Canicule : face à l’urgence climatique, l’inaction du pouvoir est criminelle

 

49 départements en vigilance rouge, plus de 40° C par endroits, des écoles fermées, classes à 35° C, des salarié·es exposé·es, des hôpitaux sous tension, des logements invivables : la France étouffe ! Et le gouvernement bricole. Il y a quelques semaines, un jeune de 19 ans mourait d’hyperthermie après avoir travaillé toute une journée sur un toit.

Depuis des décennies, depuis les alertes répétées des scientifiques, depuis les rapports du GIEC, tout est connu. Comme le rappelle Valérie Masson-Delmotte : gouverner, c’est prévoir. Or Emmanuel Macron n’a rien prévu à la hauteur. Il a poursuivi les choix capitalistes qui aggravent la crise : austérité contre les collectivités, abandon des services publics, recul de la rénovation thermique, soutien aux grands pollueurs, cadeaux au capital et aux plus riches. Continuer la lecture de Canicule : face à l’urgence climatique, l’inaction du pouvoir est criminelle

VSS: dans l’éducation nationale, les syndicats dénoncent un dispositif de signalement insuffisant et des personnels en manque de formation

Édouard Geffray s’est à nouveau félicité, dimanche 14 juin, du fait que l’éducation nationale ait effectué 80 000 signalements auprès de la justice. Un satisfecit qui laisse les enseignants dubitatifs face au manque de formation et de moyens.

Les syndicats alertent sur le besoin urgent de formation et d’accompagnement des personnels.

L’éducation nationale n’a rien à voir avec le drame de Lyhanna, et sa politique de signalement à la justice est à la hauteur des enjeux. C’est en substance l’exercice d’autosatisfaction auquel s’est livré Édouard Geffray sur France Inter, dimanche 14 juin, faisant tousser quelques personnels. Continuer la lecture de VSS: dans l’éducation nationale, les syndicats dénoncent un dispositif de signalement insuffisant et des personnels en manque de formation

Quand la chaleur creuse les inégalités scolaires in Caf. Péda.

Alors que les épisodes de chaleur se multiplient, les écoles apparaissent en première ligne face aux conséquences du changement climatique. Malaises, élèves apathiques…

les effets de la chaleur sur les apprentissages restent encore largement sous-estimés. Le réseau Profs en transition met en lumière des données scientifiques préoccupantes mais aussi des initiatives concrètes déjà mises en œuvre dans les établissements. Son cofondateur, Antoine Maldonado plaide pour une meilleure diffusion des connaissances et des expériences de terrain afin de permettre à l’ensemble de la communauté éducative d’agir face à un défi qui n’a plus rien de théorique. « Les enfants sont physiologiquement plus vulnérables à la chaleur que les adultes », rappelle-t-il. Continuer la lecture de Quand la chaleur creuse les inégalités scolaires in Caf. Péda.

Comment la CGT et la FSU construisent une « maison commune » ?

Depuis 2023, les deux centrales ont entamé un processus de rapprochement visant à la création d’une « maison commune », tout en écartant l’hypothèse d’une fusion. Le 54e congrès confédéral de la CGT doit faire office de point d’étape.

 

« L’union est un combat », écrivait l’ancien directeur de l’Humanité Étienne Fajon. L’histoire du mouvement social est plutôt marquée par la division des centrales. De la seule CGT en 1895, le syndicalisme français dénombre cent trente ans plus tard huit confédérations, de taille et encrage différents. Mais « nos ambitions revendicatives, la transformation sociale que nous portons, font face à une adversité de plus en plus dure, avec l’alliance entre le capital et l’extrême droite », observe Kamel Brahmi, membre de l’exécutif confédéral CGT. Continuer la lecture de Comment la CGT et la FSU construisent une « maison commune » ?

Fabien Roussel à Toulouse Depuis la Fête de l’Huma 31 à Pechbonnieu (Vidéo)

Meeting de Fabien Roussel à Toulouse Depuis la Fête de l’Huma 31 à Pechbonnieu, près de Toulouse.

Face à la vie chère, aux logiques de guerre et à la montée de l’extrême droite, faisons entendre la voix du monde du travail, de la paix et de la justice sociale.

