MUNICIPALES DE 2026: Un scrutin sans raz de marée mais riche d’enseignements (+vidéo de F. Roussel)

Par JP Legrand
Le second tour des municipales de 2026 n’a pas produit la vague annoncée. Ni basculement généralisé vers le Rassemblement national, ni percée irrésistible de La France insoumise. Le pays confirme au contraire une fragmentation politique profonde, où les équilibres locaux l’emportent largement sur les dynamiques nationales.
Le RN poursuit son implantation, notamment dans des villes comme Perpignan, Carcassonne ou Menton, mais il se heurte toujours à des résistances dans les grandes villes. À Marseille comme à Nîmes, des configurations locales ont permis de contenir sa progression.
LA MACRONIE EN RECUL NET
L’un des enseignements majeurs du scrutin réside dans les difficultés de la majorité présidentielle. À Pau, mais aussi dans de nombreuses villes moyennes, la macronie enregistre des revers significatifs. Faute d’ancrage local solide, elle apparaît souvent comme une force hors-sol, dépendante de dynamiques nationales qui ne suffisent plus à convaincre.
Ce recul confirme une tendance déjà perceptible : sans relais militants durables ni figures locales reconnues, il est difficile de s’imposer dans une élection où la proximité reste déterminante.
LFI ENTRE PROGRESSION ET CONTRADICTIONS
La France insoumise s’impose comme une force incontournable du paysage politique local. Elle progresse, influence les alliances et parvient parfois à l’emporter, comme à Creil, dans une configuration singulière marquée par le retrait et le soutien d’une partie de la droite. Ce type de situation interroge sur les recompositions à l’œuvre et sur la porosité croissante des clivages traditionnels.
Mais cette dynamique reste contrastée. À Toulouse, LFI n’a pas réussi à rassembler suffisamment largement pour l’emporter, illustrant les limites de sa stratégie dans certaines grandes villes.
Plus largement, une question traverse désormais le débat politique : celle du rapport entre LFI et certaines formes de communautarisme. Sans être uniforme selon les territoires, cette interrogation pèse sur sa capacité à élargir son audience et à construire des majorités stables, notamment dans des contextes urbains complexes.
LES FORCES TRADITIONNELLES RÉSISTENT
Face à ces mouvements, les partis traditionnels démontrent une capacité de résistance non négligeable. Les socialistes conservent plusieurs positions importantes, tandis que la droite classique maintient ou reconquiert des villes. La logique municipale continue de privilégier l’implantation, l’expérience et la crédibilité de gestion.
LE PCF : UNE RÉSISTANCE QUI S’AFFIRME
Dans ce paysage fragmenté, le Parti communiste français confirme une solidité remarquable en restant la deuxième force politique à gauche sur l’ensemble du territoire. Souvent discret dans les résultats nationaux en raison de sa participation à des listes d’union, il conserve pourtant l’essentiel de ses bastions.
De Vitry-sur-Seine à Bonneuil-sur-Marne, en passant par Allonnes, il continue de faire vivre un modèle municipal fondé sur la proximité, les services publics et un ancrage populaire durable.
Surtout, la conquête de Nîmes constitue un événement politique majeur. Dans une grande ville, en dehors de ses terres traditionnelles, et dans un contexte de forte concurrence avec le RN, le PCF démontre qu’il est encore capable de gagner.
UNE FRANCE POLITIQUE ÉCLATÉE
Ce premier bilan met en évidence une réalité désormais bien installée : aucune force ne parvient à s’imposer durablement à l’échelle nationale dans le champ municipal. Le RN progresse sans dominer, LFI influence sans conquérir massivement, la macronie recule, tandis que les partis traditionnels et les forces d’ancrage local continuent de jouer un rôle central.
LE RETOUR DISCRET DE L’ANCRAGE LOCAL
Dans ce contexte, le PCF apparaît comme l’un des acteurs les plus constants du paysage politique local. En conservant la plupart de ses bastions et en remportant une ville comme Nîmes, il confirme que la politique municipale repose d’abord sur le temps long, la présence sur le terrain et la cohérence des engagements.
À l’heure des recompositions rapides et des stratégies nationales mouvantes, ce sont peut-être ces qualités, plus discrètes mais plus solides, qui dessinent les perspectives les plus durables.
Fabien Roussel a annoncé que le PCF dispose de 72 maires communistes dans des communes de + de 35.000 habitants.
Les résultats du 1ᵉ tour ont montré que le PCF progressait dans les communes de + de 3500 habitants (+50).
On peut estimer que le PCF, pour la première fois depuis 2001, progresse lors des élections municipales.
Les résultats du 2ᵉ tour donnent :
✅ Les gains réalisés par le PCF : 8
🔴 Héricourt (70)
🔴 Bethoncourt (25)
🔴 Nîmes (30)
🔴 Aubagne (13)
🔴 Gond-Pontouvre (16)
🔴 Wignehies (59)
🔴 Villefranche-d’Allier (03)
🔴 Bords (17)
❌Les pertes : 7
🔴 Vierzon (18)
🔴 Escaudain (59)
🔴 Douchy-les-Mines (59)
🔴 Billy-Montigny (62)
🔴 Villeneuve-lès-Maguelone (34)
🔴 Vénissieux (69)
🔴 Champs-sur-Marne (77)
✅ Réélections : 23
❌ Listes battues au 2ᵉ tour : 6 (sans perte de la commune)

