriculteurs « dans les premiers jours du mois de janvier ». Continuer la lecture de « Tant que l’abattage total ne sera pas abandonné, on restera ! » : à Tarascon-sur-Ariège, une mobilisation au-delà des clivages contre la DNC

MAC devient « Démocrite, de la vie de la cité à l’actualité internationale »

Depuis 2008, Moissac Au Cœur s’est imposé dans le paysage politique local!

Sa définition actuelle n’a plus lieu d’être et en devenant Démocrite « de la vie de la cité à l’actualité internationale », ce site va essayer de répondre aux besoins de débats, de compréhension et d’appréciations de l’actualité tant locale que nationale et au delà.

Chercher et croiser des informations, alimenter les internautes en contenus, le site continuera son rôle de mise à disposition d’une réflexion qui échappe aux médias dominants.

Peut-être que dans un avenir proche, il évoluera vers une communication plus moderne. Pour autant, prendre le temps de lire, s’est déjà comprendre le monde sans les artifices de l’immédiateté si prisés sur les réseaux sociaux de nos jours!

Enfin, le changement de nom de domaine est en cours, ainsi que les différentes extensions nécessaires.

Merci de rester fidèles!

Quelle industrialisation pour la France ?

L’objectif est revenu au centre du débat politique. Reconstruire après avoir méthodiquement sacrifié un appareil productif sur l’autel de la financiarisation ne sera pas simple. Sauf si l’État revient au centre du jeu et impose un rapport de force en Europe.

« Revenir à une politique industrielle suppose de repartir des territoires et du travail réel, et de rompre avec la logique financière qui a accompagné ce déclin », estime Marie-Claire Cailletaud.
© Xavier POPY/REA

 

L’industrie est revenue au cœur du débat après avoir été considérée comme dépassée durant des décennies. Trop tard ? Si les filières qui ont été détruites par la financiarisation du capitalisme ont peu de chance de renaître, les enjeux du monde contemporain offrent de nouvelles perspectives. À l’invitation de la revue Progressistes et de son rédacteur en chef Flavien Ronteix, quatre intervenants et acteurs de terrain en débattaient à l’Espace sciences et numérique de la Fête de l’Humanité, en septembre dernier.

Dans quel état le système productif est-il, en France ?

Marie-Claire Cailletaud, Conseillère honoraire CGT au conseil économique, social et environnemental (Cese)

 

La France a subi une désindustrialisation massive : part de l’industrie divisée par deux, deux millions d’emplois perdus, filières entières démantelées. Dans les territoires, chaque fermeture d’usine détruit des emplois stables, affaiblit les services publics et alimente un profond sentiment d’abandon. Sans industrie, il n’y a plus de cohésion ni de projet commun. Ce déclin vient de choix idéologiques : la croyance dans une « société postindustrielle » et l’idée que la Chine resterait l’atelier du monde. Continuer la lecture de Quelle industrialisation pour la France ?

Est-il toujours possible de manifester en France ? | ENQUÊTE

80 000 policiers et gendarmes déployés par Bruno Retailleau le 10 septembre pour 100 000 manifestants attendus par le ministère de l’Intérieur, ils seront finalement bien plus nombreux à battre le pavé. Le 18 septembre, toujours autant de policiers et gendarmes mobilisés, auxquels s’ajoutent 26 véhicules blindés et 10 engins lanceurs d’eau.

Le mouvement « Bloquons tout » et les premières journées de mobilisation intersyndicale ont été marquées par un dispositif de répression massif : arrestations en cascade, gardes à vue préventives et manquements dans les procédures. Alors la question se pose : quel avenir pour le droit de manifester en France ?

Enquête de Florent Le Du et Martin Jamet.

 

Une instrumentalisation inacceptable de la part d’Emmanuel Macron

 

Publié le 26 novembre 2025

Le chef d’État-major des armées fait peur aux maires et les enrôle de force pendant que Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron pillent leurs budgets.

Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron aggravent encore une fois l’austérité en prélevant deux fois plus dans les budgets municipaux. L’inacceptable budget 2026, qui prévoit 8 milliards d’euros pris aux collectivités dont les communes après les 5 milliards de 2025, est de fait la casse de milliers d’actions publiques des communes, des départements et des régions en faveur de nos concitoyens. C’est inacceptable, la parole donnée n’est pas respectée. L’État ne compense pas à l’euro près, comme il s’y était engagé, les compétences déléguées aux collectivités et la fin de la fiscalité locale. Il réitère une ponction sur les communes alors que l’année 2025 devait être exceptionnelle. Cela menace la vie de nos concitoyens, de la petite enfance aux Ehpad, via la culture, le transport, le logement et toute la vie quotidienne. Continuer la lecture de Une instrumentalisation inacceptable de la part d’Emmanuel Macron

Communes en danger, services publics menacés : En 2026, mobilisons-nous pour la solidarité! Résolution du CN-PCF

 

Résolution du Cnseil national du PCF – 22 novembre 2025.

Il y a dans les communes de France une vitalité, une solidarité, une richesse sociale et humaine exceptionnelles. Avec les services publics de proximité, les politiques sociales et de solidarité, d’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique, les communes et les autres collectivités locales sont des lieux de résistance et de construction d’alternatives indispensables contre le délitement des liens sociaux dont souffrent les habitants et habitantes.

Elles sont une protection indispensable et des lieux où peut se décliner l’intervention démocratique de toutes et tous au service du bien commun. Continuer la lecture de Communes en danger, services publics menacés : En 2026, mobilisons-nous pour la solidarité! Résolution du CN-PCF

Glucksmann s’enrôle derrière Mandon

Le général Fabien Mandon, chef d’état-major des armées, reçoit du renfort. Celui de monsieur Glucksmann!

Le premier, le mardi 18 novembre au Congrès des maires, déclarait : « Si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production défense, alors on est en risque ».

Le second a réagi sur X, le 21 novembre : « Le déchaînement des autruches contre le chef d’état-major des armées souligne la puissance du déni et la force de l’esprit de capitulation au sein de la classe politique française ».

Dans le temps, Glucksmann aurait pu tout aussi bien traiter Jaurès d’ « autruche ». Celui dont Le Monde écrivait qu’il « a fait des soulèvements nationaux son fonds de commerce » [1], d’abord en Géorgie, où il fut « conseiller spécial » de Mikheil Saakachvili, président, de 2009 à 2012, puis en Ukraine quand son patron dut s’y réfugier pour échapper aux poursuites. Là, il a participé au coup d’État du Maïdan en 2014, à l’origine de la guerre d’aujourd’hui.Après un passage par la très libérale et atlantiste « Alternative libérale » en 2007, Glucksmann a pris la tête d’un groupuscule qu’il a cofondé et baptisé « Place publique » allié, à l’occasion, aux socialistes, qui en ont fait leur tête de liste par deux fois aux élections européennes. Bref, c’est un aventurier qui n’a pour boussole que son égo – énorme ! – et son anticommunisme.

Il est passé par ici, il repassera par-là, c’est une sorte de Vals. En pire, peut-être. En soutenant le général Mandon, auquel Macron vient de renouveler sa « confiance », Glucksmann tombe le masque -de « gauche » – pour prendre le parti de la guerre. C’est sans doute pour cela que de droite à gauche, on le cajole et on lui prête un « grand avenir ». Et lui, y croit.

Alors, il fait les estrades, comme le 16 novembre où il s’affichait, à Pontoise, au rendez-vous de la « gauche réformiste », organisé par Bernard Cazeneuve, aux côtés de François Hollande, de la présidente de la région Occitanie, Carole Delga et de quelques autres figures de la social-démocratie.

« Nous n’avons plus le droit de jouer, a assuré Glucksmann. Rien ne nous garantit que dans un, deux ou trois ans, nous vivrons encore dans un continent en paix et en démocratie ».

Donc, soyons prêts à voir mourir nos enfants. CQFD.

Notes :

[1] « La révolution, c’est son rayon », Le Monde,‎ 21 mars 2014.