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Refaire de l’École le creuset de l’égalité républicaine : un enjeu majeur pour 2027 + projet du PCF
À l’approche de 2027, l’École s’impose comme un enjeu majeur du débat politique. Face au poids croissant des inégalités sociales sur la réussite scolaire, au déclassement des enseignants et à la ségrégation entre établissements, le conseiller régional socialiste Yannick Trigance défend une ambition : faire de nouveau de l’École le creuset de l’égalité républicaine. Revalorisation du métier enseignant, réduction des effectifs, mixité sociale, lutte contre le harcèlement et inclusion sont au cœur de cette refondation.
Un système parmi les plus inégalitaires de l’OCDE Continuer la lecture de Refaire de l’École le creuset de l’égalité républicaine : un enjeu majeur pour 2027 + projet du PCF
Fournitures scolaires : les élections municipales se poursuivent dans les cartables
Une mesure jugée « trop coûteuse »
Le versement de l’allocation de rentrée scolaire (ARS) a débuté le 18 août en France métropolitaine, en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique. Il a été effectué dès le 4 août à Mayotte et à La Réunion. Versée chaque année à près de trois millions de familles, sous conditions de ressources, son montant est de 426,87 euros, 450,41 euros ou 466,02 euros selon l’âge de l’enfant (de 6 à 18 ans). Continuer la lecture de Fournitures scolaires : les élections municipales se poursuivent dans les cartables
Lettre de Fabien Roussel à celles et ceux qui font vivre l’école

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Madame, Monsieur,
À l’heure où la rentrée scolaire approche, je me permets de vous adresser ces quelques mots.
Vous faites l’un des plus beaux métiers du monde mais il n’est pas reconnu comme il le devrait.
À quelques mois de l’élection présidentielle, beaucoup de promesses vous sont adressées, tout particulièrement par ceux qui vous ont méprisés ces dernières années. Vous saurez les reconnaître.
Votre rôle dans la société est immense, la question de l’attractivité des métiers de l’éducation est un enjeu majeur. Bien sûr il y a la question des salaires, mais aussi celle des conditions d’enseignement, du statut, notamment pour les AESH, de la formation initiale. Sur toutes ces questions, il faut des changements profonds, à la hauteur de vos missions et de l’enjeu de la démocratisation des savoirs dans toute la société.
Vous seuls savez les moyens importants que la Nation doit avoir l’audace de mobiliser pour faire vivre une belle et grande école publique, garantissant la réussite scolaire à tous nos enfants, qu’ils grandissent dans l’hexagone ou dans les territoires dits d’Outre-mer, en ville ou à la campagne, qu’ils soient en situation de handicap ou pas.
Votre engagement au service de l’école de la République n’est hélas pas reconnu à sa juste valeur : d’ailleurs, tous les ans, vous vous mobilisez pour vos salaires, pour vos conditions de travail et nous sommes à vos côtés.
La baisse démographique, à ce titre, ne doit pas être utilisée pour faire des économies. Au contraire.
Nous avons besoin de plus d’enseignants pour faire reculer les inégalités, pour développer la pensée critique, pour démocratiser l’accès aux savoirs, à la culture, aux sports et affronter les changements de ce siècle.
Les prochaines échéances électorales seront donc importantes pour faire entendre votre voix et faire de l’accès aux connaissances et aux savoirs la priorité du quinquennat à venir.
C’est dans cet esprit que nous nous engageons dans cette bataille : pour redonner de la force et du sens à nos services publics, au sein d’une nouvelle République sociale, laïque, féministe, écologiste.
Face à la menace de l’extrême-droite dont l’école publique n’a rien de bon à attendre, face à l’abstention qui augmente à chaque scrutin, nous vous invitons à vous engager, à nous soutenir.
Nous vous invitons à faire en sorte que la gauche redevienne majoritaire en France et capable de gagner l’élection présidentielle en rassemblant largement nos concitoyennes et nos concitoyens.
Vous pouvez compter sur moi pour faire vivre cet espoir et lui donner de la force.
Je vous souhaite à toutes et à tous, une très belle rentrée.
Chaleureusement,
Fabien ROUSSEL
Parions sur l’École et l’éducation : Un manifeste pour une école du temps long
A propos du discours de Fabien Roussel, en bref ce qui est convaincant par Danielle Bleitrach

