Alors que les épisodes de chaleur se multiplient, les écoles apparaissent en première ligne face aux conséquences du changement climatique. Malaises, élèves apathiques…
les effets de la chaleur sur les apprentissages restent encore largement sous-estimés. Le réseau Profs en transition met en lumière des données scientifiques préoccupantes mais aussi des initiatives concrètes déjà mises en œuvre dans les établissements. Son cofondateur, Antoine Maldonado plaide pour une meilleure diffusion des connaissances et des expériences de terrain afin de permettre à l’ensemble de la communauté éducative d’agir face à un défi qui n’a plus rien de théorique. « Les enfants sont physiologiquement plus vulnérables à la chaleur que les adultes », rappelle-t-il. Continuer la lecture de Quand la chaleur creuse les inégalités scolaires in Caf. Péda.
Semaine de quatre jours, dix semaines de congés payés, salaire minimum à 2 000 euros… Dans la boulangerie du Tarn-et-Garonne, le patron a mis en place une série de mesures qui ont fait leurs preuves.
Un boulanger de la coopérative de panifcation Loulboulbil à Castelgarat, le 10 décembre 2024. PHOTO : Valentine CHAPUIS / AFP Par Sophie Bourlet
Au bout d’un chemin boisé qui sillonne depuis Castelsagrat, petite ville du Tarn-et-Garonne, se cache une boulangerie pas comme les autres. Depuis 20 ans, le patron Jean-Pierre Delboulbe y met en place sa vision de l’entreprise idéale : une semaine de quatre jours, dix semaines de congés payés par an, une rémunération minimum de 2 000 euros. Son mantra ? Plus d’argent, plus de temps libre et plus de tranquillité pour les travailleurs… ainsi que pour les patrons. Continuer la lecture de Louboulbil, la boulangerie pétrie de bonnes intentions: Salaires et congés doublés
En France, près de 10 millions de jeunes grandissent dans des territoires ruraux ou petites villes. Pour eux, l’orientation est souvent influencée par des facteurs concrets : accès à l’information, proximité des établissements, solutions de transport ou encore coûts liés à la poursuite d’études. Pour les équipes éducatives, accompagner ces élèves suppose donc de prendre en compte une contrainte souvent sous-estimée : la mobilité. Continuer la lecture de Accompagner les lycéens ruraux dans leur orientation : le défi de la mobilité In Caf. Péda.
Depuis 2023, les deux centrales ont entamé un processus de rapprochement visant à la création d’une « maison commune », tout en écartant l’hypothèse d’une fusion. Le 54e congrès confédéral de la CGT doit faire office de point d’étape.
« L’union est un combat », écrivait l’ancien directeur de l’Humanité Étienne Fajon. L’histoire du mouvement social est plutôt marquée par la division des centrales. De la seule CGT en 1895, le syndicalisme français dénombre cent trente ans plus tard huit confédérations, de taille et encrage différents. Mais « nos ambitions revendicatives, la transformation sociale que nous portons, font face à une adversité de plus en plus dure, avec l’alliance entre le capital et l’extrême droite », observe Kamel Brahmi, membre de l’exécutif confédéral CGT. Continuer la lecture de Comment la CGT et la FSU construisent une « maison commune » ?
Le président du Rassemblement national a laissé entendre qu’il souhaitait une réforme différente de celle défendue par Marine Le Pen. Il envisage une suppression de l’âge légal de départ et une ouverture à la capitalisation. Une attaque en règle contre le monde du travail, pour donner des gages au patronat.
Dire aux Français qu’on veut les obliger à travailler plus longtemps, au péril de leur santé, n’est pas chose aisée. Ce projet, Jordan Bardella a préféré d’abord en faire part aux Allemands. Mi-mai, le président du Rassemblement national (RN) est interrogé par le Frankfurter Allgemeine Zeitung : « Plaidez-vous pour un âge de départ à la retraite plus élevé ? » « Nous sommes en train d’examiner la question », acquiesce l’intéressé. Continuer la lecture de Retraites : Jordan Bardella tombe le masque et drague toujours plus lourdement le patronat
Meeting de Fabien Roussel à Toulouse Depuis la Fête de l’Huma 31 à Pechbonnieu, près de Toulouse.
Face à la vie chère, aux logiques de guerre et à la montée de l’extrême droite, faisons entendre la voix du monde du travail, de la paix et de la justice sociale.
Une centaine de militants communistes s’est réunie devant le siège de Total à La Défense (Hauts-de-Seine), pour demander la nationalisation du groupe « profiteur de guerre » et exiger un blocage du prix à la pompe.
Aux militants présents, Julien Brugerolles, Député PCF du Puy-de-Dôme, a explique avoir demandé au gouvernement de revaloriser les indemnités kilométriques (qui conduiraient à un meilleur remboursement des frais de transport par les employeurs, et à une baisse d’impôt sur le revenu des salariés).
Le géant chinois du numérique Huawei a annoncé ce lundi 26 mai produire dans quelques années des semi-conducteurs semblables aux plus puissants du genre, malgré la rétention technologique imposée par Washington à Pékin.