Guerre en Iran : la flambée des engrais bloqués dans le détroit d’Ormuz menace l’agriculture française

Le blocage du détroit d’Ormuz a entraîné une forte hausse du prix des fertilisants azotés, utilisés pour les cultures de céréales. L’inflation et le risque de pénurie mettent en lumière la forte dépendance des paysans français à ces intrants chimiques importés et hautement polluants, et interrogent sur la nécessité d’un système agricole plus résilient.

Alors que les céréaliers s’apprêtent à planter leurs cultures de printemps, cette inflation inquiète les syndicats agricoles.
© REMY GABALDA / AFP

Les agriculteurs payent décidément cher le prix de la guerre au Moyen-Orient. Déjà acculée par la hausse du prix du gazole non routier (GNR), dont le litre s’achetait le 19 mars 1,728 euro contre 1,202 euro à la veille de l’éclatement du conflit en février, une partie des paysans doit désormais faire face aux difficultés d’approvisionnement en engrais minéraux.

En effet, la déstabilisation du détroit d’Ormuz n’a pas eu qu’un impact sur le gaz et le carburant, elle perturbe également le commerce de matières premières entrant dans la composition de fertilisants utilisés dans les grandes cultures conventionnelles, comme l’urée. Environ un tiers de ce composé chimique transite en effet par le golfe Persique.

Conséquence directe de ce blocage, les prix des engrais azotés, largement utilisés dans les champs européens et français, flambent. La tonne de solution azotée s’échangeait ainsi, le 19 mars, plus de 419 euros, soit 43 euros de plus qu’avant le conflit, une hausse de plus de 11 % en quelques semaines à peine.

Éleveurs et céréaliers sur la sellette

Alors que les céréaliers s’apprêtent à planter leurs cultures de printemps, cette inflation inquiète les syndicats agricoles. « Certains ont pu faire des stocks d’engrais azotés, mais tous n’ont pas été capables, financièrement, de s’approvisionner. On ne sait pas encore ce qu’il se passera pour ceux-là », redoute Pierre Thomas, responsable de la commission grande culture du Modef. Privés d’engrais azotés, certains producteurs de céréales non bio pourraient accuser une baisse de rendement – et potentiellement de revenus – de 50 % à moyen terme, estime-t-il.

