À deux semaines des municipales, des responsables associatifs et syndicaux signent une tribune invitant à refuser « toute complaisance » avec l’extrême droite
Par Le HuffPost avec AFP
STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
L’appel de Sophie Binet (CGT, à droite) et de Marylise Léon (CFDT, à gauche) à ne pas laisser « la première porte de la République » à l’extrême droite (photo d’archive pris en août 2025).
Au 33e jour de crues, la France vit un phénomène d’une ampleur exceptionnelle, après d’autres catastrophes ces trois dernières années depuis les inondations dans le Pas-de-Calais en 2023.
Les inondations qui ont frappé ces derniers jours de nombreux territoires de notre pays, notamment dans le Sud-Ouest et l’Ouest, ont causé des dégâts considérables, bouleversé des milliers de vies et, parfois, endeuillé des familles. Le PCF exprime sa solidarité avec l’ensemble des habitantes et habitants touchés, avec les communes sinistrées, les agriculteurs, les commerçants et les salariés confrontés à des pertes matérielles importantes et à l’angoisse du lendemain.
Nous saluons avec force l’engagement exemplaire des services de secours, des sapeurs-pompiers, des agents publics, maires et élu·es des collectivités touchées, des forces de sécurité, des associations de protection civile et de l’ensemble des bénévoles mobilisés sans relâche.
Ces événements ne sont pas des faits isolés. Ils s’inscrivent dans une multiplication et une intensification des phénomènes climatiques extrêmes. Face à cette situation, l’heure n’est ni au fatalisme ni aux discours d’impuissance. Elle est à l’action publique ambitieuse dans laquelle l’État doit jouer pleinement son rôle. Il est inadmissible que la ministre Monique Barbut se contente de renvoyer la responsabilité aux maires !
Le PCF demande :
La reconnaissance rapide de l’état de catastrophe naturelle pour les communes concernées.
Une intervention de l’État auprès des assureurs pour que ceux-ci assument leurs responsabilités et leurs engagements en se plaçant au service de leurs assurés et en leur facilitant toutes leurs démarches.*
La mobilisation immédiate de fonds exceptionnels pour soutenir les collectivités, les ménages modestes, les agriculteurs·trices et petites entreprises qui en ont besoin.
Le renforcement durable des moyens des services publics de secours et de prévention.*
Le financement massif de mesures d’adaptation au changement climatique et dans les politiques d’atténuation encore affaiblies par le budget de l’État pour 2026.
En ce sens, l’État doit jouer tout son rôle et garantir les financements nécessaires à la prévention des inondations qui ne peut être financée par les seules communes ou intercommunalités et reposer sur les habitants via la taxe Gemapi.
Cette politique doit être portée par un État stratège en lien avec les collectivités et tous les acteurs concernés, par des services publics renforcés, non par des logiques de privatisation ou d’austérité.
Il est inacceptable que les conséquences de la crise climatique reposent sur les plus fragiles. Dans le prolongement du plan climat Empreinte 2050, le Parti communiste français continuera à porter avec force l’exigence de politiques de justice climatique et sociale, afin que la lutte contre le dérèglement climatique et la transition écologique progressent, que plus aucun territoire ne soit abandonné et que la République protège réellement toutes et tous.
💥 211 milliards d’euros donnés chaque année aux grandes entreprises… sans conditions sociales ni écologiques ! C’est la bombe qu’a révélée une commission d’enquête parlementaire menée par les communistes, avec comme rapporteur le sénateur Fabien Gay.
👉 Dans cette vidéo, Fabien Roussel décortique :
✔ combien chaque foyer paie réellement
✔ où va vraiment l’argent public
✔ pourquoi cela creuse les inégalités et fragilise nos services publics
🛑 Il est temps d’exiger que l’argent public serve l’intérêt général :écoles, hôpitaux, salaires, transition écologique et emploi – pas les profits des multinationales.