📍 Toulouse / Pechbonnieu

La grande distribution réalise des marges 81 % plus élevées sur les fruits et légumes bio

Si les fruits et légumes bio coûtent beaucoup plus cher que leurs équivalents produits de manière dite conventionnelle dans les supermarchés, ce n’est pas seulement à cause des coûts de production plus importants pour les agriculteurs. C’est surtout par ce que la grande distribution pratique des marges beaucoup plus élevées sur ces produits, révèle l’association Que-Choisir Ensemble (ex UFC-Que Choisir) dans un rapport paru mercredi 27 mai. Continuer la lecture de La grande distribution réalise des marges 81 % plus élevées sur les fruits et légumes bio

« Livrés à nous-mêmes » : dans les écoles, la chaleur devient insupportable

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF : « nous demandons une revalorisation immédiate de 5 % pour les salaires et pensions inférieurs à 2 500 euros net » + video

Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, dénonce la faiblesse des mesures annoncées par le premier ministre sur le pouvoir d’achat. Il invite à se mobiliser devant les préfectures et le siège de Total, dont il réclame la nationalisation. Il s’exprime également sur les enjeux du 40e congrès du Parti communiste.

Fabien Roussel appelle à des mobilisations contre la vie chère et réclame la nationalisation de TotalEnergies qu’il accuse de profiter de la crise au Moyen Orient.

Le PCF tiendra son congrès les 3, 4 et 5 juillet à Lille. Il sera précédé de débats dans les sections et départements. Fabien Roussel, son secrétaire national, invite à avoir un parti « uni et fort » et se dit prêt à consacrer toute son « énergie » à la bataille des élections présidentielles si les militants communistes le désignent candidat par un vote en septembre.

Comment jugez-vous les annonces du gouvernement, jeudi 21 mai, pour faire face à la crise du pouvoir d’achat ? Continuer la lecture de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF : « nous demandons une revalorisation immédiate de 5 % pour les salaires et pensions inférieurs à 2 500 euros net » + video

Les coopératives agricoles face au recul de l’élevage

Par Gérard Le Puill

Qu’il s’agisse de la production de lait de vache, de viande bovine, ovine, porcine ou de volaille, la France peine à installer des jeunes dans les filières de l’élevage quand les plus âgés partent en retraite. Ce fut le constat un unanime de quatre éleveurs responsables de coopératives agricoles dans ces filières lors d’une rencontre avec la presse le 13 mai à Paris.

En France, les coopératives agricoles vendent des fertilisants, des semences, des produits de traitement des cultures et du matériel agricole aux paysans. Elles collectent aussi et transforment en produits alimentaires les céréales, les fruits et légumes, le lait, les œufs et la viande des animaux d’élevage. La France compte actuellement 2.100 coopératives agricoles et trois agriculteurs sur quatre en sont membres. Ces mêmes coopératives emploient quelques 200.000 salariés en France pour un chiffre d’affaire annuel de 118 milliards d’euros, soit 50% de l’agroalimentaire en France.

Mais les coopératives sont soumises à la concurrence des entreprises privées et à la pression des enseignes de la grande distribution. Ces dernières font croître les importations de produits alimentaires pour faire baisser les prix payés aux transformateurs de produits agricoles, ce qui fait également baisser le prix payés aux paysans. A titre d’exemple, le 5 mai 2026, la tonne de blé tendre rendue au port de Rouen pour l’exportation ne cotait que 184€ contre 220€ en mai 2024 et même plus de 300€ au début de l’année 2023.

Le jeune bovin d’une dizaine de mois, vendu en maigre par des éleveurs pour l’engraissement, cotait 6,20€ le kilo vif en mars, avant de tomber à 5,55€ le 4 mai à Mauriac. Deux ans plus tôt, dans cette même salle de cotation, son prix du kilo vif n’était que de 3,50€. Selon Philippe Colin, éleveur de bovins en Meurthe-et-Moselle et président de la section bovine de la coopération agricole, le nombre de vaches allaitantes et laitières en production a baissé de 1,2 million de têtes en France entre 2016 et 2026. C’est donc la baisse de l’offre au regard de la demande qui fit remonter les prix des bovins de boucherie dernièrement. Mais les accords de libre-échange que l’Europe a signé avec le Mercosur et l’Australie feront croître les importations et chuter les cours à nouveau.