« La quantité de biomasse qu’on produit est déterminée par trois paramètres, le rayonnement solaire, la disponibilité en eau et la disponibilité en azote », confirme en effet Pierre-Marie Aubert, directeur du programme agriculture et alimentation à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). Selon le chercheur, une réduction de l’azote disponible entraînerait également un « problème de gouvernance ». « La question qui va se poser est celle de comment allouer cette biomasse, qui est en large majorité aujourd’hui destinée à l’alimentation animale. Les éleveurs pourraient ainsi être les plus durement touchés par la situation. »

Ce blocage à Ormuz de l’urée met en tout cas en lumière la lourde dépendance de la France en ce qui concerne l’importation d’intrants chimiques destinés à l’agriculture. Malgré la volonté affichée du gouvernement d’ériger la souveraineté alimentaire en priorité, le pays est très peu résilient face aux chocs géopolitiques. Selon un rapport gouvernemental publié en mars 2024, « en 2022, la France importait plus de 80 % de ses engrais, dont une large part provient de pays en dehors de l’Union européenne, créant une double dépendance : aux pays tiers et aux énergies fossiles (qui servent à fabriquer les engrais minéraux) ».

Les légumineuses, pourvoyeuses d’azote gratuit

Plusieurs solutions existent pourtant pour, une fois cette crise passée, éviter que d’autres se succèdent. La première pourrait être de relocaliser en Europe les capacités de production d’intrants chimiques. L’Europe planche d’ailleurs sur ce sujet avec un projet de production d’engrais à base d’hydrogène et une taxe carbone (mécanisme d’ajustement carbone aux frontières) appliquée aux engrais importés. Cette dernière a toutefois été suspendue au début de l’année 2026.

Une autre possibilité pourrait tout bonnement être de se passer d’engrais azotés chimiques pour les productions et d’engager la transition du modèle agricole français vers l’agroécologie. En plus d’affecter la souveraineté européenne, ces intrants sont effet extrêmement délétères pour l’environnement. Selon un rapport des Amis de la Terre, « en France, les engrais azotés, y compris leur production et leur transport, représentent près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole ».

Il existe pourtant des manières de réintroduire de l’azote naturellement dans les sols, sans en appeler à l’industrie pétrochimique, rappelle l’agronome Pierre-Marie Aubert. « Les légumineuses sont capables d’utiliser l’azote atmosphérique pour enrichir les sols. Il serait utile de relocaliser l’alimentation animale, aujourd’hui surtout importée des Amériques, en plantant dans nos champs des pois, féveroles, ou de la luzerne. » Encore faut-il toutefois, pour que cette situation fonctionne, que ces nouvelles cultures à destination de l’élevage soient plus compétitives que le soja brésilien ; ce que la multiplication d’accords de libre-échange ne permet pas aujourd’hui.

Afrique Menaces sur les importations d’engrais

Comme pour les produits agricoles, notamment au début de la guerre en Ukraine, les pays africains sont les plus vulnérables aux perturbations du commerce mondial en matière d’engrais. Même si tous ne sont pas logés à la même enseigne pour la dépendance aux importations issues des pays du Golfe, cette proportion monte entre 30 % et 50 % en moyenne, mais des pays comme le Malawi ou le Burundi importent leurs engrais depuis le Golfe à hauteur respective de 62 % et 75 %. A contrario, l’Égypte, le Nigeria, l’Algérie ou le Maroc (grâce aux phosphates du territoire occupé du Sahara occidental) sont des gros exportateurs, y compris en Europe. Mais toute l’Afrique est concernée, puisque la production de fertilisants nécessite l’importation d’autres produits, comme le soufre et l’ammoniac.

 

Le Service public, incompatible avec l’extrême droite et ses idées (FSU)

La FSU alerte après le premier tour des municipales. Dans un communiqué du 19 mars, elle pointe une abstention record et inquiétante. Le syndicat dénonce des politiques jugées éloignées des attentes sociales. « Les politiques d’austérité ont privé les municipalités et les collectivités territoriales des moyens de répondre aux besoins de la population, accréditant le sentiment d’impuissance. Des pratiques du pouvoir brutalisant la démocratie et les institutions ont aussi contribué à discréditer la politique, provoquant ressentiment et désintérêt », écrit la fédération qui souligne une progression de l’extrême droite dans plusieurs villes. La FSU appelle à une mobilisation massive au second tour pour défendre la démocratie.


