Au-delà de l’abstention massive, de la question du narcotrafic, de la présidentialisation de la campagne, de la division à gauche, du contexte de guerre qui ont marqué ces élections, je souhaite donner à voir les résultats du PCF et les rapports de force politique.
Face au RN – qui l’avait déjà déclaré gagnée pour eux -, le PCF à Nîmes, dans une liste d’union de la gauche, avec une liste LFI contre, gagne une ville de 150 000 habitants, ce qui n’était pas arrivé depuis 25 ans. Comme en 2020 où nous regagnons Villejuif et Bobigny perdues à l’élection précédente, en 2026 nous regagnons aussi à nouveau une ville de plus de 30 000 habitants : Aubagne, 47 000 habitants, perdue aussi en 2014, la tête de liste apparentée PCF regagne la ville devant le candidat du RN. Continuer la lecture de Les communistes, souhaités battus par l’extrême droite, les droites et Mélenchon, résistent et même gagnent. (Pierre lacaze)
La rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires occupés palestiniens a dévoilé, lundi, un rapport consacré aux tortures commises par Israël. Elle y documente les rouages d’une « vengeance collective » dont sont victimes plus de 18 500 détenus palestiniens.
Il ne m’apparaissait pas que l’on pouvait attendre de ces élections une véritable clarification des enjeux ni l’arrêt,de ce qui va avec une dérive à droite, mais les résultats sont meilleurs qu’ils auraient pu être et préservent l’avenir. comme dans le cas de la belle victoire de Pierre Belloch à Vitry, la reconquête de Nimes . Ces quelques impressions sont celles de Danielle Bleitrach qui n’est adhérente à aucun parti. Franck Marsal en particulier fera certainement sa propre analyse de ces élections en tant que militant du PCF. Je précise néanmoins que je suis convaincue de la nécessité de l’existence d’un parti communiste – qui n’est pas celui existant après des décennies de « liquidation ». Un parti communiste dégageant une perspective vers le socialisme, un parti qui organise la classe ouvrière, le monde du travail, les couches populaires, et ne se contente pas d’en faire des distributeurs de tracts derrière leur champion du moment, un parti qui a une ligne claire respecté à l’interne et qui crée les conditions du rassemblement le plus large en faveur de la paix et de le reconstruction du pays, l’intervention citoyenne. Bref un parti qui me restitue l’honneur d’être française et pas de me faire abuser par des gens qui parlent de patrie pour mieux la trahir et la lier à la guerre, à la misère, à l’angoisse du lendemain. Continuer la lecture de Un regard décalé et à chaud sur ces résultats des élections municipales, par Danielle Bleitrach
Le second tour des municipales de 2026 n’a pas produit la vague annoncée. Ni basculement généralisé vers le Rassemblement national, ni percée irrésistible de La France insoumise. Le pays confirme au contraire une fragmentation politique profonde, où les équilibres locaux l’emportent largement sur les dynamiques nationales.
Le RN poursuit son implantation, notamment dans des villes comme Perpignan, Carcassonne ou Menton, mais il se heurte toujours à des résistances dans les grandes villes. À Marseille comme à Nîmes, des configurations locales ont permis de contenir sa progression.
LA MACRONIE EN RECUL NET
L’un des enseignements majeurs du scrutin réside dans les difficultés de la majorité présidentielle. À Pau, mais aussi dans de nombreuses villes moyennes, la macronie enregistre des revers significatifs. Faute d’ancrage local solide, elle apparaît souvent comme une force hors-sol, dépendante de dynamiques nationales qui ne suffisent plus à convaincre.
Ce recul confirme une tendance déjà perceptible : sans relais militants durables ni figures locales reconnues, il est difficile de s’imposer dans une élection où la proximité reste déterminante.
LFI ENTRE PROGRESSION ET CONTRADICTIONS
La France insoumise s’impose comme une force incontournable du paysage politique local. Elle progresse, influence les alliances et parvient parfois à l’emporter, comme à Creil, dans une configuration singulière marquée par le retrait et le soutien d’une partie de la droite. Ce type de situation interroge sur les recompositions à l’œuvre et sur la porosité croissante des clivages traditionnels.
Mais cette dynamique reste contrastée. À Toulouse, LFI n’a pas réussi à rassembler suffisamment largement pour l’emporter, illustrant les limites de sa stratégie dans certaines grandes villes.
Plus largement, une question traverse désormais le débat politique : celle du rapport entre LFI et certaines formes de communautarisme. Sans être uniforme selon les territoires, cette interrogation pèse sur sa capacité à élargir son audience et à construire des majorités stables, notamment dans des contextes urbains complexes.
LES FORCES TRADITIONNELLES RÉSISTENT
Face à ces mouvements, les partis traditionnels démontrent une capacité de résistance non négligeable. Les socialistes conservent plusieurs positions importantes, tandis que la droite classique maintient ou reconquiert des villes. La logique municipale continue de privilégier l’implantation, l’expérience et la crédibilité de gestion.