Il me semble que nous avons tous intérêt, et les militants communistes au premier chef, à bien mesurer ce qu’une telle orientation exige de ceux qui s’engagent. D’abord à arrêter de se situer seulement par rapport aux autres candidats dans une guéguerre qui personnellement me donne envie de fuir. Ce discours était d’une autre tenue. Laissons les polémiques sordides à ceux qui ne vivent que de ce type de politique : une des forces du discours de Fabien Roussel a été de s’élever au-dessus de cette foire d’empoigne et de s’inscrire pleinement dans cette bataille électorale, tout en ne restant pas enfermé dans cette échéance, et surtout dans les jeux politiciens des plateaux de télévision. Il a été très pragmatique et a insisté sur les luttes de la rentrée, ce qui peut empêcher l’étranglement du capital contre le travail, les ménages, les vieux, les jeunes, un calendrier.
Voilà pour l’immédiat, l’incontournable, mais il y a la perspective.
Là il a lié étroitement son programme de candidat à une perspective dans laquelle les propositions du PCF ont une tout autre dimension:
- le socialisme, le nôtre, celui qui dit d’où nous venons et où nous allons.
- La faucille et le marteau, les tâches immédiates et la conjoncture historique. Continuer la lecture de A propos du discours de Fabien Roussel, en bref ce qui est convaincant par Danielle Bleitrach
Franco: Plus de cinquante ans après, pourquoi les crimes de son régime fasciste n’ont jamais été jugés?
Qui d’autre que lui, en Europe, peut prétendre avoir réussi, par l’argent et par la ruse, à s’acheter une respectabilité auprès des grandes puissances, en dépit des fleuves de sang qu’il a fait couler ? Plus de cinquante ans après la mort du Caudillo, les innombrables crimes de son régime fasciste n’ont jamais été jugés. Loi d’amnistie, relation privilégiée avec les États-Unis, tourisme de masse ou encore football… Tant de stratagèmes qui lui ont permis d’être le chef d’orchestre de la plus longue dictature du XXe siècle.

© Richard Zubelzu/ZUMA Press
C’est l’histoire d’un type qui « est mort dans son lit ». Et puis voilà. « Les institutions espagnoles, l’administration, l’armée, relate l’historienne Cristina Sanchez, se sont couchés en fascistes et se sont réveillés le lendemain matin en soi-disant démocrates.
Les leviers du pouvoir sont restés entre les mêmes mains, et les familles qui s’étaient enrichies durant la dictature ont conservé leurs propriétés et leur influence. » Franco est mort. Le franquisme a gagné. Continuer la lecture de Franco: Plus de cinquante ans après, pourquoi les crimes de son régime fasciste n’ont jamais été jugés?
Visite du Pape : Combien d’argent public ? (communiqué Libre Pensée)