Une monnaie commune aux BRICS pour faciliter la dédollarisation reste un rêve lointain, mais une alternative numérique à SWIFT est presque là. Ce qui se passe à Cuba, en Iran doit être vu comme le font les Cubains eux-mêmes sans défaitisme. Soit vous adoptez la vision de ce fascisme aux abois, soit vous adoptez la vision d’un monde multipolaire travaillé par la lutte des peuples pour leur survie. C’est d’ailleurs parce que le PCF est la seule force politique qui se place au niveau des intérêts réels du peuple français, cherche l’unité des opprimés que je dis que ce parti est le moins pire mais qui reste au plan géopolitique dans une vision consensuelle qui voit dans les Etats-Unis une force irrésistible avec laquelle il faudrait pactiser avant de livrer bataille quitte à être comme les Kurdes, les Ukrainiens, laissés à leur triste sort quand le fascisme doit se retirer en situation de défaite. Certes les BRICS ne sont pas la totalité de la résistance mais néanmoins, ils témoignent comme le font à leur manière Cuba et le Venezuela de la capacité de lutte. Notez que les BRICS ont ici choisi de s’appuyer sur l’économie réelle par rapport à l’économie virtuelle. Et même l’Inde qui n’est pas à proprement parlé le fer de lance de la lutte anti-impérialiste est contrainte de se protéger de la chute de l’impérialisme dollar. On voit la même danse du côté des Européens. Trump joue à fond jusqu’au fascisme criminel la force de ce qui s’avère en pleine crise, le dollar, l’armada, il fait d’énormes dégâts mais il ne peut sauver ce qui peut l’être sauf par l’apocalypse. Ce que nous définissons comme le Zugzwang. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Les BRICS proposent une alternative à l’ordre néolibéral dominé par l’Occident. Image : Capture d’écran X
Alors que l’Inde s’apprête à accueillir le sommet des BRICS cette année, l’accent sera mis sur un système de paiement reliant les monnaies numériques nationales. En privilégiant cette infrastructure au lancement d’une nouvelle monnaie, le bloc fait le pari pragmatique que ce sont les systèmes concrets, et non les gestes symboliques, qui transformeront la finance mondiale.
C’est une rentrée 2026 qui se prépare sous le signe de l’austérité. Manque de moyens, et conséquences directes pour les élèves : un large consensus syndical se dégage pour dénoncer les choix budgétaires et politiques du gouvernement Lecornu pour la rentrée 2026. Au total, plus de 4 000 postes d’enseignants seront supprimés dans le premier et le second degré, malgré des besoins éducatifs toujours importants.
Suppressions de postes en augmentation
Le comité social d’administration, chargé de la répartition des moyens pour la prochaine rentrée, s’est réuni lundi 26 janvier. Cette instance avait été reportée à trois reprises en raison du contexte budgétaire.
Dans le second degré, 1 365 suppressions de postes avaient déjà été annoncées en novembre. Selon le Snes-FSU, le ministère a décidé d’augmenter le volume d’emplois de professeurs stagiaires pour faire face aux « incertitudes du rendement des concours » (+438). Cette décision entraîne mécaniquement la suppression de postes de professeurs titulaires dans les académies, qui s’ajoutent aux suppressions déjà prévues. « Autrement dit, le ministère fait payer aux élèves et aux personnels les incertitudes liées à la mise en œuvre précipitée de la réforme des concours de recrutement », écrit le Snes-FSU. Continuer la lecture de Rentrée 2026 : 4 032 postes supprimés dans les écoles, collèges et lycées
Face aux atteintes à l’environnement et aux droits sociaux et humains, une coalition de la société civile se mobilise ce 16 janvier, à Bruxelles, devant la Commission européenne pour exiger une loi de régulation ambitieuse.
Rien ne semble pouvoir arrêter les géants du textile jetable.
Jade GAO / AFP
Les impacts environnementaux, sanitaires, sociaux, économiques et moraux de plateformes comme Shein, Temu et d’autres enseignes de la fast-fashion et de l’ultra fast-fashion sont connus. Exploitation de travailleurs, pollution massive, contournement fiscal, pratiques commerciales trompeuses, mise sur le marché de produits dangereux et pénalement répréhensibles. Même le marché de la seconde main est saturé.
La proposition de loi visant à accorder le statut de fonctionnaire aux 145 000 accompagnantes d’élèves en situation de handicap a été rejetée, mercredi 7 janvier, par le Sénat. Marie-Pierre Monier, élue socialiste qui a porté le texte, ne désarme pas et compte poursuivre la lutte pour permettre une reconnaissance de ces salariées précaires sur lesquelles reposent en grande partie la promesse d’une école inclusive.
Le premier ministre peine à convaincre les syndicats d’agriculteurs, mobilisés sur plusieurs fronts, en particulier contre la gestion par l’exécutif de la Dermatose nodulaire contagieuse et la signature annoncée par l’Union européenne du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur. Les interdictions faites aux engins agricoles de circuler sont loin de ramener le calme. Après les rendez-vous à Matignon, Sébastien Lecornu promet des annonces d’ici vendredi, selon la FNSEA.
Face aux difficultés du tissu industriel français, symbolisées par la récente liquidation judiciaire de Brandt, le communiste Aymeric Seassau appelle l’État à agir et dénonce le rôle du capital.
Aymeric Seassau, Membre du CEN du PCF, responsable à la nouvelle industrialisation
« Cette situation crée, dans le pays, un sentiment d’injustice et de colère très fort. Il est urgent d’y apporter des réponses, d’autant que l’extrême droite rôde et surfe sur ce désespoir », analyse-t-il.
Pourquoi appelez-vous à sonner « l’état d’urgence industriel » ?
Cet appel part d’un constat. La France et son appareil productif sont arrivés à un point de non-retour : nous sommes le tout dernier pays d’Europe en part de l’industrie dans le PIB. Peut-on vraiment vivre dans un pays dans lequel 78 % des médicaments, 87 % des vêtements et 92 % des équipements électroniques consommés sont produits à l’étranger ?