LE PCF : UNE RÉSISTANCE QUI S’AFFIRME
Dans ce paysage fragmenté, le Parti communiste français confirme une solidité remarquable en restant la deuxième force politique à gauche sur l’ensemble du territoire. Souvent discret dans les résultats nationaux en raison de sa participation à des listes d’union, il conserve pourtant l’essentiel de ses bastions.
De Vitry-sur-Seine à Bonneuil-sur-Marne, en passant par Allonnes, il continue de faire vivre un modèle municipal fondé sur la proximité, les services publics et un ancrage populaire durable.
Surtout, la conquête de Nîmes constitue un événement politique majeur. Dans une grande ville, en dehors de ses terres traditionnelles, et dans un contexte de forte concurrence avec le RN, le PCF démontre qu’il est encore capable de gagner.
UNE FRANCE POLITIQUE ÉCLATÉE
Ce premier bilan met en évidence une réalité désormais bien installée : aucune force ne parvient à s’imposer durablement à l’échelle nationale dans le champ municipal. Le RN progresse sans dominer, LFI influence sans conquérir massivement, la macronie recule, tandis que les partis traditionnels et les forces d’ancrage local continuent de jouer un rôle central.
LE RETOUR DISCRET DE L’ANCRAGE LOCAL
Dans ce contexte, le PCF apparaît comme l’un des acteurs les plus constants du paysage politique local. En conservant la plupart de ses bastions et en remportant une ville comme Nîmes, il confirme que la politique municipale repose d’abord sur le temps long, la présence sur le terrain et la cohérence des engagements.
À l’heure des recompositions rapides et des stratégies nationales mouvantes, ce sont peut-être ces qualités, plus discrètes mais plus solides, qui dessinent les perspectives les plus durables.
Fabien Roussel a annoncé que le PCF dispose de 72 maires communistes dans des communes de + de 35.000 habitants.
Les résultats du 1ᵉ tour ont montré que le PCF progressait dans les communes de + de 3500 habitants (+50).
On peut estimer que le PCF, pour la première fois depuis 2001, progresse lors des élections municipales.
Les résultats du 2ᵉ tour donnent :
Les gains réalisés par le PCF : 8
Héricourt (70)
Bethoncourt (25)
Nîmes (30)
Aubagne (13)
Gond-Pontouvre (16)
Wignehies (59)
Villefranche-d’Allier (03)
Bords (17)
Les pertes : 7
Vierzon (18)
Escaudain (59)
Douchy-les-Mines (59)
Billy-Montigny (62)
Villeneuve-lès-Maguelone (34)
Vénissieux (69)
Champs-sur-Marne (77)
Réélections : 23
Listes battues au 2ᵉ tour : 6 (sans perte de la commune)
Echanges tendus sur les indemnisations des élus lors du conseil municipal d’installationL’élection officielle du maire et des adjoints s’est tenue ce vendredi 20 mars. DDM – E.C
Le conseil municipal d’installation à Moissac a été marqué par des débats autour de la revalorisation des indemnités des élus, en particulier celle du premier édile Romain Lopez.
Il aura fallu près d’une heure et demie pour que Romain Lopez soit officiellement élu maire de Moissac. En effet, l’élection officielle du premier édile par le conseil municipal, qui s’est déroulé ce vendredi 20 mars, a dû être menée à deux reprises. La première étant annulée suite à la présence d’un bulletin de vote supplémentaire par rapport au nombre de votants. Une élection qui s’est tenue devant une salle comble, remplie d’une dizaine de Moissagais curieux. Un vote marqué par une première prise de parole de la part de l’opposition. « Afin de respecter le choix des Moissagais et des Moissagaises qui ont voté pour nous, nous avons décidé de ne pas participer. », a déclaré Séverine Laurent de l’Union Citoyenne Moissagaise.
Pour ouvrir ce conseil municipal d’installation, Romain Lopez est revenu sur les résultats de ces élections. « Les résultats en ont surpris plus d’un, à commencer par moi-même. », débute-t-il. En effet, en récoltant 62,2 % des suffrages, Romain Lopez a décroché 300 voix supplémentaires par rapport aux élections de 2020. « Je savais que les Moissagais étaient satisfaits du travail accompli mais pas d’une telle ampleur », s’est-il encore félicité. Les huit délégués municipaux ont par la suite été élus. L’équipe est pratiquement identique à l’ancien mandat, constitué de : Luc Portes, Any Delcher, Jérôme Pougnand, Claudine Matala, Stéphanie Gayet, Philippe Garcia et Sophie Lopez. Claude Gauthier rejoint les rangs.