Le Pape Léon XIV visite la France du 26 au 28 septembre 2026. La Croix, quotidien catholique, annonce déjà une débauche d’argent, la visite couterait au bas mot 20 millions d’euros. Il y a quelque indécence à claironner qu’il s’agit d’une « visite historique » quand le Gouvernement Macron/Lecornu-bis engage une politique de Marche à la Guerre qui saccage les Services publics et toutes les aides à la Population et quand les Pouvoirs publics ne peuvent faire fonctionner que 5 Canadairs sur 12 quand les incendies ravagent le Pays.
Au cours des 8 semaines qui nous séparent de la Semaine papiste, la Fédération nationale de la Libre Pensée s’exprimera hebdomadairement pour dénoncer cette gabegie financière et démontrer les hypocrisies et faux-semblants qui président à cette mise en scène du Show-Papal.
Léon XIV est un Chef religieux, c’est comme cela qu’il se présente, et c’est comme cela qu’Emmanel Macron le recevra à l’Élysée, comme la Croix l’annonce fièrement. Le Pape François avait rusé en disant lors de ses trois visites en France qu’il ne visitait pas le pays, mais seulement des villes. Le Pape Léon XIV exige d’être reçu officiellement par le Gouvernement et l’Élysée plie le genou devant lui.
Depuis la Ve République, mais surtout avec la Macronie, le Palais de l’Élysée est devenu une étape officielle de tous les Pèlerinages religieux en tous genres : un jour la Hanoucca, un autre le Vatican et en permanence l’Église catholique. Continuer la lecture de Visite du Pape : Combien d’argent public ? (communiqué Libre Pensée)
Victoire d’Abdul El-Sayed dans le Michigan : face à l’establishment démocrate, la nouvelle voie des insurgés
Dernier épisode en date de la révolte de la base démocrate contre une direction discréditée, Abdul El-Sayed, soutenu par Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez, a remporté la primaire dans le dixième État le plus peuplé du pays. Il affrontera en novembre un républicain pour un siège au Sénat des États-Unis.

Un « tremblement de terre » pour les uns, une « révolte », pour les autres. La victoire, mardi 4 août, d’Abdul El-Sayed confirme non seulement que la gauche a le vent en poupe dans ce cycle des primaires en vue des élections de mi-mandat de novembre, mais elle lui donne une dimension supplémentaire, indiscutablement nationale. Jusqu’ici, les candidats, socialistes proclamés ou populistes assumés, avaient battu, de New York à Denver en passant par Philadelphie, les représentants de l’establishment – sortants ou pas – dans des circonscriptions très « bleues » (la couleur du parti démocrate). Continuer la lecture de Victoire d’Abdul El-Sayed dans le Michigan : face à l’establishment démocrate, la nouvelle voie des insurgés
Comment les colonies de vacances doivent se réinventer pour éviter leur disparition
NDLR de Démocrite: Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été en colo: enfant avec mes parents (encadrants pour les pionniers) puis à Labenne (devenu mon QG de l’été) et ensuite ado en camp des Eclaireurs-ses, pour continuer avec des camps de solidarité à l’étranger. C’est donc naturellement que dés 1979, je suis devenu animateur et très vite directeur le tout pendant 41 ans… Militant du droit aux vacances, je continue à prôner l’existence des séjours collectifs accessibles à toute et tous avec des encadrements répondant aux besoins de l’enfant d’aujourd’hui dans le cadre d’un véritable service public d’éducation (j’ai aussi été formateur socio-éducatif durant 30 ans).
Faute d’argent, d’envie ou du fait des craintes de leurs parents, les plus jeunes sont de moins en moins nombreux à partir en centres de vacances. Pour leur redonner le goût des séjours collectifs, les associations retravaillent leurs offres et revendiquent des politiques publiques consacrées aux temps de l’enfant.

Cent cinquante ans après leur invention par un pasteur suisse, qui voulait fortifier la santé de petits Zurichois en les menant à la campagne, les séjours collectifs pour enfants et adolescents ont toujours la cote. Trois quarts des Français en ont une bonne opinion.
Neuf personnes sur dix estiment même que les colonies de vacances, camps de jeunesse et de scouts permettent de découvrir de nouvelles activités, favorisent le vivre-ensemble, développent l’autonomie et contribuent à la déconnexion des écrans, selon une étude de l’Ifop pour des organisations de l’éducation populaire et du tourisme social publiée en juin. Un véritable plébiscite.
Pourtant, les colos attirent de moins en moins : entre 2018-2019 et 2024-2025, on recense 132 000 départs de mineurs en moins (- 9 %). « Sur la seule dernière année observée, le nombre de départs en séjours avec hébergement recule de 4 %, soit 50 000 départs en moins », constate le baromètre 2026 Vacances et activités collectives des 5-19 ans, établi par l’Ovlej (Observatoire des vacances et des loisirs des enfants et des jeunes) et le Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie). Continuer la lecture de Comment les colonies de vacances doivent se réinventer pour éviter leur disparition
Antoine Portoles
Christophe Deroubaix