D’autant que c’est encore en train de reculer puisque avec la liquidation de Brandt, on perd le dernier producteur de cuisson en France. C’est grave pour la nation tout entière pour notre souveraineté de production, pour la transition écologique, puisqu’en perdant notre industrie, on en vient à importer de l’autre bout du monde ce que l’on pourrait fabriquer ici.
Et c’est grave pour la balance commerciale, l’emploi, et donc la protection de la protection sociale. C’est pour cela que nous lançons un cri d’alerte en appelant à l’état d’urgence industriel. Notre pays ne peut plus laisser cette casse se poursuivre. Il ne s’en remettrait pas.
Que symbolise, selon vous, la récente liquidation de Brandt ?
C’est un cas qui est extrêmement éloquent, mais il y en a d’autres : Mittal, Vencorex… Le premier responsable de cette situation, c’est le patronat, qui organise un grand déménagement industriel depuis plusieurs années. Et qui, comble de l’indécence, s’emploie dans le même temps à capter les politiques publiques en direction des entreprises pour alimenter le capital et reverser des dividendes record.
Disons les choses : en France, nous avons l’un des patronats les moins patriotes du monde puisque nos grands groupes ont 62 % de leurs emplois à l’étranger, contre 38 % en Allemagne et 28 % en Italie. Une situation amplifiée par l’abandon de l’État, symbolisé aujourd’hui par Emmanuel Macron, qui promeut la start-up nation au détriment de la France des usines.
Cette situation crée, dans le pays, un sentiment d’injustice et de colère très fort. Il est urgent d’y apporter des réponses, d’autant que l’extrême droite rôde et surfe sur ce désespoir.
Le PCF a mené une campagne sur le thème de l’industrie ces dernières semaines. Un tour de France a été réalisé pour recueillir doléances et propositions. Que retenez-vous de ce travail de terrain ?
Nous disons une chose : si l’État ne peut pas tout faire, l’État ne peut pas non plus ne rien faire. Il y a des mesures simples qui peuvent être prises dès maintenant. Comme déclarer un moratoire sur les licenciements pour ne plus perdre d’emplois industriels, réformer les tribunaux de commerce pour que les demandes des salariés soient entendues, notamment lorsqu’ils se prononcent en faveur d’une proposition de reprise favorable à l’emploi et à l’écologie.
Mais aussi se doter d’un pôle public bancaire, composé de la Caisse des dépôts, de la BPI (Banque publique d’investissement, NDLR) et de la Banque postale, pour en faire un levier économique nous permettant de nationaliser des groupes stratégiques. Mais aussi travailler sur la formation : il faut savoir qu’il existe beaucoup d’emplois industriels non pourvus en France par manque de compétences.
Cela suffira-t-il à faire vivre cette « nouvelle industrialisation » que vous appelez de vos vœux ?
Lorsque nous disons « nouvelle industrialisation », ça ne veut pas dire revenir à l’état antérieur. Mais en créer une qui répond aux enjeux de notre temps, en particulier la transition écologique. Il faut planifier une nouvelle stratégie industrielle nationale où l’État comme les travailleurs jouent pleinement leur rôle, notamment en sécurisant l’emploi et la formation, en reconstruisant et en défendant des filières industrielles stratégiques, en mobilisant les marchés publics pour favoriser le « produire en France »…
Et cela veut aussi dire relocaliser, conditionner les aides publiques à des objectifs décarbonés, peser sur la concurrence déloyale lorsque des produits interdits de production sur le territoire européen sont importés et mettre en place des barrières pour empêcher les produits nocifs et nuisibles pour le climat sur le continent.
Que répondre à ceux qui vous diront que nationaliser coûte cher ?
Nous proposons un plan de 100 milliards pour nationaliser lorsque c’est nécessaire et ainsi empêcher la casse de notre appareil productif dans nos territoires. On peut penser que c’est une grande somme, mais, en comparaison, nous déboursons aujourd’hui 211 milliards par an en aides aux entreprises, que ce soit des aides directes ou indirectes. Soit le double de ce qui est alloué aux collectivités territoriales. Quel est ce pays qui investit davantage dans le capital que dans la sauvegarde de ses emplois et ses services publics ?
Le géant industriel français Michelin a reversé 4,3 millions d’euros à l’État, confirme un arrêté paru vendredi 26 décembre au Journal officiel. Interpellée fin septembre par le sénateur communiste et directeur de « l’Humanité » Fabien Gay, l’entreprise rembourse finalement « le gain correspondant à ces crédits d’impôt » débloqués à la suite de l’acquisition de huit machines-outils, au départ destinées à son site de La Roche-sur-Yon, depuis fermé.
Cette somme « correspond à des crédits d’impôt perçus par Michelin au titre du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), un dispositif en vigueur en France de 2013 à 2021 », a rappelé le fabricant auprès de l’Agence France-Presse (AFP).