Communiqué

A l’issue du premier tour des élections municipales, la FSU alerte sur les menaces qui pèsent sur la démocratie et la cohésion sociale.

L’abstention massive, inédite pour des municipales, alors que les enjeux touchent directement les préoccupations de la population en matière de services publics de proximité, doit être analysée. Pour la FSU, elle résulte notamment des politiques conduites depuis des années à rebours des aspirations de la population en matière de justice sociale, fiscale et environnementale. Continuer la lecture de Le Service public, incompatible avec l’extrême droite et ses idées (FSU)

Le temps de la « ceinture rouge » et le bricolage d’aujourd’hui, quelle issue politique ? par Danielle Bleitrach

 

Qui s’est interrogé tout au long de cette campagne des municipales entre la cloison étanche qui s’était créée entre la crise du côté d’Ormuz, la montée du prix de l’essence, les dangers de guerre, mais aussi la crise alimentaire, tous ces nuages qui s’accumulent à l’horizon à cause d’Ormuz mais aussi la perte de confiance dans le système. Il y a cette réalité et face à cela il y a cette campagne très « localisée ». Notez l’atomisation volontaire, le fait qu’il y a eu peu de leaders nationaux pour intervenir en tant que tel. C’était d’autant plus stupéfiant que cette manière de coller au terrain se heurtait aux ambitions manifestes de « leaders » constituant leur assise de députés, sénateurs, le tout conçu pour étayer un leader présidentiel avec un fond de montée de l’extrême droite . Et cette « atomisation » a atteint un nouveau seuil au vu des résultats. Pourtant pour les Français se dessinait en filigrane le poids de la réalité: les menaces de guerre, le prix de l’essence, mais aussi une « résistance » populaire qui à sa manière revendiquait les fondamentaux, ce qui était nié depuis des décennies et a continué à l’être par un prisme médiatique dépassé et qui s’ingénie à nous masquer les possibles, ceux qui naissent de la lutte des classes, la revendication à la justice à la souveraineté sur nos propres décisions nationales, cette marque de fabrique du peuple français.

UNE CAMPAGNE ELECTORALE MEDIATIQUEMENT DIGNE DE CLOCHEMERLE

La “ceinture rouge” désigne les mairies communistes autour de Paris, historiquement installées dans des villes ouvrières et industrielles . Au plus fort en 1977, la ceinture rouge s’est délitée au fil des scrutins municipaux. Cette transformation ne prend sens que si nous la resituons dans un contexte géopolitique qui est celui de la relation de la France à l’atlantisme et l’affaiblissement parallèle du « gaullisme » et du PCF de Maurice Thorez. Deux adversaires mais partageant une certaine conception de la souveraineté et de la politique. Continuer la lecture de Le temps de la « ceinture rouge » et le bricolage d’aujourd’hui, quelle issue politique ? par Danielle Bleitrach

Municipales 2026 : comment ont voté les sympathisants de la CGT, de la CFDT, de FO… ?

Effondrement du bloc macroniste et percée de l’extrême droite chez certains : un sondage permet d’y voir plus clair sur le vote aux municipales des sympathisants des syndicats.

Ce 15 mars 2026, on a assisté à « un très net recul du bloc central (Majorité présidentielle et alliés) chez les salariés syndiqués », note l’institut de sondage. © GAIZKA IROZ / AFP

Vote-t-on davantage pour le RN quand on est proche de la CGT ou de FO ? Les sympathisants de la CFDT se sont-ils détournés du vote macroniste ? Continuer la lecture de Municipales 2026 : comment ont voté les sympathisants de la CGT, de la CFDT, de FO… ?

À l’École aussi, l’antifascisme est une responsabilité

« Un renversement incroyable des valeurs fait que c’est l’antifascisme qui reçoit l’anathème et se trouve disqualifié » écrit Edmond Porra. « Dira-t-on que ces préoccupations sont déconnectées des enjeux de l’Ecole et des questions qui intéressent nos métiers ? Au contraire, nos pratiques professionnelles et nos conceptions éducatives sont prioritairement concernées » poursuit le secrétaire adjoint du syndicat des personnels du direction Snupden-FSU.