Voilà la réalité celle face à laquelle l’impérialisme n’a d’autre issue que poursuivre dans cette logique mortifère et la violence de la répression face à des peuples entiers que l’on sacrifie… Il n’y a plus que la guerre et le fascisme mais il est déjà là… et l’union pas les divisions électoralistes dans des jeux de bistrot mais le rassemblement contre cette politique de guerre économique, politique, civilisationnelle… C’est pour protéger leur propre peuple que la rencontre entre Poutine et Xi a eu lieu, le faire en tentant de préserver un monde multipolaire échappant à cette logique catastrophique dans laquelle se mêlent la guerre de l’hégémon en crise avec la transformation des forces productives, avec quelle orientation au profit de qui ? (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
L’OIT estime dans son rapport que les conséquences du conflit seront très inégales selon les régions et les catégories de travailleurs. YB/GFJ/SN/SS/ – REUTERS – Yannis Behrakis
Dans un rapport alarmant, l’OIT estime que la guerre au Moyen-Orient pourrait détruire jusqu’à 38 millions d’emplois à temps plein dans le monde d’ici 2027, sous l’effet conjugué de la flambée du pétrole et des tensions sur les chaînes d’approvisionnement.
La guerre au Moyen-Orient ne se limite plus à un choc géopolitique et énergétique : elle commence désormais à détruire des emplois à l’échelle mondiale. Dans un rapport publié lundi, Organisation internationale du travail (OIT) alerte sur une dégradation rapide des marchés du travail, avec des pertes pouvant atteindre 38 millions d’emplois à temps plein d’ici 2027 dans un scénario de crise prolongée.
L’organisation met en garde contre un impact économique appelé à se diffuser « bien au-delà de la région ». « La hausse des coûts de l’énergie, la perturbation des routes de transport, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement, l’affaiblissement du tourisme et les contraintes migratoires pèsent sur les économies et les marchés du travail », avertit-elle.
Pour l’OIT, le conflit agit comme un choc lent mais profond sur l’économie mondiale. « Au-delà de son coût humain, la crise au Moyen-Orient (…) est un choc lent et potentiellement durable qui transformera progressivement les marchés du travail », a déclaré Sangheon Lee, auteur du rapport. L’organisation redoute un affaiblissement durable de l’emploi de qualité. Cette crise pourrait, selon lui, « laisser des cicatrices plus profondes en affaiblissant les conditions qui rendent le travail décent, sûr et protégé ».
Chute des revenus du travail
L’OIT fonde ses projections sur un scénario « illustratif » dans lequel les prix du pétrole progresseraient d’environ 50 % par rapport à leur moyenne du début de l’année 2026, dans un contexte économique mondial déjà « marqué par une croissance faible ». Dans cette hypothèse, « les heures de travail mondiales devraient reculer de 0,5 % en 2026 et de 1,1 % en 2027 », soit l’équivalent de 14 millions puis 38 millions d’emplois à temps plein supprimés.
Le choc toucherait également directement les revenus. Les revenus réels du travail pourraient « diminuer de 1,1 % et de 3 % », soit une perte estimée à 1.100 milliards de dollars en 2026 puis 3.000 milliards en 2027. Le chômage mondial progresserait parallèlement de 0,1 point puis de 0,5 point.
Les Etats arabes en première ligne
L’OIT estime que les conséquences seront très inégales selon les régions et les catégories de travailleurs. Les Etats arabes apparaissent comme la zone la plus exposée. Dans cette région, les heures de travail pourraient chuter de 3,7 % dans un scénario de crise prolongée et jusqu’à 10,2 % en cas d’escalade majeure. L’organisation avertit que « les travailleurs migrants devraient supporter une part disproportionnée » du choc.
« Environ 40 % des emplois dans les Etats arabes se trouvent dans des secteurs à haut risque », a expliqué Maurizio Bussi. Sont particulièrement concernés le commerce, la construction, l’industrie manufacturière, l’agriculture, les transports ainsi que l’hébergement-restauration.
L’Asie-Pacifique fragilisée
L’onde de choc s’étend déjà vers l’Asie. L’OIT souligne que la dépendance de nombreux pays asiatiques aux importations d’énergie et aux migrations de travail vers les pays du Golfe « entraîne des effets de contagion ». Dans l’ensemble de la région Asie-Pacifique, les heures travaillées devraient reculer de 0,7 % en 2026 puis de 1,5 % en 2027.
L’organisation s’inquiète également du ralentissement des recrutements dans les monarchies du Golfe, qui « exerce une pression sur les migrations et les envois de fonds ». Pour de nombreux ménages d’Asie du Sud et du Sud-Est, ces transferts d’argent constituent une source essentielle de revenus.
Face à ce risque social mondial, l’OIT juge les réponses des gouvernements encore trop limitées. Les mesures prises dans différents pays restent « inégales, fragmentées et souvent limitées », estime l’organisation. Elle appelle les Etats à « renforcer l’accent sur l’emploi et les revenus » afin de soutenir les secteurs les plus fragilisés et de protéger les travailleurs précaires. L’institution insiste notamment sur la nécessité d’aider les salariés de l’économie informelle, les travailleurs migrants, les réfugiés et les petites entreprises, considérés comme les plus vulnérables face à l’extension du choc économique provoqué par la guerre.
La grande enquête « Trajectoires et origines » menée par l’Ined et l’Insee montre que les immigrés et leurs descendants représentent un tiers de la population qui se mêle au fil des générations à la population sans ascendance migratoire.