La production recule quand la consommation augmente

Aux côtés de Philippe Colin, trois autres éleveurs responsables de la coopération agricole se sont adressés aux journalistes lors de cette rencontre. Il s’agissait du drômois François Monge pour la production ovine, du finistérien Philippe Bizien pour la fédération porcine, du landais Bernard Tauzia pour le secteur avicole. Le dossier de presse remis aux journalistes à cette occasion indiquait que 30% de la viande bovine, 52% de la production ovine, 58% de la viande porcine et 50% de la production avicole sont vendues aux distributeurs par des coopératives. Il faisait état d’un léger redressement des prix et des revenus des éleveurs par rapport au début de la décennie en cours. Mais il reste à voir ce qu’il en sera dans les prochains mois, suite à l’actuelle flambée des prix des carburants et des engrais. En attendant, Philippe Bizien a expliqué que la filière porcine voit son nombre d’élevages diminuer. En 2025 « le niveau d’autosuffisance en viande porcine était de 98% en recul sur 2024 alors qu’une part importante des ateliers est exploitée par des éleveurs proches de la retraite ».

De son côté, Bernard Tauzia a montré que « la consommation de volaille et d’œufs augmente de 3 à 5% par an en France au point que 45% de la volaille consommée en France était importée en 2025 dont 52,4% des poulets». Voilà une situation plus que paradoxale dans un pays qui produit beaucoup de céréales secondaires destinées aux volailles alors que les prix de vente de ces céréales ont baissé sensiblement depuis 2022.

Selon François Monge, la filière de la viande ovine a connu « une chute des 40% des abattages en 20 ans et son taux d’auto-approvisionnement est désormais inférieur à 50%. Près d’un million d’agneaux français manquent tout au long de l’année pour répondre à la demande nationale ». Selon lui, la stratégie portée par les coopératives doit permettre « d’améliorer la productivité des troupeaux, d’optimiser les coûts de l’alimentation, de réduire les pertes, de mieux planifier les agnelages, de sécuriser les revenus et les conditions de travail des éleveurs ».

Mondialisation des échanges et distorsions de concurrence

Mais à aucun moment, l’éleveur drômois n’évoqua dans son intervention les difficultés croissantes auxquelles font face les éleveurs de moutons face à la multiplication des attaques des loups contre les troupeaux. Quand nous lui avons posé la question , il a indiqué que la présence de plus de 1.200 loups en France fait reculer l’élevage ovin, mais aussi le revenu des éleveurs qui doivent investir dans les clôtures et les chiens de protection. Ajoutons que la France importe ses viandes ovines des pays comme l’Irlande, le Royaume Uni, la Nouvelle Zélande et l’Australie, lesquels ne comptent aucun loup sur leur territoire, ce qui donne aux éleveurs de ces pays un avantage de compétitivité par rapport à leurs homologues français.

A défaut d’évoquer les problèmes posés par le loup, le dossier de presse  remis aux journalistes le 13 mai indiquait que « ces dernières années, les productions animales ont été fortement perturbées par plusieurs épizooties majeures: influenza Aviaire (IAHP) Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) ». Face à ces risques, les responsables des coopératives souhaitent voir «renforcer l’anticipation sanitaire, notamment par l’élaboration en amont de plans de lutte contre chaque maladie et la constitution de banques d’antigènes afin de disposer rapidement de vaccins ».

Avec le réchauffement climatique en cours, le métier de paysan est également confronté à une multiplication des risques que sont les inondations, les dégâts des tempêtes sur les cultures, les aux sécheresses prolongées, en plus des maladies contagieuses dont sont victimes les animaux d’élevage. Mieux vaudrait donc investir en faveur de notre souveraineté alimentaire que dans la surproduction des armes de guerre.

Ormuz : comment le blocage des engrais peut nous précipiter dans une crise alimentaire mondiale

Malgré le cessez-le-feu au Moyen-Orient, le détroit d’Ormuz, stratégique pour l’exportation d’engrais sur tous les continents, est toujours partiellement paralysé. Pertes agricoles colossales et famine guettent de nombreux pays du monde, notamment en Afrique.

Faute d’acheteur et de possibilités d’acheminement, des milliers de tonnes de thé kenyan ont pourri dans les entrepôts et les rares stocks écoulés l’ont été à des prix dérisoires. © Xinhua/Wang Guansen/ABACAPRESS.COM

La situation au Moyen-Orient ne fait certes plus la une des journaux télévisés. Mais les conséquences en cascade – économiques, énergétiques, alimentaires – engendrées par la guerre illégale israélo-états-unienne contre l’Iran, et le blocage du détroit d’Ormuz, n’ont pas miraculeusement disparu. Les négociations sur la poursuite d’un cessez-le-feu fragile entre Washington et Téhéran patinent, quand le Liban vit toujours au rythme des attaques de l’armée israélienne. Continuer la lecture de Ormuz : comment le blocage des engrais peut nous précipiter dans une crise alimentaire mondiale