« L’antifascisme n’est pas une posture radicalisée. C’est une responsabilité politique qui nous incombe comme citoyens tout autant qu’un devoir moral, dans la mesure où le fascisme est un effondrement de l’éthique et une atteinte à l’humanité ».

Sa tribune.

La mort du jeune militant néo-fasciste Quentin Deranque le 14 février dernier a servi l’opportunisme des nouvelles alliances dans un jeu de recomposition de la cartographie politique. Continuer la lecture de À l’École aussi, l’antifascisme est une responsabilité

Municipales 2026 : abstention record, avancée du RN, la gauche au défi de l’union… Ce qu’il faut retenir du premier tour

Le premier tour des élections municipales confirme une progression de l’abstention et une avancée du RN, face auquel la gauche montre de bonnes résistances.

Ce dimanche, seuls 56 % des Français sont allés voter lors du premier tour des municipales, alors que les édiles restent les élus préférés des Français, loin devant les parlementaires et le président de la République
© Fred TANNEAU / AFP

Les Français aiment leurs maires. Mais ils aiment semble-t-il de moins en moins les élections. Ce dimanche, seuls 56 % des Français sont allés voter lors du premier tour des municipales, alors que les édiles restent les élus préférés des Français, loin devant les parlementaires et le président de la République. Cette abstention – record si l’on exclut le scrutin de 2020 marqué par la pandémie de Covid – progresse de 7 points par rapport à 2014, signe d’une crise démocratique toujours plus profonde. Continuer la lecture de Municipales 2026 : abstention record, avancée du RN, la gauche au défi de l’union… Ce qu’il faut retenir du premier tour

Castelsarrasin. « Beaucoup souhaitent voir la ville repartir de l’avant »

  • "Nous avons construit une liste d’union de la gauche mais aussi une liste citoyenne qui reflète bien la diversité de Castelsarrasin.Photo fournie par le candidat
    « Nous avons construit une liste d’union de la gauche mais aussi une liste citoyenne qui reflète bien la diversité de Castelsarrasin.Photo fournie par le candidat

Article rédigé par Pierre-Jean Pyrda in DDM

Julien Sueres, tête de liste de « Castelsarrasin en commun », clôt sa campagne de 1er tour avec une réunion publique ce vendredi à 19 heures, salle Descazeaux. 

La campagne du 1er tour se termine ce vendredi soir. Comment avez-vous vécu personnellement cette campagne, très longue pour vous puisque vous avez été le premier à vous déclarer ?

J’ai vécu cette campagne avec beaucoup d’intensité mais surtout beaucoup d’enthousiasme. Nous avons été les premiers à nous déclarer, et cela nous a permis de mener une vraie campagne de terrain.

Depuis l’été, nous avons frappé à des centaines de portes, échangé sur les marchés, tenu un local de campagne ouvert pendant plusieurs mois et distribué plus de 6 000 questionnaires citoyens. Cette campagne a été avant tout une campagne d’écoute. Continuer la lecture de Castelsarrasin. « Beaucoup souhaitent voir la ville repartir de l’avant »

Municipales 2026 : 54 associations appellent à créer une délégation aux droits de l’enfant dans chaque commune

73 % de femmes, 13,6 % de salaire en moins : l’égalité à l’école en question

Dans un contexte de montée de l’extrême droite, la mobilisation du 8 mars a pris une résonance particulière. La réapparition du slogan « Travail, Famille, Patrie », hérité du régime de Vichy et récemment repris par une candidate de droite, illustre un projet politique qui vise à renvoyer les femmes à l’espace domestique.

Dans ce climat, la question de l’égalité reste centrale. Au sein même de l’Éducation nationale, les inégalités héritées tout au long des carrières persistent : écarts salariaux, accès moindre aux heures supplémentaires et aux fonctions les mieux rémunérées. Malgré la forte féminisation des métiers de l’éducation, l’égalité réelle entre les femmes et les hommes demeure un défi. Continuer la lecture de 73 % de femmes, 13,6 % de salaire en moins : l’égalité à l’école en question