Des indemnités en hausse
Parmi les nombreuses délibérations à l’ordre du jour, la question des indemnités a rapidement fait réagir les élus de l’opposition. En particulier celle du premier édile, qui s’élève aujourd’hui à 4 810,95 € brut. « Si je ne m’abuse, il y a une augmentation de 26 % entre le premier et le second mandat. Pourquoi une telle revalorisation ? », s’interroge Séverine Laurent. Même interrogation pour les élus de Moissac Fièr.e.s et Solidaires. « Dans un contexte économique tendu, où de plus en plus de Français vivent en situation précaire, cette augmentation est un terrible message envoyé aux Moissagais. », déclare à son tour Alexandre Capoulade.
L’absentéisme sanctionné
Romain Lopez n’est d’ailleurs pas le seul à avoir reçu une augmentation. « Je remarque que tous les conseillers de la majorité bénéficient également d’une indemnité plus importante que lors du mandat précédent. », soulève Jules Duffaut. « Il s’agit là du porte-monnaie des Moissagais. L’argent doté pour ces augmentations est imputé sur le budget. J’espère qu’il sera accompagné d’un travail sérieux de tous les conseillers municipaux, y compris en commission, car on sait, que parfois, certains élus travaillent plus que d’autres. », souligne-t-il.
Pour justifier cette hausse, Romain Lopez a indiqué qu’il respectait « le cadre légal ». « Je ne cache rien aux Moissagais, tout est public. S’ils jugent que je perçois trop d’indemnités par rapport au travail effectué, alors ils me sanctionneront aux prochaines élections. », a-t-il déclaré. D’ailleurs, le travail sera plus surveillé lors de ce mandat. Un système de modulation des indemnités lors d’absentéismes injustifiés a été approuvé par le conseil municipal.
Effondrement du bloc macroniste et percée de l’extrême droite chez certains : un sondage permet d’y voir plus clair sur le vote aux municipales des sympathisants des syndicats.
« Un renversement incroyable des valeurs fait que c’est l’antifascisme qui reçoit l’anathème et se trouve disqualifié » écrit Edmond Porra. « Dira-t-on que ces préoccupations sont déconnectées des enjeux de l’Ecole et des questions qui intéressent nos métiers ? Au contraire, nos pratiques professionnelles et nos conceptions éducatives sont prioritairement concernées » poursuit le secrétaire adjoint du syndicat des personnels du direction Snupden-FSU.
« L’antifascisme n’est pas une posture radicalisée. C’est une responsabilité politique qui nous incombe comme citoyens tout autant qu’un devoir moral, dans la mesure où le fascisme est un effondrement de l’éthique et une atteinte à l’humanité ».
Dans le projet du milliardaire identitaire et exilé fiscal visant à faire gagner le camp réactionnaire et nationaliste, les élections de dimanche prochain sont marquées d’une pierre blanche. D’Hexagone à Politicae, tout est mis en place pour faire basculer au moins 1 000 villes.
Après avoir intimidé des enseignants de primaire pour tenter d’empêcher les élèves de chanter « Les Mains d’or » de Bernard Lavilliers lors d’un concert de l’harmonie municipale organisé en soutien aux salariés de l’usine d’Erasteel, l’inspectrice d’académie de l’Allier a enjoint la principale du collège de Commentry d’interdire à la chorale de son établissement de se produire lors de l’événement.
Au lendemain de la rentrée des vacances d’hiver, les élèves de la chorale du collège Émile‑Mâle de Commentry se sont vu distribuer, par leur professeure de musique, un petit mot à la saveur amère. Celui‑ci, signé par la principale de leur établissement, leur interdisait purement et simplement de participer au concert de l’Harmonie commentryenne, le 28 mars prochain, invoquant « l’obligation de neutralité de l’éducation nationale, le concert étant désormais affiché comme un soutien aux forges de la ville ». Continuer la lecture de Pourquoi l’inspectrice d’académie de l’Allier s’acharne sur les élèves de Commentry
Trois semaines après la mort de Quentin Deranque, le collectif d’extrême droite Némésis n’a pas cherché à s’imposer dans la manifestation féministe du 8 mars, contrairement aux autres années. Un rassemblement, aux accents xénophobes, s’est en revanche tenu dans le XVIe arrondissement. Avec le soutien d’élus RN.
Pour Némésis, le 8 mars est essentiel. Non pour faire avancer la lutte pour les droits de femmes mais pour se faire connaître et instrumentaliser cette journée au profit de leurs idées racistes. « Nous refusons d’être de la chair à canon au nom du vivre-ensemble et du laxisme migratoire », résume dès le début de son discours la fondatrice du collectif, Alice Cordier. Face à elle, environ 200 personnes, la plupart habillés en blanc avec une casquette rose, se sont réunies sur une place du XVIe arrondissement de Paris. Continuer la lecture de Némésis vomit sa haine des étrangers, de la gauche… et de l’Huma